• UE: stupeur de Rome sur un prétendu communiqué Madrid-Rome-Paris

    ROME – Le gouvernement italien a exprimé sa stupeur à propos d’un prétendu communiqué commun signé par l’Espagne, l’Italie et la France et exigeant l’application immédiate des accords du sommet européen de fin juin, dans un communiqué publié mardi en fin d’après-midi.

    Le gouvernement italien exprime sa stupeur à propos de l’initiative annoncée par le ministère espagnol des Affaires étrangères concernant une prétendue déclaration conjointe entre l’Espagne, l’Italie et la France, initiative dont le gouvernement n’est pas informé, a indiqué le palais Chigi, siège du gouvernement.

    Un peu plus tôt dans la journée, un communiqué publié sur le site du ministère espagnol des Affaires étrangères indiquait que les ministres des Affaires européennes de l’Espagne, de l’Italie et de la France avaient demandé l’application immédiate des accords du dernier sommet européen, à l’occasion d’un conseil Affaires générales qui s’est tenu ce mardi à Bruxelles.

    Cette information a également été démentie à Paris.

    Il n’y a pas eu de démarche commune avec l’Italie et l’Espagne. Je n’ai pas demandé d’application immédiate des accords. On suit les décisions prises au sommet européen et on travaille dessus, a déclaré à l’AFP le ministre français des Affaires européennes Bernard Cazeneuve.

    (©AFP / 24 juillet 2012 18h39)

     

    Source : http://www.romandie.com/news/n/_UE_stupeur_de_Rome_sur_un_pretendu_communique_Madrid_Rome_Paris59240720121841.asp

  • La cour européenne interdit les fruits et légumes non enregistrés aux catalogues.

  • Le Jeu de la mort

    Le Jeu de la mort est un documentaire mettant en scène un faux jeu télévisé (La Zone Xtrême) durant lequel un candidat doit envoyer des décharges électriques de plus en plus fortes à un autre candidat, jusqu’à des tensions pouvant entraîner la mort. La mise en scène reproduit l’expérience de Milgram réalisée initialement aux États-Unis dans les années 1960 pour étudier l’influence de l’autorité sur l’obéissance : les décharges électriques sont fictives, un acteur feignant de les subir, et l’objectif est de tester la capacité à désobéir du candidat qui inflige ce traitement et qui n’est pas au courant de l’expérience.

  • Vous vous demndez , c’est quoi un OGM ?

    Conférence de Christian Velot, Maître de conférence en génétique moléculaire (Univ Paris-Sud XI), chercheur a l’institut de génétique et de microbiologie (centre scientifique d’Orsay). Dans cette conférence donnée a Toulouse en 2005, il donne une explication scientifique très pédagogique de ce que sont les OGM. Cette video est en ligne car son auteur encourage sa propagation.

     

  • Doit-on imiter les Suédois ?

  • Olivier Delamarche – BFM Business 24 Juillet 2012

  • Fukushima : des ouvriers contraints de mentir sur la radioactivité

    Selon le quotidien Asahi Shimbun et d’autres médias japonais, un responsable de la société de construction Build-Up aurait demandé en décembre à une dizaine de ses ouvriers de recouvrir de plomb les dosimètres qu’ils portaient pour évaluer le cumul de radiations auxquelles ils étaient exposés, lorsqu’ils intervenaient dans les zones les plus radioactives de la centrale accidentée.

    Un sous-traitant intervenu sur le site nucléaire accidenté de Fukushima au Japon aurait poussé ses ouvriers à sous-déclarer le niveau de radiations auquel ils étaient soumis, vraisemblablement pour ne pas perdre son contrat, ont rapporté samedi plusieurs médias japonais.

    Cette demande visait apparemment à sous-déclarer leur exposition afin que la société puisse continuer à travailler sur le site, rapportent ces médias. Ces ouvriers ont été engagés pendant environ quatre mois, entre décembre 2011 et mars 2012, pour isoler les tuyaux d’une installation de traitement des eaux, a précisé de son côté l’agence Kyodo News. L’agence de presse Jiji et d’autres quotidiens indiquent que le ministère de la santé, du travail et des affaires sociales a commencé à enquêter à ce sujet.

    Plusieurs ouvriers de Build-Up ont confié à l’Asahi Shimbun qu’en décembre, un haut responsable de la société, leur superviseur sur place, leur avait expliqué qu’il portait un boîtier en plomb et leur avait demandé d’en faire de même. Ce responsable leur aurait expliqué que s’ils ne truquaient pas leur niveau d’exposition, ils atteindraient rapidement le niveau maximal annuel légal de 50 millisieverts, selon le quotidien, qui précise que les ouvriers sont en possession d’un enregistrement du briefing. Certains ouvriers ont refusé de recouvrir leur dosimètre et ont quitté la société, poursuit encore l’Asahi Shimbun. Ni le ministère, ni la société Build-Up n’ont pu être joints samedi matin.

    L’accident nucléaire de la centrale de Fukushima Daiichi, exploitée par la compagnie d’électricité Tokyo Electric Power (Tepco), le plus grave depuis la catastrophe de Tchernobyl (Ukraine) en 1986, est survenu après un séisme de magnitude 9 dans la région du Tohoku (nord-est) qui a déclenché un tsunami sur tout le littoral.

    Source : Le Monde / Asahi Shimbun / http://lejournaldusiecle.com

  • Jusqu’à 25.500 milliards d’euros cachés dans les paradis fiscaux

    LONDRES (Reuters) – Les actifs financiers détenus par des particuliers et leurs familles et dissimulés dans des paradis fiscaux atteignent entre 21.000 et 32.000 milliards de dollars (entre 17.000 et 25.500 milliards d’euros) selon une étude publiée dimanche par le groupe de pression Tax Justice Network.

    L’étude, qui ne prend pas en compte des actifs non financiers comme les biens immobiliers ou l’or, estime à 280 milliards de dollars (225 milliards d’euros) le manque à gagner pour les Etats, en terme de revenus fiscaux.

    La recherche menée par James Henry, ancien économiste en chef pour le cabinet McKinsey, s’est basée sur des chiffres de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international, des Nations unies et des banques centrales.

    James Henry a qualifié d' »énorme trou noir dans l’économie mondiale » les fortunes personnelles détenues dans des paradis fiscaux.

    Chris Vellacott, Julien Dury pour le service français

    Source : http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE86L03R20120722

  • L’INTERVIEW-GAG DU PATRON DE LA BCE PAR « LE MONDE »

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    La photo représente Mario Draghi, président de la BCE, avec son habituelle tête d’enterrement. Son visage triste est en totale discordance avec l’entretien à l’eau de rose qu’il vient d’accorder au journal Le Monde ; mais il est en parfaite cohérence avec l’ambiance crépusculaire qui règne à la BCE en cet été 2012.
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    Dans son numéro paru le 21 juillet 2012 au soir, le journal Le Monde accorde sa Une à un entretien avec M. Mario Draghi, président de la BCE :
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/07/21/mario-draghi-non-l-euro-n-est-pas-en-danger_1736746_3234.html

    Cet entretien mérite que l’on s’y arrête et qu’on le lise de près, tant il est révélateur de la propagande autistique dans laquelle s’enfonce cette caste européiste aux abois, dont Mario Draghi est l’un des premiers représentants.

    Je reprends donc ci-dessous l’intégralité de l’entretien de Mario Draghi, question par question, que je fais suivre à chaque fois de mon commentaire personnel.

    
    

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  • SCANDALE LIBOR ET EURIBOR : SCOOP

    UNE ÉTUDE SCIENTIFIQUE DU CNRS ET DE L’UNIVERSITÉ CATHOLIQUE DE LILLE DU 4 DÉCEMBRE 2009 AVAIT REPÉRÉ QUE LE LIBOR ET L’EURIBOR ÉTAIENT MANIPULÉS : DEPUIS 2 ANS ET DEMI, CELA N’AVAIT BIEN ENTENDU INTÉRESSÉ PERSONNE
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    Les conséquences du scandale planétaire de la manipulation des taux interbancaires Libor et Euribor qui a éclaté il y a quelques jours, et dans lequel des rebondissements sont à prévoir, se chiffrent en centaines de billions de dollars, c’est-à-dire en milliers de milliards de dollars. (Attention : le mot anglais « trillion » se traduit par « billion » en français ; le mot anglais « billion » se traduit en français par « milliard »).

    D’après mes informations en provenance d’une source travaillant à la City de Londres, la dernière rumeur affirme que la commission d’enquête parlementaire britannique qui enquête sur ce scandale a découvert qu’une étude scientifique avait repéré la manipulation de ces taux interbancaires, grâce à une analyse approfondie des marchés, et cela depuis 2 ans et demi.

    Or, ô surprise : l’étude en question, publiée le 4 décembre 2009, n’a pas été réalisée dans la sphère anglo-saxonne, ni par une de ces fameuses « Autorités de surveillance des marchés » consultées par les enquêteurs britanniques.

    Non, l’étude a été réalisée par le Laboratoire de recherche français LEM, unité du CNRS portée conjointement par l’Université des Sciences et des Technologies de Lille (USTL, Lille 1) et l’Université Catholique de Lille.

    Le LEM compte environ 100 chercheurs et enseignants-chercheurs en sciences de gestion et en économie (dont 4 CNRS et 1 INSERM) et une soixantaine d’allocataires, de moniteurs et de doctorants. Ces chercheurs sont répartis pour l’essentiel sur l’IESEG, l’IAE de Lille, la Faculté d’Économie de l’Université Catholique, et l’université d’Artois.

    Autre surprise des enquêteurs britanniques : l’étude en question – extrêmement technique – était disponible en ligne depuis 2 ans et demi : dans le jargon des chercheurs, il s’agit en effet d’un « working paper » (document de travail) dont la vocation est d’être de libre accès.

    De fait, elle est disponible en ligne sur le site du LME-CNRD à l’adresse et tout un chacun peut la consulter :
    http://lem.cnrs.fr/Portals/2/actus/DP_200917.pdf

    Ou sur le lien ci dessous au cas ou elle serais supprimée :

    DP_200917 -libor

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    UNE ÉTUDE FRANÇAISE UNIQUEMENT PUBLIÉE EN ANGLAIS
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    Triste remarque pour nous, Français : ce document, qui semble être un scoop mondial, a été rédigé et publié en anglais, sans traduction en français, par trois chercheurs du LEM : MM. Chailloux (FMI), Brousseau et Durré (IESEG, Université Catholique de Lille).

    Car, dans l’univers de la recherche, publier une étude en français semble en passe de devenir une faute de goût, aussi fatale que de la publier en sanskrit ou en araméen ancien. C’est se condamner paraît-il, à être ignoré de tout ce qui compte de sérieux dans la recherche mondiale.

    Que ce soit vrai ou faux, force est de constater que la publication d’une étude française de très haut niveau en langue anglaise ne suffit pas non plus à retenir l’attention puisque cette étude n’a intéressé strictement personne depuis 2 ans et demi…

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    UNE ÉTUDE DONT LA PERTINENCE EST VALIDÉE PAR LES FAITS
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    Sans entrer dans les détails techniques particulièrement arides, le lecteur pourra constater la pertinence de l’étude en question, en lisant les extraits de la page 27 :

    « The previous findings may imply, among other things, that the fixing could be the result of converging pricing among prime banks not entirely reflecting market conditions, hence making the fixing entirely virtual.

    By nature, if it is so for the EURIBOR, then it is quite likely that the USD and GBP counterpart, which are the 3-month LIBOR, also have a somewhat virtual nature.

    In the same vein, if the fixings of 3-month interest rates appear artificial, there is no compelling reason why this should not also be the case for the fixing of longer maturities and in particular for the 1-year fixings, clearly putting at risk the anchoring role of these fixings in the financial markets.

    Finally, one may wonder whether such “virtual pricing” of the EURIBOR may result mainly from euro area continental banks in the EBF panel or whether it also applies to non euro area international banks. »

    Traduction (par mes soins, donc sous réserve) :
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    « Les résultats précédents peuvent impliquer, entre autres choses, que le fixing est le résultat de la convergence des prix entre les banques contributrices (à l’EURIBOR et au LIBOR) ne reflétant pas parfaitement les conditions du marché, conférant ainsi au fixing un caractère entièrement virtuel.

    Par nature, si la fixation du taux de l’Euribor revêt un caractère virtuel, alors il est fort probable que la contrepartie dollar (USD) et livre sterling (GBP), qui sont le LIBOR à 3 mois, revête aussi un caractère quelque peu virtuel.

    Dans la même veine, si les fixations de taux d’intérêt à 3 mois semblent artificielles, il n’y a aucune raison convaincante pour laquelle cela ne devrait pas être aussi le cas pour la fixation des échéances plus longues, et en particulier pour la fixation des échéances à 1 an, ce qui met clairement en danger le rôle d’ancrage de ces fixings sur les marchés financiers.

    Enfin, on peut se demander si un tel « pricing » virtuel de l’EURIBOR peut résulter principalement de banques continentales de la zone euro du panel FBE (Fédération Bancaire Européenne), ou si elle s’applique également aux banques internationales situées en dehors de la zone euro. »

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    CONCLUSION : LA RECHERCHE FRANÇAISE INJUSTEMENT DÉDAIGNÉE
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    Le caractère analytique et prédictif remarquable de cette étude aurait dû alarmer depuis longtemps les autorités de surveillance, non seulement à New York et à Londres, mais aussi à l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) à Paris.

    Il n’en a rien été.

    Le sort de cette étude, et l’intérêt soudain mais trop tardif qu’elle suscite Outre-Manche, sont allégoriques de l’un des principaux maux qui rongent la France : le mépris de nous-mêmes.

    Comme on l’observe très souvent (en mathématiques, en sciences sociales, en médecine, en physique, etc., etc. ), les événements prouvent que les chercheurs français sont fréquemment de très haut niveau international, et parfois en pointe, y compris en matière financière.

    Mais, comme très souvent aussi, hélas, le fruit de leurs recherches est méconnu, ou dédaigné.

    L’idéologie dominante, martelée par les médias, impose à l’ensemble des élites et du corps social français d’auto-déprécier constamment leur pays et de considérer que seuls les chercheurs américains valent que l’on y porte attention.

    Au-delà du constat que le scandale du Libor et de l’Euribor aurait pu être contrecarré depuis 2 ans et demi, puisse cette affaire nous inviter à nous redresser moralement et psychologiquement.

    Car c’est d’abord dans les têtes que se joue la victoire ou la défaite de l’hégémonie américaine.

    François ASSELINEAU
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