• La BCE met une croix sur la Grèce et l’Espagne

    30.11.2011 Европейский центральный банк евроцентробанк ЕЦБ евро Германия экономика

    Photo : EPA

    La Grèce et l’Espagne seront, probablement, privées prochainement du soutien financier de la Banque Centrale Européenne. En témoigne la déclaration absolument claire de Luc Coene, membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE). De l’avis des experts, les régulateurs financiers mondiaux ont atteint leur objectif principal, mais non affiché, à la périphérie méridionale de la zone euro et ont en fait préparé la sortie d’Athènes et de Madrid de l’espace monétaire commun.

    Il y a seulement dix jours le président de la BCE Mario Draghi a redonné de l’optimisme aux marchés, en promettant fermement de continuer à sauver l’euro en difficulté. Mais déjà ce lundi Luc Coene, membre du Conseil des gouverneurs de la BCE, a dit que la BCE n’avait pas vocation à acheter des obligations souveraines des pays en difficulté.

    Ces déclarations contraires des responsables de la BCE sont faites sur un fond peu réjouissant. La dette de l’Espagne atteint 80 % du PIB, dans le cas de l’Italie, le même indicateur est parvenu au niveau de 123 %, sans parler de la Grèce avec sa dette de 160 %. Les notes de l’Italie et de l’Espagne ont été baissées même par l’agence canadienne DBRS. Mais comment expliquer toutefois ce revirement de la position de la BCE ?

    Il n’y a rien de fantastique dans les propos de l’un des gouverneurs de la BCE M. Coene, a dit dans l’interview à La Voix de la Russie le professeur Nikita Kritchevski, docteur en économie.

    « C’est une reconnaissance réaliste de ce que la BCE, les étrangers ayant investi leurs capitaux dans les obligations de Grèce, d’Espagne, et par la suite d’Italie, ont pour l’essentiel retiré leurs capitaux des économies de ces pays. L’objectif de la BCE et du FMI est atteint. Et il est inutile de continuer de sauver la Grèce, et maintenant encore l’Espagne. Parce que tout ce qu’on pouvait retirer de ces pays, les investisseurs l’ont sauvé, et on peut mettre une croix sur l’Espagne, comme avant sur la Grèce. De jour en jour la sortie de la Grèce et ensuite de l’Espagne de la zone euro devient toujours plus probable ».

     

     

    Source : http://french.ruvr.ru/2012_08_14/BCE-Grece-Espagne-dette-crise-financiere/

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