• Oups ! L’austérité était une erreur… (FMI)

    Par Daniel Schneidermann, Fondateur d’@rrêt sur images

    Désolé d’interrompre la conversation nationale sur Depardieu, nouvelle idole des jeunes en Mordovie, mais je voudrais juste vous signaler une petite nouvelle, qui vous a peut-être échappé : l’austérité, c’était une erreur. Oui, je sais, rien de neuf, on n’arrête pas de le répéter ici, notamment dans les chroniques de l’éconaute. Mais cette fois, ce n’est pas seulement nous qui le disons.
    Ce sont deux types nommés Olivier Blanchard et Daniel Leigh. Vous ne les connaissez pas, je sais bien. Et vous avez des excuses : ils n’ont jamais revêtu la blouse nationale de Mordovie, et ne se sont pas prononcés, à ma connaissance, sur l’euthanasie des éléphantes. Ils n’ont donc aucune raison de passer au 20 Heures. Mais l’un (Leigh) est économiste au FMI, et l’autre (Blanchard), chef économiste dans la même estimable institution.

    Olivier Jean Blanchard est un macroéconomiste français, spécialiste de l’économie du travail. Il est professeur au Massachusetts Institute of Technology et depuis le 1er septembre 2008, chef économiste au Fonds monétaire international. Wikipedia

     

    Daniel Leigh

    Daniel Leigh est économiste au Département des études du FMI, où il travaille sur les Perspectives de l’économie mondiale. Il a également siégé aux équipes du FMI d’un certain nombre d’économies de marché émergentes, dont la Colombie, le Gabon, la Hongrie, la Lituanie et le Pérou. Ses intérêts de recherche se répartissent dans le domaine général de la macroéconomie internationale.

     

     

    Et donc, dans un colloque économique en fin de semaine dernière, ils ont admis un léger bug dans les calculs. En fait, voyez comme c’est ballot, au FMI, dans un moment de distraction, ils ont mal réglé leurs ordinateurs. Et ils avaient juste sous-estimé l’impact négatif des politiques d’austérité sur la croissance.

    Faux coefficient de calcul

    En gros, ils ne pensaient pas que l’austérité assécherait à ce point la demande, et donc l’économie. Si si, je vous jure que c’est vrai, leur coefficient de calcul était faux, la reconnaissance de la grosse boulette est attestée sur des sites sérieux, ici ou .

    Ils ne savaient pas, comme le rappelle Paul Krugman dans le New York Times, qu’en économie, mes dépenses sont tes revenus, et mes revenus sont tes dépenses. Ça doit être une question de formation continue. Il faudrait accorder quelques jours par an de formation continue aux chefs économistes du FMI.

    Évidemment, ce n’est pas le FMI, en tant qu’institution, qui reconnaît qu’elle s’est trompée. Ces choses-là ne se font pas. Blanchard et Leigh, ils ont bien pris soin de le préciser, s’expriment à titre personnel. Bien sûr, bien sûr. Et c’est forcément pour cette raison qu’à l’heure où j’écris, cette nouvelle a totalement échappé aux médias français (à quelques exception près, ndlr de Rue89), et accessoirement au gouvernement français (comment l’ai-je apprise moi-même ? Parce que je suis abonné au compte Twitter d’un spécialiste des petits Mickeys, voyez le sérieux de mes sources !).

    Sinon, on imagine bien qu’on ne s’écharperait pas sur le nombre de demandes de naturalisations belges, sur le régime fiscal en Russie et sur l’euthanasie des éléphantes.

    Franchement, je ne vois aucune autre raison.

    http://www.rue89.com/2013/01/07/oups-lausterite-etait-une-erreur-fmi-238357

  • Les aveux de Michel Rocard

    Loi du 3 janvier 1973 sur la Banque de France :

    Cette loi a « interdit à l’État de se financer sans intérêt auprès de la banque de France » et l’a obligé à « aller se financer sur le marché financier privé à 4 ou 5 % .

    Il fait aussi un état des lieux sur la crise actuelle.

  • Olivier Delamarche le 08 janvier 2013 BFM Business

  • La France n’est plus un Etat ! par Marie-France Garaud

  • A voir absolument : Les nouveaux chiens de garde

    Les médias se proclament « contre-pouvoir ». Pourtant, la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appartiennent à des groupes industriels ou financiers intimement liés au pouvoir. Au sein d’un périmètre idéologique minuscule se multiplient les informations pré mâchées, les intervenants permanents, les notoriétés indues, les affrontements factices et les renvois d’ascenseur.

    En 1932, Paul Nizan publiait Les Chiens de garde pour dénoncer les philosophes et les écrivains de son époque qui, sous couvert de neutralité intellectuelle, s’imposaient en gardiens de l’ordre établi.
 Aujourd’hui, les chiens de garde, ce sont ces journalistes, éditorialistes et experts médiatiques devenus évangélistes du marché et gardiens de l’ordre social. Sur le mode sardonique, Les Nouveaux chiens de garde dressent l’état des lieux d’une presse volontiers oublieuse des valeurs de pluralisme, d’indépendance et d’objectivité qu’elle prétend incarner. Avec force et précision, le film pointe la menace croissante d’une information pervertie en marchandise

  • Tous les signes liés à la performance et à la richesse sont ici stigmatisés

    « Ça va être dur«  a prévenu François Hollande au sujet de 2013.

    Quelle sera donc la première victime économique de 2013 à se plaindre ?Oui. Tu as deviné. Un grand patron. (c’était facile) Mais pas n’importe lequel. Une des plus grosses rémunérations de l’an passé: Maurice Levy, 4,6 millions  + prime de 16 millions (en prévision de la fameuse année qui sera rude).

    Dans une interview donnée à L’Express; le PDG de Publicis alerte le peuple de France, sans pathos aucun, sur le drame humain qu’il traverse, lui, pas le peuple de France.

    Âmes sensibles s’abstenir, c’est un modèle du genre à classer dans le portfolio « Les riches ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnait » à côté des plus belles flaques de Serge Dassault.
    Maurice débute pourtant normalement, en TINA de croisière, se réjouit même de l’obsession gouvernementale à se caler sur les 3% de déficit. Mais après de sombres pronostics économiques (à cause des 35 heures bien sûrl), la 216e fortune de France s’inquiète du manque de lisibilité du cadeau de 20 milliards euros qu’il a obtenu. Si si.Car Maurice Lévy est aussi le boss de l’AFEP (Association Française des – grosses – Entreprises Privées) dont le lobbying n’est pas étranger au cadeau fiscal accordé aux entreprises (CICE) financé  sur la future consommation des Français.

    Disons-le franco, Momo n’a pas la pèche. 20 milliards pour ses poteaux c’était peut-être pas une si bonne idée:  « La vertu, en matière fiscale, c’est la simplicité: il eût été beaucoup plus efficace et bien plus simple de réduire les charges sociales pour les entreprises. »  Comme quoi pas la peine de palabrer des heures sur l’ingéniosité de nos « capitaines d’industrie » supposée justifier leurs rémunérations exorbitantes pour les retenir en France alors que, en matière de fiscalité, la sophistication de leur raisonnement tient en un tweet de Nadine Morano: Ne payer rien ni personne, ce serait tellement plus génial.

    Mais, voilà qu’au détour d’une question sur le moral des Français, l’interview glisse trankilou de l’économique au social, bref de l’entrepreneur au rentier ou, plus précisément, à la défense d’une minorité opprimée dont le droit à la parole est perpétuellement bafoué: les ultra-riches.
    A la question « Et les Français ne vont pas bien… » Maurice, que l’on surnomme dans le milieu the lonesome jackpot (le jackpot triste), répond que le « pays a du mal à vivre en harmonie avec tout ce qui symbolise la réussite, l’argent ou le succès. Tous les signes liés à la performance et à la richesse sont ici stigmatisés. »

    « ..Et il m’a dit: toi tu me fous les glandes, arrache-toi de là t’es pas de ma bande. 
    la la la.. et marche à l’ombre. »

     

    Moi qui croyais benoîtement que les ménages Français étaient à 15 euros près, galérant sans fin pour régler leurs factures d’énergies, se chauffer, offrir une boite de playmobils (les vrais, pas les low-cost empoisonnés) à leurs mômes à noël, se loger, manger pour certains… Non, le vrai drame pour Maurice est que les Français vivent mal « la performance » et « la richesse » des autres. Enfin d’une poignée (parce qu’à son niveau, ils ne sont pas des milliers dans ce pays). Note ici comme Maurice associe les deux mots. Si tu es « riche » c’est que tu es « performant« . En toute logique syntaxique, on en déduira l’inverse: le pauvre est une feignasse contre-productive.

     

    « Je connais peu de pays comme la France où l’on assiste à de véritables lynchages médiatiques visant des hommes et des femmes dont le seul tort a été de réussir dans la vie!« 

     

    Curieuse plainte émanant du patron d’une entreprise dont l’activité est liée à celle des médias (et comme c’est réciproque, la virulence du « lynchage » est somme toute condamnée à rester dans le domaine du light). Visiblement, les millions ne suffisent pas et, telle une Lorie payant l’exigence de son oeuvre d’un bannissement social bien cruel, Maurice Lévy a besoin d’amour. A travers le récit poignant de cette tragédie, puissent ces ingrats de pauvres, ne sachant déjà pas reconnaître leur bonne fortune de n’en avoir aucune, enfin réaliser que l‘argent fait d’abord le malheur de ceux qui en ont beaucoup ! 

    « Un tel climat m’inquiète: à vouloir donner un signal fort en direction des classes sociales les plus défavorisées, on en est venu à donner, concomitamment, un signal tout aussi percutant aux élites, qui se sentent mises au ban de la société« .

    Et oui, la stigmatisation de l’ultra-riche est un problème de société aussi crucial que la mise au ban des élites, contraintes à une pudique relégation en ghettos vidéo-protégés dans ces arrondissements parmi les plus injustement fleuris de France. En vérité, Maurice a raison: il faudra en finir un jour avec cette dictature des miséreux dont le mode de vie, gangrené par l’assistanat et les repas toujours plus cyniquement accommodés des restes de la veille, est valorisé à longueur d’ondes sur nos médias d’obédience communiste (un autre scandale de société sur lequel Jean-Michel Aphatie reviendra prochainement, et pour un prix modique, dans une trépidante enquête de tabouret).

     

    « Qu’avons-nous entendu durant la campagne de la présidentielle, qui a été d’une violence extrême? Il ne s’est pas agi de dire à celles et ceux qui incarnent la richesse ou la réussite de contribuer à l’effort de redressement, non. On leur a jeté à la figure que le fruit de leur travail et de leur réussite était tout simplement immérité, illégitime!« 

     

    En plus de ne pas trop se tenir au courant de l’actualité fiscale du moment, c’est-à-dire du retoquage par le Conseil Constitutionnel de la loi sur les 75% au-delà du premier million de revenu (dernières traces résiduelles de gauche dans ce gouvernement), le supplicié à 16 millions (dont on comprend que cette taxe précise aurait charcuté les jolis revenus 2012, ne lui laissant que 4 ou 5 millions, bref pas de quoi décemment tenir jusqu’à Carême) nous refait cette sordide campagne présidentielle où, à la nuit tombée, les bandes de socialistes lui jetaient des cailloux alors qu’il allait chercher de l’eau au puisard avec son vieux seau rouillé récupéré à Emmaüs:

     

    « On semble déjà avoir oublié la violence des attaques portées contre tous ceux qui gagnent de l’argent, des « parias » à qui l’on demande aujourd’hui de raser les murs. Il ne faut donc pas s’étonner que certains aient un sentiment d’exclusion. »

    « – Tu te souviens quand on était pauvres ?
    – Non.
    – Moi non plus. »
    Oui. Le porte-parole des ultra-riches a senti le souffle du boulet lors de la dernière campagne  et dans les semaines qui suivirent le triomphe des forces du mal. Rien de bien grave au final, juste une petite sueur printanière. Mais tout de même: quel inconfort moral de se faire reprocher au plus haut sommet de l’état (même pour de légitimes prétextes marketing) ses excès de rémunération. Faut pas jouer avec ça. Le souvenir de 1789 est encore bien gravé dans l’esprit des nantis. Ça commence par quelques populistes osant signaler des indécences humainement injustifiables dans la répartition des richesses et puis, si l’on n’y prend pas garde, on finit avec la tête massicotée en place de Grève devant deux ou trois milles énervés autour qui, sous la direction de Philippe Torreton, karoakétent en phonétique des chants révolutionnaires.
    Maurice explique d’ailleurs que c’est la violence des propos politique depuis quelques mois qui pousse (parait-il, j’attends qu’on me le confirme) les riches à s’expatrier. Alors que la violence sociale exercée, elle très concrètement depuis des années et dont on nous annonce qu’elle va s’accentuer en 2013, sur la majorité des français ne leur permet ni l’exode climatisé, ni de pleurer toutes les larmes de leurs corps entre deux Cognac dans les colonnes de L’Express.
    « Plus grave est l’état d’esprit des jeunes entrepreneurs et des cadres qui veulent travailler ou entreprendre ailleurs« .
    C’est de la vieille corde à pigeons mais, avec des médias conciliants, elle fonctionne toujours autant: assimiler le jeune entrepreneur et la grosse fortune pour en faire les associés d’un même combat fiscal. 
    Vient le vrai moment d’émotion de l’interview. Maurice a eu le sommeil perturbé pendant les fêtes au sujet des critiques au sujet de sa petite prime sur objectif. Perso j’ai rien entendu, mais bon s’il le dit:
    « Je me suis senti profondément humilié. »  S’en suit un raisonnement chiffré expliquant que, évidemment, il mérite sa rémunération.Soyons clair. Rien, strictement rien, ne vaut qu’un patron soit payé 10 fois plus que le plus petit salaire de sa boite. Et là, Maurice a bien pété le ratio. A vrai dire, à ce niveau je ne vois même pas pourquoi chercher à se justifier. Toute explication autre que l’égoïsme, l’avarice ou une pathologie de l’accumulation est soit de la branlette, soit la preuve que sa conscience le taraude quand même un peu.

    Signalant avoir été jeté dans la boue par les politiques (Ouh les méchants qui disent des gros mots sur une poignée de riches et puis, finalement, augmentent la TVA pour tous), Maurice exprime des regrets, en toute humilité: « On me reconnaît des qualités dans le monde entier, mais c’est dans mon pays, dans celui qui m’a accueilli, que l’on me piétine.« .
    Incroyable non, cette France qui martyrise les riches depuis 30 ans alors qu’ils n’ont jamais été aussi nombreux et aussi riches ?
    « Mais je vois bien dans mon entourage, chez les jeunes notamment, ce sentiment qui monte: quittons ce pays, partons loin! Or la France, qui risque de franchir bientôt le cap des 3,5 millions de chômeurs, n’a besoin que d’une seule chose en ces temps mauvais: retrouver de la cohésion et de la compétitivité. Et cela, qu’on le veuille ou non, ne peut se faire qu’avec ceux qui font tourner son économie, c’est-à-dire les entreprises et leurs dirigeants« .
    Et hop, ni vu ni connu Maurice Lévy fait le lien entre le traitement qui lui est réservé (ou plutôt qu’il fait croire qu’il subit) et « les jeunes » de son « entourage » (sérieux, si vous avez des photos: je prends). La finesse du raisonnement mérite un ralenti pour mieux en saisir l’essence: 
    1 / Maurice Levy gagne 16 millions.
    2 / Maurice Levy est essentiel aux emplois
    donc
    3 / Maurice Levy mérite ses 16 millions.
    Dans le même temps, le patron prendra soin de glisser les chiffres du chômage et de rappeler l’impératif de compétitivité, les deux leviers essentiels pour un bon dumping salarial pour les autres, ceux d’en dessous : en gros tout le monde.
    Bon Maurice. Je sais bien que tu bosses dans la pub et que donc le bullshit est ton métier, et qu’on ne va pas laisser le monopole du pleur aux acharnés du DAL ou aux Restos du coeur, même avec une hausse de 25% des inscriptions cet hiver, mais quand même: c’est pas un peu fini la comédie ? 1 / Deux ans plus tôt, tu demandais à payer plus d’impôts. A croire que ton soucis de cohésion nationale est proportionnel à la popularité des socialistes dans les sondages.

    2 / Va vivre avec 700 euros par mois, après ça on reparlera de stigmatisation et du sentiment d’être piétiné. 

    3 / Les Français se contrefoutent de ton argent. Eux veulent juste de quoi vivre décemment et pouvoir espérer meilleur pour leurs enfants. Ils sont prêts à encore faire à un effort pour peu que « les élites » comme tu les appelles donnent l’exemple à la hauteur de leurs rémunérations au lieu d’en foutre partout avec leurs sanglots dès qu’on leur parle mal ou qu’on leur prend trois centimes sur leurs centaines millions histoire de contribuer au bien commun.

    Ton effort appuyé pour raviver la lutte des classes, plus efficace que la plupart des tribunes de gauche, méritait néanmoins d’être signalé.

     

    Source : http://sebmusset.blogspot.fr/2013/01/Maurice-Levy-Riches-Express.html

     

  • Comment l’Europe est en train de transformer l’eau du robinet en marchandise en toute discrétion

     Soutenue par des multinationales, la Commission européenne pousse secrètement à la privatisation de l’eau en Europe, affirme le site de la télévision allemande « Monitor ». L’accès à l’eau de qualité est reconnue comme un droit fondamental par l’ONU, mais si ces multinationales parviennent à obtenir ce qu’elles souhaitent, elles pourront se partager un pactole constitué de milliards d’euros.

    La Commission a commencé à promouvoir la privatisation de l’eau pour les pays touchés par la crise et qui ont bénéficié de plans d’urgence, comme la Grèce et le Portugal par exemple. La troïka a parfois imposé cette privatisation, qui est alors expressément prévue dans les contrats qu’elle leur fait signer. En Grèce, les grands aqueducs d’Athènes et de Thessalonique ont été vendus. Pour le consommateur, la privatisation a des conséquences importantes. Au Portugal dans la ville de Pacos de Ferreira où la compagnie des eaux « Aguas de Portugal » a été privatisée, la facture d’eau a augmenté de près de 400% en quelques années, et chaque année, elle continue d’augmenter au rythme de 6%. Mais ce n’est qu’un début, affirme Monitor : la Commission cherche désormais à étendre cette privatisation aux autres pays européens.

    Selon Heide Rühle, une parlementaire allemande européenne qui représente les Verts allemand, l’UE met tout en œuvre pour imposer discrètement la privatisation de l’eau en Allemagne. D’après le commissaire européen Michel Barnier, cependant, la décision de la fourniture de l’eau sera toujours entre les mains des municipalités, et il s’agit simplement de leur donner la possibilité de faire appel à un partenaire privé réglementé pour le bénéfice du consommateur.

    Or, une étude menée par l’Université de Barcelone en 2010 indique que la privatisation de l’eau n’a pas toujours favorisé la baisse des prix, et que dans certains cas, la qualité de l’eau s’est dégradée, parce que les entreprises privées qui ont pour objectif premier de réaliser des bénéfices ont une tendance à moins entretenir et rénover l’infrastructure. Les promesses faites au moment de la privatisation sont rarement tenues.

    Pour les investisseurs, l’eau est devenue une marchandise de premier plan. Le marché de l’eau représente chaque année des centaines de milliards d’euros en Europe, et les grandes multinationales tentent d’obtenir la signature de contrats. Les petites entreprises locales de l’eau ne peuvent pas rivaliser avec les prix de dumping que peuvent offrir les grandes firmes telles que Veolia, RWE, Gelsenwasser et Thames Water. Ces société font du lobbying et elles conseillent les Eurocrates. La Commission européenne est par exemple guidée par un groupe de pilotage qui comprend des représentant des grandes firmes de distribution d’eau.

    Des groupes de défense protestent contre cet état de choses. Ils se réfèrent à des expériences passées comme à Londres, Bordeaux et Berlin, où la qualité de l’eau s’est dégradée suite à la privatisation : tuyaux pourris, contamination de l’eau potable, et ajout de chlore pour maintenir l’hygiène.

    Le 15 mai 2011, un groupement d’associations, dont ATTAC, a ainsi adressé un courrier à la Commission pour manifester son mécontentement et réclamer la fin des mesures visant à privatiser l’eau. Le 26 septembre de cette année, ce courrier recevait une réponse de la part de Gabriele Giudice, le Responsable du bureau de la Grèce pour la Commission des Affaires Economiques et Financières, expliquant que la privatisation permettrait de réduire la dette publique, qu’elle permettrait d’augmenter « l’efficacité des entreprises, et, par extension, la compétitivité de l’économie dans son ensemble, tout en attirant les investissements directs internationaux». Cependant, la Commission n’a pas fourni plus de détails pour étayer ces affirmations.

    L’eau doit elle être un droit fondamental humain ou une mine d’or pour des multinationales ? « Bruxelles a déjà tranché : à l’avenir, l’eau appartiendra plutôt aux firmes multinationales, plutôt qu’à chacun d’entre nous », conclut Monitor.

    http://www.express.be/business/fr/economy/comment-leurope-est-en-train-de-transformer-leau-du-robinet-en-marchandise-en-toute-discretion/183658.htm

  • Je vous souhaite une santé aussi bonne que celle du CAC 40

     Chères amies, cher amis, la crise est finie : on se tape des taux de croissance qui vont faire pâlir les Chinois, et les Etats-uniens vont passer de la dépression à la mélancolie. Ce n’est pas le succès de la marinière ou du Bleu de Bresse, mais… de nos grands groupes industriels et de services, qui ont appris à conquérir le monde.

    Le CAC 40 explose toutes les prévisions,  avec un gain annuel de 15 %. C’est le lupanar ! C’est la seule info qui aurait dû circuler ce 1° janvier, alors que nous avons assisté au défilé attristant de nos brochettes de cafards locaux. Il n’y a plus de gouvernement, il n’y a plus de parlement, il n’y a plus d’opposition, mais il reste des grands groupes français qui brassent fric à la pelle à partir de leur réussite économique.

    En 2010, le CAC 40 avait reculé de 2,15 %, et en 2011, de 17,9 %. Il a pratiquement tout rattrapé en un an. Surtout, nous sommes sur une courbe majestueuse : le CAC 40 était par terre en juin, et il a gagné 25 % en six mois.

    Bien sûr, tout ceci est dû à la vaillante politique du glorieux leader minimo, qui a repris l’agenda de Sarko en faisant Rungis et un service d’urgences pour les fêtes de fin d’année, plutôt que d’acheter normalement des cartes postales à Bormes-les-Mimosas avec la femme de sa vie.

    Euh… En fait, on m’explique que cette réussite ne doit rien à Monsieur Gochmole et doit tout au discours de la fin juillet de Mario Fraghi, président de la Banque Centrale Européenne, ancien de la Goldman Sachs, annonçant que la banque achèterait en tant que de besoin les emprunts des États européens en difficulté.

    Voilà où nous en sommes… Des gouvernements incompétents et diaphanes, et des grandes entreprises qui dominent le monde dès qu’elles ont un banquier.

    Vous n’aimez pas les patrons du CAC 40 ? Moi non plus ! Mais eux au moins n’ont pas fait comme les dirigeants politiques qui ont dépensé l’argent qu’ils n’avaient pas. Ca ne joue pas que pour l’Etat : les collectivités locales dépensent à tout va pour leur gloire.

    Le jeu politique est devenu un divertissement, et les choses sérieuses se passent dans les grands groupes. Ca plait ou ça plait pas, mais c’est comme ça. Voter Nicolas ou François, qui font la même politique, alors tout dépend des décisions du patron de la BCE ? Ouvrons les yeux et regardons les faits.

    Tiens, par exemple : le SMIC a bénéficié ce 1° janvier d’une hausse socialiste de 0,3%, ce qui correspond à un peu plus de 3 centimes socialistes de plus par heure normale.

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    Bonne année, bonne santé !

     

    Source : http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/archive/2013/01/02/je-vous-souhaite-une-sante-aussi-bonne-que-celle-du-cac-40.html

     

  • OGM: la Pologne interdit deux cultures transgéniques

    VARSOVIE – Le gouvernement polonais a interdit mercredi des cultures de maïs et de pomme de terre transgéniques, selon un communiqué officiel publié à l’issue d’une réunion du Conseil des ministres.


    Le cabinet du Premier ministre Donald Tusk a adopté deux arrêtés interdisant la culture de la pomme de terre Amflora du groupe BASF et du maïs MON 810 du groupe Monsanto, deux organismes génétiquement modifiés (OGM) autorisés dans l’Union européenne.

    Les deux arrêtés entreront en vigueur le 28 janvier.

    L’organisation écologiste Greenpeace a immédiatement salué la décision du gouvernement.

    Le gouvernement a tenu ses promesses, s’est félicité Greenpeace dans un communiqué.

    Le chef du gouvernement avait promis d’exclure les cultures OGM juste après le vote au Sénat (chambre haute) d’une loi autorisant l’enregistrement et le commerce des OGM sur le territoire polonais, jusqu’alors interdits.

    Selon M. Tusk, l’adoption de cette loi, entrée en vigueur le 1er janvier 2013, a été imposée par des règlements européens.

    (©AFP / 02 janvier 2013 16h54)

  • Julian Assange : « Apprenez. Défiez. Agissez. Maintenant ! »