• Plus de 500 morts au Bangladesh

    DACCA (Reuters) – Un ingénieur impliqué dans la construction de l’immeuble qui s’est effondré au Bangladesh la semaine dernière, faisant plus de 500 morts selon un bilan toujours provisoire, a été interpellé, rapporte la police.

    L’ingénieur Abdur Razzak, qui a participé à la construction de l’immeuble, situé à Savar, à une trentaine de kilomètres de Dacca, avait été contacté par le propriétaire du Rana Plaza la veille du drame après la découverte de fissures.

    Les ouvriers et ouvrières avaient été autorisés à y pénétrer le jour du drame malgré les avertissements émis la veille par l’ingénieur.

    Ce dernier a toutefois été interpellé car il avait été impliqué dans la construction du bâtiment.

    Selon un dernier bilan, l’écroulement du Rana Plaza a fait 501 victimes mais beaucoup de personnes sont toujours portées disparues.

    L’Union européenne, premier partenaire commercial du Bangladesh, a dit mardi envisager des mesures incitatives, dont le recours à son système de préférence commerciale, pour contraindre le Bangladesh à améliorer sans délai les conditions de travail sur son territoire.

    Le Rana Plaza avait été bâti sur un ancien étang comblé par du sable et de la terre de façon illégale, sans les autorisations nécessaires de l’autorité compétente.

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    Les ateliers de ce complexe travaillaient pour des grandes marques internationales et de grands distributeurs comme l’Américain Wal Mart ou Carrefour explique la Clean Clothes Campaign. Cette association internationale rassemble des syndicats et des organisations non gouvernementales qui se battent pour défendre les intérêts des ouvriers du textile dans le monde.

    Primark a diffusé un communiqué expliquant que « le groupe est choqué et profondément attristé par cet accident épouvantable à Savar et exprime ses condoléances à toutes les personnes concernées »

    Après plusieurs commentaires dénonçant le silence de Mango sur sa page Facebook, un communiqué a finalement été mis en ligne samedi.

    L’AFP a trouvé des chemises Benetton dans les décombres, alors que la marque italienne avait démenti travailler avec les entreprises présentes dans l’immeuble.

    L’association belge ACHACT ajoute C&A à la liste des clients du Rana Plaza, et rappelle que C&A faisait travailler une autre usine textile du Bangladesh ravagée par un incendie en novembre 2012, faisant 112 morts.

    L’incendie s’était produit dans la nuit du 24 au 25 novembre. Cinq jours plus tard un journaliste de l’agence AP avait trouvé des vêtements réalisés pour des marques comme Wal-Mart, Disney, ou Sears.

    Des membres de la Fédération des ouvriers du textile et de l’industrie du Bangladesh disent y avoir ramassé des étiquettes de la marque « Tex » du groupe Carrefour. Le site de la chambre de commerce France-Bangladesh indique que Carrefour possède un bureau chargé de la liaison avec ses fournisseurs à Dacca. Carrefour a répondu : « aucune des entreprises qui étaient en activité dans cet immeuble ne fait partie de notre liste de fournisseurs au Bangladesh« 

  • 43 sites pollués par la radioactivité en France

    La France comptait 43 sites pollués par la radioactivité fin 2010. Ces sites correspondent pour beaucoup à des ateliers de production de radium ou à des dépôts de stockage qui ont vu le jour au début du XXe siècle.

    L’inventaire national de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) publié mercredi révèle que quarante-trois sites pollués par la radioactivité étaient recensés fin 2010 en France, pour la plupart réhabilités ou en passe de l’être. Il s’agit essentiellement de sites où du radium (ou des objets en contenant) a été fabriqué, entreposé ou commercialisé durant la première moitié du XXe siècle. L’intérêt pour ces objets tenait aux propriétés radioactives du radium (objets médicaux ou paramédicaux) ou en dérivait (comme la radioluminescence pour les cadrans des horloges, les tableaux de bord des avions etc), relève l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra).

    Parmi les sites pollués, on trouve également d’anciens établissements industriels exploitant des minerais radioactifs (mines d’uranium) ou destinés à en extraire des « terres rares ». C’est le cas par exemple de l’ancienne usine Orflam-Plast, à Pargny-sur-Saulx dans la Marne, qui fabriquait des pierres à briquet à partir d’un minerai riche en thorium. Ces 43 sites identifiés sont essentiellement répartis à Paris, en Ile-de-France, ainsi que dans l’est et le sud-est.

    Déjà plus de 1,3 million de m3 de déchets nucléaires, ce sera plus en 2030

    Par ailleurs, l’Autorité de sûreté nucléaire a lancé fin 2010 une « Opération diagnostic radium » visant à contrôler 134 sites qui auraient pu manipuler la radioactivité par le passé. En accord avec les propriétaires, des experts de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) se rendent sur place. Si leur inspection met en évidence des traces de radium, les sites pollués sont réhabilités aux frais de l’Etat tandis qu’un suivi sanitaire des populations concernées peut être mis en place. Une carte des sites pollués est consultable sur le site de l’Andra.

    1,320 million de mètres cubes de déchets nucléaires en tous genres étaient recensés en France fin 2010, selon l’Andra. Mais ce chiffre est appelé à doubler puisque le volume devrait atteindre 2,7 millions de m3 en 2030. D’où proviennent ces déchets dits radioactifs ? Principalement des centrales nucléaires (59%) mais aussi de laboratoires de recherche (26%), des activités militaires (11%), de l’industrie non nucléaire (3%) et du secteur médical (1%), selon l’Andra.

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