• Ce que Sartre aurait appelé des “saloperies”… par Jacques Sapir

    Bel exemple d’eurofascisme dans le débat Moscovici / Le Pen, quand le ministre a osé traiter ignominieusement Jacques Sapir “d’économiste d’extrême droite”, pour ses travaux sur la sortie (indispensable…) de l’euro.

    Moscovici se livre à un amalgame digne des heures sombres : “je ne sais plus si Sapir est d’extrême-gauche ou d’extrême-droite”, pour finalement choisir : “Sapir est vraiment d’extrême-droite”.

    La réponse de Jacques Sapir :

    Les temps sont malsains. À force de prétendre que nous sommes dans une situation comparable aux funestes « années 1930 », certains journalistes et hommes politiques sont en train de créer une atmosphère particulièrement délétère. Les insinuations, les amalgames et les mensonges tiennent lieu aujourd’hui d’arguments. On a franchi un nouveau cap avec l’article du sieur Colombani dans Direct Matin et avec les accusations proférées à mon endroit par Pierre Moscovici, Ministre de l’économie et des finances.

     

    Les deux m’apparaissent liés. On en voit l’origine : la volonté d’un pouvoir aux abois et d’une élite discréditée de sauver l’Euro à tout prix en qualifiant les adversaires de la monnaie unique d’extrémistes. C’est en soi un acte de déni de la démocratie. Mais on pourrait aussi  les comparer à ce que Jean-Paul Sartre appelait des “saloperies”. Rassurons les; l’histoire ne repasse pas les plats. Ce n’est pas les “années trente” qui nous attendent, mais quelque chose de nouveau. Le raisonnement dans des cadres conceptuels dépassés ne sert qu’à masquer des problèmes d’aujourd’hui, qui eux sont bien réels. L’histoire s’écrit la première fois en drame et la seconde en farce. Reste que cette farce à sa raison d’être. Au mieux le refus d’admettre ses erreurs. Au pire, des intérêts particuliers qui aujourd’hui s’opposent à celui du plus grand nombre.

     

    La suite ….

     

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