• Le Président (film, 1961) avec Jean Gabin

    Ancien président du Conseil, Émile Beaufort consacre l’essentiel de son temps à écrire ses mémoires qu’il dicte à sa secrétaire, Mlle Millerand.

    À l’occasion d’une grave crise politique ministérielle, les journaux annoncent la probable nomination par le président de la République de Philippe Chalamont, président du Groupe des Indépendants Républicains à la Chambre des députés.

    Or, une quinzaine d’années auparavant, cet homme politique, intelligent, fin et galant et, à l’époque, directeur du cabinet à la présidence du Conseil, fut à l’origine d’un scandale financier qui a coûté près de 3 milliards de francs anciens à la France. Blessé de cette trahison, le président Beaufort le limogea de son poste et garda les aveux écrits de Chalamont.

    Mais, coup de théâtre, Chalamont revient avec l’ambition de devenir le chef du gouvernement. Brandissant la menace de donner la lettre à la presse, Beaufort contraint Chalamont à réfléchir aux conséquences s’il acceptait la proposition du chef de l’État…

    • Le réalisateur, Henri Verneuil, a déclaré s’être inspiré des graves conflits politiques de la IVe République pour s’inspirer de la chute des gouvernements qui ont succédé au Conseil Beaufort.
    • Jean Gabin prononce un long monologue de dénonciation, qui fait référence sans les nommer aux « Deux cents familles », lors de la scène du discours à l’Assemblée.
    • Une des répliques du film, (voir ci-après) pourrait avoir été inspirée de cette réplique de Georges Clemenceau disant à son petit-fils au cours d’une discussion qu’il connaissait des magistrats intègres en France : « J’ai vu aussi des poissons volants » : « Un député : — Il y a des patrons de gauche ! Je tiens à vous l’apprendre ! Le Président : — Il y a aussi des poissons volants, mais qui ne constituent pas la majorité du genre ! »

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