• Frédéric Haziza : Journaliste manipulateur ou juste nul ?

    Entré à Radio J en 1982, il crée et anime l’émission politique Le Forum Radio J (depuis 1988) et est devenu chef du service politique de l’antenne en 2001. Il est diplômé de l’école d’ingénieurs en informatique, ESI-Supinfo.

    Il est par ailleurs journaliste-éditorialiste sur La Chaîne parlementaire – Assemblée nationale (LCP-AN) où, depuis 2003, il anime Questions d’info, avec la collaboration de Françoise Fressoz du Monde, Frédéric Dumoulin de l’AFP et Marie-Ève Malouines de France info. Il présente également sur la même chaîne Entre les lignes, (en partenariat avec Le Nouvel Observateur, Le Figaro Magazine, Le Point et Marianne) et Le Député du Jour.

    Depuis novembre 2012, à la suite de son refus d’inviter Alain Soral sur le plateau de son émission sur LCP et de sa demande, le 25  juillet 2013, de fermeture du site « Égalité et réconciliation », il est la cible d’une violente campagne de dénigrement et antisémite animée sur les réseaux sociaux par les partisans de ce théoricien de l’extrême-droite et ceux de Dieudonné M’bala M’bala, lesquels ont également lancé fin juillet 2013 une pétition sur Change.org réclamant son renvoi de LCP1,2 . En janvier 2014, Frédéric Haziza consacre un livre à la « nébuleuse » politique autour de Dieudonné et d’Alain Soral : Vol au-dessus d’un nid de fachos publié chez Fayard3.

  • Sondage : trois Français sur quatre opposés à la grève des cheminots

    A la suite de la publication d’une chronique de Daniel Schneidermann dans Libéintitulée « Le lynchage des cheminots », nous avons reçu le témoignage d’une femme de cheminot qui décrit son quotidien et celui de son mari, en égratignant au passage les médias qui ont véhiculé, pendant les grèves, intox et idées reçues sur un métier souvent dénigré.

    Mon mari est conducteur de train et nous avons passé une période vraiment très difficile lors de la dernière grève.
    Ça fait énormément de bien qu’un professionnel des médias parle ainsi et dise les choses telles qu’elles le sont vraiment. Être conducteur de train, c’est beaucoup de sacrifices et de renoncements et ça fait du bien de lire des articles comme le votre. Ça ne vous intéresse sans doute pas mais je vous copie quelque chose que j’avais écrit lors des dernières grèves. Ça n’a pas beaucoup d’importance mais ça vous aidera peut être à comprendre pourquoi votre article était important pour moi et ce qu’il représente.

    « Tous ces moments de couple, de famille, que nous avons perdus, toutes ces nuits ensemble que nous ne rattraperons jamais… Ces vacances qu’on n’arrive pas à poser en même temps, ces Noël ou ces réveillons sans lui, ces moments où il finit tard et où je m’inquiète, cette pression quotidienne qu’on lui inflige et qui s’éparpille dans notre maison, le mépris de sa hiérarchie, les intimidations des syndicats, les remarques des usagers, les insultes.

    Il est simplement conducteur de train. Avec modestie, dévotion, intelligence et fatalité, il conduit vos trains. Il se lève parfois à 2h30 pour chauffer ceux qui vous amèneront au boulot le matin. Il se couche parfois aussi tard pour vous ramener chez vous quand vous rentrez de soirée. Il peut commencer à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, sans aucune régularité. Et ça le samedi, le dimanche, les jours fériés, les jours de fête… Copyright Frédéric Bisson (Flickr)

    Non, il n’y a pas de jours de « rattrapage ».
    Non, la prime de charbon n’existe plus depuis 1970.
    Non, les jours de grève ne sont pas payés.
    Non, il n’est pas payé plus lorsqu’il travaille le dimanche ou les jours fériés.
    Non, il ne travaille pas moins de 35 heures par semaine.
    Non, il n’y a pas non plus toutes ces primes fantaisistes qui dépassent mon imagination et dont je n’ai sans doute pas encore entendu parler (il paraitrait que le trajet entre la maison et la gare serait compris (et payé) dans le temps de travail des cheminots ! les gens débordent d’imagination…).

    Quand il n’est pas là, il dort dans des hôtels ou des foyers miteux et bruyants. Il dort peu et mal. Il mange comme il peut des sandwichs à droite à gauche quand il a le temps. Son sommeil, son alimentation, tout est déréglé. Et que dire du stress permanent, des pressions et des responsabilités… Il va mourir jeune.

    « J’AI ACCEPTÉ QUE LA BASE DE NOTRE QUOTIDIEN REPOSE ENTIÈREMENT SUR MOI »

    Je n’écris pas tout ça pour me plaindre. J’ai choisi de me marier avec lui en toute connaissance de cause. Je savais que deux à trois nuits par semaine, on ne dormirait pas ensemble. Je savais qu’il y aurait parfois dix ou quinze jours de suite où on se croiserait à peine. En ayant un enfant avec lui, j’ai accepté que la base de notre quotidien repose entièrement sur moi. Je suis là, tout le temps. Lui est là quand il peut et quand il n’est pas trop fatigué. Implicitement, il est convenu que ce soit moi qui arrive en retard au travail pour amener le petit. Que j’y parte aussi 15 minutes plus tôt le plus discrètement possible pour courir chez la nounou. Que ce soit moi qui m’arrête s’il est malade. Que je m’arrête tout court si nous n’avons pas de mode de garde. S’il m’arrive quelque chose, s’il se retrouve seul avec le petit, il devra changer de métier.

    Je serais très fière que mon fils prenne le chemin de son père plus tard. Je serais fière qu’il soit courageux, travailleur et qu’il n’ait pas trop souffert de tout ça. Mais sincèrement, je ne le lui souhaite pas.

    J’ai accepté patiemment les complaintes de mes collègues qui me parlaient de leurs trains en retard, du prix de leur billet, j’ai pris le temps de répondre point par point à toutes les inepties que j’ai pu entendre sur nos prétendus avantages et privilèges, sur les conditions de travail apparemment merveilleuses qu’aurait mon mari.

    Alors c’est vrai il y en a des avantages : j’ai 8 billets de train presque gratuits par an. Et surtout chaque moment que nous passons ensemble est précieux. Peut être qu’on se rend mieux compte du temps qui passe et qu’on ne peut pas rattraper. Notre destinée comporte un certain nombre de jours ainsi qu’un certain nombre de nuits et chaque moment que nous ne passons pas ensemble est gâché et perdu à jamais. Vous ne rêvez peut être que de ça, une soirée en solitaire, une nuit avec toute la place dans le lit. Je vous les donne ces moments.

    Parfois je lui demande s’il ne voudrait pas changer de métier, qu’on soit ensemble plus souvent, qu’on n’ait plus les pressions ni le mépris. Mais il est fait pour ça. Il mourra jeune de ce quotidien mais il mourra tout aussi tôt s’il est enfermé dans un bureau.

    « NOUS N’AVONS PAS LES MOYENS D’ÊTRE GRÉVISTES »

    Ce quotidien, je l’ai choisi. Je l’assume pleinement. Il n’est pas évident mais je crois qu’on ne le gère pas trop mal.

    Usagers agacés le 11 juin Ce que je gère de moins en moins ce sont les absurdités que sortent les journalistes et leur manque de professionnalisme (non, un micro trottoir n’est pas du journalisme et laisser les gens dire n’importe quoi n’en est pas non plus). Ce sont les remarques l’air de rien des gens qui sont sensés être proches de nous mais qui en fait n’ont absolument pas compris quel était notre quotidien et tous les sacrifices qu’il impliquait. Des remarques de la famille parfois très très proche (« ah bon je croyais qu’il avait des jours des récupérations quand il se levait tôt ! »…wtf ?).

    Lui s’en fiche, il est blasé et ça le fait même rire. Moi ça me blesse profondément.

    Et j’avoue aussi que ça commence à me gonfler ces histoires d’avantages. Je m’en contrecarre de ces 8 billets de train gratuits dont je ne me sers pas. Je n’aurai pas la bassesse de citer certains qui ont des avantages qui me semblent quand même beaucoup plus importants et parfois aberrants. Hey les mecs, pas de haine, moi je suis contente pour vous si vous avez un abattement fiscal ou si vous voyagez en avion gratuitement, si vous ne payez pas l’EDF, si vous avez des prêts imbattables ou si vous avez des billets de train gratos alors que votre boulot n’a absolument rien à voir avec la SNCF. Alors en échange, n’ayez pas la bassesse de me répondre que d’autres professions sont encore plus dures et qu’eux n’ont pas de moyen de faire pression. Parce que la grève, je m’en fous. Mon mari aussi. Il n’est pas gréviste. Nous n’avons pas les moyens d’être grévistes. La vérité, c’est que tout ce qu’on a, on l’a parce qu’on mange des coquillettes carrefour discount depuis 7 ans. La vérité, c’est que le sujet du rapprochement de RFF et de la SNCF nous dépasse complètement. La vérité, c’est que les mecs qui sacrifient leur paye et que vous voyez comme des gros bourrins, défendent, en partie, VOTRE service public. Ils se battent aussi pour vous. Et le jour où vous le comprendrez peut être enfin, il sera trop tard. »

    Sur les raisons de la grève des cheminots, regardez notre émission avec Sylvain Bouard, cheminot-blogueur

  • Les états-unis, un colosse au pied (la monnaie) d’argile …

    Pourquoi les États-Unis ont attaque la Libye, l’Irak, l’Afghanistan et le Yémen?

    Pourquoi les États-Unis participent-ils à la déstabilisation de la Syrie ?

    Et pourquoi les États-Unis cherchent à détruire l’Iran ? (Pour info, ils n’ont attaqué personne depuis 1798)

    Qui sera le prochain et y a-t-il une logique à tout ça ?

    présidents des états unis

    5 présidents des états unis

    Revenons en arrière :

    En 1945, L’accord de Bretton Wood a fait du dollars la monnaie de la réserve mondiale.

    Les États unis ont promis de ne pas imprimer trop de billets mais cela ne faisais pas partie du traité écris, vous connaissez la suite…

    D’ailleurs la FED a refusé de permettre toute vérification de son processus d’impression.

    Cela leur a permis d’imprimer des billets pour payer les importations ce qui reviens à importer gratuitement des biens.

    Les sommes engagées dans la guerre du Vietnam on fait prendre conscience à pas mal de gens que les états unis avaient imprimé beaucoup plus d’argent qu’il n’avaient d’or.

    Beaucoup ont demandé  a récupérer leur or, ce qui a provoqué une baisse rapide du dollars, qui sera à son plus bas en 1971 lorsque la France a voulue retirer son or et que Nixon refusa et suspendra définitivement la convertibilité du dollar en or.

    Pour les pays possédant des dollars, impossible de récupérer son or (vous avez dis vol ?)

    Nixon réussira à négocier avec les pays producteurs de pétrole, qu’ils ne vendent leur pétrole qu’en dollar, rattachant ainsi un partie de sa valeur au pétrole au lieu de l’or (vous voyez la magouille ?)

    Cela a pour effet d’obliger tout les pays importateurs de pétrole à détenir des dollars.

    Le petrodollar était né !

    Durant la guerre froide, avec l’aide des petrodollars, ils ont pu dépenser presque a l’infini dans l’armement, ce qui fait qu’aujourd’hui, leur budget militaire est supérieur à la somme des budgets militaires de tout les autres pays du monde.

    Les états unis devenant une super puissance sans commune mesure, tout le monde pensais que la paix aller régner ...

    Les états unis devenant une super puissance sans commune mesure, tout le monde pensais la paix aller régner …

     

    Les états unis on attaqué l’Irak a la fin de la guerre froide, et on détruit le pays ainsi que les infrastructure (hôpital, eau etc ..) et imposant un embargo qui durera plus de 10 ans  (bush père et Clinton) , qui empêchera la reconstruction du pays. On estime a un demi millions le nombre d’enfant morts suite à cette guerre.

    En novembre 2000, l’Irak a commencé a vendre son pétrole exclusivement en euro, c’est  la que l’histoire des « armes de destruction massive » apparait et que la 2éme guerre éclate.

     

     

    On apprendra que c’était faux … Après la guerre, le pétrole sera a nouveau vendu en dollar ce qui est absurde, cela entrainait une perte de 15 a 20% des revenus (à cause de la valeur élevée de l’euro).

    Khadafi était en train de créer un bloc de pays africain dans le but de créer une monnaie basée sur l’or appelé le dinar et remplacer le dollars dans leurs échange, un peu comme l’EURO mais basé sur l’or. Après la mort de khadafi, la banque centrale libyenne a été mise en place.

    L’Iran milite depuis quelques années pour arrêter de vendre le pétrole en dollar, elle accepte même des paiement en or.
    En attendant, il ont dit que l’Iran essayait de construire l’arme nucléaire et est sous embargo depuis pas mal de temps.
    Il ne faut pas oublier que l’Iran est le dernier pays indépendant de la région qui vends du pétrole et qu’il est l’allié de la chine et de la Russie.

    La Syrie est le plus proche allié de l’Iran, ils ont un accord de défense mutuelle. On sais ce qu’il s’y passe actuellement.
    La Russie et la chine ont mis en garde les EU de ne pas attaquer mais en décembre 2012 Obama a annoncé qu’il comptai attaquer (vous voyez le lien avec ce qu’il se passe en Ukraine actuellement ?)

    Alors pourquoi attaquer tout ces pays !? Et bien si les ventes de pétrole ne se fond plus en dollar, le dollar s’effondrera …

     

     

     

     

     

  • Votre patron va pouvoir baisser votre salaire

    La Cour de cassation considère désormais qu’un salarié ne peut plus refuser toute modification de son contrat voulue par l’employeur. Y compris une baisse de salaire, si elle reste mineure.

     

    Un salarié ne peut plus refuser toute modification de son contrat de travail décidée unilatéralement par son patron. La Cour de cassation a modifié son point de vue dans un arrêt du 12 juin 2014. Alors qu’elle l’excluait formellement depuis de nombreuses années, elle juge désormais qu’un employé peut se voir imposer une modification de son contrat, à condition qu’elle n’empêche pas, objectivement, sa poursuite, et donc qu’elle soit mineure.

    Il s’agit, de la part du juge, de l’introduction d’une certaine souplesse dans les relations employeur-employé, qui était absolument exclue jusqu’à présent. La Cour jugeait invariablement que ce qui avait fait l’objet d’un contrat signé ne pouvait en aucun cas être modifié par une partie sans l’accord de l’autre. Elle admettait seulement que la modification refusée, si elle était nécessaire, puisse justifier un licenciement, mais avec indemnités.

    Cette modification mineure, que le salarié doit désormais accepter, peut même porter sur des éléments essentiels, comme le montant de la rémunération. Ce que les juges considéraient jusque-là comme absolument intangible, sauf accord des deux parties pour la modifier. La Cour de cassation n’admettait même pas que le mode ou le montant de la rémunération prévus au contrat soient modifiés dans un sens favorable au salarié, sans l’accord exprès de celui-ci.

    Le salarié ne peut plus s’estimer licencié

    Si le changement n’est pas un obstacle à la poursuite des relations de travail dans des conditions normales, le salarié ne peut plus s’estimer licencié, ni demander aux prud’hommes de constater la résiliation de son contrat aux torts de son entreprise. Ceci lui donnait droit à des indemnités de licenciement et dommages-intérêts pour licenciement abusif.

    « Il ne peut plus sauter sur l’occasion pour quitter l’entreprise avec indemnités », résume un magistrat. La Cour de cassation vient en l’espèce d’admettre qu’un patron impose à son salarié une baisse de son taux de rémunération, parce que cette baisse « représentait une faible partie de la rémunération ».
    Source :  http://www.lexpress.fr/emploi/gestion-carriere/votre-patron-va-pouvoir-modifier-votre-contrat-de-travail_1550849.html

  • Le Président (film, 1961) avec Jean Gabin

    Ancien président du Conseil, Émile Beaufort consacre l’essentiel de son temps à écrire ses mémoires qu’il dicte à sa secrétaire, Mlle Millerand.

    À l’occasion d’une grave crise politique ministérielle, les journaux annoncent la probable nomination par le président de la République de Philippe Chalamont, président du Groupe des Indépendants Républicains à la Chambre des députés.

    Or, une quinzaine d’années auparavant, cet homme politique, intelligent, fin et galant et, à l’époque, directeur du cabinet à la présidence du Conseil, fut à l’origine d’un scandale financier qui a coûté près de 3 milliards de francs anciens à la France. Blessé de cette trahison, le président Beaufort le limogea de son poste et garda les aveux écrits de Chalamont.

    Mais, coup de théâtre, Chalamont revient avec l’ambition de devenir le chef du gouvernement. Brandissant la menace de donner la lettre à la presse, Beaufort contraint Chalamont à réfléchir aux conséquences s’il acceptait la proposition du chef de l’État…

    • Le réalisateur, Henri Verneuil, a déclaré s’être inspiré des graves conflits politiques de la IVe République pour s’inspirer de la chute des gouvernements qui ont succédé au Conseil Beaufort.
    • Jean Gabin prononce un long monologue de dénonciation, qui fait référence sans les nommer aux « Deux cents familles », lors de la scène du discours à l’Assemblée.
    • Une des répliques du film, (voir ci-après) pourrait avoir été inspirée de cette réplique de Georges Clemenceau disant à son petit-fils au cours d’une discussion qu’il connaissait des magistrats intègres en France : « J’ai vu aussi des poissons volants » : « Un député : — Il y a des patrons de gauche ! Je tiens à vous l’apprendre ! Le Président : — Il y a aussi des poissons volants, mais qui ne constituent pas la majorité du genre ! »
  • Il y a deux choses inutiles, la prostate et le Président de la République !


    Dominique Rousseau est professeur de droit constitutionnel à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et fut membre du Conseil supérieur de Magistrature. A publié chez Odile Jacob : Le consulat Sarkozy. Il parle du parlement comme chambre d’enregistrement de l’exécutif qui ne prend pas en compte la volonté populaire et laisse monter la colère malgré les risques de fascisme ; de l’absence d’indépendance du Conseil Constitutionnel ; de la non-séparation des pouvoirs exécutifs, législatifs, judiciaires et médiatiques ; et du non-contrôle des pouvoirs qui permet aux Marchés de gouverner.
    Extrait de « Les Matins de France Culture – Dominique Rousseau » http://youtu.be/CEMNChjS3h4

    http://www.le-message.org/

    Les Gentils Virus : pour réfléchir et propager le Message de la vraie démocratie https://www.facebook.com/groups/genti…

  • Pendant le Mondial, le Brésil déploie l’armée pour tenir la rue | Mediapart

  • Laurence Boone, économiste chez Bank of America, est nommée conseillère du Président.

  • UKRAINE: Les Etats-Unis nous entraînent dans une guerre contre la Russie (The Guardian)

    UKRAINE: Les Etats-Unis nous entraînent dans une guerre contre la Russie (The Guardian) | Histoire de la Fin de la Croissance | Scoop.it

     

    Publié le 13 mai 2014 par The Guardian:

    Pourquoi tolérons-nous la menace d’une nouvelle guerre mondiale qui se mène en notre nom ? Pourquoi tolérons-nous les mensonges qui justifient ce risque ? L’état de notre endoctrinement, comme l’a écrit Harold Pinter, est « un tour d’hypnose brillant, et couronné de succès », comme si la vérité « ne s’était jamais déroulée, même au moment où elle se déroulait ».

     

    Chaque année l’historien américain William Blum publie son « archive actualisée du résumé de la politique étrangère des Etats-Unis » qui montre que, depuis 1945, les Etats-Unis ont tenté de renversé plus de 50 gouvernements, la plupart démocratiquement élus ; ont grossièrement interféré dans les élections de 30 pays ; bombardé la population civile de 30 pays ; utilisé des armes chimiques et biologiques ; et tenté d’assassiner des dirigeants étrangers.

     

    Dans bien des cas la Grande-Bretagne était complice. Le degré de souffrance humaine, et encore moins la criminalité, n’est jamais reconnu en Occident, malgré la soi-disant présence des technologies de communication les plus avancées, et du journalisme le plus libre du monde. Que les victimes les plus nombreuses du terrorisme – de notre terrorisme, soient des musulmans, est imprononçable. Que le djihadisme extrémiste, à l’origine du 11 septembre, fut créé comme arme de la politique étrangère britannique (Opération Cyclone en Afghanistan) est occulté. En avril le département d’État américain remarqua que, à la suite de la campagne de l’OTAN de 2011, « la Libye est devenue un paradis pour les terroristes ».

    Le nom de “notre” ennemi a évolué au fil des années, du communisme à l’Islamisme, mais il s’agissait généralement de n’importe quelle société indépendante du pouvoir de l’Occident et occupant des territoires stratégiques ou riches en ressources. Les leaders de ces nations gênantes sont généralement violemment mis à l’écart, comme les démocrates Muhammad Mossadegh en Iran et Salvador Allende au Chili, où ils sont assassinés comme Patrice Lumumba au Congo. Ils font tous l’objet d’une campagne médiatique de caricature et de diabolisation – pensez à Fidel Castro, Hugo Chavez, et maintenant Vladimir Poutine.

     

    Le rôle de Washington en Ukraine est diffèrent seulement parce que ses implications nous concernent tous. Pour la première fois depuis l’ère Reagan, les USA menacent d’entraîner le monde dans une guerre. Avec l’Europe de l’est et les Balkans devenus des bases militaires de l’OTAN, le dernier « état-tampon » frontalier de la Russie, est dévasté. Nous, les occidentaux, soutenons des Néo-nazis dans un pays ou les Ukrainiens nazis soutinrent Hitler. Ayant dirigé le coup d’état de Février contre le gouvernement démocratiquement élu à Kiev, la tentative de Washington de récupérer la base navale historiquement russe de Crimée a échouée. Les russes se sont défendus, comme ils l’ont toujours fait contre chaque invasion occidentale depuis presque un siècle.

     

    Mais l’encerclement militaire de l’OTAN s’est accéléré, en même temps que des attaques orchestrées par les USA sur les ethnies russes d’Ukraine. Si Poutine peut être poussé à aller les aider, son rôle préétabli de paria justifiera une guerre menée par l’OTAN qui se propagera sans doute à l’intérieur du territoire Russe.

     

    A la place, Poutine a embrouillé ses adversaires en cherchant un terrain d’entente avec Washington et l’Europe, en retirant ses troupes de la frontière ukrainienne et en incitant les ethnies russes d’Ukraine de l’Est d’abandonner le référendum provocant du week-end. Ces gens, russophones, bilingues – 1 tiers de la population de l’Ukraine – ont longtemps souhaité l’avènement d’une fédération qui reflète la diversité ethnique du pays et qui soit à la fois autonome et indépendante vis-à-vis de Moscou. La plupart ne sont ni des « séparatistes » ni « des rebelles » mais simplement des citoyens souhaitant vivre en sécurité dans leur pays.

     
    Laurent Fabius : « Des sanctions contre la… par franceinter

    Comme les ruines d’Irak et d’Afghanistan, l’Ukraine a été transformé en un camp d’entrainement pour la CIA – dirigé par le directeur de la CIA John Brennan à Kiev, avec des “unités spéciales” de la CIA et du FBI qui mettent en place une “structure de sécurité” afin de superviser les attaques sauvages de ceux qui se sont opposé au coup d’état de Février.

     

    Regardez les vidéos, lisez les rapports des témoins du massacre d’Odessa. Des bandits fascistes amenés par bus ont brulé les sièges des syndicats, tuant 41 personnes bloquées à l’intérieur. Regardez la police laisser faire. Un docteur a décrit sa tentative d’aller aider les gens, « mais j’ai étais stoppé par des nazis pro-Ukrainiens. L’un deux m’a violemment poussé, en me promettant que bientôt ce serait mon tour à moi et aux autres Juifs d’Odessa… Je me demande pourquoi le monde entier reste silencieux. »

     

    Les ukrainiens russophones se battent pour leur survie. Quand Poutine a annoncé le retrait des troupes russes de la frontière, le secrétaire à la défense de la junte, à Kiev – un des membres fondateurs du parti fasciste « Svoboda », déclara que les attaques sur « les insurgés » allaient continuer. Dans un style Orwellien, la propagande occidentale a rejeté la faute sur Moscou « qui orchestre le conflit et la provocation », selon William Hague. Son cynisme peut être comparé à la grotesque félicitation d’Obama à la junte pour leur « retenue remarquable » à la suite du massacre d’Odessa. Illégal et fasciste, la junte est décrite par Obama comme « légalement élue ». Ce qui importe ce n’est pas la vérité, a un jour dit Henry Kissinger, mais « ce qui est perçu comme vrai ».

     

    Dans les medias Etats-Uniens les atrocités d’Odessa ont été minimisées ; une affaire « louche » et une « tragédie » dans laquelle des « nationalistes » (Néo-nazis) ont attaqué des « séparatistes » (des gens en train de collecter des signatures pour un référendum sur une Ukraine fédéral). Le Wall Street Journal de Rupert Murdoch a maudit les victimes – « Un incendie meurtrier en Ukraine probablement allumé par les rebelles, selon le gouvernement ». La propagande en Allemagne est digne de la guerre froide, avec la Frankfurter Allgemeine Zeitung (littéralement, « Journal général de Francfort ») qui met en garde ses lecteurs contre la Russie et sa « guerre non déclarée ». Pour les allemands, le fait que Poutine soit le seul leader à condamner la montée du fascisme au 21ème siècle relève de l’ironie.

     

    Un truisme populaire dit que “le monde a changé” à la suite du 11 septembre. Mais qu’est ce qui a changé ? Selon le fameux lanceur d’alerte Daniel Ellsberg, un coup d’état silencieux a eu lieu à Washington et un militarisme rampant dirige maintenant. Le pentagone dirige en ce moment des « opérations spéciales » – des guerres secrètes – dans 124 pays. Aux Etats-Unis, une pauvreté en augmentation et des libertés hémorragiques sont les corollaires historiques d’un état de guerre perpétuel. Ajoutez à cela le risque de guerre nucléaire, et la question qui reste est : Pourquoi tolérons-nous cela ?

     

    Par John Pilger

     

    Origine www.theguardian.com

    Traduction Nicolas CASAUX du Collectif 4ème singe 4emesinge.com

  • « Si les peuples ne bougent pas, il y aura une guerre générale »

    Annie Lacroix-Riz est professeur d’histoire contemporaine. Elle était à Montpellier le 18 mai. L’occasion d’évoquer le rôle des élites économiques françaises dans la défaite de 1940. Et de faire le lien entre la crise des années 30 et celle d’aujourd’hui. Pour elle, celle-ci « est bien plus grave que les crises précédentes ».

    Annie Lacroix-Riz à Montpellier le 18 mai 2010 (photo : Mj)Elle a quelques pages de notes dactylographiées devant elle. Mais elle ne les regarde pratiquement pas. Annie Lacroix-Riz était à Montpellier le 18 mai pour une conférence organisée par les Amis du Monde diplomatique qui dura près de 3h. Professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris VII, elle s’est notamment intéressée, dans ses travaux, à la CGT, aux relations franco-américaines après la Libération, au Vatican et plus récemment au rôle des élites françaises avant et pendant la deuxième guerre mondiale. Elle affirme : « Vous ne pouvez pas faire de la bonne histoire si vous ne faites pas, en tendance, toujours de l’histoire sociale et économique. Parce que tout s’explique par l’histoire sociale et économique. »

    La suite ici : http://www.montpellier-journal.fr/2010/05/si-les-peuples-ne-bougent-pas-il-y-aura-une-guerre-generale.html

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