• Olivier Delamarche – BFM Business 24 Juillet 2012

  • Fukushima : des ouvriers contraints de mentir sur la radioactivité

    Selon le quotidien Asahi Shimbun et d’autres médias japonais, un responsable de la société de construction Build-Up aurait demandé en décembre à une dizaine de ses ouvriers de recouvrir de plomb les dosimètres qu’ils portaient pour évaluer le cumul de radiations auxquelles ils étaient exposés, lorsqu’ils intervenaient dans les zones les plus radioactives de la centrale accidentée.

    Un sous-traitant intervenu sur le site nucléaire accidenté de Fukushima au Japon aurait poussé ses ouvriers à sous-déclarer le niveau de radiations auquel ils étaient soumis, vraisemblablement pour ne pas perdre son contrat, ont rapporté samedi plusieurs médias japonais.

    Cette demande visait apparemment à sous-déclarer leur exposition afin que la société puisse continuer à travailler sur le site, rapportent ces médias. Ces ouvriers ont été engagés pendant environ quatre mois, entre décembre 2011 et mars 2012, pour isoler les tuyaux d’une installation de traitement des eaux, a précisé de son côté l’agence Kyodo News. L’agence de presse Jiji et d’autres quotidiens indiquent que le ministère de la santé, du travail et des affaires sociales a commencé à enquêter à ce sujet.

    Plusieurs ouvriers de Build-Up ont confié à l’Asahi Shimbun qu’en décembre, un haut responsable de la société, leur superviseur sur place, leur avait expliqué qu’il portait un boîtier en plomb et leur avait demandé d’en faire de même. Ce responsable leur aurait expliqué que s’ils ne truquaient pas leur niveau d’exposition, ils atteindraient rapidement le niveau maximal annuel légal de 50 millisieverts, selon le quotidien, qui précise que les ouvriers sont en possession d’un enregistrement du briefing. Certains ouvriers ont refusé de recouvrir leur dosimètre et ont quitté la société, poursuit encore l’Asahi Shimbun. Ni le ministère, ni la société Build-Up n’ont pu être joints samedi matin.

    L’accident nucléaire de la centrale de Fukushima Daiichi, exploitée par la compagnie d’électricité Tokyo Electric Power (Tepco), le plus grave depuis la catastrophe de Tchernobyl (Ukraine) en 1986, est survenu après un séisme de magnitude 9 dans la région du Tohoku (nord-est) qui a déclenché un tsunami sur tout le littoral.

    Source : Le Monde / Asahi Shimbun / http://lejournaldusiecle.com

  • Jusqu’à 25.500 milliards d’euros cachés dans les paradis fiscaux

    LONDRES (Reuters) – Les actifs financiers détenus par des particuliers et leurs familles et dissimulés dans des paradis fiscaux atteignent entre 21.000 et 32.000 milliards de dollars (entre 17.000 et 25.500 milliards d’euros) selon une étude publiée dimanche par le groupe de pression Tax Justice Network.

    L’étude, qui ne prend pas en compte des actifs non financiers comme les biens immobiliers ou l’or, estime à 280 milliards de dollars (225 milliards d’euros) le manque à gagner pour les Etats, en terme de revenus fiscaux.

    La recherche menée par James Henry, ancien économiste en chef pour le cabinet McKinsey, s’est basée sur des chiffres de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international, des Nations unies et des banques centrales.

    James Henry a qualifié d' »énorme trou noir dans l’économie mondiale » les fortunes personnelles détenues dans des paradis fiscaux.

    Chris Vellacott, Julien Dury pour le service français

    Source : http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE86L03R20120722

  • L’INTERVIEW-GAG DU PATRON DE LA BCE PAR « LE MONDE »

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    La photo représente Mario Draghi, président de la BCE, avec son habituelle tête d’enterrement. Son visage triste est en totale discordance avec l’entretien à l’eau de rose qu’il vient d’accorder au journal Le Monde ; mais il est en parfaite cohérence avec l’ambiance crépusculaire qui règne à la BCE en cet été 2012.
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    Dans son numéro paru le 21 juillet 2012 au soir, le journal Le Monde accorde sa Une à un entretien avec M. Mario Draghi, président de la BCE :
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/07/21/mario-draghi-non-l-euro-n-est-pas-en-danger_1736746_3234.html

    Cet entretien mérite que l’on s’y arrête et qu’on le lise de près, tant il est révélateur de la propagande autistique dans laquelle s’enfonce cette caste européiste aux abois, dont Mario Draghi est l’un des premiers représentants.

    Je reprends donc ci-dessous l’intégralité de l’entretien de Mario Draghi, question par question, que je fais suivre à chaque fois de mon commentaire personnel.

    
    

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  • SCANDALE LIBOR ET EURIBOR : SCOOP

    UNE ÉTUDE SCIENTIFIQUE DU CNRS ET DE L’UNIVERSITÉ CATHOLIQUE DE LILLE DU 4 DÉCEMBRE 2009 AVAIT REPÉRÉ QUE LE LIBOR ET L’EURIBOR ÉTAIENT MANIPULÉS : DEPUIS 2 ANS ET DEMI, CELA N’AVAIT BIEN ENTENDU INTÉRESSÉ PERSONNE
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    Les conséquences du scandale planétaire de la manipulation des taux interbancaires Libor et Euribor qui a éclaté il y a quelques jours, et dans lequel des rebondissements sont à prévoir, se chiffrent en centaines de billions de dollars, c’est-à-dire en milliers de milliards de dollars. (Attention : le mot anglais « trillion » se traduit par « billion » en français ; le mot anglais « billion » se traduit en français par « milliard »).

    D’après mes informations en provenance d’une source travaillant à la City de Londres, la dernière rumeur affirme que la commission d’enquête parlementaire britannique qui enquête sur ce scandale a découvert qu’une étude scientifique avait repéré la manipulation de ces taux interbancaires, grâce à une analyse approfondie des marchés, et cela depuis 2 ans et demi.

    Or, ô surprise : l’étude en question, publiée le 4 décembre 2009, n’a pas été réalisée dans la sphère anglo-saxonne, ni par une de ces fameuses « Autorités de surveillance des marchés » consultées par les enquêteurs britanniques.

    Non, l’étude a été réalisée par le Laboratoire de recherche français LEM, unité du CNRS portée conjointement par l’Université des Sciences et des Technologies de Lille (USTL, Lille 1) et l’Université Catholique de Lille.

    Le LEM compte environ 100 chercheurs et enseignants-chercheurs en sciences de gestion et en économie (dont 4 CNRS et 1 INSERM) et une soixantaine d’allocataires, de moniteurs et de doctorants. Ces chercheurs sont répartis pour l’essentiel sur l’IESEG, l’IAE de Lille, la Faculté d’Économie de l’Université Catholique, et l’université d’Artois.

    Autre surprise des enquêteurs britanniques : l’étude en question – extrêmement technique – était disponible en ligne depuis 2 ans et demi : dans le jargon des chercheurs, il s’agit en effet d’un « working paper » (document de travail) dont la vocation est d’être de libre accès.

    De fait, elle est disponible en ligne sur le site du LME-CNRD à l’adresse et tout un chacun peut la consulter :
    http://lem.cnrs.fr/Portals/2/actus/DP_200917.pdf

    Ou sur le lien ci dessous au cas ou elle serais supprimée :

    DP_200917 -libor

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    UNE ÉTUDE FRANÇAISE UNIQUEMENT PUBLIÉE EN ANGLAIS
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    Triste remarque pour nous, Français : ce document, qui semble être un scoop mondial, a été rédigé et publié en anglais, sans traduction en français, par trois chercheurs du LEM : MM. Chailloux (FMI), Brousseau et Durré (IESEG, Université Catholique de Lille).

    Car, dans l’univers de la recherche, publier une étude en français semble en passe de devenir une faute de goût, aussi fatale que de la publier en sanskrit ou en araméen ancien. C’est se condamner paraît-il, à être ignoré de tout ce qui compte de sérieux dans la recherche mondiale.

    Que ce soit vrai ou faux, force est de constater que la publication d’une étude française de très haut niveau en langue anglaise ne suffit pas non plus à retenir l’attention puisque cette étude n’a intéressé strictement personne depuis 2 ans et demi…

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    UNE ÉTUDE DONT LA PERTINENCE EST VALIDÉE PAR LES FAITS
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    Sans entrer dans les détails techniques particulièrement arides, le lecteur pourra constater la pertinence de l’étude en question, en lisant les extraits de la page 27 :

    « The previous findings may imply, among other things, that the fixing could be the result of converging pricing among prime banks not entirely reflecting market conditions, hence making the fixing entirely virtual.

    By nature, if it is so for the EURIBOR, then it is quite likely that the USD and GBP counterpart, which are the 3-month LIBOR, also have a somewhat virtual nature.

    In the same vein, if the fixings of 3-month interest rates appear artificial, there is no compelling reason why this should not also be the case for the fixing of longer maturities and in particular for the 1-year fixings, clearly putting at risk the anchoring role of these fixings in the financial markets.

    Finally, one may wonder whether such “virtual pricing” of the EURIBOR may result mainly from euro area continental banks in the EBF panel or whether it also applies to non euro area international banks. »

    Traduction (par mes soins, donc sous réserve) :
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    « Les résultats précédents peuvent impliquer, entre autres choses, que le fixing est le résultat de la convergence des prix entre les banques contributrices (à l’EURIBOR et au LIBOR) ne reflétant pas parfaitement les conditions du marché, conférant ainsi au fixing un caractère entièrement virtuel.

    Par nature, si la fixation du taux de l’Euribor revêt un caractère virtuel, alors il est fort probable que la contrepartie dollar (USD) et livre sterling (GBP), qui sont le LIBOR à 3 mois, revête aussi un caractère quelque peu virtuel.

    Dans la même veine, si les fixations de taux d’intérêt à 3 mois semblent artificielles, il n’y a aucune raison convaincante pour laquelle cela ne devrait pas être aussi le cas pour la fixation des échéances plus longues, et en particulier pour la fixation des échéances à 1 an, ce qui met clairement en danger le rôle d’ancrage de ces fixings sur les marchés financiers.

    Enfin, on peut se demander si un tel « pricing » virtuel de l’EURIBOR peut résulter principalement de banques continentales de la zone euro du panel FBE (Fédération Bancaire Européenne), ou si elle s’applique également aux banques internationales situées en dehors de la zone euro. »

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    CONCLUSION : LA RECHERCHE FRANÇAISE INJUSTEMENT DÉDAIGNÉE
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    Le caractère analytique et prédictif remarquable de cette étude aurait dû alarmer depuis longtemps les autorités de surveillance, non seulement à New York et à Londres, mais aussi à l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) à Paris.

    Il n’en a rien été.

    Le sort de cette étude, et l’intérêt soudain mais trop tardif qu’elle suscite Outre-Manche, sont allégoriques de l’un des principaux maux qui rongent la France : le mépris de nous-mêmes.

    Comme on l’observe très souvent (en mathématiques, en sciences sociales, en médecine, en physique, etc., etc. ), les événements prouvent que les chercheurs français sont fréquemment de très haut niveau international, et parfois en pointe, y compris en matière financière.

    Mais, comme très souvent aussi, hélas, le fruit de leurs recherches est méconnu, ou dédaigné.

    L’idéologie dominante, martelée par les médias, impose à l’ensemble des élites et du corps social français d’auto-déprécier constamment leur pays et de considérer que seuls les chercheurs américains valent que l’on y porte attention.

    Au-delà du constat que le scandale du Libor et de l’Euribor aurait pu être contrecarré depuis 2 ans et demi, puisse cette affaire nous inviter à nous redresser moralement et psychologiquement.

    Car c’est d’abord dans les têtes que se joue la victoire ou la défaite de l’hégémonie américaine.

    François ASSELINEAU
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    vu sur facebook ici : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=424265514278491&set=a.401862163185493.86590.100000851386945&type=1

  • L’EURO POURRAIT DÉSORMAIS ÉCLATER A TOUT INSTANT

    ====FLASH ! === EURO-TITANIC (nouvel épisode) ====
    => RECORD HISTORIQUE BATTU POUR LE TAUX DES OBLIGATIONS À 10 ANS DE L’ESPAGNE : 7,27100 %
    => LA BCE N’ACCEPTE PLUS LES TITRES GRECS EN GARANTIE
    => L’EURO POURRAIT DÉSORMAIS ÉCLATER A TOUT INSTANT
    => AFFOLÉES, LES BOURSES EUROPÉENNES S’EFFONDRENT
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    Les obligations à 10 ans viennent de battre un nouveau record historique, à 7,27100 %. Comme le montre le graphique actualisé ci-joint, qui retrace l’évolution des taux d’intérêt sur les obligations espagnoles à 10 ans, ce taux pulvérise tous les records antérieurs, notamment :

    a)- celui du 25 novembre 2011, où il avait atteint 6,700000 %

    b)- celui du 18 juin dernier, où il avait atteint 7,16000 %, niveau catastrophique qui avait conduit au fameux « Sommet de la Dernière chance » où François Hollande, l’Espagne et l’Italie avaient, ‘d’après le journal Le Monde, « fait plier Mme Merkel »… !

    [source : http://www.bloomberg.com/quote/GSPG10YR:IND ]

    Ce record historique du taux des obligations espagnoles à 10 ans témoigne d’une méfiance sans précédent des marchés financiers mondiaux quant à la capacité de l’Espagne à ne pas sombrer dans la faillite. Cette méfiance a été alimentée :

    – par les manifestations monstres qui ont été enregistrées dans 80 villes d’Espagne contre le plan de carnage social imposé par l’UE via le gouvernement fantoche de Madrid (cf. mon article d’hier à leur sujet)

    – par l’appel au secours lancé aujourd’hui par la région espagnole de Valence, qui a demandé à bénéficier du mécanisme d’aide de quelque 18 milliards d’euros proposé par le gouvernement pour assainir les finances publiques des régions.


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    LA BCE N’ACCEPTE PLUS LES TITRES GRECS EN GARANTIE
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    Un malheur n’arrivant jamais seul, on a appris au même moment que la Banque centrale européenne (BCE) a décidé de ne plus accepter « pour le moment » que les banques déposent en garantie auprès d’elle des titres de dette émis par la Grèce.

    [source : http://www.romandie.com/news/n/Zone_euro_la_BCE_n_accepte_plus_temporairement_la_dette_grecque_en_garantie89200720121612.asp]

    Cette décision est annoncée comme étant provisoire et faite
    « dans l’attente du rapport de la troïka sur l’état d’avancement des réformes dans le pays. »

    Mais elle n’en constitue pas moins un nouveau signal de désintégration rapide de la zone euro.

    Elle signifie en effet qu’il est désormais officiellement reconnu que les titres d’un État membre de la zone euro sont potentiellement insolvables, et que les États membres de la zone euro ne sont donc plus sur un strict pied d’égalité juridique.

    Pour être précis, une mesure identique avait été prise l’an dernier, au plus fort de la crise grecque, lorsqu’il était apparu que la Grèce ne pourrait pas honorer ses échéances d’emprunt. Mais le plan de sauvetage, et l’abandon d’une partie très importante des créances sur la Grèce par les banques qui avaient fictivement présenté cet abandon comme « volontaire », avaient permis de ne pas déclarer la Grèce techniquement « en défaut » de paiement.

    C’est cet artifice qui avait permis à la BCE de reprendre ensuite les titres grecs en garantie.

    Mais à l’évidence, l’artifice est désormais abandonné et l’insolvabilité de la Grèce revient en force sur le devant de la scène.


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    LA MISSION CONFIDENTIELLE DE LA « TROÏKA » VIENT DE CONCLURE AU FAIT QUE LA SORTIE DE LA GRÈCE DE L’EURO
    EST DÉSORMAIS INÉLUCTABLE
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    Cette décision soudaine de la BCE ne tombe pas du ciel.

    D’après les informations confidentielles dont je dispose, certains responsables de la troïka (UE, BCE, FMI) se sont rendus en Grèce très discrètement au cours des derniers jours et sont revenus avec la conviction que, quel que soit le cas de figure, la Grèce ne peut plus faire autrement que de sortir rapidement de l’euro.

    Un pessimisme extrême a envahi les couloirs de la Commission européenne et de l’institution de Francfort car aucune simulation macro-économique, même outrancièrement optimiste, ne permet plus désormais d’envisager que la Grèce respecte les échéances de remboursement ni les engagements de réduction de déficits publics qu’elle a pris.

    Le refus de Berlin, mais aussi de La Haye et Helsinki, de transiger sur ces échéances en réaménageant pour la énième fois les conditions d’un plan de sauvetage, permet de clore la discussion : la Grèce va sortir de l’euro.

    Les deux questions qui restent sont : quand ? et comment ?

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    ATTENTION : L’EURO POURRAIT DÉSORMAIS ÉCLATER À TOUT INSTANT, SANS QUE LES EUROPÉISTES L’AVOUENT
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    Le distinguo juridique qui vient d’être décidé par la BCE doit être examiné avec la plus grande vigilance par les observateurs et les journalistes qui souhaiteraient faire leur métier plutôt que de nous raconter que le pauvre François Hollande a « fait plier Mme Merkel ».

    Cette décision de la BCE pourrait en effet préfigurer une annonce soudaine, d’apparence technique, qui signifierait le départ de la Grèce de la zone euro.

    Il suffirait que la BCE (prenant tout le monde de cours par exemple lors d’un week-end estival…) décide de « suspendre provisoirement la Grèce du système Target 2 », c’est-à-dire du système de paiement qui permet actuellement aux banques de l’Union européenne de transférer des fonds en temps réel par delà les frontières des États-membres, et cela de façon illimitée et au taux de change de 1 pour 1.

    En termes juridiques et technique, cette décision reviendrait à ne plus rendre fongible le passif du bilan de la Banque centrale de Grèce avec celui de la BCE.

    Formellement, cette décision pourrait être présentée hypocritement comme « temporaire » et comme « technique ».
    De fait, comme il n’y a pas 1 Français sur 10.000 qui sache ce qu’est Target 2, la décision pourrait être camouflée par nos médias asservis pendant quelques jours aux opinions publiques.

    Mais, très concrètement, elle signifierait que les euros en Grèce ne pourraient plus être transférés librement et au taux de 1 pour 1 vers les autres États de la zone euro.

    La conséquence immédiate en serait que les Grecs désireux de se procurer des euros pour faire des achats en France, en Allemagne, etc., devraient convertir leurs euros en Grèce en euros du reste de la zone euro.

    Ce qui donnerait instantanément naissance à un marché des changes entre les euros grecs non transférables d’un côté, et les euros transférables de la zone euro de l’autre côté.

    Compte tenu de la situation, les euros grecs non transférables subiraient une forte décote par rapport aux euros transférables de la zone euro. Un euro grec pourrait ne plus valoir, par exemple, que 0,65 ou 0,70 euro transférable.

    De facto, la Grèce serait sortie de l’euro. L’officialisation de cette sortie pourrait se faire ultérieurement, avec l’émission de nouvelles drachmes.

    Comme je l’ai expliqué dans ma conférence « La Tragédie de l’euro », cette sortie en catimini de la Grèce se solderait en outre par un coût colossal pour les États restants dans la zone euro : de l’ordre de 60 milliards d’euros pour la seule France.

    http://i0.wp.com/hartgeld.com/filesadmin/gallery3/FW-euro-titanic-deutsche.jpg?resize=499%2C401

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    CONCLUSION : LE NAUFRAGE SE POURSUIT INEXORABLEMENT
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    L’ensemble de ces informations a fait chuter les Bourses européennes : la Bourse de Madrid a clôturé en chute libre de – 5,82%, Paris a dégringolé de -2,14 %, Francfort de -1 ,90 %, et Wall street baisse actuellement (à 19h10, 20/07) de – 0,92 %, ce qui est beaucoup pour la première capitalisation mondiale.

    Au même moment, l’euro est reparti fortement à la baisse, en chutant de -0,87 % à 1,2166 dollar.

    L’agonie de l’euro se poursuit donc, conformément à ce que je n’ai cessé d’analyser et de prévoir depuis plusieurs années. Comme dans une tragédie grecque, certains acteurs tentent de tout faire pour empêcher l’issue fatale, mais ces tentatives désespérées n’ont pour effet que de rendre plus désastreuses encore les conséquences à venir de ce naufrage continental.

    Une nouvelle fois, j’adjure les responsables politiques français de prendre avec lucidité toute la mesure de la situation. Ils doivent prendre l’initiative de faire sortir la France de ce désastre avant qu’il ne soit trop tard et que nous ne soyons entraînés dans une spirale de coûts financiers de plus en plus délirants.

    Je ne me fais bien entendu pas d’illusion sur la probabilité que je sois entendu. C’est la raison pour laquelle j’appelle tous mes lecteurs à prendre la décision de sauter le pas et de rejoindre maintenant notre rassemblement.

    François ASSELINEAU
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  • Scandale du Libor : cocorico ! Trois des quatre traders sont Français

    Après Jérôme Kerviel à la Société Générale, la « French Connection » du Libor !

    Voilà qui ne va pas améliorer l’image des traders français, ironise Paris Match. Car c’est encore une « French Connection » qui se retrouve aujourd’hui au cœur du gigantesque scandale du Libor, rebaptisé à Londres « Liborgate« .

    Sur les quatre traders dont les noms ont été dévoilés ce matin par le Financial Times, trois sont en effet de nationalité française. Quant au dernier, d’origine marocaine, il a été formé en France.

    C’est d’ailleurs ce dernier, Philippe Moryoussef, qui a intéressé en premier les enquêteurs anglais.

    Après avoir débuté au sein de la Société Générale à Paris, Philippe Moryoussef est passé par la Barclays, la Royal Bank of Scotland, Morgan Stanley puis par Nomura à Singapour, qu’il a été obligé de quitter après les premières révélations sur cette affaire. Ce sont ses activités à la Barclays, entre 2005 et 2007, qui sont visées par l’enquête. Cette dernière a déjà été condamnée à une amende de 360 millions d’euros pour avoir manipulé le Libor, et son PDG a été contraint à la démission.

    Philippe Moryoussef est soupçonné d’avoir été le chef d’orchestre d’un réseau de plusieurs traders, dans de grandes banques internationales. Un réseau qui aurait trafiqué le Libor en fonction des intérêts de leurs établissements.

    Parmi les personnes mises en cause, trois traders Français: Didier Sander, ancien d’HSBC, Christian Bittar, qui dirigeait le département des produits dérivés à la Deutsche Bank, et Michael Zrihen, un ex du Crédit Agricole. Ce dernier a d’ailleurs été suspendu par son nouvel employeur, la banque suisse Lombard Odier, pendant l’enquête.

    Selon un financier basé à Paris, « cette forte présence des golden boy français dans ce dossier n’est pas étonnante. Les diplômés de nos grandes écoles, Polytechniques, Mines ou Dauphine, sont les meilleurs dans ce domaine. On se les arrachait à Wall Street et à la City ».

    Source : http://www.atlantico.fr/pepites/scandale-libor-trois-quatre-traders-sont-francais-425514.html

  • Au cas ou vous n’auriez pas compris , on c’est fait enfler méchant méchant ….

  • Les Etats-Unis d’Amérique se dirige vers un apocalypse économique

    Selon le PDG de “Euro Pacific Capital” Peter Schiff, l’économie américaine se dirige vers un crash économique qui fera de 2008 une vulgaire promenade de santé. Les  différents programmes de stimulation (QE) peuvent retarder le jour du jugement, mais seulement pour quelques temps, et au risque d’amplifier le choc de l’effondrement.

    Peter Schiff, célèbre pour avoir prévenu les investisseurs au sujet de la crise du logement et financière dans son livre “Crash Proof ” publié en 2007, il affirme aujourd’hui que les efforts palliatifs de la FED pendant la crise du logement ont alimenté la crise prochaine et que celle-ci est désormais inévitable.

    “Un effondrement massif est à venir, et pas seulement des marchés, mais de toute l’économie.” a affirmé Peter Schiff dans cet interview pour Yahoo! Finance. “Ce sera comme ce que l’on peut voir en Europe en ce moment, mais en pire.”

    Dans ce scénario cauchemar détaillé dans “The Real Crash: America’s Coming Bankruptcy”, la pause économique actuelle est en fait le début d’un ralentissement et une récession en fin d’année. À ce moment-là, la Réserve Fédérale va déclencher une troisième série d’assouplissement quantitatif (QE3) – c’est à dire, l’affaiblissement du dollar, sans relancer l’économie. En raison de la faiblesse du dollar, le prix des importations augmentent, tout en pesant sur les marges des grandes entreprises américaines. Des marges plus faibles conduiront à des licenciements massifs, envoyant des millions de travailleurs  au chômage à un moment où ils ne peuvent vraiment pas se le permettre.

    “C’est là que ça devient vraiment intéressant, car au moment où nous venons d’atteindre une véritable montagne fiscale, nous allons devoir la réduire – et je veux dire sabrer – dans les dépenses du gouvernement” dit Schiff.

    Des programmes comme la Sécurité sociale et Medicare pourraient être considérablement réduits voire disparaître complètement. Tout simplement dit-il, c’est que tout ce que vous imaginez être impossible actuellement, risque en fait de se produire.

    “Sinon, nous pouvons renflouer tout le monde, prétendre que nous pouvons imprimer une sortie de crise, et dans ce cas, nous avons une inflation galopante, voire une hyper-inflation, qui sera bien pire que l’effondrement que nous aurions si nous avions fait les bonnes choses et laissé tout imploser”, dit-il.

    Que devrions-nous faire pour nous protéger ? Peter Schiff a trois suggestions:

    1. Sortez des bons du Trésor

    Le dollar américain sera broyé dans le scénario de Schiff. Verrouiller sur un rendement à 10 ans de 1,5%. Si l’inflation s’élève même à 5%, un niveau beaucoup plus faible que celle observée dans les années 1980, les propriétaires d’obligations auraient un pouvoir d’achat en baisse de 3,5% à la fin de chaque année. Et si vous voulez les vendre, vous ne trouverez que des acheteurs à un prix beaucoup plus bas que le prix d’achat.

    2. Soyez propriétaire de bonnes actions

    Avec les obligations et le dollar comme souffre-douleurs, les actions seront surperformées de façon spectaculaire, à condition que vous possédiez des bons. Les exportateurs et les sociétés multinationales bénéficieront d’un dollar faible. Le mieux serait encore d’acheter des actions étrangères et d’éviter complètement les États-Unis.

    3. Achetez de l’Argent et de l’Or !

    Schiff  affirme que la faiblesse récente des métaux précieux n’est juste qu’une pause en attendant que le tout baisse. Main Street n’a pas encore pris de positions sérieuses sur l’or ou l’argent. Une fois qu’ils commenceront à laisser tomber les obligations et qu’ils rechercheront un endroit pour se cacher, le prix de ces métaux vont monter en flèche.

    Source : Yahoo! Finance

  • L’Europe ce n’est pas la paix… c’est la guerre! –ZAPPING–

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