• Une nouvelle « usine à bébés » démantelée par la police

    Encore une histoire incroyable qui illustre la bassesse de certains êtres humains : c’est une véritable fabrique de nouveau-nés que la police nigériane a démantelée à Umuaka (Etat d’Imo). Une maison dans laquelle dix-sept adolescentes et jeunes femmes étaient enfermées.

    Elles y étaient mises enceintes par le gardien ou un homme de 23 ans présent sur place. Interdiction stricte de sortir. Un repas par jour. Le bébé leur était ensuite retiré à la naissance pour être vendu dans le cadre d’une filière qui reste à découvrir.

    Mais le fait est que onze enfants étaient dans cette maison de l’horreur quand la police est intervenue. Les voisins ne se doutaient de rien. Ils ont expliqué qu’ils prenaient le bâtiment pour un orphelinat ou un refuge pour mères.

    Cette affaire vient rappeler que le Nigeria est l’un des pays au monde où le trafic d’êtres humains est le plus important. La vente d’enfants y dépasse les niveaux habituels. La police n’en est d’ailleurs pas à son premier démantèlement de « fabriques de nouveau-nés ».

    En mai 2011, trente-deux jeunes femmes enceintes ont également été libérées dans l’Etat d’Abia. Dix-sept ont été découvertes en octobre de la même année dans l’Etat d’Anambra.

    JCC

    (Source : RFI)

  • Quelqu’un sais ou en est cette affaire ?

  • UE: stupeur de Rome sur un prétendu communiqué Madrid-Rome-Paris

    ROME – Le gouvernement italien a exprimé sa stupeur à propos d’un prétendu communiqué commun signé par l’Espagne, l’Italie et la France et exigeant l’application immédiate des accords du sommet européen de fin juin, dans un communiqué publié mardi en fin d’après-midi.

    Le gouvernement italien exprime sa stupeur à propos de l’initiative annoncée par le ministère espagnol des Affaires étrangères concernant une prétendue déclaration conjointe entre l’Espagne, l’Italie et la France, initiative dont le gouvernement n’est pas informé, a indiqué le palais Chigi, siège du gouvernement.

    Un peu plus tôt dans la journée, un communiqué publié sur le site du ministère espagnol des Affaires étrangères indiquait que les ministres des Affaires européennes de l’Espagne, de l’Italie et de la France avaient demandé l’application immédiate des accords du dernier sommet européen, à l’occasion d’un conseil Affaires générales qui s’est tenu ce mardi à Bruxelles.

    Cette information a également été démentie à Paris.

    Il n’y a pas eu de démarche commune avec l’Italie et l’Espagne. Je n’ai pas demandé d’application immédiate des accords. On suit les décisions prises au sommet européen et on travaille dessus, a déclaré à l’AFP le ministre français des Affaires européennes Bernard Cazeneuve.

    (©AFP / 24 juillet 2012 18h39)

     

    Source : http://www.romandie.com/news/n/_UE_stupeur_de_Rome_sur_un_pretendu_communique_Madrid_Rome_Paris59240720121841.asp

  • Flame: Israël justifie l’usage de virus

    Le ministre israélien des Affaires stratégiques Moshé Yaalon a justifié le recours à de puissants virus informatiques, comme la « cyber-arme » Flame, découverte récemment, afin de contrer la menace nucléaire iranienne.

    « Il est justifié, pour quiconque considère la menace iranienne comme une menace significative, de prendre différentes mesures, y compris celle-là, pour la stopper », a estimé Moshé Yaalon à la radio militaire, alimentant les spéculations sur une possible implication d’Israël dans ce programme informatique. « Israël est en pointe dans les nouvelles technologie et ces outils nous offrent toutes sortes de possibilités », s’est targué Moshé Yaalon, qui est aussi vice-Premier ministre.
    L’éditeur russe de logiciels antivirus Kaspersky Lab a annoncé avoir identifié un virus informatique au potentiel destructeur inégalé, baptisé Flame, et utilisé comme une « cyber-arme » contre plusieurs pays. « La complexité et la fonctionnalité du programme récemment détecté dépassent celles de toutes les autres cybermenaces connues à ce jour », a souligné la compagnie russe dans un communiqué.

    « Il ne ressemble en rien à ce que nous avons vu jusqu’à présent. C’est comme si on avait assemblé tous les programmes les plus malveillants pour en créer un seul », a expliqué à l’AFP Ilan Froimovitch, ingénieur en chef du représentant de Kaspersky en Israël, Power Communication. Le spécialiste a estimé probable que le concepteur de Flame soit un Etat ou un groupe d’Etat.
    « Il est peu vraisemblable qu’un individu ou même une compagnie privée puisse investir autant de temps et d’argent dans une telle initiative. Ce doit être l’oeuvre d’un gouvernement », a argué M. Froimovitch, qui s’est refusé à dire s’il croyait qu’Israël était derrière cette opération.
  • Affaire Karachi. Le juge Van Ruymbeke touche au but

    C’est un travail titanesque qu’a accompli Renaud Van Ruymbeke, en charge du volet financier de l’affaire Karachi. Une œuvre de «moine-soldat», souffle, ­admiratif, un avocat. Grâce à des milliers de documents bancaires récupérés au Liechtenstein, en Espagne et en Suisse – un véritable voyage au cœur de la finance offshore –, le juge a réussi à «reconstituer le circuit opaque» de dizaines de millions d’euros de commissions illégales versées lors de plusieurs contrats d’armement signés par le gouvernement d’Edouard Balladur en 1994. «Ces ­commissions, note le juge dans un procès-verbal consulté par Paris Match, ont donné lieu de façon systématique à d’importants retraits en espèces qui ont commencé en 1994, puis se sont développées à grande échelle en 1995.»

    Effectués à Genève, ­plusieurs d’entre eux ont eu lieu en avril et mai 1995, en pleine élection présidentielle française. Ils renforcent les soupçons d’un financement illégal de la campagne d’Edouard ­Balladur, dont le compte avait été crédité, le 26 avril, d’un mystérieux dépôt en liquide de 10,2 millions de francs. En filigrane de ce dossier explosif se profile aussi la piste d’un enrichissement personnel de dirigeants politiques français. Au total, au moins 71,7 millions de francs en espèces ont été retirés entre mai 1994 et novembre 1996 sur plusieurs comptes suisses. Le juge Van Ruymbeke ne manque pas de relever que l’immense majorité des retraits a été réalisé en francs français sur des comptes libellés en dollars ou en francs suisses. La preuve, selon lui, que cet argent était bien destiné à revenir en France. Reste à savoir à qui.

    L’étau se resserre autour de Thierry Gaubert. L’ancien chef de cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère du Budget a-t-il participé au rapatriement en France d’une partie des commissions des marchés d’armement? Le juge Van ­Ruymbeke le soupçonne fortement et vient de le mettre en examen pour «blanchiment aggravé». Selon les nouveaux éléments dont dispose le magistrat, Thierry Gaubert a ­effectué trois dépôts en liquide sur un compte ouvert à la banque Safdié, à Genève, les 2 et 24 mai, ainsi que le 12 juillet 1995. Montant total: 7 millions de francs. Une somme colossale pour un homme sans fortune personnelle.

    Le ­magistrat a relevé qu’à chacun de ses dépôts, des retraits d’espèces ont eu lieu aux mêmes dates, eux aussi à Genève, sur des comptes alimentés par l’argent des commissions. Ainsi, le 1er mai, la veille du premier dépôt de Thierry Gaubert, 5 millions de francs sont retirés d’un compte ­appartenant à un prête-nom, le cheik koweïtien Ibrahim Al-Sabah. Ce jour-là, l’homme d’affaires libanais Ziad ­Takieddine se trouve également à Genève. Pour le juge, il ne s’agit pas d’une coïncidence. Takieddine apparaît comme le pivot du dispositif mis en place pour écouler l’argent des commissions. «Contestez-vous avoir remis des espèces à M. Gaubert?» demande le magistrat à Ziad ­Takieddine. «Oui», se défend ce dernier. Renaud Van Ruymbeke dispose par ailleurs du témoignage de la princesse Hélène de ­Yougoslavie, l’ex-épouse de Thierry Gaubert, qui soutient qu’à cette époque, son mari et Takieddine se rendaient à Genève et revenaient avec des sacoches de ­billets, remises ensuite à Nicolas Bazire, à l’époque directeur de campagne d’Edouard Balladur.

    Thierry Gaubert devrait bientôt être réinterrogé sur l’origine de ces 7 millions. «Cet argent vient en partie de l’héritage du père de Gaubert, et en partie d’une opération financière réalisée avec l’industriel Gustave Leven, aujourd’hui décédé», assure à Match son ­avocat François Esclatine.

    Les preuves qui embarrassent Takieddine. Alors qu’il ne connaissait rien aux marchés d’armement, l’homme ­d’affaires a été imposé en 1994 comme intermédiaire par deux soutiens d’Edouard Balladur: le ministre de la Défense de l’époque, François Léotard, qu’il côtoyait depuis plusieurs années, et son conseiller, Renaud Donnedieu de Vabres. Au cours de ses auditions, Takieddine a toujours démenti être l’auteur des retraits en espèces. Pourtant, les éléments à charge contre lui s’accumulent.

    L’examen de ses justificatifs de voyage, imprudemment confiés à son avocat fiscaliste, prouve qu’il se trouvait bien sur les rives du Léman lors de la plupart des retraits. Ainsi, les 6 et 7 avril 1995, alors que 13 millions de francs sont retirés à Genève, il effectue un incroyable chassé-croisé entre Paris, Londres et Genève. «Pour quelle raison avez-vous multiplié ces allers-retours entre Paris et Genève si ce n’est pour aller chercher l’argent et le rapporter à Paris?» demande le juge à Takieddine.

    Tout aussi troublant, l’emploi du temps de Takieddine du 2 juin 1994. Ce jour-là, l’homme d’affaires loue une voiture à l’aéroport de Genève à 13h35. Il la rend à 15h40. Or, un retrait de 1 million de francs a lieu à 14 h 59, toujours à Genève, sur le compte de son ami Abdul Rahman El-Assir, l’autre grand bénéficiaire des commissions (voir encadré). ­Takieddine jure qu’il s’agit là d’un ­hasard. Pourtant, une instruction écrite ne laisse aucun doute: dans celle-ci, El-Assir demande à son banquier de remettre ce même jour la somme de 1 million de francs à… Takieddine. Devant l’obstination de ­Takieddine à nier les faits, Van Ruymbeke insiste: «Il ne s’agit pas de fabulation, mais de preuves. Maintenez-vous vos dénégations et pourquoi? A qui étaient destinées ces espèces? Et qui protégez-vous?» assène-t-il plusieurs fois. ­Takieddine s’emporte alors, entraînant la suspension de l’interrogatoire.

    Le circuit de l’argent

    Au total, cinq contrats d’armement ont été signés par le gouvernement Balladur en 1994: les contrats Shola, SLBS et Mouette pour la rénovation de frégates saoudiennes, Agosta pour la vente de sous-marins au Pakistan et Sawari II pour celle de trois frégates à l’Arabie saoudite. Pour dissimuler les versements de commissions, la Sofresa et la DCN (Direction des chantiers navals), les entreprises françaises chargées de ces opérations, ont utilisé une pléiade de sociétés écrans. Les fonds étaient ensuite encaissés par des structures offshore dans des paradis fiscaux, toutes liées à Takieddine ou à son ami El-Assir. En bout de chaîne, l’argent était retiré sur plusieurs comptes en Suisse : l’un «prêté» par le Koweïtien Ibrahim Al-Sabah, et deux autres détenus par El-Assir. Un montage complexe mais qui n’a plus aucun ­secret pour Renaud Van Ruymbeke.

    Source : http://www.parismatch.com/Actu-Match/Politique/Actu/Affaire-Karachi.-Le-juge-Van-Ruymbeke-touche-au-but-398918/

  • Inquiétudes autour du vote par Internet des expatriés

    Les Français de l’étranger pourront voter dès mercredi par Internet pour élire leurs députés à l’Assemblée nationale. Mais des voix s’élèvent contre un mode de scrutin jugé peu sûr.

    À partir de mercredi, et jusqu’au 29 mai, les Français établis à l’étranger auront la possibilité pour la première fois d’élire leur député sur Internet. Cette solution, qui s’offre en plus du vote à l’urne dans un bureau traditionnel ou du vote par courrier, a été développée pour permettre aux expatriés vivant loin d’un bureau de vote (généralement installés dans les ambassades et consulats) de pouvoir participer en masse aux élections législatives. De fait, le ministère des Affaires étrangères estime que sur les 1,1 million de Français inscrits sur les listes électorales consulaires, 700.000 devraient opter pour le vote électronique.

    Ces derniers ont reçu par courrier ou par SMS un identifiant, et par email un mot de passe. Ces derniers permettent d’accéder à une page Internet spéciale permettant de voter. Un nouveau mot de passe sera envoyé pour le second tour, prévu du 6 au 12 juin.

     

    Si cette innovation technologique semble de prime abord positive, des spécialistes de l’informatique ont tiré ces derniers jours la sonnette d’alarme. Selon eux, le vote par Internet est loin de présenter les mêmes gages de transparence que le vote traditionnel papier. Le Parti Pirate, qui dénonce l’opacité du vote, a mis en place un site Internet pour recueillir des témoignages d’électeurs.

    Les dysfonctionnements des élections prud’homales par Internet en 2008 sont cités en exemple. Logiciel de vote non expertisé dans son intégralité, intervention technique sur «l’urne virtuelle», impossibilité de valider son vote sous le navigateur Firefox, listes d’émargements non télétransmises suite à un bug, et transportée par clé USB sans «qu’aucune garantie ne soit apportée sur l’origine du fichier» … la liste des problèmes soulevés par la CNIL est longue, et, pour les détracteurs du vote par Internet, ne prête guère à la confiance pour le scrutin de cette semaine. Leur critique s’est concentré sur les points suivants:

    • Un scrutin opaque

    Dans un scrutin classique, des assesseurs, des représentants des partis politiques et même de simples citoyens vérifient que le vote se déroule selon les règles de la démocratie et qu’il n’y a aucune fraude. Le bon déroulement du vote des 700.000 Français de l’étranger sera lui surveillé par une seule personne. Un arrêté publié le 8 mai 2012 au Journal Officiel stipule que l’expertise indépendante, «destinée à vérifier le respect du secret du vote, de la sincérité du scrutin et de l’accessibilité du suffrage», sera conduite par «un informaticien spécialisé dans la sécurité» et «n’ayant pas d’intérêt financier dans la société qui a crée le dispositif de vote».

    Si les candidats aux législatives ont le droit de désigner un «délégué habilité à contrôler les opérations de vote par voie électronique», seuls le Parti pirate et le Parti de Gauche ont saisi cette opportunité. Mais leur demande d’examiner le code-source du logiciel de vote a été rejetée, secret industriel oblige. «Nous avons assisté à un cérémonial mis en scène pour donner une impression de sécurité et rassurer les officiels, alors qu’il y a une opacité totale des points clefs», a estimé un délégué du Parti pirate présent à la première réunion du Bureau de Vote Electronique (BVE).

    • Un scrutin sous-traité dans le privé et délocalisé

    Pour mettre en oeuvre ce scrutin par Internet, l’Etat français a choisi le prestataire espagnol Scytl. Ce dernier a crée le logiciel de vote et héberge dans ses serveurs la page permettant aux expatriés de voter. En clair, la partie cruciale du vote (recueil des bulletins, scellement et descellement de l’urne virtuelle) est déléguée à une entreprise privée et non-française. Or, en 2010, la Cnil estimait «hautement souhaitable que les serveurs et les autres moyens informatiques centraux du système de vote électronique soient localisés sur le territoire national afin de permettre un contrôle effectif de ces opérations par les membres du bureau de vote».

    Comme évoqué plus haut, il a été refusé au citoyen de s’assurer que la solution logicielle de Scytl est parfaitement sûre (pas de bourrage d’urne, de rejet de certains votes, d’intrusion externe …), sauf à violer le secret industriel.

    • Un risque non négligeable de piratage

    En début d’année, un vote à blanc, auquel ont participé 15.000 volontaires, a été organisé par le ministère des Affaires étrangères. Selon un communiqué des sénateurs socialistes des Français de l’étranger, seul 30% d’entre eux ont réussi à voter. «Ce test a démontré que le dispositif était trop contraignant quant au type d’équipement et de configuration nécessaire», écrivent les élus.

    Un test est en effet effectué avant de permettre l’accès à la page de vote. Le but est d’éviter que les ordinateurs trop vulnérables aux piratages puissent se connecter, mais sans pour autant garantir à 100% que la machine est saine. De même, l’article 8 de l’arrêté du 27 avril 2012 stipule «qu’à défaut d’utiliser le protocole sécurisé HTTPS», l’électeur devra être informé que «le secret et l’intégrité de leur vote ne pourront être garantis». En clair, il pourra voter, mais rien ne dit que son bulletin ne pourra pas être lu ou changé à son insu. La CNIL avait pourtant recommandé que le vote électronique soit impossible sans connexion HTTPS.

     

    Source : http://elections.lefigaro.fr/presidentielle-2012/2012/05/22/01039-20120522ARTFIG00597-inquietudes-autour-du-vote-par-internet-des-expatries.php

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