l’Islande s’est redressée… Et tous les autres ont fait ce qu’il ne fallait pas…

 

Le gagnant du prix Nobel d’économie Joe Stiglitz note :

Ce qu’a fait l’Islande était exact. Il aurait été erroné de charger les générations futures des erreurs du système financier.

Le lauréat du Prix Nobel d’économie Paul Krugman écrit :

Ce que [la récupération de l'Islande] a démontré, c’est le cas de laisser les créanciers des banques folles privées éponger les pertes.

Krugman indique également :

Une chose drôle est arrivée sur le chemin à l’Armageddon économique : le désespoir de l’Islande a rendu le comportement conventionnel impossible, libérant la nation et la laissant casser les règles. Là où tous les autres ont sauvé les banquiers et ont laissé le salaire du public payer le prix, l’Islande a laissé les banques faire faillite et a augmenté réellement son filet de protection sociale. Là où tous les autres se sont fixés comme objectif de calmer les investisseurs internationaux, l’Islande a imposé des contrôles provisoires aux mouvements des capitaux pour se donner des marges de manœuvre.

Krugman a raison. Laisser les banques faire faillite - au lieu de les renflouer perpétuellement - est la bonne manière de faire.

Nous avons précédemment noté :

L’Islande a dit aux banques de mordre la poussière. Et l’économie de l’Islande fait bien mieux que pratiquement tous les pays qui ont laissés les banques les pousser au bord du précipice.

Bloomberg rapporte :

Le chef de mission du Fonds monétaire international a dit au pays : « L’Islande tient en mains quelques leçons principales pour des nations essayant de survivre à des renflouements, après que l’approche de l’île à sa délivrance l’ait mené à une « étonnamment » forte récupération ».

L’engagement de l’Islande envers son programme, une décision pour pousser les pertes vers les obligataires au lieu des contribuables, et vers la sauvegarde d’un système d’État providence qui a protégé les chômeurs de la misère et a aidé à propulser la nation de l’effondrement vers la récupération, selon des fonds basés à Washington.

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21 commentaires pour “l’Islande s’est redressée… Et tous les autres ont fait ce qu’il ne fallait pas…
  1. Sophie Lemaire dit :

    Vraiment un pays qui reste fidèle à ses vraies valeurs !

  2. François Mayer dit :

    Un article sur l'économie ou il n'y a absolument aucun chiffre (hors date et nombre de commentaire).. C'est bien gentil de faire des liens vers les sources mais ce serait plus efficace de mettre un peu de données pour comparer.

  3. Yann Osh dit :

    À la mi-février, l'agence de notation Fitch a relevé d'un cran la note de l'Islande. À l'heure où un second plan d'aide à la Grèce a été adopté par les ministres de l'Union européenne, l'Islande, premier pays frappé par la crise financière, se relève. Sa croissance devrait afficher cette année plus de 3 %, le taux de chômage est retombé à 7 %, l'endettement des ménages s'est contracté et la balance commerciale est positive.

    Source : http://www.lepoint.fr/debats/l-islande-une-nouvelle-utopia-26-02-2012-1435208_34.php

  4. Guillaume Debot dit :

    Quand on vous dis qu'il y a encore "quelques" intelligents

  5. David Nemo Avoinet dit :

    Est-ce que tu as vraiment besoin de chiffres pour comparer ?!

  6. Alexandre Moundief Lambinet dit :

    Oui enfin y a autant d'habitant que dans le grand Besançon et c'est l'angleterre qui a racheté leurs dettes

  7. François Mayer dit :

    Pour être tout à fait honnête, oui.
    Je suis une quiche en économie, je dois bien l'avouer.
    Quelques chiffres m'auraient permit de mieux comprendre à quel point la différence était notable.
    Ill y a autre chose, avec les chiffres, je suis capable de me faire ma propre idée, c'est toujours mieux que de croire aveuglément.

  8. C'est bien beau mais la technique de l'Islande, c'est la technique du" passager clandestin", faire payer aux autres ce dont elle est en partie responsable (tant que le système marchait, les islandais, ça ne leur posait pas de problèmes et appréciaient bien, ça augmentait artificiellement leur niveau de vie et personne ne se plaignait, personne pour se dire qu'il y'avait anguille sous roche, mais dès qu'ils se rendent compte que le rêve était une illusion, ils demandent le remboursement du spectacle. beaux joueurs les islandais). Étendu à l'ensemble des pays, cela ne marche pas.
    Ensuite, allez voir les islandais qui avaient de l'épargne dans ces banques qui ont fait faillite (ah oui, me direz-vous, "mais c'était des riches", bien fait pour leur gueule. Sauf que dans ce cas, toi comme moi aurions été parmi "ces riches"), ils ont perdus leurs économies (sauf ce que le fond de garantie leur a accordé, soit pas grande chose car doté uniquement de 47 millions d'euros). Qui a payé pour le reste ? Les britanniques et les néerlandais (enfin, pour l'instant leur Etat mais in fine, ce sont les ménages qui vont payer), majoritairement, puisqu'une grande partie de l'argent prêté à l'Islande était en provenance de ces pays. C'est donc bien un passager clandestin qui fait payer aux autres des choses dont il n'est pas irresponsable.

    La situation de nos pays était (et est) bien plus compliquée et contrairement à ce que vous dites, l'une ou l'autre solutions ("faire mordre la poussière aux banques" ou "bien les sauver") auraient eu des conséquences identiques. Soit "la crise maintenant" (comparable à 1929, chute du PIB de probablement 20%, certainement plus encore) ou bien "la crise à retardement" (on emprunte pour faire croire qu'il n'y a pas de -20% du PIB, mais cet emprunt pèse ensuite sur la reprise jusqu'à soulever des soupçons qui grèvent la croissance pour probablement plus de 10 ans). Votre propos qui tend à faire croire que laisser les banquiers se débrouiller aurait permis d'obtenir la situation islandaise est illusoire et complètement erronée.
    Si nous avions laissé tomber nos banques, tous les épargnants français perdaient leurs avoirs (y'a un paquet de monde qui a accepté ce genre de placement parce que "c'est quand même rentable"). On pourrait tout à fait défendre que c'était néanmoins la solution à adopter mais, pas comme vous le faites en prétendant que la croissance serait revenue et que tout aurait été résolu car c'est faux (ce qui est vrai pour les islandais, n'est pas vrai à l'échelle plus large : si personne ne paye son billet et chacun se mue en passager clandestin dans l'avion, l'avion ne décolle pas et tout le monde a perdu). Nous aurions pu nous la faire à la Hoover (1929, US) et refuser toute intervention étatique càd laisser tomber les banques, nous nous serions pris une grosse chute du PIB puis 10 ou 15 ans de stagnation économique. Je vous épargne l'éventualité d'une guerre car on utilise toujours cet argument pour décrédibiliser et surtout parce que l'on peut tout à fait penser que la situation actuelle (c'est-à-dire décider de sauver les banques) nous y mène tout aussi sûrement (enfin, au moins avec au moins autant de probabilité dans l'un ou l'autre modèle).

    Enfin, vous faites preuve d'une certaine malhonnêteté intellectuelle en mentionnant nombre de "grands" (stiglitz etc) alors que leurs propos n'ont rien à voir avec ce que vous leur faites dire. Krugman dit texto que le cas islandais ne peut s'appliquer qu'aux pays périphériques de l'UE et certainement pas aux gros poissons que sont la France ou encore la GB. Lisez Krugman plus souvent et vous comprendrez que ce qu'il dit n'a rien à voir avec ce que vous défendez.
    Ensuite, vous oubliez de mentionner la dévaluation des islandais, là encore, pure politique du passager clandestin. Ça marche pour vous, mais si tout le monde fait pareil, vous vous retrouvez dans la situation de départ (un peu comme si vous vous levez de votre siège au cinéma pour mieux voir. Si tout le monde se lève, vous revenez à la situation de départ. Ce qui marche pour une personne, ne marche pas lorsque tout le monde reproduit son comportement).

  9. C'est bien beau mais la technique de l'Islande, c'est la technique du" passager clandestin", faire payer aux autres ce dont elle est en partie responsable (tant que le système marchait, les islandais, ça ne leur posait pas de problèmes et appréciaient bien, ça augmentait artificiellement leur niveau de vie et personne ne se plaignait, personne pour se dire qu'il y'avait anguille sous roche, mais dès qu'ils se rendent compte que le rêve était une illusion, ils demandent le remboursement du spectacle. beaux joueurs les islandais). Étendu à l'ensemble des pays, cela ne marche pas.
    Ensuite, allez voir les islandais qui avaient de l'épargne dans ces banques qui ont fait faillite (ah oui, me direz-vous, "mais c'était des riches", bien fait pour leur gueule. Sauf que dans ce cas, toi comme moi aurions été parmis "ces riches"), ils ont
    perdu leurs économies (sauf ce que le fond de garantie leur a accordé, soit pas grande chose car doté uniquement de 47 millions d'euros). Qui a payé pour le reste ? Les britanniques et les néerlandais (enfin, pour l'instant leur Etat mais in fine, ce sont les ménages qui vont payer), majoritairement, puisqu'une grande partie de l'argent prêté à l'Islande était en provenance de ces pays. C'est donc bien un passager clandestin qui fait payer aux autres des choses dont il n'est pas irresponsable.

    La situation de nos pays était (et est) bien plus compliquée et contrairement à ce que vous dites, l'une ou l'autre solutions ("faire mordre la poussière aux banques" ou "bien les sauver") auraient eu des conséquences identiques. Soit "la crise maintenant" (comparable à 1929, chute du PIB de probablement 20%, certainement plus encore) ou bien "la crise à retardement" (on emprunte pour faire croire qu'il n'y a pas de -20% du PIB, mais cet emprunt pèse ensuite sur la reprise jusqu'à soulever des soupçons qui grèvent la croissance pour probablement plus de 10 ans). Votre propos qui tend à faire croire que laisser les banquiers se débrouiller aurait permis d'obtenir la situation islandaise est illusoire et complètement erronée.
    Si nous avions laissé tomber nos banques, tous les épargnants français perdaient leurs avoirs (y'a un paquet de monde qui a accepté ce genre de placement parce que "c'est quand même rentable"). On pourrait tout à fait défendre que c'était néanmoins la solution à adopter mais, pas comme vous le faites en prétendant que la croissance serait revenue et que tout aurait été résolu car c'est faux (ce qui est vrai pour les islandais, n'est pas vrai à l'échelle plus large : si personne ne paye son billet et chacun se mue en passager clandestin dans l'avion, l'avion ne décolle pas et tout le monde a perdu). Nous aurions pu nous la faire à la Hoover (1929, US) et refuser toute intervention étatique càd laisser tomber les banques, nous nous serions pris une grosse chute du PIB puis 10 ou 15 ans de stagnation économique. Je vous épargne l'éventualité d'une guerre car on utilise toujours cet argument pour décrédibiliser et surtout parce que l'on peut tout à fait penser que la situation actuelle (c'est-à-dire décider de sauver les banques) nous y mène tout aussi sûrement (enfin, au moins avec au moins autant de probabilité dans l'un ou l'autre modèle).

    Enfin, vous faites preuve d'une certaine malhonnêteté intellectuelle en mentionnant nombre de "grands" (stiglitz etc) alors que leurs propos n'ont rien à voir avec ce que vous leur faites dire. Krugman dit texto que le cas islandais ne peut s'appliquer qu'aux pays périphériques de l'UE et certainement pas aux gros poissons que sont la France ou encore la GB. Lisez Krugman plus souvent et vous comprendrez que ce qu'il dit n'a rien à voir avec ce que vous défendez.
    Ensuite, vous oubliez de mentionner la dévaluation des islandais, là encore, pure politique du passager clandestin. Ça marche pour vous, mais si tout le monde fait pareil, vous vous retrouvez dans la situation de départ (un peu comme si vous vous levez de votre siège au cinéma pour mieux voir. Si tout le monde se lève, vous revenez à la situation de départ. Ce qui marche pour une personne, ne marche pas lorsque tout le monde reproduit son comportement).

  10. Yann Osh dit :

    Donc si je comprends bien , la solution c'est de continuer a payer en attendant que ça se casse la figure méchamment ??

  11. Yann Osh dit :

    Je pense que la solution n'est pas économique mais bien politique et qu'on ne changera rien si on ne change pas fondamentalement de fonctionnement , je vous invite a écouter ce gars, même pas 20 min , mais je crois qu'il a une bonne analyse : http://commentbienvoter.com/chercher-la-cause-des-causes/

  12. Amaury Mozin dit :

    L'humain ne se met pas en chiffre, même quand il s'agit d'économie et de finance…

  13. Crimo De Bordeaux dit :

    les idées sont plus importantes que les chiffres… si tu ne regarde que l'indice de croissance, pas sûr que tu aurais compris comment fait l'irlande pour remonter…

  14. Crimo De Bordeaux dit :

    François Mayer au lieu de " croire aveuglément " au chiffres que tu voit, réunis plusieurs point de vue de la même situation par le biais de media différents ça te permettras de te faire ta propre opinion

  15. Crimo De Bordeaux dit :

    *Islande pardon …

  16. François Mayer dit :

    XD c'est pas faux !

  17. Je pense, et cela n'engage que moi, que si le système bancaire ne pouvais prêter que ce qu'il a en caisse, ce genre de choses ne pourraient plus arriver. Cela nous a été profitable et a participé à notre développement jusqu’aujourd’hui mais maintenant que l'on a pris conscience du danger et tant qu'on ne sais pas maitriser un tel système il faut absolument le réformer. Je souhaite faire un parallèle avec le nucléaire tant il me saute aux yeux, tant qu'on ne maitrise pas les risques et la gestion des déchets à très long terme je ne conçois pas que les état continuent à débourser un centime dans ce secteur là où d'autres, permettant le basculement vers de nouvelles sources d'énergies, seraient prioritaires.
    Il y a comme cela des millier d'absurdité qui perdurent car elles ont été pensée à cour terme, pour la durée d'un mandat.
    LE COMPORTEMENT ET LES DÉCISIONS DES POLITIQUES PEUVENT SAUVER DES NATIONS COMME LES ANÉANTIR
    ne pensez vous pas qu'il vaut mieux avoir un seul petit-fils vivant dans une maison en bois que 10 mourant d’empoisonnements divers et variés au cœur d'une mégapole.
    JE NE SAIS PEUT ETRE PAS OU JE VEUX ALLER MAIS JE SAIS DEJA QUE LE CAP EST MAUVAIS
    je vous conseille une série de documentaires qui n'apportent pas réellement de solutions étant donné l'étendue des erreurs commises
    mais si a force de recherches on arrive a calculer l'age de l'univers il y a biens quelques esprit capables de trouver des solutions.

    à voir : "l'argent dette" ; "notre poison quotidien" ; "surplus la consommation par la terreur" ; "la fin du pétrole (de yan arthus bertrand)"

  18. Yann Osh dit :

    J'ai posté l'argent dette , je regarderai les autres avant de les poster , merci :) http://commentbienvoter.com/largent-dette/

  19. Axel Deroche dit :

    Je suis vraiment content que l'Islande soit en voie de redressement, toutefois tous le monde oublie un peu vite qu'il est bien plus aisé pour un pays de seulement 320 000 habitants de redresser la barre, et que le modèle proposé n'as malheureusement pas vraiment valeur d'exemple pour les pays comme les nôtres. De plus il est inexacte que l'Islande ait laissé les banques faire faillite ! au contraire ! pour prévenir un crash bancaire ils ont nationalisé leurs trois plus grandes banques.