• Les 1 500 filiales « offshore » des entreprises du CAC 40

     
    Des baigneurs, le 15 juillet 2013 aux Bermudes.

     

    Les groupes du CAC 40 disposent de plus de 1 500 filiales dans les paradis fiscaux, selon une enquête publiée jeudi 13 février par la revue Projet. Ses auteurs assurent que, d’après leurs recherches, « la présence dans les paradis fiscaux n’a pas diminué depuis […] 2009 ».

    Les fleurons de la place française disposent d’exactement 1 548 sociétés dans des paradis fiscaux, selon les dernières publications de résultats des entreprises elles-mêmes (cotées, elles ont l’obligation d’indiquer à leurs actionnaires la liste complète de leurs filiales), données croisées avec celles des études faisant autorité (les travaux de l’association Tax Justice Network notamment) et la liste la plus récente des paradis fiscaux du Forum mondial sur la transparence.

    « Avec 214 filiales offshore, BNP Paribas se place en tête suivie de LVMH (202), Kering (99), Crédit agricole (86) et Schneider Electric (75) », précise Projet.

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/02/13/cac-plus-de-1-500-filiales-offshore-pour-40-entreprises_4365506_3234.html

  • Au Moyen Age, ils faisaient les 35 H?

    44% des Français disent éprouver un stress important ou très important dans leur activité professionnelle, rapporte un récent sondage LH2 pour L’Express.

    La vague de suicides à France Télécom montre la réalité et la profondeur des souffrances endurées.

    Au XXIe siècle, le mot travail rime avec harcèlement, angoisse, surmenage.

    Question : travaille-t-on pour vivre ou vit-on pour travailler ?

    L’ homme na pas toujours répondu de la même manière à cette question. Prenez le Moyen Age, par exemple: on vous raconte en vidéo.

  • Stéphane Soumier boute-en-train :) #sncf

    Eco Vibes, le blog de Stéphane Soumier

    Stéphane Soumier

    Animateur | Blogueur
    son blog

    Les avantages des cheminots. Dieu sait qu’on ne trouvera plus grand monde pour les défendre. Et fort de cet adage, la cour des comptes se dit qu’elle va lancer cet os aux chiens que nous sommes (journalistes) et qu’elle doit sans doute souverainement mépriser (d’ailleurs elle n’a pas tort puisque ça marche)

    Donc les cheminots bénéficient d’avantages « indus » au titres de billets gratuits, pour eux et leur famille, et (ça, ça vaut son pesant de cacahuètes) « la perspective de l’ouverture totale du transport ferroviaire à la concurrence nécessite d’ouvrir le dossier »

    La cour avance une fourchette « un cout d’une cinquantaine de millions d’euros à des sommes dépassant significativement les 100 millions d’euros ». On goûte la précision. Et pour cause. Le calcul de ce coût est infiniment complexe. Marginal et quasi nul dans des trains où il y a de la place, coût commercial plein pot dans les trains bondés. Il faut donc reprendre billet par billet. La cour a-t-elle fait ce travail ?

    Si oui, c’est du temps perdu, et c’est bien elle qui doit se remettre en cause. Outre le poids très relatif d’une dépense de 100 millions d’Euros sur un chiffre d’affaires qui dépasse les 30 milliards, la cour ne peut pas ignorer qu’il s’agit là d’un élément symbolique et structurant du pacte social de l’entreprise, et que l’on peut penser (comme la réformes des retraites de Sarkozy) qu’y toucher coûterait sans doute plus que ça ne rapporterait à l’entreprise

    A un moment, il va falloir que nos élites administratives s’intéressent au contrat social. A l’alchimie très étrange qui fait qu’une entreprise fonctionne, aux équilibres toujours fragiles mis en place par les DRH. Je vais vous le dire franchement, je mets dans le même sac les matamores de foire agricole qui nous disent qu’il faut « travailler 39 heures payées 35 ». Peut-être, j’en sais rien, eux non plus, dans tel secteur, pas dans d’autres, dans telle entreprise, et d’ailleurs souvent, si c’est le cas, elle le fait déjà, pas dans d’autres qui ont fait d’autres choix sociaux

    L’entreprise servait de slogan dans les années 70. On voit où ça nous a mené. Le problème des 35 heures, c’est moins les 35 heures que la taille unique.

    Bref, messieurs, ce serait trop demander que de réfléchir deux minutes avant de parler des relations de travail ?

    la suite ici

  • Le témoignage choc d’une ex-Femen

    Le très contesté mouvement des Femen se lézarde de l’intérieur. Dans un livre en préparation, Alice (*), Femen qui a quitté le mouvement après un an et demi d’activisme, livre un témoignage édifiant. La «sextrémiste», une trentenaire française travaillant à Paris, raconte sa «déception», notamment sur la «désorganisation», la «discrimination» au sein du mouvement, «les revendications féministes que le groupe n’applique pas en son sein», confie-t-elle au Figaro.

    Sur les méthodes, elle décrit aussi l’emprise, le lissage de la pensée, la reconfiguration mentale. «On prépare ton esprit à l’intérieur pour l’extérieur», «tu n’existes plus en tant qu’individu», «tu ne penses plus par toi-même mais par le groupe, tu ingurgites ce qu’on t’apprend», «Femen transforme ton corps et ton esprit», témoigne-t-elle. «Répéter encore et toujours les principes fondamentaux(…), il fallait que ça rentre pour qu’à notre tour ça puisse sortir mécaniquement, comme une leçon apprise sur le bout des doigts», poursuit-elle. «On se sent comme aspirée naturellement, sans violence, vers un total lâcher-prise vis-à-vis du groupe et de la volonté à l’esprit critique (…) Et celles qui s’expriment un peu trop ne tarderont pas à quitter “de leur plein gré” le mouvement».

    Désillusion

    «Première prise de pouvoir sur l’individu, la disponibilité», dit encore celle qui devait rester disponible 24 heures sur 24, au détriment de son travail et de son couple. «Tu acceptes lentement une soumission que tu refuses à l’extérieur, analyse-t-elle. Tu étais venue pour combattre quoi déjà? Ah oui! La soumission des femmes sous couvert de patriarcat». Et «tu gagnes quoi? Le droit de te dire le soir quand tu rentres chez toi seule, que tu t’es battue pour une liberté à laquelle tu n’as toi-même pas droit».

    La désillusion redouble en réalisant ce paradoxe: contrairement à l’idéologie qu’elles défendent, les Femen «ne respectent pas les femmes, les chefs de bande traitant leurs recrues comme de la chair à canon», résume son agent littéraire, Omri Ezrati. C’est la première fois qu’une Femen ose témoigner contre le clan. Première fois aussi qu’une réelle infiltrée, a contrario de journalistes qui avait témoigné après quelques semaines d’immersion, raconte en détail son vécu, au jour le jour, du recrutement à l’endoctrinement, des entraînements au combat aux actions nues dans la rue. Alice était de celles qui ont profané la cathédrale Notre-Dame de Paris le 12 février 2013.

    Autre déception, l’absence de confiance. «Il n’y en a pas dans ce groupe, déplore-t-elle. Apprendre qu’une action vient d’être faite par Facebook ou BFM, c’est un peu chiant quand on s’investit à hauteur de dévotion. Comment doit-on se sentir quand on nous utilise une heure et qu’on nous ignore la seconde d’après? Un objet a ce rôle. On s’en sert et puis on le pose, jusqu’à ce qu’on ait à nouveau besoin de lui». Autant de raisons qui feront «s’éteindre le mouvement», qui «ne peut être viable avec de tels principes», selon elle. Déjà, la quarantaine d’activistes est passée à une quinzaine seulement aujourd’hui», dit-elle. Pour autant, Alice ne renie rien de son expérience et revendique toujours l’idéologie Femen. C’est pourquoi elle ne peut être une «repentie», souligne-t-elle, «juste une déçue».

    Méthode sectaire

    Alors que des citoyens et des députés appellent ces derniers jours au retrait du timbre Marianne, inspiré par les traits de sa leader en France, Inna Shevchenko, et alors que leur procès arrive le 19 février devant le tribunal correctionnel de Paris, le député UMP du Rhône Georges Fenech demande la dissolution du groupe activiste féministe – justement en raison de ses pratiques.

    Lundi, il a saisi la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), priant son président, Serge Blisko, de bien vouloir «faire connaître la position de la Miviludes à l’égard de ce mouvement», ainsi que «les initiatives qu’elle pourrait prendre pour lutter contre ses agissements hautement attentatoires aux valeurs qui fondent une République», «telle que la demande de dissolution de l’association Femen, type loi 1901». Ancien président de la Miviludes, président actuel du groupe d’études sur les sectes à l’Assemblée nationale, le député estime que Femen est «un groupuscule qui utilise des méthodes sectaires». Contestation violente de l’ordre social, discours haineux contre les religions et la laïcité, recours à des armes (cocktail Molotov lancé la semaine dernière contre l’ambassade russe à Berlin), profanation de lieux du patrimoine, menaces… Autant d’actes d’«intimidation» et de «pressions physiques et morales» qui, quoique «sans tentatives d’emprise mentale ou de gain d’argent», relèvent des méthodes sectaires, décrites par la loi du 12 juin 2001, qui lutte contre ces phénomènes.

    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/02/11/01016-20140211ARTFIG00372-le-temoignage-choc-d-une-ex-femen.php

  • Akhenaton du groupe IAM

    Il y a quelques jours, je regardais un documentaire dans lequel était interviewé un jeune homme qui participait à la fameuse « marche des beurs » en 1983. Un de mes fils, qui a 18 ans, me fit remarquer que ce jeune homme s’exprimait extrêmement bien, clairement et connaissait parfaitement son sujet. Je lui répondis que dans ces années là, les jeunes des quartiers étaient politiquement « conscientisés », qu’ils étaient capables de s’organiser au delà d’émeutes tiers-mondistes, et qu’ils pensaient en conjuguant tous les verbes avec « nous ». Et pour moi, voilà le terrible changement auquel nos sociétés, principalement urbaines, doivent faire face : l’ultra-individualisme…

    Et le 11 septembre 2001 a scellé le côté irréversible de ce changement, car le premier support culturel de notre pays qu’est la télévision a complètement basculé dans un flot d’informations tragiques et effrayantes, de publicités rassurantes et de téléréalité absurde. L’information se délecte de faits divers violents qui étaient cantonnés aux colonnes de la sixième page du journal local il y a 30 ans. Et tous les Français se disent, » mon Dieu, que ce pays est devenu violent ! ». Violent ? Des aînés me racontaient l’autre jour comment ils se battaient dans les années 60, à 400 gars contre 400 bougres, ou à l’époque des « blousons noirs », comment le public s’affrontait à coup de chaises et de barres de fer pendant un concert de… Johnny ! Cela renvoie le grand méchant « gangster rap » français, si souvent décrié, dans la catégorie « musique pour enfants », si ça se passait aujourd’hui, ces « bastons » feraient la une du JT de 20 heures, et pour peu que les protagonistes soient des « caïds de cité – noirs – arabo – musulmans – armés jusqu’aux dents », on en aurait pour 6 mois…

    Effectivement, les gamins des quartiers n’ont majoritairement plus aucune conscience sociale, ni politique. Ils veulent ressembler à « monsieur tout le monde », mais version riche. Car les formidables émissions télé qu’ils affectionnent leur rabâchent que l’apparence est primordiale, la forme l’emporte sur le fond. Du coup, ils veulent la femme avec la parfaite plastique, l’appart, la grosse voiture, les vêtements chers, et si possible: la rolex… Et si certains d’entre eux sont délinquants pour pouvoir accéder à leur idéal, ce ne sont pas des « robin des bois », ce sont des délinquants ultra-libéraux.

    http://cdn-premiere.ladmedia.fr/var/premiere/storage/images/tele/les-ch-tis-a-hollywood-3816416/les-ch-tis-a-hollywood-galerie-photos-3816421/les-ch-tis-a-hollywood6/69583552-1-fre-FR/LES-CH-TIS-A-HOLLYWOOD_portrait_w858.jpg
    Ah… pour s’intégrer, ils se sont bien intégrés! Puis, lorsqu’ils s’aperçoivent que le modèle libéral ne fonctionne pas pour tous, ils partent en quête d’un idéal des origines, qu’ils ne connaissent pas pour la plupart, et le trouvent dans la voie des interprétations extrêmes car c’est la seule qui les valorise à leurs yeux, c’est la désintégration.

    Dans tous ces changements de cap, les maître-mots sont « s’en sortir ». Seul. Les réseaux sociaux sont là pour l’attester, tout comme les forums, les commentaires correspondent souvent à un gonflement de l’égo. Un quotidien coincé entre clics, buzz, tweets, et vues…

    D’un autre côté, chez certaines personnes qui vivent un rêve gauchiste en habitant dans le 19ème à Paris ou au Panier à Marseille, qui vont aux « sardinades » comme les prolos, et qui nous distillent à nous les gens du Hip-Hop, des leçons de comportement à longueur de temps, on ne fait aucun effort pour cerner cette jeunesse. Puis vient la tarte, bien lourde, un dimanche, en rentrant chez soi, et on se fait voler son portable dans la foulée, les dangers du 19ème n’est-ce pas ? Ils étaient de gauche… jusqu’à l’agression.

    Pour finir, dans cette France « profonde » ou on se jalouse, ou on vole la veste du petit camarade de son fils sur le portant de l’école maternelle tout en pestant contre les immigrés, ou on se délecte de voir des « stars » déchues de la télévision s’exploser dans une piscine en sautant de quinze mètres, on est convaincu que le pays sombre dans la violence. Oui, toute cette violence exhibée dans les médias est un formidable outil promotionnel, elle engendre la peur et la peur engendre la division, le désir de sur-consommation et la désignation de « l’autre » comme coupable d’une hypothétique situation critique. On s’isole, on essaie de « faire son trou » et les nouvelles valeurs télé-réalité-esques nous disent qu’on peut tricher, dénoncer, critiquer, faire des sale coups : c’est cool ! C’est le jeu ! Chacun sa mère comme on disait quand on était minots ! En bout de chaîne, les hommes et femmes politiques se sont adaptés à ce système, ils « squattent » les antennes radio, télé à tel point qu’on a le sentiment que c’est cela leur boulot finalement. Non, leur boulot c’est d’exécuter les tâches qu’ils ont promis d’accomplir quand ils ont été élus, à moins qu’ils ne travaillent depuis un bureau à BFM, i>Télé ou RTL… Auto-promo permanente… Il faut savoir se placer.

    Dans tout ce chaos, je ne sais même pas ou me situer, je ne dis pas que je suis meilleur, je tombe certainement dans un de ces cas de figure parfois. Mais j’essaie de lutter contre, de penser au pluriel, éduquer mes enfants correctement, exprimer mon amour aux miens quotidiennement et faire des choses qui me semblent bien autour de moi constitue un premier pas. J’espère en tout cas, que notre beau pays dans les espoirs, les luttes et les épreuves qui l’attendent, conjuguera son futur avec « nous »…

    Akhenaton du groupe IAM

  • Ce que Sartre aurait appelé des “saloperies”… par Jacques Sapir

    Bel exemple d’eurofascisme dans le débat Moscovici / Le Pen, quand le ministre a osé traiter ignominieusement Jacques Sapir “d’économiste d’extrême droite”, pour ses travaux sur la sortie (indispensable…) de l’euro.

    Moscovici se livre à un amalgame digne des heures sombres : “je ne sais plus si Sapir est d’extrême-gauche ou d’extrême-droite”, pour finalement choisir : “Sapir est vraiment d’extrême-droite”.

    La réponse de Jacques Sapir :

    Les temps sont malsains. À force de prétendre que nous sommes dans une situation comparable aux funestes « années 1930 », certains journalistes et hommes politiques sont en train de créer une atmosphère particulièrement délétère. Les insinuations, les amalgames et les mensonges tiennent lieu aujourd’hui d’arguments. On a franchi un nouveau cap avec l’article du sieur Colombani dans Direct Matin et avec les accusations proférées à mon endroit par Pierre Moscovici, Ministre de l’économie et des finances.

     

    Les deux m’apparaissent liés. On en voit l’origine : la volonté d’un pouvoir aux abois et d’une élite discréditée de sauver l’Euro à tout prix en qualifiant les adversaires de la monnaie unique d’extrémistes. C’est en soi un acte de déni de la démocratie. Mais on pourrait aussi  les comparer à ce que Jean-Paul Sartre appelait des “saloperies”. Rassurons les; l’histoire ne repasse pas les plats. Ce n’est pas les “années trente” qui nous attendent, mais quelque chose de nouveau. Le raisonnement dans des cadres conceptuels dépassés ne sert qu’à masquer des problèmes d’aujourd’hui, qui eux sont bien réels. L’histoire s’écrit la première fois en drame et la seconde en farce. Reste que cette farce à sa raison d’être. Au mieux le refus d’admettre ses erreurs. Au pire, des intérêts particuliers qui aujourd’hui s’opposent à celui du plus grand nombre.

     

    La suite ….

     

  • La Théorie du Genre, c’est quoi ?

     

    On retrouve cette théorie enseignée dans les manuels de SVT de première, pourquoi ?

    Extraits :

    Chez Bordas, dans le chapitre intitulé « Devenir homme ou femme », une page et cinq encadrés ou exercices sont consacrés à « l’identité sexuelle et orientation sexuelle ». On peut alors lire : « L’identité sexuelle est le fait de se sentir totalement homme ou femme. Cette identité dépend d’une part du genre conféré à la naissance, d’autre part du conditionnement social »

    Hachette est le plus enthousiaste et consacre cette fois dix pages à « Identité et orientation sexuelle ». On peut lire cette fois : « Seul sexe bien établi, le sexe biologique nous identifie mâle ou femelle, mais ce n’est pas pour autant que nous pouvons nous qualifier de masculin ou de féminin. »

    Quant à Hatier, c’est l’éditeur qui en fait le moins sur le sujet. Son chapitre est intitulé « Être homme ou femme » et non « Devenir homme ou femme » comme chez Bordas, avec seulement quatre encadrés, où l’on peut lire cette fois : « Montrer que d’autres facteurs peuvent intervenir pour définir l’identité sexuelle d’une personne. »

     

  • La théorie du genre n’existe pas ?

    Najat Vallaud-Belkacem, secrétaire nationale du PS aux questions de société et porte-parole de Ségolène Royal.

     

    Théorie du genre: «Il est essentiel d’enseigner aux enfants le respect des différentes formes d’identité sexuelle, afin de bâtir une société du respect»

    INTERVIEW – Selon Najat Vallaud-Belkacem, secrétaire nationale du PS aux questions de société et porte-parole de Ségolène Royal, les parlementaires n’ont pas à faire d’incursion dans le contenu des manuels scolaires…

    Ce mercredi, le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, a soutenu sans réserve les 80 députés réclamant le retrait de manuels scolaires qui reprennent la théorie du genre, en estimant qu’ils «posent une vraie question».

    >> Lire ici l’interview d’Hervé Mariton, député UMP de la Drôme, signataire de la lettre demandant le retrait des manuels incriminés

    A l’inverse, le Parti socialiste a fait savoir mardi que «cette tentative de députés est inacceptable sur la forme comme sur le fond». Najat Vallaud-Belkacem, secrétaire nationale du PS aux questions de société et porte-parole de Ségolène Royal, explique à 20Minutes pourquoi les parlementaires ne doivent pas se mêler du contenu des manuels scolaires.

    Pourquoi la lettre des 80 parlementaires UMP vous semble-t-elle problématique?

    Parce que les députés n’ont pas à écrire les programmes, sauf s’il s’agit de théories qui touchent aux valeurs de la nation, telles que la condamnation du négationnisme ou a contrario les lois mémorielles. La dernière fois que la droite a voulu écrire un manuel scolaire c’était en 2005, quand le même Christian Vanneste voulait inscrire le rôle positif de la colonisation dans les livres d’histoire.

    Le politique n’a pas à écrire l’histoire ou à expliquer la science, il doit changer la société. Sans compter que ce qui fait réagir ces 80 députés, ce qui leur semble plus insupportable que tout, ce n’est pas la précarité dans laquelle on plonge délibérément l’école, mais quelques phrases qui froissent leurs convictions personnelles rétrogrades.

    En quoi la «théorie du genre» peut-elle aider à changer la société?

    La théorie du genre, qui explique «l’identité sexuelle» des individus autant par le contexte socio-culturel que par la biologie, a pour vertu d’aborder la question des inadmissibles inégalités persistantes entre les hommes et les femmes ou encore de l’homosexualité, et de faire œuvre de pédagogie sur ces sujets.

    Les manuels de sciences et vie de la terre (SVT) ne devraient-ils pas enseigner la sexualité humaine en se limitant strictement à sa dimension biologique, et pas à sa dimension sociale?

    Le vrai problème de société que nous devons régler aujourd’hui, c’est l’homophobie, et notamment les agressions homophobes qui se développent en milieu scolaire. L’école doit redevenir un sanctuaire, et la prévention de la délinquance homophobe doit commencer dès le plus jeune âge. Un jeune homosexuel sur cinq a déjà été victime d’une agression physique, et près d’un sur deux a déjà été insulté. Il est essentiel d’enseigner aux enfants le respect des différentes formes d’identité sexuelle, afin de bâtir une société du respect.

    http://www.20minutes.fr/politique/778750-theorie-genre-il-essentiel-enseigner-enfants-respect-differentes-formes-didentite-sexuelle-afin-batir-societe-respect

     

    Voici également un tweet du PS :

     https://twitter.com/partisocialiste/status/177784211686703104

  • Ces journalistes ont-ils lu ce rapport ?

    Le monde.fr as publié cet article de Samuel Laurent et Jonathan Parienté

    http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/01/28/cinq-intox-sur-la-theorie-du-genre_4355738_823448.html

    Devant une école lyonnaise, en septembre 2013.

    Un passage as retenu mon attention dans « Quatrième intox : la masturbation serait encouragée dès la maternelle »

    Il est écrit : « Dans ce document de 70 pages, il y a six occurrences du terme « masturbation ». Il n’est à aucun moment question « d’encourager » les enfants à se masturber. »

    Pourtant, dans le document disponible dans cet article, on trouve a la page 25 : « Entre 2 et 3 ans, ils découvrent les différences physiques entre les hommes et les femmes. A cet âge, ils commencent à explorer leur corps (masturbation enfantine, auto-stimulation) et à tenter d’explorer le corps de leurs amis (p. ex. en jouant au docteur).« 

    On peut lire aussi qu’il faut pour les enfant de 0 a 4ans, il faut les informer sur

    « le plaisir et la satisfaction liés au toucher de son propre corps, la masturbation enfantine précoce la découverte de son propre corps et de ses parties génitales le fait que le plaisir lié au contact physique est un aspect normal de la vie de chacun la tendresse et le contact physique comme une expression de l’amour et de l’affection »

    On peu bien sur trouver beaucoup d’autres passages « croustillants » et je vous conseille de lire le document ci-dessous pour vous faire une idée.

    Standards OMS sexualité des enfants

  • Syrie : Même histoire qu’en Irak ?

    Nouvel accès de « conspirationnisme » ou scoop retentissant ? L’article de Seymour Hersh, vétéran du journalisme d’investigation américain, publié dimanche 8 décembre par la London Review of Books tend à réécrire l’histoire, déjà passablement énigmatique, de l’intervention américaine avortée en Syrie. Le journaliste qui, en 2004, avait contribué à révéler le scandale de la prison irakienne d’Abou Ghraib, accuse l’administration Obama d’avoir manipulé les informations concernant l’attaque chimique perpétrée le 21 août dans la Ghouta, près de Damas, pour justifier des frappes militaires contre le régime Assad.

    Célébrité du monde journalistique, Seymour Hersh s’est vu décerner le prix Pulitzer en 1970 pour sa couverture de la guerre du Vietnam, en particulier la révélation du massacre de My Lai perpétré en 1968 par l’armée américaine contre des centaines de civils.

    L'attaque chimique dans la Ghouta constitue le premier emploi d'ampleur de telles substances depuis la signature, en 1993, de la convention d'interdiction des armes chimiques.

    Même si Barack Obama a finalement renoncé à intervenir militairement, il a auparavant justifié sa volonté de le faire en attribuant à l’armée syrienne la responsabilité de l’attaque qui, de source américaine, a causé la mort de 1 400 personnes, dont des centaines d’enfants. Le régime aurait ainsi franchi la « ligne rouge » que le président américain avait fixée.

    « Obama n’a pas raconté la totalité de l’histoire », car son administration a « délibérément manipulé les renseignements » en sa possession, assure Hersh. « Le mécanisme de sélection a été analogue à celui utilisé pour justifier la guerre en Irak. » A la question qu’il a choisie pour titre de son article – « A qui appartient le sarin ? » –, le journaliste répond qu’il pourrait bien s’agir des rebelles. Il accuse Washington d’avoir « sélectionné les renseignements afin de justifier une frappe contre [le président syrien, Bachar] Al-Assad », reconstruisant a posteriori la conviction de la culpabilité du régime.

    « ILS ONT RECONSTITUÉ DES ÉLÉMENTS D’UNE HISTOIRE PASSÉE »

    Selon lui, les rebelles, contrairement aux déclarations officielles américaines, ont la capacité de se procurer des gaz mortels. Citant un haut consultant des services de renseignements, il écrit :

    « L’administration Obama a transformé les informations en sa possession en termes de chronologie et d’enchaînement des faits, afin de permettre au président et à ses conseillers de faire croire que des renseignements recueillis plusieurs jours après l’attaque avaient été récoltés et analysés en temps réel, au moment même où l’attaque était perpétrée ».

    Après l’attaque de la Ghouta, l’administration américaine a en effet affirmé avoir intercepté des communications entre des officiels du régime syrien attestant de sa responsabilité. Ces affirmations ont été recoupées par l’ONG Human Rights Watch (HRW).

    Mais selon Hersh, les services américains ne disposaient, avant le 21 août, d’aucune information sur l’attaque de la Ghouta, ni sur les intentions du régime syrien. Il en veut pour preuve un document révélé par Edward Snowden et publié le 29 août par le Washington Post indiquant que la NSA avait perdu son accès aux conversations du commandement de l’armée syrienne, notamment à propos d’une attaque chimique. Le journaliste assure également qu’en décembre 2012, à la différence d’août 2013, les « capteurs » américains en Syrie avaient détecté préventivement la production de gaz sarin dans un dépôt militaire syrien, déclenchant une mise en garde de Barack Obama.

    Le président Obama se serait basé non sur des communications interceptées au moment de l’attaque, mais sur des interceptions réalisées en décembre et analysés a posteriori. « Ils ont reconstitué des éléments d’une histoire passée », affirme l’un des anciens hauts fonctionnaires cités.

    L’article affirme aussi qu’un rapport secret de la CIA atteste de la capacité des djihadistes du Front Al-Nosra à se procurer et à utiliser le gaz sarin, en particulier grâce à Ziyaad Tarik Ahmed, un ancien militaire irakien spécialiste des armes chimiques. Parole d’« expert » à l’appui, il conteste les constatations balistiques qui ont conduit à accuser le régime syrien, et suggère que les lanceurs utilisés, loin de provenir de l’arsenal de l’armée syrienne, sont de fabrication artisanale.

    Source : http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/12/09/l-enquete-a-charge-contre-les-etats-unis-apres-l-attaque-chimique-en-syrie_3528166_3218.html

    Ne pas oublier :

    http://tempsreel.nouvelobs.com/l-enquete-de-l-obs/20130308.OBS1260/l-incroyable-histoire-du-mensonge-qui-a-permis-la-guerre-en-irak.html