• Siemens a vendu des équipements piégés à l’Iran

    TEHERAN – Un influent député iranien, Alaeddine Boroujerdi, a accusé le géant industriel allemand Siemens d’avoir vendu à son pays des équipements munis de mini-explosifs qui ont été repérés par les services secrets iraniens et retirés, selon des médias locaux dimanche.


    Interrogé par l’AFP, un porte-parole de Siemens, Alexander Machowetz, a catégoriquement démenti ces accusations, affirmant: Siemens n’entretient aucune relation commerciale en lien avec le programme nucléaire iranien et ne livre aucun équipement à cet effet.

    Il n’y a donc eu aucune livraison qui aurait pu être piégée, a-t-il ajouté.

    M. Boroujerdi, qui préside la commission parlementaire de la Sécurité nationale et des Affaires étrangères, a porté cette accusation lors d’un entretien avec le site d’informations du Parlement Icana (www.icana.ir/NewsPage.aspx?NewsID=206727).

    Les services de renseignements et de sécurité ont découvert des explosifs dans les équipements qui nous avaient été fournis pour nos activités nucléaires, a-t-il affirmé.

    Les charges devaient exploser (…) pour perturber l’ensemble du système. Mais, des experts iraniens ont réduit à néant le complot de l’ennemi, a-t-il affirmé à Icana. L’entreprise Siemens, qui a fourni cet équipement, devra répondre de cette action, a-t-il martelé.

    La chaîne iranienne Press TV a fait état de cette accusation.

    L’Iran accuse régulièrement les services de renseignements occidentaux ou israéliens de tentatives de sabotage, mais fournit peu de preuves.

    Néanmoins, quatre scientifiques nucléaires iraniens ont été tués ces deux dernières années, Téhéran accusant l’Etat hébreu, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne d’avoir organisé leur assassinat.

    L’Iran a aussi été la cible de virus informatiques élaborés, comme Stuxnet et Flame, qui visaient son programme nucléaire.

    Les grandes puissances et Israël, considéré comme l’unique détenteur de l’arme nucléaire dans la région, soupçonnent l’Iran de vouloir se doter de l’arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil, ce que Téhéran nie catégoriquement.

    (©AFP / 23 septembre 2012 15h24)

    Source : http://www.romandie.com/news/n/_Siemens_a_vendu_des_equipements_pieges_a_l_Iran__RP_230920121940-16-247753.asp

  • Julian Assange : ou quand les démocraties occidentales montrent leurs limites

    Le ministre des Affaires étrangères équatorien vient d’annoncer que son pays accordait l’asile politique à Julian Assange. Le ministre a également profité de son intervention pour faire part publiquement des pressions diplomatiques que son pays a subies pour le contraindre à livrer le fondateur de WikiLeaks aux autorités britanniques. Mais il est encore trop tôt pour se réjouir. Londres reste déterminé à extrader Julian Assange vers la Suède, pays dans lequel une plainte a été déposée à son encontre pour un rapport sexuel non protégé, une accusation qui, pour la justice suédoise, est assimilable à un viol.

    Les USA ont beau démentir toute pression sur Londres, personne n’est dupe, nous savons tous que l’extradition vers la Suède n’est qu’un premier pas pour extrader Julian Assange aux USA, pays dans lequel il pourrait comparaître devant un tribunal militaire. Comme l’a justement rappelé le ministre équatorien, Julian Assange pourrait être condamné à mort pour avoir permis la publication de 250 000 câbles diplomatiques américains.

    Le crime de Julian Assange

    Derrière les accusations fantasques de viol d’une plainte déposée peu après la publication de collateral murder, une vidéo où l’on voit un hélicoptère américain faire feu sur des journalistes, se cache une lutte de Washington pour faire venir Julian Assange sur son territoire et être en mesure de le juger. Mais le juger pour quoi au juste ? Il est en fait accusé d’espionnage pour avoir reçu anonymement ces câbles diplomatiques et avoir permis aux plus grands quotidiens nationaux du monde entier de publier ces câbles. Les rédacteurs en chef des quotidiens qui ont publié ces documents, ne sont, eux, pas inquiétés.

     

    Washington s’acharne donc ouvertement sur la personne de Julian Assange et fait pression sur Londres, qui ne semble avoir d’autre choix que de faire pression sur l’ambassade d’Équateur.

    Nous nous rappelons bien que tout a été fait pour faire taire WikiLeaks. Attaques informatiques par dénis de service, intimidations et même appels au meurtre par un sénateur américain ! Tout récemment, WikiLeaks était encore la cible d’attaques soutenues par dénis de service, ainsi que le site du Fonds de Défense de la Neutralité du Net qui collecte les dons pour WikiLeaks et dont votre serviteur est par ailleurs l’un des membres du conseil de gouvernance. Une plainte a d’ailleurs été déposée, pour l’instant sans aucun résultat concret, pas même un début d’enquête à notre connaissance.

    Que va faire le Royaume-Uni ?

    Londres pourrait annuler le statut diplomatique de l’ambassade d’Équateur dans laquelle le fondateur de Wikileaks est réfugié depuis maintenant deux mois, risquant ainsi une crise diplomatique majeure. Ceci constituerait à n’en pas douter une première mondiale pour un rapport sans préservatif !

    Les autorités britanniques semblent décidées à faire extrader Julian Assange coûte que coûte, probablement sous la pression américaine. La police encercle actuellement l’ambassade et se tient prête à y pénétrer, une intrusion qui violerait la convention de Vienne. Pour ne pas contrevenir à cette convention, la pirouette des autorités britanniques consiste donc à retirer à l’ambassade d’Équateur son statut diplomatique d’ambassade ! … Oui… pour un rapport sans préservatif !

    Cette situation est tout bonnement ahurissante et marque bien les limites d’un pays qui n’a décidément plus rien d’une démocratie. Qui peut décemment croire que les autorités britanniques puissent en venir là pour un motif aussi ridicule, ce, alors que Julian Assange n’a même pas été inculpé par la justice suédoise pour les faits qui lui seraient reprochés !

    Si Londres en venait à prendre une décision si démesurée, il serait alors du devoir des Nations unies et de l’Union européenne de réagir avec la plus grande fermeté à l’encontre des autorités britanniques.

    Nous nous rappellerons en tout cas de ce jour comme celui où l’Équateur a donné une grande leçon de droits de l’Homme au Royaume-Uni et aux USA, mais aussi à toutes ces autres « démocraties », la France en tête, cette France qui aurait dû se faire un devoir d’accueillir Julian Assange, au nom des valeurs qu’elle se doit de représenter.

     

    Pour suivre les mises a jour de l’affaire , allez sur l’article original : http://reflets.info/julian-assange-ou-quand-le-democraties-occidentales-montrent-leur-limites/

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