• Et le Web islandais inventa la Constitution participative…

    Après trois mois et demi de travail, un comité de 25 citoyens islandais a transmis un projet de Constitution participative à leur Parlement. Rédigé en partie via les médias sociaux, le texte doit être examiné par les députés le 1er octobre.

     

     

     

    Un comité de citoyens islandais a remis ce vendredi à la présidente du Parlement un projet de Constitution qui vise à remplacer l’actuelle. Une première  dans un pays où les querelles politiques ont toujours empêché un réexamen général de la Loi fondamentale largement inspirée de celle du Danemark, l’ancien pays de tutelle. Depuis l’indépendance de l’île, en 1944, seuls quelques ajustements ont été apportés au texte.

    Composé de 25 Islandais élus, parmi lesquels des paysans, des professeurs, des étudiants, des membres du clergé, des avocats, etc., le comité a supervisé pendant trois mois et demi l’écriture de la nouvelle Constitution à laquelle ont contribué les citoyens via les médias sociaux.

    Tout est parti de l’indignation des Islandais

    C’est après la désastreuse crise financière de 2008 que l’Islande se lance dans cet ambitieux et innovant processus de révision constitutionnelle. L’effondrement du système bancaire et son impact sur de nombreux secteurs économiques conduisent le pays à remettre en cause les fondements même de son fonctionnement. Indignée, la population réclame une meilleure séparation des pouvoirs exécutif et législatif, davantage de démocratie participative, des garanties pour mieux contrôler les responsables du pouvoir…

    Le 6 novembre 2009, un millier de personnes participent à un « forum national » durant lequel ils expriment leurs opinions sur les valeurs centrales que doit refléter cette nouvelle Constitution. Le 6 avril 2011, un Conseil constitutionnel, créé quelques mois plus tôt, entame ses travaux de révision, à partir des résultats du forum. Des travaux auxquels les quelque 320 000 citoyens islandais sont invités à participer par le biais d’Internet.

    Chaque jour, le Conseil publie sur son site les comptes-rendus de ses discussions. Chacun est invité à commenter ces propositions, à poser des questions, faire des propositions… Même chose sur la page Facebook et le compte Twitter des Sages. Chaque jeudi, les réunions de travail sont ouvertes au public et diffusées en direct sur la chaîne YouTube du comité. « Je crois que c’est la première fois qu’une Constitution est pratiquement écrite sur Internet, a commenté Thorvaldur Gylfason, l’un des membres du Conseil cité par le journal britannique The Guardian. Le public voit la Constitution prendre forme sous ses yeux. »

    Bière gratuite ou enseignement obligatoire du langage des signes ?

    Alors que certains plaisantins proposent d’instaurer la gratuité des glaces ou de la bière, d’autres, plus sérieux, s’inquiètent de la durée des mandats électifs ou proposent de faire de la langue des signes un enseignement obligatoire à l’école. Si toutes les remarques n’ont bien sûr pas été retenues, et si des experts juridiques ont encadré les travaux, les membres du conseil assurent que ces contributions ont eu un impact très positif sur le projet.

    Fruit de cette collaboration, un projet de Constitution de 114 articles, bien sûr disponible sur Internet, qui ouvre la voie à des changements considérables comme le rôle du président de la République, l’équilibre des pouvoirs, la révision du système électoral ou encore la façon dont les ressources naturelles sont utilisées.

    L’avocat Gísli Tryggvason est  l’un des 25 membres du comité. Interrogé par France24.com, il se félicite du travail accompli durant ces trois mois et demi : « Je suis très fier car certains pensaient que l’on n’y arriverait pas. Des milliers de personnes ont participé à la rédaction du texte, ce n’était pas évident à compiler. Et même si, au final, seuls 1 à 2 % du corps électoral ont contribué au projet, j’estime que c’est une réussite. » Bien qu’il ne soit pas « le mieux placé pour répondre », Gísli Tryggvason estime que l’adoption de cette Constitution participative serait « bon » pour son pays.

    Reste que le texte doit être examiné par une commission de députés. Début des travaux : le 1er octobre. Une perspective qui est loin d’enchanter l’avocat. « Pendant 30 ans, les parlementaires n’ont pas été capables d’amorcer un quelconque processus. Ma grande peur est que ce projet ne soit jeté aux oubliettes », estime Gísli Tryggvason, bien décidé à « maintenir la pression » pour que le projet soit accepté. Et d’ajouter, plus radical : « Nous devrions soumettre le texte aux Islandais par référendum avant même que le Parlement ne s’en saisisse. »

     

  • Hollande promet une ratification rapide du Pacte budgétaire

    « Je considère que l’Europe a été réorientée comme il convenait » déclare Hollande.

    Alors que rien, absolument rien n’a été modifié en ce qui concerne le primat de la concurrence qui conduit à la concurrence de tous contre tous, à la libéralisation puis la privatisation des entreprises et des services publics, au démantèlement du droit du travail,…

    Rien n’a été décidé pour mettre fin à l’intérieur de l’Europe aux pratiques de dumping fiscal, social et écologique.

    Rien n’a été décidé qui stoppe la concurrence déloyale de pays hors d’Europe qui exploitent leurs travailleurs et leur environnement.

    Rien n’a été modifié qui aurait pu accroître le contrôle et la transparence des institutions européennes et qui aurait restauré le principe fondamental de la souveraineté populaire.

    Rien n’a été supprimé dans le MES et le TSCG qui porte atteinte à la démocratie.

    Il faut s’opposer résolument, radicalement à la poursuite de cette Europe contre les peuples, de cette Europe qui répond seulement aux attentes du patronat et des banquiers.

    L’orientation d’une construction européenne qui s’avère être une destruction démocratique et sociale n’a pas été modifiée. Elle a été renforcée.

    La Confédération européenne des Syndicats s’est opposée au TSCG. Elle doit maintenant le combattre.

    Signer des pétitions ne suffit pas. Manifester ne suffit plus. Seule la grève générale fera fléchir l’oligarchie parce que seule la grève générale lui fait mal.

    Raoul Marc Jennar

     

    Pour rappel, écoutez ce que dis ce responsable du credit agricole …. :

  • La mort de l’euro ?

    La petite phrase de la chancelière allemande selon laquelle il n’y aurait pas d’eurobonds « de son vivant » a fait le tour des médias avant le sommet européen de Bruxelles. Elle montre une nouvelle facette d’Angela Merkel, qui n’est pas de bon augure pour l’avenir de l’euro.

     

    Angela Merkel ignore le pathos. Son pouvoir, elle le doit à une évaluation froide des risques et à une forme de pragmatisme catégorique qu’il est difficile de distinguer de l’opportunisme. La promesse qu’elle a faite [devant ses partenaires libéraux, le 26 juin] que, « de son vivant », il n’y aurait pas d’eurobonds, ne ressemble pas à un discours de chancelière. Cela semble tout simplement trop extrême, trop tonitruant, et cadre mal avec la distance empreinte de scepticisme qu’elle met entre elle et toute forme de profession de foi. Manifestement, ce discours alarmiste est un signe du vent de panique qui souffle autour d’elle. Car ce que veut et promet régulièrement la coalition noire-jaune (CDU/CSU-FDP) ne permettra pas de résoudre la crise de l’euro.

    Une coalition qui rejette tout ce qui ressemble à une solution. Aux yeux de la chancelière, la crise a des causes simples : l’Espagne, l’Irlande, l’Italie et les autres ne sont pas assez compétitifs et ont accumulé trop de dettes. Lorsque Madrid, Lisbonne et Rome se décideront à vraiment se serrer la ceinture et dérèglementeront les marchés, la crise de l’euro disparaîtra comme par magie. Autrement dit : les membres de l’UE doivent emboîter le pas de l’Allemagne et devenir des pays essentiellement tournés vers l’exportation, avec des marchés flexibles et des salaires modérés.

    Economiquement, c’est une ineptie, mais c’est ainsi qu’Angela Merkel voit les choses depuis des années – elle l’a répété encore mercredi au Parlement. Or, la situation a radicalement changé. En Espagne, l’industrie a vu sa production chuter de 8% en raison de la cure d’austérité imposée. L’Italie est empêtrée dans la récession. Un cercle vicieux menace, fait de coups de rabots et de ralentissements de l’économie. Pendant ce temps, les taux d’intérêt ont grimpé en flèche pour l’Espagne et l’Italie. Or, l’euro ne peut pas fonctionner si l’Allemagne a le droit d’emprunter à 0% quand l’Espagne et l’Italie doivent payer 7% d’intérêts.

    Pour l’heure, l’Allemagne est parvenue à imposer la plupart de ses vues dans l’UE. Angela Merkel a européanisé le plafonnement de la dette à travers le pacte budgétaire. Mais la suprématie allemande vacille. Non pas parce que François Hollande est très à gauche, mais parce que l’intransigeance de Berlin menace de pousser l’Italie et l’Espagne à la ruine. Même des néolibéraux comme le patron de la BCE, Mario Draghi, ou le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, plaident en faveur d’une mutualisation de la dette face à l’imminence du désastre. Mais l’Allemagne fait de l’obstruction. Angela Merkel est de plus en plus seule à Bruxelles.

    La chancelière allemande est déjà revenue plusieurs fois sur sa position dans la crise de l’euro. Toujours sous la pression, toujours trop tard. Et voilà maintenant qu’elle veut jouer les dures. Ce serait la première fois qu’elle préfère l’inflexibilité à la souplesse et au pragmatisme face à une situation. Les conséquences seraient désastreuses : la mort de l’euro.

     

    Source : http://www.courrierinternational.com/article/2012/06/28/dommage-merkel-joue-la-dure

  • Legislatives 2012 : Qui parle de qui en ce moment sur twitter ?

  • ALLEZ LES GRECS ! ALLEZ LES GRECS !

    Ne vous laissez pas faire, demandez des comptes à votre ancien gouvernement « Nouvelle Démocratie » qui a maquillé les comptes de votre pays avec l’aide Goldman Sachs dont Mario DRAGHI, actuel président de la Banque Centrale Européenne, était le vice-président pour l’Europe.

    Demandez pourquoi les banques privées en Europe ont eu le droit à plus de 5 500 milliards d’euros d’avantages (prêts à faibles taux, échanges, garanties, rachats, …) depuis la crise financière de 2008 et continuent à stocker les euros dont elles disposent dans les coffres de la BCE.

    Demandez pourquoi vous représentez un risque « systémique » alors que votre PIB ne représente que 2% du PIB de la zone Euro, et avec seulement 350 milliards de dettes (avant le fameux « haircut ») alors que la BCE peut en trouver plus de 3 fois plus en 2 mois pour prêter 1000 milliards d’euros aux banques à travers les 2 LTRO.

    Demandez pourquoi l’UE n’a pas pris vos entreprises publique avec leurs rendements comme garantie contre un vrai plan de relance (le plan secret « Eureka ») pour faire fermer leurs grandes gueules aux agences de notations US qui en savent apparemment plus sur les finances des états de l’Europe que l’Europe elle-même.

    Demandez pourquoi à la place on veut brader vos services publics en les vendant à bas prix à des vampires étrangers, à commencer par les banques anglo-saxones.

    Demandez à la BCE, à l’UE, à l’Eurogroupe, au Conseil européen, au FESF, … comment ils ont pu laisser vos taux d’intérêts à 10 ans passer les 30%, et vos taux d’intérêts à 1 passer les 1 500%…

    Demandez pourquoi on vous a refusé à la derniè minute un référendum pour pousser votre 1er ministre à la porte lors du G20 de Cannes.

    Demandez pourquoi on vous a imposé un gouvernement, sans élections, dirigé par Papademos, ex-vice président de la BCE au moment du maquillage de vos comptes !

    Demandez pourquoi on vous impose tant de contraintes alors que les banques privées se voient octroyer des centaines de milliards dans l’espoir qu’elles financeront l’économie.

    Demandez que soit faite toute la lumière sur le plan de restructuration de votre dette avec un audit citoyen comme ce fut fait en Bolivie ou dans d’autres pays !

    Demandez si les dettes abandonnées par les banques n’ont pas été remplacées par des créances encore plus avantageuses, et garanties de surcroît (lire à ce sujet la façon dont le candidat républicain à l’élection américaine spécule contre vous)

    Demandez comment après des années de pseudo régulation, supervision, un problème BANKIA peut passer de « stress test OK  » à 23 milliards à trouver puis 40 et peut-être 100.

    Demandez aux médias comment ils ont pu laisser croire au reste du monde que les bas salaires grecs (qui supportent l’imposition à la source) pouvaient permettre une évasion fiscale massive vers la Suisse alors que c’est là le résultat des agissements d’une minorité très riche (dont les armateurs, les banquiers, etc, cf

    Nous sommes avec vous même si une minorité a sali votre honneur.

     

    Demandez des comptes, c’est votre droit.

     

    Source : http://www.boursorama.com/forum-cac-40-allez-les-grecs-allez-les-grecs-418304542-1

  • Comment les milliards européens profitent aux riches Grecs expatriés

    L’aide européenne aurait sauvé la deuxième banque de Grèce, l'EFG-Eurobank, qui appartient à Spiros Latsis, résident de Bellevue.

    Le résident de Bellevue Spiros Latsis aurait bénéficié des milliards européens versés en début de semaine dans le cadre du plan de sauvetage des instituts financiers grecs, affirme le Tages-Anzeiger. Selon le quotidien zurichois, l’EFG-Eurobank aurait reçu 4,2 milliards d’euros de l’Union européenne. Or cette institution, la deuxième banque la plus importante de Grèce, appartient à la plus grosse fortune de ce pays, celle de la famille Latsis, bien implantée sur sol genevois.

    Outre la banque, celle-ci possèderait une compagnie maritime, une société immobilière, des parts dans une société pétrolière, et des biens immobiliers dans le monde entier. Sa fortune est estimée à 4 milliards de francs suisses, selon le magazine alémanique Bilanz.

    Le journal zurichois, qui revient sur l’histoire de la famille Latsis à Genève, la manière dont ses membres ont érigé leur fortune et leurs relations avec les puissants de ce monde, estime que l’EFG-Eurobank n’aurait pas pu survivre à la crise sans l’aide de l’Europe. Selon le Tages-Anzeiger, l’institut financier serait engagé à hauteur de 12 milliards d’euros dans la dette de l’Etat grec, tandis qu’une somme de 48 milliards constituerait l’argent dû par ses débiteurs privés. Or la FINMA, l’autorité suisse de surveillance des marchés financiers, n’a désormais plus grande influence sur la banque, puisque celle-ci a transféré en 2010 son siège au Luxembourg.

     

    Source : http://www.tdg.ch/economie/argentfinances/milliards-europeens-profitent-riches-grecs-expatries/story/20187159

  • En Grèce voici venu le temps des fonds vautours

    La situation désespérée de l’économie grecque ne fait pas que le malheur des uns, elle fait également le bonheur d’autres. Un groupe « d’investisseurs » financiers a fait des affaires en or sur la dette grecque mardi, simplement en se montrant les plus dénués de scrupules du marché.

    Dart Management est un fonds d’investissement basé aux îles Caïmans, territoire britannique connu pour son statut de paradis fiscal. Son modus operandi lui a valu le nom de « fonds vautour ».

    Les vautours « investissent » dans les dettes souveraines des pays victimes d’une crise, c’est-à-dire qu’ils rachètent cette dette à vil prix. Puis ils résistent à toute forme d’allègement de cette dette, espérant ainsi se la faire rembourser en totalité. Comme ils n’ont payé qu’une fraction de sa valeur, le remboursement total représente un profit gigantesque.

    Les fonds vautours ont fait leurs armes contre les pays en développement. Elliott Associates, un fonds d’investissement spéculatif étasunien a ouvert la voie dans les années 1990 en gagnant un procès qu’il avait intenté au Pérou, ce qui lui a permis d’empocher le quadruple de ce qu’il avait « investi » en rachetant la dette de ce pays. Elliott est également soupçonné de détenir une partie de la dette grecque. Dart, quant à lui, a gagné 600 millions de dollars avec le Brésil après la crise de 1993.

    Au cours de ces dernières années, les fonds vautours ont fait main basse sur les pays les plus pauvres. Le Liberia et la Zambie ont tous deux été traînés devant les tribunaux britanniques et ont été condamnés à rembourser des fonds spéculatifs qui avaient racheté des dettes très anciennes à des régimes dictatoriaux pour des prix dérisoires.

    Lorsque les pays refusent de payer, les vautours les chassent à travers le monde, tentant de saisir leurs actifs situés à l’étranger. Un fonds vautour particulièrement coriace a même tenté de saisir une aide publique à destination de la République du Congo. À ce jour, la République démocratique du Congo est poursuivie par un autre fond du nom de FG Hemisphere et est engagée dans un litige portant sur des actifs basés à Jersey. L’appel en dernière instance se déroulera le 28 mai prochain à Londres, mais aux termes de la législation de Jersey.
    Une loi adoptée dans les derniers jours de l’ancienne législature empêche désormais les fonds vautours de faire des profits sur d’anciennes dettes de pays à faible revenus en portant leur litige devant des tribunaux britanniques, ce qui représente un progrès considérable. Mais cette loi ne s’applique pas aux autres pays (du Nigeria à la Grèce), ni aux dettes récentes.

    Le cas de l’Argentine est emblématique de ce qui attend la Grèce dans les années à venir. Depuis que le pays s’est déclaré en cessation de paiement en 2001, après des années à ployer sous le poids d’une dette injuste, il a été assailli de poursuites par des fonds vautours qui ont refusé l’allègement de sa dette. Parmi ces fonds, on retrouve Dart et Elliott, ainsi qu’un groupement connu sous le nom d’American Task Force Argentina, qui a tenté d’utiliser les affaires étrangères des États-Unis pour forcer l’Argentine à payer ses dettes.

    Pour ces entreprises, une crise comme celle de la Grèce a de quoi faire saliver. Depuis des mois, les fonds vautours travaillent à la meilleure manière de poursuivre leurs manœuvres prédatrices contre la Grèce. Les vautours ont racheté les obligations grecques soumises à des lois étrangères car les obligations relevant du droit grec ont subi une décote importante.

    L’allègement grec a cependant été une aubaine pour les détenteurs d’obligations, qui ont reçu 50 % de leur valeur d’origine à un moment où ces obligations n’en valaient plus que 35 %, en plus d’empocher pour cela une incitation sonnante et trébuchante. Mais ce n’était pas assez pour les vautours. Un cabinet de conseil juridique américain, Bingham McCutchen a été signalé comme essayant de fédérer de tels fonds pour réclamer devant la justice le paiement de la valeur totale de ces obligations.

    Pour certains de ces fonds, c’était jour de paye, mardi. Plutôt que de risquer des poursuites, la Grèce a décidé de rembourser 436 millions d’euros de ses dettes soumises au droit étranger. Dart Management aurait reçu près de 90 % de ce total. Alors que l’état providence grec s’effondre et que la société subit une hausse des taux de suicide, de meurtre et une recrudescence du VIH, Kenneth Dart peut se prélasser dans son yacht de 70 mètres au large des îles Caïmans et compter ses sous.

    Les détenteurs d’obligations à hauteur de plus de 6 milliards d’euros ont refusé d’échanger la dette grecque : de nouveaux scandales sont donc à prévoir. Mais nous ne sommes pas voués à l’impuissance. Un dirigeant d’un fonds vautour a confié au Financial Times : « Nous prospérons sur le manque d’informations de la population. » La première étape est de rendre transparent le commerce d’obligations. Il est choquant que le peuple grec ne sache même pas qui détient sa dette, quand elle a été rachetée et pour quelle somme.

    David Cameron et George Osborne ont clairement affirmé que l’UE devait régler ce problème, mais ils n’ont rien fait pour arrêter les fonds vautours dont la dette relève du droit britannique. Le gouvernement peut forcer les créanciers dépendant de la législation britannique à accepter l’allègement convenu. Il pourrait également aller plus loin et empêcher les gains exorbitants tirés de dettes achetées sur le marché secondaire : une telle loi a déjà été proposée devant le Congrès des États-Unis.

    La Grèce est aux avant-postes d’une bataille opposant des investisseurs peu scrupuleux et un peuple qui veut que son économie fonctionne dans l’intérêt général. Il ne suffit pas aux gouvernements de hausser les épaules et de dire « C’est comme ça ».

    Source : http://www.cadtm.org/En-Grece-voici-venu-le-temps-des

  • Cash.Investigation : L’obsolescence programmée

     

    La mort programmée de nos appareils, est un reportage (1h34) de l’émission Cash Investigation sur l’obsolescence programmée des produits par les marques, suivi par le portrait du chercheur Pierre Meneton face au lobby du sel.

  • Déchets électroniques illégaux “offerts” au Ghana

    Le Ghana est touché par une pollution critique suite au dépôt illégal de produits électroniques dangereux provenant de l’Ouest. Une analyse conduite par Greenpeace a démontré qu’une large quantité de substances toxiques telles que du plomb, des adjuvants d’assouplissement et des dioxines, sont présentes dans le sol.

    Cette première analyse de sol sur les déchets métalliques au Ghana a été conduite par Greenpeace ces derniers mois. Les appareils usagés provenant de l’Ouest sont démontés dans des décharges par des enfants qui retirent à mains nues les métaux des télévisions et des ordinateurs. 79% des appareils usagés qui arrivent au Ghana proviennent de l’Europe de l’Ouest.

     

    Comment ces déchets aboutissent-ils au Ghana?

     

    Des containers remplis de vieux ordinateurs, d’écrans de télévisions Philips, Canon, Dell, Microsoft, Nolia, Siemens et Sony proviennent directement d’Allemagne, de Corée, de Suisse et des Pays-Bas. Etant donné que l’exportation de déchets dangereux vers les pays en voie de développement est illégale, ces produits sont transportés par bateau, officiellement en tant qu’appareils de seconde main. Mais à l’arrivée, la majorité des appareils ne fonctionnent plus et sont emmenés rapidement à la casse. Là, ils sont brûlés et fondus par des travailleurs non protégés contre les substances toxiques.

     

    Les sols du Ghana remplis de substances toxiques

     

    En avril dernier, Greenpeace a prélevé des échantillons dans six sols différents dans des décharges à Accra, la capitale, et à Koforidua, une autre ville à quelques kilomètres de là.

     

    Dans tous les échantillons, une grande présence de substances toxiques ont été trouvées telles que du plomb, des adjuvants d’assouplissement et des dioxines. La plupart de ces substances se désintègrent difficilement et finissent par se propager dans l’environnement et au sein de la population. Elles sont d’autant plus dangereuses pour les enfants car elles ont un effet néfaste sur le développement des hormones de croissance.

     

    Greenpeace exige une électronique sans substances toxiques

     

    Selon Greenpeace, les fabricants des produits électroniques ne doivent plus utiliser de substances toxiques. Ils doivent également s’assurer que les produits usagés qui finissent au Ghana soient correctement désassemblés et recyclés. C’est la seule manière de remédier aux conséquences néfastes pour l’environnement et la santé des appareils usagés abandonnés dans les décharges.

    Source : http://www.greenpeace.org/africa/fr/Actualities/actualites/dechets-electroniques-au-ghana/

     

     

  • Un grand reporter britannique accuse l’ASL de manipulation criminelle

    ex Thompson a pu constater "en live" les méthodes médiatiques de l'ASL. Et il en profite pour critiquer celles de pas mal de ses confrères...

    Le journaliste britannique, Alex Thompson, qui couvre les événements de Syrie pour la chaîne d’information britannique Channel IV, vient de donner un éclairage crû sur certaines méthode de manipulations de l’ASL. Dans un article publié le 8 juin par le grand quotidien The Guardian, Thompson raconte que lui et son équipe avaient accompagné une équipe d’observateurs onusiens en route vers la ville d’al-Qusayr (à mi-chemin de Homs et de la frontière libanaise). Là, les journalistes britanniques ont été « pris en charge » par un groupe de quatre hommes armés se réclamant de l’ASL, et circulant à bord d’une voiture noire. Ceux-ci ont alors ont conduit froidement l’équipe de Thompson sur une route traversant une zone insécurisée – « a free fire zone » – pour que les forces syriennes tirent par erreur sur eux et qu’ainsi soit jeté un nouvel opprobre médiatique contre le régime et l’armée.

    Le grand reporter anglais raconte qu’effectivement, une fois leur véhicule engagée dans le no-man’s land, un poste militaire a commencé à tirer sur leur véhicule. Le véhicule des Anglais a d’abord tenté de se réfugier dans un chemin de traverse, qui s’est avéré être une impasse. « Il n’y avait pas d’autre option, raconte Thompson au Guardian, que de sortir de ce champ de tir et de reprendre en sens inverse la route où l’on nous avait conduits. Comme il était prévisible, la voiture noire qui nous avait menés dans ce piège était toujours là. Elle a démarré qu’elle nous aperçus«

    Pour les lecteurs du Guardian, Alex Thompson tire la morale de cet incident : « Il est parfaitement clair pour moi que les rebelles nous ont délibérément tendu un piège pour que nous soyons tués par l’armée syrienne. Des journalistes (occidentaux) tués, c’est mauvais pour Damas ! »

    De ce cynisme des ASL, Thompson et ses amis ont une une confirmation une heure et demie plus tard : la même voiture noire de rebelles a soudain jailli d’une voie latérale les coupant du convoi des casques bleus. Lesquels ont d’abord rétrogradé pour se rapprocher d’eux, puis voyant l’équipe britannique entourée de « miliciens en train de crier » ont finalement préféré s’en aller, abandonnant Thompson et ses collègues. Qui finalement ont pu regagner Damas.

    Critique méthodologique implicite des confrères occidentaux

    Les quatre ASL d’al-Qusayr ont commis un sacré faux-pas : Alex Thompson est une grande figure du reportage de guerre britannique, qui a couvert depuis 20 ans pour Channel 4 nombre de conflits, en Irak, en Yougoslavie, en Afrique, en Afghanistan. C’est une autorité en la matière. Il a accordé une interview intéressante au site Russia Today sur sa récente expérience syrienne que nous traduirons bientôt. Entré légalement en Syrie, il a pu accéder à une zone rebelle sans avoir été « pris en mains » de A à Z comme nombre de ses collègues par les rebelles, suite à une entrée clandestine via une filière d’opposants. Cela change, dans le sens de plus d’objectivité, le regard porté sur la situation. Thompson le dit lui-même : « C’est un fait. La plupart des journalistes occidentaux qui couvrent le conflit du côté rebelle sont emmenés clandestinement depuis le Liban et entrent donc illégalement en Syrie. Il est très inhabituel, on n’en a pratiquement jamais eu d’autre exemples, de faire ce que nous (l’équipe de Channel 4) avons fait, c’est-à-dire partir de Damas, franchir les lignes de front avec la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge, et parler aux deux camps ».

    En effet. Et là, implicitement, le grand professionnel qu’est Alex Thompson met en cause la méthodologie – et donc la déontologie – de nombre de ses collègues d’Occident qui, pris en charge par les rebelles du début à la fin de leur reportage, tendent à épouser leur point de vue et leur cause. On a d’ailleurs eu un précédent fameux de cet état de choses et des conséquences médiatiques : les journalistes intégrés – « embedded » – aux forces américaines en Irak. Aujourd’hui les journalistes formatés et formateurs, qui prétendent ne plus tomber dans ce panneau propagandiste-là, reproduisent exactement la même chose avec l’ASL en Syrie : ils sont « embedded » avec elle !

    Source : http://fr.sott.net/articles/show/8329-Un-grand-reporter-britannique-accuse-l-ASL-de-manipulation-criminelle-et-pas-mal-de-collegue-de-connivence-avec-les-rebelles

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