• Olivier Delamarche le 30 juillet 2013 – BFM Business

  • Mad max sur terre en 2030 ?

    Surpopulation, guerre de l’eau, manque de nourriture et épuisement des ressources de la planète, un rapport du National Intelligence Council dresse un constat qui fait froid dans le dos pour les années à venir.

    Nous sommes de plus en plus nombreux sur la Terre ce qui provoque des conséquences alarmantes.

    A quoi ressemblera la Terre en 2030? Combien serons-nous? Y aura-t-il assez à manger pour tout le monde? Où devrons-nous vivre? Autant de questions qui peuvent être des facteurs d’instabilité dans le monde et auxquelles le National Intelligence Council (NIC) américain vient de répondre dans le rapport Global Trends 2030 publié récemment.

    Crucial

    La question de la démographie est cruciale pour l’avenir de la planète. Et la Terre devrait accueillir 8,3 milliards d’habitants en 2030, rappelle l’étude rapportée par Le Monde, contre 7,1 aujourd’hui. Mais surtout contre 2,5 milliards en 1950.

    Autant de chiffres qui ont des conséquences pour l’état de santé de la Terre. Des conséquences d’abord alimentaires. Car la demande en nourriture devrait augmenter de 35% d’ici 2030. Or, les rendements agricoles, même s’ils continuent de s’améliorer, n’arriveront pas à répondre à la demande et nous vivons déjà sur les réserves selon le rapport du NIC, le bras analytique et prospectif des services de renseignement américains.

    On consomme plus que l’on produit

    «Au cours de sept des huit dernières années, le monde a consommé plus de nourriture qu’il n’en a produit. Une grande étude internationale estime qu’en 2030, les besoins annuels en eau atteindront 6900 milliards de mètres cubes, soit 40% de plus que les ressources durables actuelles», note l’étude. Pire encore: le rapport souligne que presque la moitié de la population mondiale vivra dans des régions touchées par la sécheresse, provoquant ainsi de gros risques de guerre pour l’eau. Mad Max n’est décidément pas loin…

    En outre, les pays émergents sont en train de changer leur régime alimentaire et consomment de plus en plus de viande. Or, la production de viande exige beaucoup d’eau et de céréales également avides de liquides.

    Le rapport souligne aussi que 60% de la population mondiale vivra en ville en 2030. Là aussi, les conséquences seront graves pour l’environnement. Car l’urbanisation croissante «a conduit à des réductions drastiques des forêts, des changements négatifs dans le contenu nutritif et la composition microbienne des sols, des altérations dans la diversité des plantes et animaux supérieurs ainsi que des changements dans la disponibilité et la qualité de l’eau douce».

    Bref: l’avenir ne s’annonce pas franchement rose en terme de sécurité alimentaire. Reste à savoir comment les Américains, qui ont refusé de s’engager récemment sur la limitation des gaz à effet de serre lors des négociations de Doha, vont empoigner le problème décrit minutieusement cette fois pour leurs propres services de sécurité.

    Source : http://www.lematin.ch/sante/environnement/Les-services-secrets-predisent-l-enfer-pour-2030/story/20903589

  • Réveillez vous bordel !

  • Les semences de variétés traditionnelles ne peuvent plus être commercialisées

    La Cour de Justice de l’Union Européenne a confirmé le 12 juillet dernier l’interdiction de commercialiser les semences de variétés traditionnelles et diversifiées qui ne sont pas inscrites au catalogue officiel européen. Ecolo propose une réforme de la réglementation, qualifiée d' »absurde ».

    Des associations comme Kokopelli ou Semailles se retrouvent dans l’illégalité: elles préservent et distribuent ces semences.

    Les semences de variétés traditionnelles Kokopelli ne peuvent plus être commercialisées

    Pourtant, il suffirait d’inclure ces variétés anciennes au catalogue officiel pour les commercialiser en toute légalité. Seulement voilà, elles se trouvent dans le domaine public et après 20 ans, si personne ne les a réinscrit au catalogue, elles en sortent. Il faut pour cela payer assez cher, explique Catherine Andrianne de Semailles. « A cause de cette réglementation, il y a plus de 80% de la biodiversité qui a disparu« , dit-elle.

    Il ne suffit pas de payer pour inscrire une semence au catalogue officiel, il faut aussi que l’espèce réponde aux critères de Distinction, Homogénéité, Stabilité (DHS). Ces critères sont discriminants, selon Kokopelli, « puisqu’ils impliquent que les semences soient… très peu variées. Seules des variétés hybrides F1 ou des variétés lignées, quasi cloniques, répondent à ces critères, qui ont été établis dans le seul but d’augmenter la productivité selon des pratiques industrielles« .

    Malgré un assouplissement de ces critères pour les variétés dites de conservation, ceux-ci restent inadaptés pour les variété traditionnelles. Pour Nature & Progrès et les défenseurs des semences paysannes, « cette décision est un contresens historique grave qui s’apparente à un déni de la sélection végétale réalisée par l’être humain depuis 10 000 ans ».

    Certains producteurs alternatifs comme Semailles ne comptent pas arrêter la commercialisation de leurs semences, qu’ils considèrent comme un produit vivant et non un produit d’usine.

    L’industrie, elle défend les variétés nouvelles: la réglementation permet de garantir le financement de la recherche. Pour le Prof. Bernard Bodson de Gembloux Agro Bio Tech ULg, les variétés issues de la recherche sont plus résistantes et plus productives.

    De là à parler de concurrence déloyale, il y a peut-être un pas à ne pas franchir… On pourrait pourquoi pas classer les anciennes variétés au patrimoine naturel sans que cela ne gêne la création de nouvelles variétés plus standardisées pour les agriculteurs.

    Ecolo réagit

    « Ecolo, comme de nombreuses organisations agricoles et environnementales, juge pour l’heure cette réglementation parfaitement contraire à la sauvegarde de notre biodiversité et aux intérêts des cultivateurs. L’absurde rigidité du catalogue officiel des semences commercialisables menace en effet de nombreuses semences anciennes et semble tout simplement taillée sur mesure pour les quelques grandes multinationales du secteur« , selon un communiqué.

    Le parti écologiste entend « marquer son soutien plein et entier aux nombreuses associations qui, à l’instar de Kokopelli, luttent pour la sauvegarde de variétés anciennes ou locales, et permettent de nous offrir ainsi une alimentation variée et de qualité au quotidien« . Ecolo compte peser au niveau européen et au niveau national pour faire modifier la législation.

    JFH avec Pascale Bollekens

  • Le Congrès américain laisse le champ libre à la NSA

    Un sénateur républicain voulait encadrer le programme de surveillance des Américains mis en place par l’Agence de sécurité nationale. Sa proposition s’est heurtée au refus de la Chambre des représentants.

    L’onde de choc née de la révélation des programmes de surveillance de l’Agence de sécurité nationale (NSA) n’a pas fait trembler le Congrès américain. La Chambre des représentants a rejeté ce mercredi un amendement visant à encadrer le programme permettant la collecte de données téléphoniques de millions d’Américains. Explications.

    En juin dernier, le Washington Post et le Guardian révèlent l’ampleur du système de surveillance mis en place par les autorités américaines, au nom de la lutte contre le terrorisme. Une véritable hydre à deux têtes. D’un côté, le programme Prism: il permet à la NSA d’accéder accès aux serveurs de neuf géants américains de l’Internet pour y surveiller les activités d’étrangers. Microsoft, Facebook et Google participent au dispositif, qui repose sur le volontariat.

    De l’autre, l’affaire Verizon. Premier opérateur téléphonique américain, l’entreprise est contrainte de livrer à la NSA les métadonnées des communications téléphoniques de ses abonnés, au nombre de 100 millions. Le lieu, la date et la durée des appels nationaux et internationaux, ainsi que les numéros de téléphone concernés sont transmis à l’agence. Seul le contenu des conversations lui échappe. Une ordonnance de la Cour de surveillance du renseignement étranger (FISC), a ainsi récemment renouvelé pour trois mois l’obligation faite à l’opérateur de délivrer les précieuses informations.

    Limiter la surveillance aux Américains visés par une enquête

    Problème, tous les utilisateurs américains sont ici visés, qu’ils soient ou non soupçonnés d’un quelconque méfait. Un système auquel voulait mettre fin le sénateur républicain du Michigan Justin Amash, qui a soumis un amendement à la loi sur les crédits de la défense. Objectif: interdire à la NSA de collecter aux Etats-Unis des données téléphoniques sur des individus non visés par une enquête.

    Barack Obama était opposé à l'amendement encadrant le programme de surveillance des conversations téléphoniques des Américains.

    Une proposition qui a relancé le débat sur l’articulation nécessaire entre le maintien de la sécurité et le respect des libertés individuelles. Le président Obama s’est opposé au texte, mettant en garde contre un démantèlement «d’un de nos instruments de lutte contre le terrorisme». Le programme de la NSA a «permis de bloquer des dizaines d’attaques terroristes», a renchéri le représentant républicain Tom Cotton, un ancien capitaine de l’US Army. De leur côté, les partisans du texte ont jugé que le gouvernement était allé «trop loin au nom de la sécurité», et qu’il fallait mettre le holà à cette fuite en avant.

    Signe que la proposition dépassait les clivages politiques, le texte était soutenu par une majorité hétéroclite, allant de l’aile dure du parti républicain aux démocrates les plus à gauche. Peine perdue, puisque il a été rejeté de justesse, par 217 voix contre et 205 pour. 94 républicains ont ainsi voté pour l’amendement et 134 contre. A l’inverse, 111 démocrates l’ont approuvé et 83 l’ont rejeté. De quoi alimenter un peu plus un débat qui dépasse l’affrontement droite-gauche aux Etats-Unis.

    http://www.lefigaro.fr/international/2013/07/25/01003-20130725ARTFIG00369-surveillance-le-congres-americain-laisse-le-champ-libre-a-la-nsa.php

  • Vente directe du producteur au consommateur.

  • Discours de Victor Hugo à l’Assemblée nationale

    Je ne suis pas, messieurs, de ceux qui croient qu’on peut supprimer la souffrance en ce monde ;

    la souffrance est une loi divine ;

    mais je suis de ceux qui pensent et qui affirment qu’on peut détruire la misère.

    Remarquez-le bien, messieurs, je ne dis pas diminuer, amoindrir, limiter, circonscrire, je dis détruire.

    Les législateurs et les gouvernants doivent y songer sans cesse ;

    car, en pareille matière, tant que le possible n’est pas fait, le devoir n’est pas rempli.

    La misère, messieurs, j’aborde ici le vif de la question, voulez-vous savoir jusqu’où elle est, la misère ?

    Voulez-vous savoir jusqu’où elle peut aller, jusqu’où elle va, je ne dis pas en Irlande, je ne dis pas au Moyen Âge, je dis en France, je dis à Paris, et au temps où nous vivons ?

    Voulez-vous des faits ?

    Il y a dans Paris, dans ces faubourgs de Paris que le vent de l’émeute soulevait naguère si aisément,

    il y a des rues, des maisons, des cloaques, où des familles, des familles entières, vivent pêle-mêle, hommes, femmes, jeunes filles, enfants, n’ayant pour lits, n’ayant pour couvertures, j’ai presque dit pour vêtement, que des monceaux infects de chiffons en fermentation, ramassés dans la fange du coin des bornes, espèce de fumier des villes, où des créatures s’enfouissent toutes vivantes pour échapper au froid de l’hiver.

    Voilà un fait.

    En voulez-vous d’autres ?

    Ces jours-ci, un homme, mon Dieu, un malheureux homme de lettres, car la misère n’épargne pas plus les professions libérales que les professions manuelles,

    un malheureux homme est mort de faim, mort de faim à la lettre,

    et l’on a constaté, après sa mort, qu’il n’avait pas mangé depuis six jours.

    Voulez-vous quelque chose de plus douloureux encore ?

    Le mois passé, pendant la recrudescence du choléra,

    on a trouvé une mère et ses quatre enfants qui cherchaient leur nourriture dans les débris immondes et pestilentiels des charniers de Montfaucon !

    Eh bien, messieurs, je dis que ce sont là des choses qui ne doivent pas être ;

    je dis que la société doit dépenser toute sa force,

    toute sa sollicitude,

    toute son intelligence,

    toute sa volonté,

    pour que de telles choses ne soient pas !

    Je dis que de tels faits, dans un pays civilisé, engagent la conscience de la société tout entière ;

    que je m’en sens, moi qui parle, complice et solidaire,

    et que de tels faits ne sont pas seulement des torts envers l’homme,

    que ce sont des crimes envers Dieu !

    Vous n’avez rien fait, j’insiste sur ce point,

    tant que l’ordre matériel raffermi n’a point pour base l’ordre moral consolidé !

    Qui sont les pigeons ?

    Les "Pigeons" : les entrepreneurs volent dans les plumes du gouvernement

  • La France parmi les pires nations d’Europe en matière de libertés individuelles

    La semaine dernière à Bruxelles, trois organisations, dont Privacy International [1], ont publié les résultats de leur étude comparative sur l’état des libertés individuelles dans 32 pays d’Europe (les 27 pays de l’Union européenne plus la Croatie, la Macédoine, la Norvège, la Turquie et la Suisse), intitulé « European Privacy and Human Rights » (EPHR). L’Union européenne, en tant qu’organe politique influençant les politiques nationales, fait également partie de ce classement.

    L’objectif de ce travail est d’établir un panorama européen en matière de respect de la vie privée et de protection des données personnelles, en analysant l’évolution des lois et régulations nationales ayant un impact direct ou indirect sur les libertés individuelles de chaque pays concerné.

    Pour résumer cet « état de l’Union des données personnelles », le rapport dresse un bilan détaillé des principaux points noirs pays par pays, le tout ventilé dans 18 domaines d’activité. Chaque pays est ainsi classé selon 7 critères de danger, du plus protecteur (« soutien consistant aux principes des droits de l’homme » = rouge clair) au plus liberticide (« surveillance endémique » = noir). Il apparaît ainsi que quatre pays se distinguent par l’ampleur des « points noirs » de leurs législations et de leurs pratiques en matière de surveillance des individus, à savoir les Pays-Bas, le Royaume-Uni, l’Italie et la France (cliquez sur l’image ci-dessous pour l’afficher en grand format).

    Quand on se penche sur les détails pondérés de cette étude (voir ici le classement général), voici le Top 5 des pays de l’Union Européenne — échelle de danger de 1 à 10 – du pire au meilleur :
    - RU 2.7, Irlande 2.7, France 3.2, Pays-Bas 3.2, Estonie 3.3.
    - En incluant les pays hors UE : Turquie 1.7, Croatie 2.9, Macédoine 3.0.
    - Meilleurs élèves : Allemagne 5.1, Luxembourg 4.9, Autriche, Belgique et Portugal 4.7.
    - Note de l’Union Européenne : 4.2.

    Ci-dessous les points noirs en matière de rétention des données, domaine le plus encadré par des politiques répressives, soulève le rapport (retrouvez la carte animée sur cette page).

    « La France n’est pas loin d’être couronnée championne d’Europe des États Surveillants. »

    En introduction de son chapitre sur la France, le rapport annonce ce que nous pressentons depuis des années : « [La France] n’est pas loin d’être couronnée championne d’Europe des ’États Surveillants’. Fichiers et pratiques intrusives sont en constante augmentation ; malgré le bon travail du régulateur et de la société civile, [ce pays] offre parmi les plus faibles protections d’Europe » [2].

    La France obtient des points noirs (« surveillance endémique ») dans les domaines suivants : protection constitutionnelle, exemplarité internationale (frein ou moteur en matière d’amélioration des pratiques et des législations), échange de données (interconnexions des fichiers), rétention des données de communication, accès gouvernemental aux données facilité sans protection adéquate, fichage des migrants et demandeurs d’asile, et enfin le contrôle des services de renseignements. Deux points rouges sont signalés en matière de vidéosurveillance et d’informatisation des données de santé [3]

    En matière de protection constitutionnelle, après avoir rappelé que « le droit à la vie privée n’est pas explicitement inscrit dans la Consitution de 1958 », le rapport EPHR insiste sur un épisode récent qui traduit la nonchalance et le refus du pouvoir actuel à s’engager dans une réforme profonde du « droit au respect de la vie privée ». Il note que dans un rapport du 27 mai 2009 [4], les sénateurs Yves Détraigne et Anne-Marie Escoffier ont proposé, afin de mieux garantir ce droit face aux technologies numériques, de l’inscrire dans le préambule de la Constitution (recommandation n°15). « Mais ni le président de la République, ni les parlementaires, qui ont pourtant l’initiative pour toute révision constitutionnelle selon son article 89, n’ont donné suite à cette recommandation », écrivent les auteurs.

    Parmi les mauvais signes donnés par la France, le projet de loi LOPPSI-2, dont l’adoption définitive est imminente, est présenté comme un exemple d’« extension inquiétant des pratiques de surveillance », notamment en facilitant « les accès, enregistrements, collectes ou transferts d’informations nominatives contenues dans tous types de bases de données ». Le rapport note aussi « l’importante action de la société civile et des régulateurs », mais déplore que « seuls des changements minimes dans la politique gouvernementale aient été pris ». « La CNIL a une bonne influence au niveau international, elle possède des pouvoirs de sanction qui ne sont pas toujours utilisés, mais a des pouvoirs limités sur certains aspects de l’activité gouvernementale ».

    Le classement général des nations étudiées n’est pas plus réjouissant. Toutes, y compris l’UE en tant que telle, sont classées dans les 3 plus mauvaises notes (« surveillance endémique », « surveillance étendue », « échec systémique à faire respecter les protections adéquates »).

  • Les grandes surfaces déguisent la flambée des prix !

    Depuis un peu plus d’un mois, les prix alimentaires ont augmenté de façon sensible dans les grandes surfaces, révèle le magazine {60 millions de consommateurs} dans une enquête à paraître demain. Il s’agirait des premiers signes d’une flambée des prix générale. Mais pour éviter les chutes de ventes, les distributeurs tentent de masquer les augmentations… avec des promotions.

    Grande Surface

    Vous êtes une chaîne de super ou d’hypermarchés et vous voulez augmenter vos prix ? Faites donc une campagne de promotions. Le magazine 60 millions de consommateurs attire l’attention des acheteurs dans une enquête à paraître demain, sur les ficelles de la grande distribution pour faire valser ses étiquettes, sans effaroucher ses clients.

    L’enquête révèle que depuis la mi-avril, les hausses de prix sont déjà supérieures à 3% en moyenne. Les produits touchés sont essentiellement la farine, le café, les jus de fruits, les produits laitiers, les poissons surgelés ou en conserve. Et les limiers de 60 millions de consommateurs ont même repéré des hausses de 20% sur des lardons fumés, dans certains magasins. _ Pour le magazine, ces augmentations ne marquent le début d’un mouvement de “flambée générale” des prix. Promotions-diversions et inflation masquée Déjà confrontées à l’érosion de leur clientèle, les enseignes ont décidé, semble-t-il, d’avancer masquées. Tels des stratèges sur le champ de bataille, elles font diversion. Et c’est le consommateur qui, jouant ici le rôle de l’ennemi du général Supermarché, en fait les frais. La botte secrète la plus classique est la campagne de promotions. A tel point que ces promotions en deviennent des indicateurs pour mesurer les hausses qui vont suivre.

    La promotion est en effet une “vieille ficelle” pour “casser le repère prix chez le consommateur”. Et afficher quinze jours après “un nouveau prix de référence revu à la hausse”, explique 60 millions de consommateurs. _ Et le nombre de promotions est particulièrement élevé en ce moment. La société Promo Flash en a recensé 16 au niveau national, avec toujours plus de produits concernés.

    Une année de hausses de prix Seconde méthode utilisée par les Sun Tzu de la grande distribution : l’inflation masquée. Il suffit de modifier le poids d’un produit, ou d’appauvrir sa recette et de conserver le même prix au paquet : “Surveillez de près les prix au litre et au kilo, car ils peuvent s’envoler sans que le prix unitaire bouge”, prévient le magazine. Les industriels ont tiré les leçons des augmentations brutales de 2008, qui s’étaient traduites par des chutes de ventes.

    “Leur méthode relève de la préparation psychologique: ils ont annoncé les augmentations bien avant qu’elles ne se produisent pour émousser l’attention le moment venu”, décrypte Marie-Jeanne Husset, la directrice de la rédaction de 60 millions. Et elle se dit persuadée que ces hausses masquées vont se poursuivre tout au long de l’année. Grégoire Lecalot, avec agences

    Par France Infohttp://actuwiki.fr/environnement/21282

  • Fukushima : un jet de vapeur s’échappe

    L’opérateur de la centrale accidentée de Fukushima a fait part jeudi 18 juillet d’un petit dégagement de vapeur vu du côté d’une piscine de stockage de matériel, au 5e niveau du bâtiment du réacteur numéro 3 du site atomique. Cette vapeur a été aperçue à 8 h 20 locales (1 h 20 à Paris), par du personnel d’une entreprise intervenant sur le site, a indiqué le groupe Tokyo Electric Power (Tepco) dans un bref communiqué, sans plus de précisions. Les instruments de mesure de radioactivité alentour n’ont pas montré de changement significatif, selon la même source.
    Tepco ignore encore quelle est l’origine de cette vapeur, mais « c’est un mince filet qui s’échappe et ce n’est pas un nuage », a expliqué un porte-parole. « Ni la température du réacteur, ni les mesures des systèmes de contrôle de radioactivité ne se sont élevées. Nous ne pensons pas qu’il s’agisse d’une situation d’urgence, mais nous continuons d’enquêter », a-t-il ajouté. « Nous avons l’intention d’effectuer des mesures de radioactivité au-dessus du bâtiment du réacteur ainsi que des prélèvements de poussière à proximité », a précisé Tepco dans un deuxième courriel. Le refroidissement du réacteur et de la piscine attenante de désactivation du combustible usé se poursuit normalement, a simultanément assuré la compagnie.


    RÉACTEUR LE PLUS ENDOMMAGÉ

    Le réacteur 3 est un des trois de la centrale (sur six) dans lesquels le combustible nucléaire a fondu après le séisme et le tsunami dévastateurs du 11 mars 2011. C’est sans doute le plus endommagé de l’ensemble, car il a aussi subi une explosion d’hydrogène qui a soufflé le toit du bâtiment à la mi-mars 2011, laissant une partie des installations à l’air et des monceaux de détritus au-dessus. Il règne en outre à proximité de ce réacteur qui fonctionnait au MOX (mélange d’oxydes d’uranium et plutonium) un très haut niveau de radioactivité qui ne facilite pas les interventions.

    L’incident encore inexpliqué de jeudi rappelle une fois de plus que la situation reste instable dans cette centrale en péril, même si elle est considérée comme étant sous contrôle depuis décembre 2011, lorsque les autorités ont décrété que les six réacteurs étaient en état dit « d’arrêt à froid ». Depuis, quelque 3 000 travailleurs continuent chaque jour de préparer le démantèlement, un chantier de quarante ans, tout en se démenant face aux multiples avaries qui se déclenchent presque quotidiennement, tant est vulnérable le site qui continue de dégager des éléments radioactifs sous plusieurs formes.

    Lire : Les incidents se multiplient à la centrale nucléaire de Fukushima : http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/07/05/les-incidents-se-multiplient-a-la-centrale-nucleaire-de-fukushima_3443043_3244.html

    Tepco et les entreprises impliquées dans cette crise font notamment face à de très gros problèmes d’eau contaminée, d’une part celle issue de l’arrosage continu qu’il faut stocker dans des citernes et décontaminer, et d’autre part celle qui s’est accumulée en sous-sol et est soupçonnée de s’écouler dans l’océan Pacifique voisin.

    Lire : « D’où vient la hausse rapide de la radioactivité à Fukushima ? » : http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/07/10/a-fukushima-le-casse-tete-des-eaux-contaminees_3445271_3244.html

    Depuis des mois, des experts demandent que soient prises des mesures pour fiabiliser les équipements vitaux qui ont été mis en place dans l’urgence dans les premiers mois de crise. Des transformateurs et distributeurs électriques sont encore dans des camions à proximité des bâtiments, à la merci de nouveaux caprices de la nature ou de l’appétit des rats qui ont envahi le site.

    Mi-mars, un de ces rongeurs avait causé un court-circuit et entraîné une panne qui avait paralysé durant près de trente heures une partie des systèmes de refroidissement des piscines de désactivation du combustible usé, provoquant le plus grave incident recensé depuis fin 2011.


    Fukushima : un jet de vapeur s’échappe de l’un… par lemondefr

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    (Source(s): dailymotion / AFP / Lemonde.fr / Relayé par MetaTV-RDPRS)

    http://www.lemonde.fr/japon/article/2013/07/18/fukushima-de-la-vapeur-s-echappe-du-reacteur-3_3449219_1492975.html

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