• sarkozy pris en flagrant délit de mensonge par un militant #UMP

    En février 2014, une enquête du magazine Le Point18, accusant la société d’avoir surfacturé des prestations de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012, met en cause les liens d’amitiés entre les deux dirigeants de l’entreprise et Jean-François Copé, secrétaire général puis président de l’UMP 19.

    En mai 2014, Libération révèle que l’UMP a payé, pendant la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, 20 millions d’euros à Bygmalion, et affirme que certains des événements rétribués n’ont jamais eu lieu20. La filiale de Bygmalion Event & Cie fait l’objet d’une enquête préliminaire pour « faux, abus de biens sociaux et abus de confiance »21. Le 26 mai 2014 Me Patrick Maisonneuve, avocat de la société, déclare que Bygmalion s’est vue « imposer » des factures litigieuses « à la demande » de la direction de l’UMP, et explique que les fausses factures seraient un montage pour dissimuler les dépassements de frais de Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle de 201222. Au cours de l’enquête, Franck Attal, patron d’Event et Cie, déclare aux policiers que Bastien Millot et Guy Alvès avaient accepté la proposition faite par Jérôme Lavrilleux et Éric Cesari, de « rentrer dans l’irrégularité » par ce système de fausses factures, ce que Guy Alves confirme aux enquêteurs23.

    De nouveaux soupçons de surfacturation font surface le 25 juin 2014, avec un article du Canard enchaîné qui révèle que dès 2010, certaines prestations furent facturées par Bygmalion à l’UMP et à son groupe parlementaire « 700 fois le prix habituellement demandé par d’autres entreprises »24. L’hébergement mensuel du site de l’UMP a coûté 3 588 euros par mois en 2011 et jusqu’à plus de 22 000 euros pour le mois de novembre, une prestation qui d’ordinaire ne coûte que 5 à 21 euros par mois, soit « 250 à 1 000 fois moins cher »25. En 2010, Bygmalion a facturé 638 038,10 euros pour le site internet des députés UMP, une prestation qui d’ordinaire coûte aux alentours de 3 000 euros par an26. La lettre d’information du groupe UMP (trois paragraphes de texte, une photo et quelques extraits de discours), envoyée aux députés du parti, fut facturée 172 415,36 euros27. Autre exemple, le parti a payé 232 598,08 euros en 2010 pour la création de plusieurs «minisites» internet, en réalité « de simples pages d’accueil squelettiques ». Enfin, plusieurs personnalités de l’UMP furent rémunérées par Bygmalion, dont Guillaume Peltier et Geoffroy Didier28.

    Le 1er octobre 2014, après deux jours de garde à vue, Bastien Millot et Guy Alves sont mis en examen pour abus de confiance, complicité de faux et usage de faux par les juges chargés de l’information judiciaire ouverte pour « faux et usage de faux, abus de confiance et tentative d’escroquerie »29. Franck Attal, ex-patron de la filiale Event & Cie, est lui mis en examen pour faux et usage de faux. Le lendemain, Éric Cesari, ancien directeur général de l’UMP, Fabienne Liadzé, ex-directrice financière de l’UMP, et Pierre Chassat, ex-directeur de la communication de l’UMP, sont interpellés et placés en garde à vue30. Le 4 octobre, ils sont tous les trois mis en examen pour « faux, usage de faux et abus de confiance31 ».

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Bygmalion

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