• Vous pensiez que nous étions en démocratie ?

    TPP et TTIP et les citoyens sont dans un bateau…

    Il y a de la littérature sur le sujet et de la bonne, de la précise, comme ce long article du Monde Diplomatique hébergé par La Quadrature Du Net. Pour simplifier et résumer, TPP est l’acronyme de Trans-Pacific Partnership et TTIP Transatlantic Trade and Investment Partnership. Ce sont des accords commerciaux de libre-échange entre nos amis américain et une zone de pays asiatiques pour le premier (TPP), et toujours nos amis américains avec une grande partie de l’UE dans le cas de TTIP.

    Le libre échange, mais c’est très très bien ça, non ? Ca va ramener de la croissance, des nouveaux marchés pour nos braves entreprises en crise, et tout et tout, alors pourquoi donc crier au scandale ? Parce que c’est du libéralisme et que les journalistes gauchistes ne savent rien faire d’autre que de critiquer le libéralisme ? Non. Rien de tout ça. Exactement l’inverse, en réalité.

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    Voila pour l’introduction de l’article mais qu’est ce que cela change pour nous ?

    Les entreprises pourrons attaquer en justice les Etats auprès d’une cour de justice adéquate, afin de permettre à ces mêmes entreprises de se développer et d’investir « en toute liberté »

    Si la France vote une loi de protection sur la santé des salariés, ou une augmentation du salaire minimum, et bien les entreprises ayant investi en France ou voulant y investir peuvent attaquer le France en justice. Parce qu’elles estiment que ces lois freinent leur investissement.

    La norme internationale sur la viande ne pourra être mise en cause par un Etat importateur. Ton poulet est passé à la javel, tu dois l’importer, même si il ne correspond pas à tes normes. OGM, même combat.

    Ton moratoire sur les gaz de schiste : à la poubelle, c’est contraire au libre échange, tu empêches l’investissement des pétroliers. Ces cas ne sont même pas imaginaires ou futurs, puisqu’ils ont déjà été appliqués au Canada.

    En clair, les lois votées par les représentants du peuple pourront être contestées par des entreprises dirigées par des personnes anonymes non-élues

    Lire l’article dans sont intégralité

  • La France est la cible d’un complot

    Pour Paul Krugman, la France est depuis plus d’un an ciblée par une propagande négative, menée pour des raisons idéologiques par les tenants de l’austérité à tout prix. Des attaques qui auraient presque des airs de complot, avance le Prix Nobel.

    Paul Krugman, le 22 mai 2012, à San Francisco - Commonwealth Club/FlickR/CC

    Paul Krugman, le 22 mai 2012, à San Francisco – Commonwealth Club/FlickR/CC

     

    Vendredi dernier, l’agence de notation Standard & Poor’s a abaissé la note de la France. Une décision qui a fait les gros titres, bien des commentateurs laissant entendre que la France serait en crise. Le tout sous le regard indifférent des marchés : les coûts d’emprunt du pays, qui ont rarement été aussi bas, ont à peine frémi.Alors, que se passe-t-il en réalité ? En fait, il faut considérer l’intervention de S&P dans le contexte plus général de la politique d’austérité budgétaire. Et je dis bien politique, et non économie. Car le complot contre la France – j’ironise certes un peu, mais nombreux sont ceux qui cherchent à ternir sa réputation – montre clairement qu’en Europe comme en Amérique, les zélotes du budget ne se soucient guère des déficits. Au lieu de cela, ils jouent sur la peur liée à la dette pour poursuivre des objectifs idéologiques. Et la France, qui refuse de se prêter à ce jeu, est désormais la cible d’une propagande négative de tous les instants.

    Permettez-moi de vous en donner une idée plus précise. Il y a un an, l’hebdomadaire The Economist déclarait que la France était « la bombe à retardement au cœur de l’Europe », dont les problèmes éclipseraient ceux que connaissaient la Grèce, l’Espagne, le Portugal et l’Italie. En janvier 2013, un rédacteur en chef invité de CNN Money assurait que le pays était en « chute libre », « sur la voie d’une prise de la Bastille économique ». Des sentiments que l’on retrouve dans toutes les lettres d’information économiques.

    Plus productifs que les Allemands

    Face à une telle rhétorique, il est légitime de s’attendre au pire quand on consulte les chiffres de la France. Or, ce que l’on découvre en fait, c’est un pays confronté à des difficultés économiques – qui ne l’est pas ? –, mais qui s’en tire dans l’ensemble aussi bien, sinon mieux que la plupart de ses voisins, à l’exception évidemment considérable de l’Allemagne. La croissance française, ces derniers temps, a été plutôt lente, mais est restée bien supérieure à celle, par exemple, des Pays-Bas, qui sont pourtant toujours notés AAA. Selon les critères conventionnels, il y a une dizaine d’années, les salariés français étaient en réalité un peu plus productifs que leurs homologues allemands. Et devinez quoi : ils le sont toujours.

    Dans le même temps, les perspectives budgétaires du pays sont assurément tout sauf inquiétantes. Le déficit a été nettement jugulé depuis 2010, et le Fonds monétaire international estime que le rapport entre la dette et le PIB va en gros se stabiliser au cours des cinq prochaines années.

    Qu’en est-il du fardeau représenté à long terme par une population vieillissante ? C’est un problème en France comme dans tous les pays riches. Mais la France affiche un taux de natalité supérieur à la plupart des Etats d’Europe – en partie grâce à des programmes du gouvernement qui encouragent les naissances et facilitent l’existence des mères actives –, si bien que ses projections démographiques sont beaucoup plus optimistes que celles de ses voisins, dont l’Allemagne. Par ailleurs, le remarquable système de santé français, de grande qualité pour un faible coût, représentera à l’avenir un réel avantage sur le plan budgétaire.

    Par conséquent, si l’on se fie aux chiffres, on voit mal pourquoi la France mériterait une telle volée de bois vert. Une fois encore, que se passe-t-il donc ?

    Les merveilles des « réformes structurelles »

     Olli Rehn, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires

    Olli Rehn, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires

    Voici un élément de réponse : il y a deux mois, Olli Rehn, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, et l’un des principaux partisans d’une politique de l’austérité sans merci, n’a pas caché son mépris pour la politique budgétaire apparemment exemplaire de la France. Pourquoi ? Parce qu’elle était fondée sur une augmentation des impôts plutôt que sur une réduction des dépenses. Et la hausse de la pression fiscale, a-t-il déclaré, risquait de « détruire la croissance et de handicaper la création d’emplois ».

    En d’autres termes, oubliez ce que j’ai dit sur la discipline budgétaire, vous êtes censé démanteler votre système social.

    Si S&P justifie sa baisse de la note française de façon moins limpide, son explication revient au même. La France a été dégradée parce qu’il « est peu probable que l’approche actuelle du gouvernement français des réformes budgétaires et structurelles, de la fiscalité, du marché des produits, des services et de la main-d’œuvre renforce substantiellement les perspectives de croissance à moyen terme de la France ». Là encore, peu importent les chiffres du budget, où sont les baisses d’impôts et la déréglementation ?

    Peut-être M. Rehn et S&P fondent-ils leurs exigences sur des indices démontrant sans l’ombre d’un doute que la réduction des dépenses vaut mieux pour l’économie que les hausses fiscales. Pas du tout. En fait, des recherches menées par le FMI laissent entrevoir que quand on veut limiter les déficits durant une récession, c’est l’inverse qui est vrai : des augmentations temporaires des impôts sont moins dommageables qu’une réduction des dépenses.

    Oh, et quand les gens commencent à vous décrire les merveilles de la « réforme structurelle », prenez ça avec des pincettes, ou plutôt de grosses pinces. C’est une sorte de synonyme de « déréglementation » – dont les vertus restent sérieusement à démontrer. Rappelez-vous, l’Irlande avait été saluée en fanfare pour ses réformes structurelles dans les années 90 et 2000 ; un « formidable exemple », s’était extasié George Osborne, aujourd’hui ministre britannique des Finances, en 2006. Comment tout cela s’est-il terminé ?

    Si les lecteurs américains ont l’impression d’avoir déjà entendu ça quelque part, c’est normal. Aux Etats-Unis, les pourfendeurs du budget s’avèrent presque à chaque fois plus pressés d’effectuer des coupes claires sombres dans Medicare et le système de retraites que de réduire effectivement les déficits. Les défenseurs européens de l’austérité, manifestement, sont faits du même bois. La France a commis le péché impardonnable d’être responsable sur le plan budgétaire sans pour autant accroître les malheurs des démunis et des malchanceux. Pour cela, elle doit être châtiée.

    Source : http://www.courrierinternational.com/article/2013/11/12/la-france-cible-d-un-complot?page=all

  • Un peu de musique …

  • Portiques écotaxe. Le contrat avec Ecomouv’, « scandale d’Etat ? »

    Selon le ministre des Transports, l’Etat est « lié et ligoté » avec Ecomouv’, qui a décroché le marché de l’écotaxe.


    ecmouv

    Plusieurs voix s’élèvent, à gauche comme à droite, pour remettre en cause le contrat conclu, en 2011, entre l’Etat et la société Ecomouv’, chargée de gérer les portiques et de collecter l’écotaxe.

    Même suspendue, l’écotaxe continue de semer le trouble. Aux démontages et dégradations de portiques par des transporteurs en colère se sont ajoutés des doutes autour du contrat qui lie l’Etat à Ecomouv’.

    Corruption ?
    Sur le 1,15 milliard d’euros qu’est censée rapporter chaque année l’écotaxe, 250 millions doivent revenir à Ecomouv’, soit plus de 20 %, quand « les traditionnels partenariats public-privé ne décrochent en moyenne que 2 ou 3 % des recettes », note David Assouline.

    Le porte-parole du PS demande que « toute la lumière soit faite » sur le partenariat conclu par le gouvernement Fillon avec Ecomouv’, une filiale de la compagnie italienne Autostrade per l’Italia à hauteur de 70 %, le reste du capital étant partagé entre Thales, SNCF, SFR, et Steria.
    Le député écologiste François-Michel Lambert, qui anticipe un « scandale d’Etat », évoque, dans des questions adressées au gouvernement, de « possibles faits de corruption et nombreuses irrégularités qui auraient eu lieu durant l’appel d’offres, qui font l’objet d’une enquête préliminaire qui semble avoir été bloquée au parquet de Nanterre, alors dirigé par le procureur Philippe Courroye ».
    2 milliards sur treize ans
    Alors que François Rebsamen, chef de file des sénateurs PS, réclame la création d’une commission d’enquête parlementaire, à droite aussi, on s’interroge.

    « Ça me surprend, pour ne pas dire plus, qu’une entreprise privée et étrangère soit déléguée ou en charge de collecter l’impôt en France », a déclaré l’ancienne ministre UMP Rachida Dati, sur RMC. « Un impôt, je suis désolé, il doit être collecté par l’Etat », a abondé Xavier Bertrand, dans l’émission Tous politiques, de France Inter/Le Parisien/France 24.
    « Lié et ligoté » à Ecomouv’ pendant treize ans, selon les propres mots du ministre des Transports, Frédéric Cuvilier, l’Etat devra verser 2 milliards d’euros à Ecomouv’ sur cette période. Suspension de l’écotaxe ou pas

     

  • Le FMI fait son mea culpa et avoue qu’il s’est « planté » pour la Grèce et même sur tout…

  • JPMorgan va payer 4 milliards de dollars pour mettre fin à des poursuites

    © ap.

    La première banque américaine JPMorgan Chase va verser le montant record de 4 milliards de dollars pour mettre fin à des poursuites d’un régulateur des prêts immobiliers aux Etats-Unis (FHFA), affirme le Wall Street Journal vendredi, citant des sources proches du dossier.

    La FHFA accusait JPMorgan d’avoir trompé les organismes de refinancement para-publics Fannie Mae et Freddie Mac en leur vendant, avant la crise, des titres dérivés de prêts hypothécaires risqués (subprime). Si ce montant est confirmé, il est inférieur aux 6 milliards de dollars qui étaient initialement demandés par la FHFA, ajoute le quotidien financier. Un porte-parole de JPMorgan Chase s’est refusé à tout commentaire. La première banque américaine en termes d’actifs fait l’objet de multiples poursuites de la part des autorités américaines.

    JPMorgan a récemment payé plus de 1 milliard de dollars d’amendes dans le cadre des pertes de courtage de dérivés essuyées l’an dernier, l’affaire dite de la « Baleine de Londres ». Elle est aussi poursuivie ou fait l’objet d’enquêtes sur ses ventes de subprime avant la crise, de la part du ministère américain de la Justice (DoJ) et de certains Etats américains, mais aussi sur des accusations de corruption en Chine ou sur ses activités de courtage d’électricité, entre autres. Selon le quotidien, JPMorgan espère maintenant conclure un accord plus vaste avec le DoJ pour mettre fin aux poursuites sur les subprime.

    Cet été, le DoJ et la banque ont discuté d’une possible amende de 11 milliards de dollars en numéraire et en allègement de dette de consommateurs, un montant qui inclurait les 4 milliards de dollars d’amende à la FHFA évoqués par le Wall Street Journal. La banque vient de passer au troisième trimestre sa première perte depuis près de 10 ans à cause d’une provision juridique massive de 9,2 milliards de dollars.

    http://www.7sur7.be/7s7/fr/1536/Economie/article/detail/1725621/2013/10/19/JPMorgan-va-payer-4-milliards-de-dollars-pour-mettre-fin-a-des-poursuites.dhtml

  • Audience agitée au procès de Dieudonné

    Dieudonné M'Bala M'Bala lors de la première de son film "L'Antisémite", le 15 janvier 2012.

    L’audience de Dieudonné M’Bala M’Bala devant la cour d’appel de Paris aura été agitée, jeudi 17 octobre.

    En première instance, le comique avait été condamné à 20 000 euros d’amende. Le parquet a de nouveau requis une peine de vingt jours-amende à 600 euros, signifiant qu’il devait s’acquitter de 12 000 euros ou alors risquer jusqu’à vingt jours de prison.

    Les voix des amis de Dieudonné, rassemblés dans la grande galerie du Palais de justice, ont résonné jusqu’à la salle d’audience pleine à craquer, barricadée par les forces de l’ordre. L’irruption d’opposants cagoulés de la LDJ a nécessité une intervention policière afin de séparer les deux groupes.

     

     

    « On ne peut pas rire de tout. M. M’Bala M’Bala a dépassé les limites admises de la liberté d’expression, y compris celles accordées à un humoriste », a déclaré l’avocate générale. Au prévenu qui se revendiquait de Coluche et Desproges, elle a rétorqué : « Eux ne croyaient pas ce qu’ils disaient, ça se voyait. Vous, on a l’impression que vous n’êtes plus un comique mais un imprécateur. »

  • Censure : les Etats contre les médias

    En 2013, la liberté des médias a été une fois de plus piétinée. Des journalistes sont la cible des autorités, des « lanceurs d’alerte » poursuivis, des rédactions fermées. Et le problème est mondial.

    Comment rendre compte des atteintes répétées à la liberté d’expression, des informations passées sous silence, des enquêtes avortées, des plumes que l’on a emprisonnées ? En se faisant les porte-voix, encore et encore, de ceux qui continuent à dire et à nommer.

    A l’occasion des Tribunes de la presse, coorganisées à Bordeaux par Courrier international et la Région Aquitaine du 17 au 19 octobre, Courrier international publie, en collaboration avec Reporters sans frontières, un panorama de la censure en 2013 dans le monde et de ses diverses déclinaisons. Un monde où tant d’Etats, de dictatures mais aussi de grandes démocraties déploient une énergie et une violence inouïes pour bâillonner les voix discordantes.

    http://www.courrierinternational.com/dossier/2013/10/17/censure-les-etats-contre-les-medias

  • Le FMI donne l’accord pour ponctionner l’argent sur les comptes en banque

  • Le coût du travail est trop éleve il faut l’avouer ….

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