• Olivier Delamarche 6 Novembre 2012

    « Quel que soit le candidat qui sera élu, rien ne changera car sinon le Système s’écroulera — Les bons chiffres de la Bourse sont purement artificiels — Les chiffres du chômage sont copieusement trafiqués. »

     

  • Un électeur filme une machine à voter qui choisit Romney quand il vote Obama

    C’est a priori un cas isolé, mais il fait beaucoup de bruit sur le Web. Un électeur a filmé son vote dans un bureau de Pennsylvanie. Sur la machine électronique, il choisit une première fois Obama, mais la machine comptabilise Romney. Avant qu’il confirme le vote, il essaie à nouveau. Même résultat.

    L’homme met alors la vidéo sur le site Reddit, et elle est immédiatement partagée et circule sur la Toile. Dans la description de la vidéo, il explique en détail les événements. Il précise qu’il est lui-même « un développeur informatique », et qu’il a vite compris que la machine était « mal calibrée », car quand il choisissait un autre candidat, comme l’écologiste Jill Stein, ça fonctionnait correctement. Il dit être prêt « à donner les rush originaux pour vérification sur demande ».

     La chaîne NBC a confirmé par la suite que la machine était bien défectueuse et a été retirée du bureau de vote. Dans un deuxième temps, Mathew Keeler, porte-parole de l’Etat de Pennsylvanie, a reconnu avoir reçu « une seule plainte » à propos d’une machine défectueuse. « Elle a été recalibrée et remise en circulation », a-t-il confié au magazine Mother Jones. Mais il n’était pas en mesure de dire s’il s’agissait de la machine filmée. « Nous pensons qu’elles sont probablement liées », a-t-il dit.

    « DIGNE D’UN PAYS DU TIERS MONDE »

    Avant les élections, démocrates et républicains ont demandé à de nombreux Etats de retirer certaines machines à voter par peur qu’elles soient mal calibrées. Les Etats en question, dont la Pennsylvanie, la Caroline du Nord, l’Ohio, le Nevada, et le Colorado, avaient refusé, estimant que le risque était quasi inexistant.

    Il s’agit du seul incident concernant une machine à voter confirmé jusqu’ici. Aux Etats-Unis, le vote électronique est assez commun, mais n’est pas du goût de tous. Mardi, le maire de New York, Michael Bloomberg, a parlé d’un système « digne d’un pays du tiers monde ».

     

    http://www.lemonde.fr/elections-americaines/article/2012/11/06/un-electeur-filme-une-machine-a-voter-qui-choisit-romney-quand-il-vote-pour-obama_1786651_829254.html?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter#xtor=RSS-3208001

  • Le nouveau plan d’austérité devant le parlement

    Le plan de rigueur serait adopté de justesse mercredi
    Vote sur le budget 2013 peut-être dimanche
    Les syndicats protesteront
    Chute de la popularité du gouvernement

    grèce manif mai2011

    ATHÈNES, 5 novembre (Reuters) – Le gouvernement grec a soumis ce lundi au Parlement son nouveau plan d’austérité de 13,5 milliards d’euros, un ensemble de mesures de baisse des dépenses, de hausse des impôts et d’assouplissements du marché du travail qui met à l’épreuve la coalition au pouvoir et suscite la colère d’une partie de la population.

    L’adoption de ce plan d’austérité, porté par le Premier ministre, Antonis Samaras, et celle du budget 2013 sont cruciales pour la Grèce afin de débloquer une tranche d’aide de 31,5 milliards provenant du plan de sauvetage accordé en mai par le Fonds monétaire international et l’Union européenne.

    En dépit du mécontentement populaire, le plan d’austérité devrait être adopté mercredi à une courte majorité. Juste après le plan d’austérité, les députés examineront le projet de budget 2013, sur lequel ils pourraient se prononcer dimanche.

    « Ce seront les dernières coupes dans les salaires et les retraites », a promis Antonis Samaras dans un discours prononcé au Parlement.

    « Nous avons promis d’éviter au pays de devoir sortir de l’euro et c’est ce que nous sommes en train de faire. Nous avons donnée une priorité à cet objectif parce que si nous ne parvenons pas à faire cela, tout le reste sera sans intérêt. »

    Faute d’une nouvelle tranche d’aide, la Grèce ne sera pas en mesure d’honorer une échéance de 5 milliards d’euros d’emprunts arrivant à maturité le 16 novembre.

    L’essentiel de la tranche attendue devra permettre de recapitaliser le secteur banccaire grec et de relancer le crédit, une étape présentée comme indispensable au redémarrage de l’économie.

    GREVE

    Les puissants syndicats du public et du privé appellent à une grève générale de 48 heures à partir de mardi matin pour protester contre ces réformes et ils prévoient une grande manifestation dans les rue d’Athènes.

    Des arrêts de travail sont notamment prévus dans la presse, la santé, les transports publics et la distribution.

    Les syndicats estiment que les mesures prévues ne feront qu’aggraver une récession qui a amputé de 20% le produit intérieur brut (PIB) du pays depuis le début de la crise et porté le taux de chômage à 25%.

    L’austérité a déjà coûté cher aux partis au pouvoir dans l’opinion: selon un sondage PULSE publié vendredi, la cote de popularité de Nouvelle Démocratie dans l’opinion est tombé à 22%, contre 30% lors des élections de juin dernier, celle du Parti socialiste (Pasok), son principal partenaire, à 7% contre 12,3%.

    La Gauche démocratique, le plus petit des trois membres de la coalition, a quant à elle promis de s’opposer à la baisse des salaires et des pensions de retraite ainsi qu’à la suppression de l’indexation des rémunérations sur les prix.

    L’un des députés du Pasok a démissionné la semaine dernière en signe de protestation contre les nouvelles mesures d’austérité et cinq autres ont annoncé qu’ils ne voteraient pas le plan.

    Mais même sans ces défections, Nouvelle Démocratie peut espérer réunir une majorité de 154 voix sur 300 lors du vote qui devrait avoir lieu mercredi.

    « Nous n’allons pas reculer maintenant, alors que nous en somme à la dernière étape », a déclaré dimanche le chef de file du Pasok, Evangelos Venizelos.

    La « troïka » composée du FMI, de l’UE et de la Banque centrale européenne a accordé un délai supplémentaire à la Grèce pour dégager un excédent budgétaire primaire (hors service de la dette) de 4,5%.

    Cela devrait donner une bouffée d’oxygène à l’économie grecque, mais le gouvernement a annoncé mercredi que la récession devrait être plus marquée en 2013 qu’initialement prévu et que la dette devrait culminer à 192% du PIB en 2014, soit 10 points de plus qu’attendu jusqu’alors.

    Cela a nourri les spéculations sur l’éventualité d’un nouveau plan de restructuration de la dette grecque, ce qui est un point de discorde entre le FMI et l’Allemagne, premier créancier européen du pays. (avecn Renee Maltezou, Constance De Cambiaire pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

  • Goldman Sachs reste au-dessus des lois

    C’est une bien étrange manière de marquer le cinquième anniversaire du début de la crise financière : Goldman Sachs, la banque qui symbolise toutes les déviances de Wall Street et du monde financier, ne sera pas inquiétée par la justice. Les autorités fédérales américaines ont annoncé, jeudi 9 août, qu’elles avaient clos les enquêtes menées sur le géant bancaire. « Il n’y a pas de base solide pour engager une procédure criminelle contre la banque ou ses employés», a expliqué le ministère de la justice.

    Le dossier, pourtant, semblait épais. Il portait sur le sujet le plus emblématique de la crise : les agissements de la banque sur le marché des subprimes, ces produits à l’origine du déclenchement de la crise. Le président de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, était même soupçonné de parjure pour avoir menti sous serment devant les sénateurs américains.La justice américaine s’était saisie du dossier après une enquête particulièrement destructrice d’une commission sénatoriale sur les origines de la crise financière. Pendant dix-huit mois, elle avait entendu de nombreux témoins, auditionné les principaux responsables bancaires, décortiqué des milliers de documents et de courriels internes. Dans un très long rapport, ils avaient mis à nu toutes les dérives de Wall Street, pour finir par un constat accablant : « La crise n’a pas été le résultat d’une catastrophe naturelle, mais celui de produits financiers complexes et à haut risque ; de conflits d’intérêts tenus secrets et de l’échec des régulateurs, des agences de notationet du marché lui-même à brider les excès de Wall Street. »Goldman Sachs tenait dans ce rapport une place de choix. Les sénateurs y confirmaient les révélations de la presse, notamment celles de Michael Lewis dans son ouvrage The big short (Le casse de siècle dans son édition française), sur le rôle de la banque dans le marché hypothécaire immobilier. Avec la Deutsche Bank, dont le poids a été aussi prépondérant dans cette affaire, Goldman Sachs a été l’acteur principal de toute l’invention financière –CDO, RMBS, CDS– dont on découvrira la toxicité par la suite. Durant les belles années, la banque a émis pour plus de 100 milliards de dollars de produits titrisés sur l’immobilier.Maximiser le profit

    Dès décembre 2006, Goldman Sachs voit les signes annonciateurs de la catastrophe: les défaillance des ménages, incapables d’honorer leurs mensualités, se multiplient. A cette date, Goldman détient plus de 15 milliards de dollars de subprimes et de produits titrisés en portefeuille. L’ordre est donné de vendre à tout prix. La banque invente notamment le fonds Abacus, où elle met une partie de ses produits toxiques, qu’elle s’empresse de vendre à ses clients. Pendant ce temps, Goldman Sachs spécule à la baisse sur les mêmes produits. La tromperie générale est organisée.

    Durant les auditions, les sénateurs découvriront l’envers du décor : le fameux trader Fabrice Tourre, qui se présente comme dans ses mails comme un génie du mensonge ; les courriels internes de la banque où les différents traders utilisent le terme de «rats» pour parler de leurs clients, ou de « volaille à plumer » lors du scandale du Libor. D’une mine contrite, Lloyd Bankfein, qui se présentait quelques mois auparavant comme le banquier qui faisait l’œuvre de Dieu, assura la main sur le cœur aux sénateurs qu’il n’était au courant de rien, et qu’il regrettait profondément ces agissements non conformes à la culture de la banque.

    Et pourtant, l’enquête sénatoriale prouvera que la direction de Goldman Sachs ne pouvait rien ignorer. Dès décembre 2006, le département « crédits hypothécaires et subprimes » avait été placé sous le pilotage direct de la direction générale de Goldman Sachs, qui surveillait au jour le jour l’évolution de la situation. En quelques mois, l’exposition de la banque sur les subprimes tombe de 15 à 2 milliards de dollars. Pendant ce temps, ses positions de vente à découvert sur les mêmes produits passent de 1 à 13,6 milliards de dollars. En novembre 2007, Lloyd Blankfein écrit un mail éloquent à ce sujet aux principaux responsables de la banque : « Nous n’avons pas été totalement épargnés par le désordre des subprimes. Mais nos pertes ont été largement compensées par nos gains sur les ventes à terme. »
    exposition de Goldman Sachs aux subprimesexposition de Goldman Sachs aux subprimes© rapport du sénat américain

    Quant au changement de comportement de la banque, seuls les naïfs y croient. Dans une lettre de démission incendiaire, publiée dans le New York Times, un salarié résumait les « grands principes » d’un Goldman Sachs, obnubilé par sa propre richesse. « La banque a changé sa façon de penser le leadership (…) Aujourd’hui, si vous faites assez d’argent pour l’entreprise , vous serez placé en position d’influence », écrit-il. « Il a trois moyens rapides de devenir un dirigeant : a) persuader les clients d’investir dans des titres ou des produits dont vous essayez de vous débarrasser parce qu’ils sont jugés pas assez profitables ; b) amener vos clients à négocier un quelconque produit qui rapportera le maximum de profit à Goldman ; c ) vous trouver vous-même sur un siège où votre travail est de négocier n’importe quel produit illiquide et opaque avec un acronyme de trois lettres », dénonce-t-il.

    Malgré ces lourdes charges, le ministère de la Justice indique qu’il « est arrivé à la conclusion que la charge de la preuve pour mener une procédure judiciaire était insuffisante, compte tenu de la loi et des faits, tels qu’ils apparaissent actuellement ». En d’autres termes, la justice n’a pas suffisamment les moyens légaux pour engager une action en justice. Le ministère souligne, toutefois, qu’il est prêt à rouvrir le dossier, si des éléments nouveaux apparaissent.

    «Personne n’est en prison»

    Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, Goldman Sachs a appris le même jour, que la SEC, l’autorité boursière de New York, refermait, sans donner suite, une autre enquête sur ses ventes de produits titrisés. La banque était accusée d’avoir vendu d’autres subprimes en décembre 2006, en trompant ses clients. Mais là encore, la SEC n’a rien trouvé à redire.

    « Nous sommes très contents de voir ce sujet derrière nous », s’est félicité un porte-parole de la banque. Comment ne pas l’être ! Elle a échappé à tout. Goldman Sachs s’est juste acquitté d’une amende de 500 millions de dollars en 2009 auprès de la SEC pour couper court à une action judiciaire sur ses agissements dans les subprimes. La seule action au civil, qui est encore en cours, est menée contre son trader Fabrice Tourre.

    Les commentaires ont été nombreux sur les sites de presse américians à la suite de la publication de cette information. Certains rappellent avec insistance que Goldman Sachs est un grand donateur des campagnes présidentielles. Comme le reconnaissait avec cynisme un trader de la banque, interrogé par la BBC, à l’automne dernier : « Ce ne sont pas les gouvernements qui dirigent le monde. C’est Goldman Sachs qui dirige le monde », avant d’ajouter qu’il espérait une récession, « car il y avait beaucoup d’argent à se faire en cas de crise ».

    La décision du ministère de la justice, en tout cas, paraît lourde de conséquences. Wall Street va continuer à jouir d’une totale immunité. « Ces annonces sont aussi les dernières indications que les enquêtes fédérales sur la crise financière faiblissent, alors que le temps de la prescription approche », note le New York Times. « Depuis le début de la crise, personne n’est en prison », n’a cessé de s’affliger Charles Ferguson, réalisateur du documentaire Inside Job, dévoilant toutes les turpitudes de Wall Street. Les derniers événements lui donnent malheureusement encore raison.

    source: http://www.mediapart.fr

  • La liste des 93 produits toxiques de la fumée de cigarette

  • Gérard Longuet assume son bras d’honneur à Alger

    Au moment du générique de l’émission de Public Sénat , est tombée une dépêche AFP relayant la demande du ministre algérien des anciens combattants de reconnaissance par la France des crimes commis pendant la colonisation ( Ce jeudi nous sommes le 1 er novembre , date anniversaire de l’insurrection algérienne contre la France ) .Quand la journaliste lui en parle ,Gérard Longuet , ex ministre de la Défense répond par un bras d’honneur. Regardez ….

     

  • Avec un masque, Big Brother ne vous reconnait pas, ça doit jouer…

    Le Parlement canadien a adopté une loi qui punit de dix ans derrière les barreaux le port d’un masque dans une manifestation. Il espère pouvoir plus facilement s’attaquer aux groupuscules radicaux qui avaient attiré l’attention lors du «Printemps érable».

    Cette mesure doit permettre de lutter contre le «vandalisme et (…) la violence perpétrés par pure provocation», a assuré devant la Chambre des communes le député conservateur Blake Richards, qui en est l’auteur.

    «Nous sommes aux prises avec un danger réel et croissant. Les membres du Black Bloc incitent des manifestants à prendre part à des émeutes partout au Canada», avait-il expliqué lundi lors de la présentation du texte.

    La loi (C-309) a été adoptée par 153 voix contre 126.

    Elle prévoit 10 ans d’emprisonnement pour les individus masqués «sans excuse légitime» participant à une émeute, cinq ans s’il s’agit d’une manifestation illégale.

  • Allemagne : Le « testaments » des banques

    Francfort (awp/afp) – Le gendarme financier allemand BaFin a demandé vendredi aux banques du pays jugées systémiques de préparer leurs « testaments », soit les documents détaillant la façon dont elles souhaiteraient être réorganisées ou démantelées en cas de crise menaçant leur survie.

    De par leur taille et la diversité de leurs activités, plus d’une quinzaine de banques allemandes représentent une menace pour l’ensemble de l’économie du pays voire au-delà en cas de faillite, selon le BaFin.

    Le premier institut de crédit d’Allemagne, Deutsche Bank, devra remettre en priorité son « testament » d’ici la fin de l’année.

    Deutsche Bank est en effet la seule banque allemande à faire encore partie d’une liste de 28 banques systémiques de rang mondial actualisée jeudi par le Conseil de stabilité financière (FSB). Cet organe a été mandaté par les pays du G20 pour renforcer la législation bancaire au niveau international.

    Commerzbank, la deuxième banque du pays, a été sortie de la liste du FSB car elle a considérablement réduit sa taille depuis la crise financière. Le BaFin prévoit que le groupe remettra son « testament » dans le courant de l’année prochaine.

    Les autres instituts de crédit que le BaFin juge systémiques, comme les banques publiques régionales (« Landesbanken »), auront jusqu’à fin 2013 pour formuler leurs volontés.

    « En tant qu’élément d’une gestion des risques étendue, un plan d’assainissement sert à être en mesure de maîtriser des situations futures de crise et ainsi à renforcer la résistance d’un institut de crédit », justifie le BaFin dans un communiqué.

    « La problématique du +too big to fail+ (trop grand pour être mis en faillite) peut être ainsi approchée plus efficacement », ajoute l’autorité allemande, qui entend jouer un rôle pionnier en Europe en la matière, alors que les Etats-Unis ont déjà tracé la voie.

    L’objectif est notamment d’éviter autant que possible le recours à des aides publiques. Lors de la crise financière de 2008-2009, le gouvernement allemand avait ainsi dû sauver Hypo Real Estate et Commerzbank en leur injectant des milliards d’euros, au grand dam du contribuable.

    Il avait dû nationaliser HRE et détient toujours 25% plus une action du capital de Commerzbank.

    Source: Agence de presse via Romandie

  • Fukushima s’enfonce t-il ?

    L’expert nucléaire Arnie Gundersen vient, avec d’autres, de sonner l’alerte : le bâtiment n°4 de Fukushima s’enfoncerait dans le sol de façon inégale. lien

    Information inquiétante si l’on veut bien se souvenir que c’est dans la piscine de refroidissement de ce bâtiment que se trouvent un très grand nombre d’assemblages nucléaires. En effet, ce bâtiment se détériore rapidement, et si la piscine, laquelle se trouve perchée à 30 mètres de hauteur, (photo) venait à basculer, les 264 tonnes, représentant 1535 assemblages nucléaires, monteraient en température provoquant une situation quasi ingérable. lien

    Ce qu’a confirmé Robert Alvarez, ancien haut responsable du département de l’énergie sous Bill Clinton : « si un tremblement de terre ou tout autre évènement venait à affecter cette piscine, il pourrait en résulter un incendie radiologique catastrophique, avec près de 10 fois la quantité de césium 137 qui s’est propagée à la suite de l’accident de Tchernobyl ».

    En effet la piscine de ce bâtiment n°4 est surchargée de combustibles, certains sont neufs, et chacun sait que s’ils venaient à être en contact direct avec l’air, ils se mettraient à atteindre des températures telles qu’il deviendra très compliqué d’arrêter cette progression. lien

    Actuellement ces assemblages sont sous une épaisseur protectrice de 8 mètres d’eau, et des experts avaient émis l’hypothèse qu’au début de la catastrophe, cette piscine se serait vidée en partie de son eau, provoquant un début de fonte des gaines contenant le combustible nucléaire. lien

    Déjà en août dernier, le professeur Koichi Kitazawa, à la tête de JST (agence japonaise pour les Sciences et la Technologie) craignait que le « pire puisse advenir », qui menacerait la survie du Japon. lien

    Mitsuhei Murata, ancien ambassadeur du Japon en Suisse, a fait une analyse lucide de la situation, expliquant qu’en réalité, c’est parce que les USA ont 31 centrales nucléaires du même type que celle de Fukushima, que le gouvernement US fait tout son possible, en accord avec le gouvernement japonais, pour masquer la réalité.

    L’ex ambassadeur affirme que suite à l’explosion d’hydrogène qui a frappé le bâtiment n°4, le sol s’est affaissé de 80 cm, provoquant un danger d’effondrement de l’unité 4.

    Si cela arrivait, les assemblages entreraient en fusion, et personne ne pouvant approcher, cela pourrait finir par concerner tous les autres bâtiments, provoquant la fusion des 14 225 assemblages encore présents sur le site de Fukushima Daïchi.

    L’accident qui en résulterait signerait, d’après lui, la disparition du Japon, mais affecterait aussi le monde entier. vidéo

    Le bâtiment s’enfonce-t-il donc ?

    On se souvient en effet qu’au mois de mai 2012, de nombreux observateurs avaient affirmé que le bâtiment n°4 de Fukushima penchait, et que son angle Sud-Ouest était « bombé », preuves à l’appui. lien

    Les mesures effectuées montraient à l’évidence, à un niveau constant de 13 mètres, la réalité d’un angle variant entre 6 et 33 mm. lien

    Pourtant, à l’époque, Tepco avait affirmé que le bâtiment ne penchait pas.

    Beaucoup de questions sont encore sans réponse au sujet de l’explosion d’hydrogène qui a frappé ce bâtiment, puisqu’à l’époque, le réacteur ne contenait pas de combustible.

    Alors Tepco a avancé une explication : ce serait l’hydrogène produit par la fusion du réacteur n°3 qui serait arrivé dans le n°4, par une soupape restée ouverte. lien

    Ce qui ne tient pas la route, l’explosion du réacteur n°3 ayant détruit la gaine de ventilation.

    Pour ne rien arranger, un incendie s’est déclaré le 19 octobre, affectant le bâtiment « extra-high swichching yard  » dans lequel se trouve un poste de transformation : il s’est étendu sur une surface de 700 m2 et aurait été maitrisé vers midi.

    Tepco affirme qu’il n’y aurait eu ni blessés, ni augmentation « significative » de la radioactivité, affirmation qu’il faut prendre avec prudence quand on sait comment l’entreprise s’y prend pour masquer la réalité. lien

    2 questions se posent : puisque ce transfo n’était pas « alimenté », comment est-il possible qu’il ait pu prendre feu ?

    L’autre question mettant un doute sur la zone réelle d’incendie, puisque la fumée filmée par une caméra semble provenir d’une autre zone (ouest et nord des bâtiments 1 et 2). vidéo

    Mais revenons à notre bâtiment n° 4 qui se met à jouer les « Tours de Pise ».

    Certains observateurs se posent la question de la « liquéfaction des sols ».

    Ce phénomène est bien connu des géologues : lors d’un tremblement de terre, il peut y avoir une « perte de cohésion  » du sol, celui-ci se mettant à couler comme un liquide.

    Or, lors du séisme du 11 mars 2011, des liquéfactions se sont déjà produites à plusieurs endroits. vidéo

    A Fukushima, des cassures, des fissures ont été constatées, et ça pourrait être la preuve d’une liquéfaction du sol, expliquant l’angle qu’est en train de prendre le bâtiment n°4.

    De plus le 22 octobre 2012, Arnie Gundersen dénonçait Tepco, lequel aurait utilisé les trucages permis par Photoshop, afin de cacher une fissure qui se trouvait à la base de ce bâtiment. lien

    D’autres experts avancent une autre explication : à l’automne 2010, l’unité n°4 était à l’arrêt, car l’exploitant devait remplacer le blindage du support du réacteur.

    Or les éléments très lourds déplacés (combustible, grues, dalles-couvercle, chapeaux en acier) représentaient pas moins de 900 tonnes et cette opération se positionnait à 40 mètres au dessus du piédestal de confinement, compromettant éventuellement la stabilité de l’ensemble. lien

    Pour terminer provisoirement, pour ceux qui auraient gobé la farce de la catastrophe « en phase d’être définitivement réglée », on apprend sans surprise, grâce à la revue américaine « sciences » du 26 octobre que la centrale continue à rejeter des éléments radioactifs dans l’Océan. lien

    De nombreux poissons qui, il y a un an, n’étaient pas contaminés par le césium 134 et 137, le sont maintenant. lien

    Ça concerne 40% des poissons péchés dans les environs de la centrale.

    Il faut savoir que le césium 137 à une « demie vie » (période) de 30 ans, c’est-à-dire qu’il perd la moitié de sa radioactivité au bout de 30 ans, puis la moitié du restant dans les 30 ans qui suivent…

    Ken Buesseler et Mitsuo Uematsu, de l’université de Tokyo ont déclaré qu’il s’agissait « du plus important rejet radioactif dans l’océan de toute l’histoire ». lien

    Ken Buesseler, qui est chimiste à l’institut océanographique de Wood Hole (Massachussets) ajoute : « il faudra faire plus qu’étudier les poissons pour prédire comment évolueront ces différents niveaux de contamination  ».

    La centrale continue donc de relâcher de la radioactivité, mais comment pourrait-il en être autrement, puisque les coriums ont joué les filles de l’air, et qu’ils relâchent en continu leur radioactivité.

    Au sujet de ces coriums, on commence à avoir une idée de leur parcours.

    Grâce à une campagne de mesures effectuées le 26 juin 2012, montrant une importante augmentation de la radioactivité en ce qui concerne le corium du réacteur n°1.

    Depuis le mois de mars 2011, « avalant » le béton a une vitesse estimée a quelques centimètres par heure, il n’a du avoir aucune difficulté à traverser les 8 mètres de béton servant de base au réacteur. lien

    Certains ont donc imaginé une possible fragmentation de celui-ci, surtout s’il a obliqué d’un coté ou de l’autre du réacteur, rencontrant une épaisseur d’eau d’environ 10 mètres, sous 2 petits mètres de béton, ce qui ne devrait pas le ralentir beaucoup si l’on se souvient que sa température se trouve aux alentours de 2500 °.

    A partir de là, il n’est pas difficile d’imaginer que le béton des fondations ayant « fondu » d’un coté, la structure du bâtiment ait été fragilisée, et que le bâtiment puisse pencher d’un coté.

    En attendant, Mitsuhei Murata n’a pu que constater que l’appel international qu’il a lancé afin de permettre à des experts du monde entier de prendre la situation en main avant l’irrémédiable, n’a pas rencontré beaucoup d’échos, d’autant que ni Tepco, ni le gouvernement Japonais ne semble décidé à « passer la main », et laisser des experts indépendants mettre leur nez dans la centrale dévastée.

    Les dernières nouvelles ne sont pas rassurantes : le niveau de la radioactivité des réacteurs 2 et 3 est en forte augmentation, et le niveau d’eau dans le réacteur n°1 est très bas. La plupart des barres de combustible de celui-ci ont fondu, et sont tombées au fond de la cuve.

    Tepco vient de découvrir 3000 tonnes d’eau très radioactive sous ce réacteur, rendant la situation intenable. lien

    Source : http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/fukushima-s-enfonce-t-il-124957

    Auteur : Olivier Cabanel

  • Olivier Delamarche, 30 Octobre 2012