• Une carte de visite d’un garde du corps du President Sarkozy chez Merah ?

    Aurait-on pu empêcher les terribles meurtres de Toulouse et de Montauban? C’est l’une des questions que pose sur cette affaire le livre d’Eric Pelletier et de Jean-Marie Pontaut, de L’Express. De l’itinéraire de Mohamed Merah à l’assaut final, leur enquête interpelle. Extraits exclusifs.

    Des vérités qui vacillent et des informations qui dérangent. Telles sont, près de cent jours après l’affaire Merah, les ruines que l’on peine à déblayer. Elles livreront leurs derniers secrets, un jour à l’archéologie journalistique. Déjà, alors que les cendres du deuil et de l’effroi sont encore chaudes, Eric Pelletier et Jean-Marie Pontaut, respectivement grand reporter et rédacteur en chef à L’Express, ont mené une investigation impressionnante, de rapidité et de précision, sur les faits qui ont tétanisé la France du 11 au 22 mars. Affaire Merah. L’enquête (Michel Lafon, sortie le 14 juin), qui retrace aussi la vie du tueur et décrit les filières de formation terroriste au Pakistan, est un modèle du genre, car cet ouvrage révèle des faits et soulève des doutes. Le lecteur en sort renseigné et troublé. Profondément troublé.

    Une telle lecture laisse une intime conviction: Mohamed Merah aurait pu, Mohamed Merah aurait dû être arrêté avant ses meurtres. Son profil d’islamiste, plus encore que son CV de petit délinquant, établit son terrible potentiel. Il est ainsi fiché au terrorisme, et ses déplacements et agissements sont notés et rapportés, d’octobre 2006 à mars 2010. En bref, il cesse d’être surveillé quand il commence à être vraiment dangereux. Ou plutôt, il est guetté différemment, avec des écoutes téléphoniques, vite suspendues parce que les premiers comptes rendus n’apportent rien de compromettant, comme sera stérile l’audition de Merah à son retour du Pakistan, le 14 novembre 2011.

    Les hommes du Raid après l’assaut final. La veille, Merah leur lançait « Venez, j’en ai pas tué assez! »

    Quand le poisson passe ainsi entre les mailles du filet, il y a trois hypothèses. Un: le pêcheur le fait exprès, mais rien dans l’ouvrage des deux limiers ne laisse accroire que l’assassin des enfants juifs de Toulouse était stipendié ni protégé par la police. Deux: le poisson est très fort, et la vie de Merah révèle, il est vrai, une effrayante aptitude à la duplicité, proche de la schizophrénie, ajoutée à un mélange de rage absolue et d’individualisme déterminé. Trois: le filet n’est pas bon, chalut trop lâche passé trop lentement. Et en effet, au fil des pages, on a l’impression que tous les agents de tous les services font leur travail, mais que cela mène le renseignement français à être toujours en retard sur le tueur, à le sous-estimer, à trop écouter la voix de la paperasse et pas assez les murmures de l’intuition.

    C’est donc l’organisation policière qui est en cause dans le suivi raté du cas Merah, tout comme elle l’est pour l’interminable assaut de la rue du Sergent-Vigné. Il est ahurissant que Merah ait pu quitter son appartement pour appeler les médias, quelques minutes avant l’assaut – s’il avait fui, cela aurait d’ailleurs été une affaire d’Etat. Il est surprenant, au vu des moyens déployés, que le Raid se soit fait cueillir à sa première tentative d’ouverture de porte (voir l’extrait pages ci-dessous). Il est stupéfiant que l’ultime attaque ait été aussi laborieuse et n’ait pas permis d’attraper Merah vivant.

    « Mon frère n’est pas le seul à vouloir faire le djihad sur la région toulousaine »

    Sur tout cela, le rapport commandé par Manuel Valls, nouveau ministre de l’Intérieur, apportera d’autres lumières. Il dira peut-être au pouvoir s’il faut supprimer la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur) et rétablir l’organisation ancienne. Il expliquera, aussi, espérons-le, comment Merah a pu se retrouver en possession de la carte de visite d’un policier chargé de la protection du chef de l’Etat… (voir l’extrait ci-dessous). Cependant, la France, épargnée par le terrorisme islamiste sur son sol entre décembre 1996 et mars 2012, sait que son bouclier est percé et trop mou. « Mon frère n’est pas le seul à vouloir faire le djihad sur la région toulousaine », a lâché Abdelkader Merah pendant son interrogatoire, estimant cette cinquième colonne à « trente ou quarante » terroristes. Soit plusieurs centaines sur tout le territoire national, s’il a raison. Glaçant.

    Il est néanmoins une question à laquelle aucun livre ni rapport administratif ne pourra répondre: comment la société française a-t-elle pu laisser l’un de ses enfants devenir un tueur de militaires et un monstre antisémite, exécutant à bout portant des soldats et des enfants, tout en filmant ses crimes? Affaire Merah. L’enquête, qui s’attache beaucoup aux témoignages des proches des victimes, insiste sur un point: des politiques aux policiers, tous ceux qui ont vu ces vidéos de l’horreur en ont été bouleversés, traumatisés. L’opinion publique, elle, préfère ne pas voir, ne pas savoir, et s’abandonner au confort de l’amnésie, comme s’il suffisait de crier « Plus jamais ça ! » pour que ne se lève aucun autre Merah. Cette lecture peut la réveiller.

    EXTRAITS

    Premier assaut, premier échec Toulouse. Mercredi 21 mars, 3 h 10

    Clang. A 3 h 10, mercredi 21 mars, la porte de l’immeuble du 17, rue du Sergent-Vigné vient de se déverrouiller. Ce claquement sourd est un premier soulagement pour les hommes du Raid. Dans l’après-midi, l’un de leurs collègues, appartenant au renseignement toulousain, a dégoté le « passe » de l’immeuble. Il leur a remis la carte magnétique sans être en mesure de certifier qu’elle allait fonctionner correctement. […]

    En tenue d’intervention, vêtus de noir et casqués, les policiers progressent maintenant en colonne, longent les boîtes aux lettres et tournent à l’angle du couloir plongé dans l’obscurité. A 2,50 mètres au-dessus de leur regard, ils distinguent la ligne franche du palier. Une volée de marches, une dizaine tout au plus. Porte de gauche: ils y sont.

    Clang. Dans ce petit immeuble mal insonorisé, le verrou de la porte d’entrée en se désaimantant résonne comme dans un hall de gare. Au premier, on entend les voix étouffées d’une fin de soirée entre jeunes.

    Dans son appartement équipé comme pour un siège, Mohamed Merah tend l’oreille. Il s’est préparé, installant des matelas et un sommier à lattes contre les fenêtres, elles-mêmes occultées par des volets en fer constamment fermés. […] Chaque soir, au moindre bruit suspect, le jeune homme prend position sur une chaise posée derrière la porte, légèrement de biais pour ne pas se trouver dans un axe de tir. Il se lève maintenant et pointe son regard au-delà de l’oeilleton, un colt 45 dans chaque main. Ces deux armes de poing, toutes deux munies d’un chargeur rallongé capable d’accueillir une quinzaine de balles, ne pèsent pas lourd face à l’armement sophistiqué de la police. A courte distance, leur puissance fait cependant des ravages. Difficile de distinguer quoi que ce soit dans l’obscurité. Et justement, c’est un signe. A cette heure tardive, un voisin aurait forcément allumé le plafonnier du palier pour ne pas risquer de trébucher. On n’y voit goutte. Quelque chose cloche.

    Venez, je sais ce que j’ai à faire! J’en ai pas tué assez!

    Les flics? Déjà? Merah en a bientôt la confirmation, lorsqu’il entend un grattement, là, tout contre sa porte, comme un chat qui se ferait les griffes. Deux policiers viennent de poser un système d’ouverture de porte hydraulique, baptisé Door-Raider, qui se déclenche à l’aide d’une bouteille de gaz. Pour assurer une prise solide, il faut au préalable le positionner soigneusement contre le chambranle. Un policier a déjà en main le dispositif permettant de libérer la pression et de souffler la porte vers l’intérieur. Mais soudain le panneau de bois éclate de part en part. Derrière la paroi, Merah a ouvert le feu. Il ne s’est pas embarrassé de sommations. Il est 3h12. [Deux hommes du Raid sont blessés. L’un d’eux a reçu une balle au niveau du genou, l’autre dans son casque en Kevlar.] Depuis sa planque, Mohamed Merah, surexcité, nargue les policiers. « Approchez! Venez, je sais ce que j’ai à faire! J’en ai pas tué assez! Je suis le messager d’Allah et je soutiens Al-Qaeda! Je veux taper la France! » Un enquêteur de la PJ a le réflexe de saisir son iPhone pour enregistrer ces paroles, ses premières revendications.

    […] A 7 heures, Merah demande à parler à un policier toulousain qu’il a rencontré quatre mois auparavant. Karim (1), un brigadier appartenant à la Direction régionale du renseignement, passe pour un enquêteur d’expérience: voilà près de vingt ans qu’il s’est engagé dans la boîte, d’abord aux Renseignements généraux puis à la DCRI. Il a débriefé Mohamed Merah à son retour du Pakistan, quatre mois auparavant. Sans jamais détecter sa dangerosité réelle. A l’époque, le courant semblait être passé entre les deux hommes. Karim est maintenant dans l’appartement voisin, réquisitionné pour servir de PC opérationnel au Raid. Il lance: « Momo, c’est moi. Tu m’entends? »

    Si tu es musulman, moi, je suis cosmonaute…

    Un échange s’engage entre Mohamed et Karim, tantôt en français, tantôt en arabe, devant des voisins médusés qui se souviennent, presque mot pour mot, de leur dialogue. Parfois, la discussion tourne au discours théologique sur le recours à la violence selon le Coran. Le jeune djihadiste cherche à en imposer. [Plus tard, il lancera au policier: « Si tu es musulman, moi, je suis cosmonaute… »] – Salut Karim. Tu n’as rien vu venir, hein ? T’as vraiment pensé que j’allais faire du tourisme au Pakistan ?

    La carte du garde du corps de… Sarkozy Toulouse. Mercredi 21 mars, 15 h 20

    [Alors que les négociations se poursuivent, la police judiciaire saisit un document troublant dans la planque de Merah.]

    Que faisait cette petite carte de visite, pliée en deux, sur le sol du box de l’avenue de Grande-Bretagne? Le parking souterrain où l’assassin cachait son scooter est un endroit où l’on ne s’attend pas à trouver les coordonnées d’un collègue chargé de la protection… du chef de l’Etat. Sur le morceau de bristol figurent pourtant une identité, un numéro direct au palais de l’Elysée, ainsi que la mention d’un service: le GSPR (Groupe de sécurité de la présidence de la République). Le fonctionnaire, un quinquagénaire considéré comme un excellent pro, travaille depuis près de vingt ans au sein de l’unité: il a notamment protégé Jacques Chirac, et ensuite Nicolas Sarkozy pendant son quinquennat. Ce membre du GSPR pouvait-il être un agent traitant? Son unité n’a aucune compétence en matière antiterroriste, et ses membres ne sont pas habilités à traiter des sources, ce qui rend l’hypothèse peu crédible.

    Alors pouvait-il être une cible du tueur ou l’une de ses connaissances? L’homme répond sans détour: « Je tombe des nues. Lors de nos missions, nous distribuons nos cartes de visite à de nombreux responsables, des collègues, des gendarmes et des personnalités locales. Peut-être l’une de mes cartes a-t-elle été perdue ? A part cela, je ne vois aucune explication, car je n’ai accompagné le chef de l’Etat ni dans son déplacement à Toulouse, ni dans celui de Montauban. Et je n’ai jamais suivi l’affaire Merah. » Le mystère demeure donc entier.

     

    Source : http://www.lexpress.fr/actualite/societe/affaire-mohamed-merah-les-ombres-d-une-traque_1122655.html

  • Mohamed Merah travaillait pour les RG

    Le 18 octobre 2007, Mohamed Merah faisait l’objet d’un contrôle routier aux abords d’un quartier de Toulouse. Au volant d’une BMW, le conducteur et son passager attiraient l’attention des gardiens de la paix Laurent S. et Agnès B., accompagnés de l’adjoint de sécurité Anthony C. Passé au fichier des personnes recherchées, le nom de Mohamed Merah apparaît en gras. Sur la note, 50600980 RG, il est indiqué « NE PAS ATTIRER L’ATTENTION. SÛRETÉ DE L’ÉTAT ». Les trois policiers se regardent, interloqués, mais poursuivent leur contrôle. « Dans ce cas de figure, les consignes sont claires : on fait comme si de rien n’était », explique un fonctionnaire de police.

    Ils prennent contact avec le service concerné, les renseignements généraux. Ils reçoivent pour instruction de faxer le P-V ainsi que la fiche de recherche. Cet élément versé à la procédure des juges du pôle antiterroriste du TGI de Paris, qui instruisent l’enquête sur les meurtres commis par Mérah, ne manquera pas d’accréditer l’idée que Mohamed Merah était repéré depuis bien longtemps par les services de sécurité. Malgré cela, il a pu commettre tranquillement ses crimes du 11 au 19 mars 2012, plongeant sept familles dans l’horreur. Si officiellement, du ministre de l’Intérieur aux magistrats, on promet la vérité aux familles, quelques éléments troublants instillent le doute chez les parties civiles.

    La DCRI juge et partie

    Mise en cause depuis le début de l’affaire Merah, la DCRI n’existait pas en 2007. En revanche, son rôle dans la gestion du cas Merah n’a pas empêché les magistrats de lui confier l’enquête sur les faits de meurtre élargie à ses propres dysfonctionnements. « Est-ce que la DCRI va s’interroger elle-même sur commission rogatoire ? » interroge un des avocats des parties civiles. « On aurait préféré que les magistrats confient l’enquête à l’IGPN, par exemple », confie un autre reçu récemment par les juges antiterroristes.

    « C’est une question légitime qui a été soulevée par les parties civiles, le 15 mai dernier, devant le juge Yves Jannier« , se souviennent maîtres Jean Toumalet et Marie-Laure Ingouf, avocats à l’époque de la famille Legouad, dont le fils Mohamed, caporal du 17e RGP, a été assassiné par Merah.

    Les jeunes conseils offensifs – ils avaient demandé dès le 15 mai la levée du secret-défense – ont depuis été remplacés par Georges Holleaux, un des avocats du ministère de l’Intérieur, époque Nicolas Sarkozy, et également de SOS attentats, l’association créée par Françoise Rudetzki. Maître Holleaux est également l’un des avocats des familles des victimes de l’attentat de Karachi. Il a pour particularité de continuer à croire à la responsabilité d’al-Qaida, la thèse de Jean-Louis Bruguière, pourtant remise en cause par l’enquête du juge Trevidic. Sur ce revirement, la famille Legouad, contactée par Le Point.fr, n’a pas donné suite à nos demandes d’entretien.

    Expertise

    Si la recherche de la vérité ne fait aucun doute, comment expliquer l’absence d’expertise sur les armes et les munitions saisies dès le 20 mars, certaines rendues volontairement par Merah ou retrouvées sur ses indications et d’autres saisies après sa mort. Selon un expert en armes, requis régulièrement par la justice, le Colt 45 échangé par Mérah contre une radio lors des négociations avec le Raid était semi-automatique et avait été modifié, comme le font les forces d’élite, type GIGN, Raid ou encore GIPN. Selon lui, il est « difficile de croire que Merah ait pu apprendre cette technique dans un camp d’entraînement au Pakistan. Pour en avoir le coeur net, encore faut-il mener l’enquête. À ma connaissance, rien n’a été fait de ce côté-là. »

     

    Source : http://www.lepoint.fr/societe/merah-une-enquete-a-haut-risque-07-06-2012-1470689_23.php

  • Une voiture roule à la graisse de canard

     

    Le 3 mai dernier, un véhicule hybride alliant électricité, gazole et graisse de canard a été testé avec succès par les étudiants qui l’ont conçu. Cette étonnante voiture, baptisée MirS3D, s’est élancée sur le circuit de Nogaro auprès d’autres véhicules économes en énergie, à l’occasion du Challenge EducEco.

    Du 2 au 4 mai dernier, des dizaines de véhicules propres, imaginés et conçus par des étudiants, ont participé au Challenge EducEco, une compétition parrainée par l’Education Nationale et organisé par l’Association pour le Développement d’Epreuves Educatives pour l’Eco-mobilité (AD3E). Des voitures économes en énergie, roulant à l’essence, au gazole, au GPL, à l’hydrogène, à l’énergie solaire, ou encore à l’électricité, se sont élancées sur la piste du circuit Paul Armagnac de Nogaro, dans le Gers.

    Parmi elles, une voiture hybride a roulé avec de la graisse de canard ! Ce véhicule, rapporte l’AFP, a été développé par des étudiants en BTS de la ville de Miroix, dans l’Ariège. Il n’est d’ailleurs pas passé inaperçu au pays de la volaille. Baptisé MirS3D, en référence à la ville de ces concepteurs et à la société spécialisée dans la valorisation énergétique des déchets organiques S3D qui les a soutenus, il fonctionne à la fois avec de la graisse de volaille, de l’électricité, et du gazole.

    Le projet a été mené par 18 élèves de première année de BTS mécanique, électrique et microtechnique, qui travaillaient sur leur véhicule depuis septembre sous la direction de Jean-François Callizo, le chef de travaux. Ce dernier explique à l’AFP avoir participé au challenge dans un but de démonstration plus que de compétition.

    60 à 65% de graisse de canard 

    Le moteur a bien fonctionné, se réjouit de son côté Anthony Kerihuel, le co-fondateur et président de S3D. La société a fourni aux étudiants de Miroix le procédé d’alimentation de la voiture, dont le moteur diesel utilise 35% à 40% de gazole et 60% à 65% de graisse de canard tandis qu’un générateur électrique permet de charger les batteries du véhicule pour le propulser.

    La graisse de confit de canard, elle, a été apportée par un producteur local installé à une quarantaine de kilomètres du circuit où s’est déroulé le challenge. Et si de la graisse animale a déjà été utilisée dans des moteurs de véhicules hybrides, le MirS3D est le tout premier à avoir eu recours à de la graisse de canard. Un choix motivé par la région où a eu lieu la compétition, qui s’est avéré très concluant.

    Comme l’explique Anthony Kerihuel, cette graisse « de très bonne qualité a la particularité d’être plus fluide à température ambiante qu’une graisse de porc ou de boeuf« , et présente « donc moins de contraintes de viscosité« .

  • Adrian Salbuchi, économiste argentin, explique la crise financière mondiale.

  • Près de 46 millions d’Américains vivent grâce à des bons alimentaires

    Près de 46 millions d’Américains, soit 15 % de la population, vivait en avril 2011 grâce à des bons alimentaires, a indiqué vendredi 5 août le ministère de l’agriculture des Etats-Unis. Ce chiffre record a augmenté de 2,5 % entre mai 2010 et avril 2011.

    Les Etats où les allocataires sont les plus nombreux sont le Texas (3,9 millions), la Californie (3,7 millions), la Floride (3 millions) et New York (3 millions). L’Alabama, Etat du Sud, a pour sa part doublé le nombre de ses allocataires, passant de 800 000 à plus de 1,7 million. Ce bond spectaculaire est dû en grande partie, selon un responsable du ministère, à la série de tornades qui a touché fin avril cet Etat, faisant 210 morts, plus de 1 700 blessés et des destructions massives.

    Les bons alimentaires, qui font partie du programme SNAP d’assistance supplémentaire à l’alimentation, peuvent être demandés sous conditions, en fonction notamment d’un plafond mensuel de ressources selon la taille de la famille. Pour une famille de quatre personnes, ce plafond est fixé à 2 389 dollars. Le montant moyen de cette allocation est de 300 dollars. Les bons peuvent être échangés en supermarché contre des produits alimentaires, mais pas contre des sandwichs, des produits traiteurs ou de l’alcool.

    En 2010, le programme d’aide alimentaire a coûté 68 milliards de dollars (47,6 milliards d’euros) aux contribuables américains, contre 250 millions de dollars en 1969, lorsque le programme a commencé (soit l’équivalent de 1,4 milliards de dollars actuels).

    RECORD DU CRÉDIT À LA CONSOMMATION

    Les Américains ont tâché pendant deux ans, entre l’été 2008 et l’été 2010, de guérir de leur dépendance au crédit à la consommation et de se désendetter, face à un chômage élevé. Mais depuis octobre, l’encours des crédits a connu neuf mois de hausse d’affilée.

    Le recours des Américains au crédit à la consommation a augmenté en juin à un rythme jamais vu depuis le début de la récession, selon des chiffres publiés vendredi par la banque centrale des Etats-Unis (Fed).

    L’encours de ces crédits a bondi sur ce mois de 7,7 % en rythme annuel par rapport au mois précédent, la plus forte hausse depuis août 2007, pour atteindre 2 446,1 milliards de dollars. La hausse en dollars (15,5 milliards) est trois fois supérieure à celle attendue par les analystes.

    Selon les données mensuelles de FirstData, une société de services de paiement électronique, les consommateurs américains ont financé depuis le début de l’année une part croissante de leurs achats de biens de première nécessité et d’essence par l’emprunt, à cause de la montée des prix.

     

    Source : http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2011/08/05/pres-de-46-millions-d-americains-vivent-grace-a-des-bons-alimentaires_1556711_3222.html

  • Alerte à Fukushima !

    Il s’appelle Albert N.Stubblebine, et ce général retraité de l’armée américaine a publié récemment un communiqué en tant que président de la NSF (Natural Solution Foundation), affirmant que la situation à Fukushima est en train d’empirer.

    Que ce soit par l’évaporation de l’eau dans les piscines, ou en raison de l’effondrement possible de la structure, ce serait d’après lui tout l’hémisphère nord qui pourrait devenir en grande partie inhabitable, si le pire arrivait. lien

    Sa déclaration est sur cette vidéo

    On se souvient de l’interview récente du diplomate Akio Matsumura qui déclarait comment la catastrophe en cours de la centrale de Fukushima pouvait finalement se transformer en un évènement capable de mettre en péril toute vie sur Terre. vidéo

    D’ailleurs, pour Roland Desbordes, président de la CRIIRAD (commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité), « l’explosion de la centrale est encore possible parce que les combustibles sont présents en grande quantité ». lien

    Le rédacteur en chef de « Natural News Com » dans un article en date du 6 mai 2012 nous informe que le 30 avril 2012, 72 ONG japonaises ont fait une demande urgente auprès du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon et du gouvernement japonais afin que des mesures immédiates soient prises pour stabiliser la piscine du réacteur n°4 de Fukushima.

    Toutes les piscines de Fukushima Daiichi contiennent 11 125 assemblages de combustible nucléaire, soit près de 4 fois autant de matière radioactive que dans le cœur des réacteurs de Fukushima Daiichi, dont le césium 137 correspond à 10 fois la quantité libérée au moment de la catastrophe de Tchernobyl, et la piscine du N°4 en contient 1535 assemblages, pour un poids total de 264 tonnes. lien

    Kaori Izumi, de Shut Tomari s’est associé à cette demande, précisant « Fukushima Daïchi n’est plus seulement un problème japonais, mais un problème international. Il est impératif que le gouvernement japonais et la communauté internationale travaillent ensemble sur cette crise avant qu’il ne soit trop tard  ». lien.

    Les ONG se sont donné jusqu’au 20 mai pour récolter des appuis étrangers, et on peut lire l’intégralité de leur appel sur ce lien.

    Auparavant, le sénateur américain Ron Wyden, après avoir visité le 6 avril dernier, la centrale nucléaire de Fukushima, avait publié un communiqué de presse 10 jours après, soulignant le risque catastrophique, et appelant à l’intervention du gouvernement des USA.

    Il a également écrit à Ichiro Fujisaki, l’ambassadeur du Japon aux Etats Unis, demandant au Japon d’accepter l’aide internationale. lien

    On se souvient que le 16 avril, Tepco s’était dit désolé d’avoir dû rejeter dans l’océan 11 500 tonnes d’eau hautement radioactive. lien

    Malgré tout, les pêcheurs de Fukushima envisagent de reprendre partiellement le travail à partir de juin en tentant de limiter leur pêche aux espèces les moins contaminées.

    Mais c’est le sort de la piscine du réacteur n°4 qui pose le plus de problème, puisque TEPCO affirme que le déplacement des barres de combustible sera fait dès que possible, mais pas avant 2014 (lien) ; Pour le sénateur américain Ron Wyden, il faudrait 10 ans pour enlever toutes les barres de combustible, et le risque est trop grand d’attendre si longtemps (lien), ce que confirme le docteur Koide, de l’université de Tokyo. lien

    En effet, outre les assemblages qu’il faudra sortir de cette piscine, il faut noter que lors de l’explosion du réacteur n°3, de nombreux morceaux d’infrastructure sont tombés dans les piscines, dont une grue de 35 tonnes qui se trouve dans la piscine du n°3. lien

    Sur ce lien, on peut découvrir 2 vidéos sous titrées particulièrement intéressante, l’une étant réalisée par ZDF, une chaine de télévision allemande lors d’une visite du site, et l’autre étant le témoignage de Nala Yukiteru, ingénieur spécialisé dans le nucléaire, et qui travaillait à Fukushima.

    Revenons à la piscine du N°4.

    D’une profondeur de 12 mètres, les assemblages sont placés sur le fond, dans des casiers sur une hauteur de 4 mètres, surmontés donc par 8 mètres d’eau, et plus le niveau d’eau baisse, censé absorber le rayonnement gamma, plus le rayonnement devient dangereux.

    La paroi de la cuve était de 100-120 degrés, et pour accélérer le refroidissement TEPCO doit injecter 7 tonnes d’eau à l’heure.

    Lors de la catastrophe le niveau d’eau de la piscine avait considérablement baissé, au point de laisser affleurer la partie supérieure des combustibles, provoquant une montée en température, un début de fonte des gaines, et d’importants rejets radioactifs et ce n’est que dix jours plus tard que la piscine a été refroidie. lien

    Bertrand Barré, conseiller scientifique des services communication d’AREVA (lien) se veut rassurant, assurant que des piliers d’acier reposant sur le plancher du deuxième étage ont été installés pour consolider la piscine, et il est convaincu qu’elle pourrait résister à un puissant séisme. lien

    Ce qui n’est pas l’avis de tous, puisque d’après un article paru chez « ENENEWS  » la piscine pourrait s’effondrer, ce média annonçant que la première inspection a commencé le 17 mai.

    Tepco affirme avoir renforcé la structure en augmentant sa marge de sécurité de 20%. lien

    Les experts veulent vérifier si elle penche, en comparant de part et d’autre le niveau d’eau dans la piscine. lien

    La piscine du réacteur n°4 n’est pas la seule à poser des problèmes, puisqu’une fuite s’est produit le 12 mai, provocant un déversement d’eau contaminée dans l’océan et faisant chuter le niveau d’eau au-dessous de la base des barres de combustible. lien

    Des échantillons d’eau de mer prélevés aux abords de la centrale ont révélé des taux de césium à un niveau 18 000 fois supérieurs à la norme, et la fuite aurait été colmatée par une injection de béton.

    En tout cas, à 230 km de la centrale sinistrée, dans la baie de Tokyo, on a découvert une augmentation du taux de césium de 70%.

    Pour lutter contre la mévente, les maraichers en sont venus à tricher sur l’origine des légumes vendus, et ceux qui sont pris la main dans le sac, ne sont pas condamnés, l’administration leur enjoint seulement de respecter les règles d’étiquetages, sans autre forme de procès. lien

    Ce qui n’a pas empêché le gouvernement japonais de lever l’interdiction d’habiter la zone sinistrée dans 3 des 11 communes touchées par la catastrophe, à condition de s’en tenir à y revenir, sans pour autant y passer la nuit.

    Alors les habitants qui le souhaitent s’en tiennent à nettoyer et réparer leurs maisons dévastées par le tsunami, mais le port d’une combinaison radiologique, ou d’un simple masque n’est pas obligatoire.

    Une partie de cette zone autorisée se trouve pourtant entre 20 et 50 mSv/an, notamment dans le secteur de Minami-Soma.

    Cette décision est consécutive à la volonté d’un maire obnubilé par la levée de l’interdiction, Katsunobu Sakurai, puisque Kiyomi Sakuma, membre de la cellule chargée des réfugiés du nucléaires a affirmé que «  seules les villes dont les maires étaient les plus motivés et les plus combatifs pour faire revivre leurs communes ont rouvert  » ajoutant « le gouvernement attend d’être sollicité par les collectivités locales pour rouvrir une ville  », façon habile de dégager ses responsabilités. lien

    Le gouvernement japonais a demandé que les milliers de têtes de bétail vivant encore dans la zone d’exclusion soient abattues, avec le consentement de leurs propriétaires. lien

    A la mairie de Minami-Soma, on est conscient que l’un des problèmes cruciaux est de trouver une zone pour stocker les déchets contaminés par la catastrophe, car s’il est vrai que le césium 134 a une demie vie de 2 ans, le césium 137 ne perd la moitié de sa dangerosité qu’au bout de 30 ans, et il faut donc compter un bon siècle pour que cette pollution soit moins préoccupante.

    Pour endiguer l’exode, les autorités de Fukushima ont décidé de fournir une couverture médicale gratuite à toutes les personnes âgées de moins de 18 ans vivant dans la province, ce qui va coûter l’équivalent de 46 millions d’euros.

    Selon le journal « Daily Yomiuri », à Minami-Soma, les bénévoles ne se battent pas pour aider à enlever les débris et nettoyer la zone ; Ils étaient beaucoup plus nombreux il y a un an et la population a diminué de 54% dans l’ex-zone d’évacuation.

    En effet, que ce soit à Minami-Soma, Naraha, Hirono, Kawauchi, ou Tamura, sur les 59 000 personnes qui vivaient dans cette zone, 30 000 l’ont quitté. lien

    Espérons que la communauté internationale se décidera enfin à s’investir à Fukushima afin d’éviter que le pire ne se produise.

    En tout cas, avec peut-être un lien de cause à effet, les actions d’AREVA ont atteint historiquement leur niveau le plus bas chutant à 9,278 €. lien

    Comme dit mon vieil ami africain : «  le monde est noir quand on a les yeux fermés  ».

    L’image illustrant l’article provient de « lamauvaiseherbe.net »

    Merci aux internautes de leur aide efficace.

    Olivier Cabanel

    Sites à visiter pour plus d’information

    Le blog de Fukushima

    Next-up organisation

    Blog de Jean Pierre Petit

    Site de la CRIIRAD

    Site de l’ACRO

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    A découvrir le documentaire d’Annabelle Lourenço et Cyprien Nozières « la Fissure, Japon 9 mois après.

     

    Source : http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/alerte-a-fukushima-117001

  • USA: la Fed irait à sa perte en injectant de nouvelles liquidités

     

    WASHINGTON – La banque centrale des Etats-Unis (Fed) courrait à sa perte si elle décidait d’injecter de nouvelles liquidités par le biais de rachats supplémentaires de titres financiers sur les marchés, a déclaré mardi un de ses dirigeants, Richard Fisher.

    A mon sens, ce serait un chemin de perdition pour la Réserve fédérale, a déclaré M. Fisher, selon le texte, d’un discours qu’il a prononcé à l’Université de Saint Andrews, en Ecosse.

    Pour M. Fisher, président de l’antenne de la Fed à Dallas, au Texas (Sud des Etats-Unis), le marché exprime une crainte persistante: celle que la Fed ait déjà porté son bilan à son point d’extension maximal.

    La stratégie de sortie de crise, aussi bien construite soit-elle, reste théorique et n’a pas été soumise à l’épreuve de la réalité, ajoute le texte de son discours.

    Si nous devions suivre la voie d’un nouvel assouplissement monétaire à ce stade, non seulement nous ne stimulerions en rien l’investissement et la consommation, mais en plus nous serions perçus comme complices du laxisme budgétaire du Congrès, a-t-il dit faisant référence à l’endettement sans cesse croissant de l’Etat fédéral, et qui atteint désormais 100% du PIB américain.

    La Fed a injecté 2.300 milliards de dollars dans le circuit financier depuis fin 2008 en rachetant des obligations du Trésor américains et des titres émis par les organismes de refinancement hypothécaire parapublics.

    Pour M. Fisher, l’essentiel de ces fonds dorment actuellement et sont incapables de stimuler l’économie car nous n’avons aucune idée de la direction que prendra la politique de fiscalité et de dépenses publiques de l’Etat fédéral.

    Cette incertitude, ajoute-t-il, est renforcée par l’attente de la décision de la Cour suprême concernant la réforme de l’assurance-santé adoptée en 2010.

    Aucune entreprise ne peut prévoir ses coûts de personnel tant que ce cas n’a pas été tranché, fait-il valoir, alors que la Cour doit dire d’ici à la fin du mois si elle invalide ou non cette loi.

    Depuis la publication, vendredi, de mauvais chiffres de l’emploi pour mai aux Etats-Unis, alors que le monde s’inquiète des difficultés de l’Europe, les spéculations vont bon train sur le fait que la Fed pourrait décider d’injecter de nouvelles liquidités dans l’économie, lors de la prochaine réunion ordinaire de son Comité de politique monétaire (FOMC), prévue pour les 19 et 20 juin.

    A l’occasion d’une audition devant la Commission économique mixte du Congrès, le président de la Fed, Ben Bernanke, pourrait donner jeudi une idée de l’évolution possible de la politique de la banque centrale.

    (©AFP / 05 juin 2012 20h27)

  • Chypre évoque un possible recours à l’UE, qui écarte un plan de sauvetage

     

    Nicosie (awp/afp) – Des responsables chypriotes évoquent un possible recours à un plan de sauvetage de l’UE pour secourir les banques de l’île très exposée à la dette grecque, une idée balayée par la Commission européenne, « confiante » dans le fait que Nicosie « va surmonter les défis ».

    Le gouverneur de la Banque centrale de Chypre, Panicos Demetriades, a affirmé que son pays, en récession, n’était pas loin d’une demande d’un plan de sauvetage pour faire face à l’impact de la crise grecque sur son système bancaire.

    Le pays est à « un moment important, crucial », a souligné au Financial Times M. Demetriades, nommé en avril.

    Il a admis qu’avec la fin juin comme délai pour obtenir au moins 1,8 milliard d’euros pour recapitaliser la Marfin Popular Bank, deuxième banque du pays et la plus exposée à la dette grecque, un recours à l’UE était plus probable.

    Pour recapitaliser cette banque, priée par les autorités financières européennes de renforcer son capital, le gouvernement a accepté de souscrire à l’émission de nouvelles actions.

    M. Demetriades n’a toutefois pas exclu d’autres possibilités, comme des fonds du secteur privé ou des prêts d’autres pays. Moscou a déjà prêté 2,5 milliards d’euros à Chypre pour l’aider face à des échéances de dette.

    Une solution temporaire serait de repousser l’échéance de juin de plusieurs mois. Nicosie est actuellement en discussions avec les autorités européennes pour la repousser jusqu’à fin août, selon M. Demetriades.

    Le président chypriote Demetris Christofias n’avait pas non plus exclu vendredi que le pays ait recours au Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds de sauvetage de la zone euro mis en place pour aider les pays les plus vulnérables.

    L’économie chypriote, déjà en récession en 2011 (-0,7%), s’est encore contractée de 1,4% au premier trimestre 2012 par rapport à la même période de l’année précédente, selon des chiffres officiels. Il s’agit du quatrième trimestre consécutif sans croissance.

    Selon les prévisions du ministère chypriote des Finances, le PIB devrait reculer de 0,5% en 2012. Mais la Commission européenne est encore plus pessimiste, tablant sur une baisse de 0,8%. Le taux de chômage a pour sa part atteint 10,1% en avril.

    Pour autant, la Commission européenne a balayé l’idée d’un plan d’aide en faveur de Chypre, à moins d’un mois du début de la présidence chypriote de l’Union européenne.

    « Nous sommes confiants dans le fait que Chypre va surmonter les défis auxquels il est confronté », a affirmé lundi Olivier Bailly, un porte-parole de la Commission européenne, interrogé sur un éventuel besoin d’aide du pays. « Bruxelles est en contact étroit avec Chypre ».

    Dans ses recommandations annuelles publiées la semaine dernière, la Commission européenne a affirmé que Chypre était confrontée à « des défis multi-dimensionnels ».

    « Le secteur bancaire souffre d’une grande exposition à la Grèce, le secteur privé comme le public, et doit lever de nouveaux capitaux », a indiqué la Commission.

    Elle a souligné que Chypre n’avait appliqué « que partiellement » de précédentes recommandations et que Nicosie devait améliorer ses finances publiques, recapitaliser ses banques, réformer les marchés du travail et des services, les systèmes de retraite et de santé, ainsi que le secteur énergétique.

    Tout en notant que l’île a adopté une série de mesures d’austérité, la Commission estime qu' »en dépit de ces efforts, Chypre connaît des déficits considérables et persistants de ses comptes courants, une importante dette accumulée du secteur privé, une hausse des déficits annuels des finances publiques et une grande exposition du secteur bancaire à la Grèce ».

    Elle recommande l’adoption de nouvelles mesures pour une correction durable de son déficit budgétaire, notamment en contrôlant mieux les dépenses publiques, en améliorant le système d’imposition et la lutte contre l’évasion fiscale.

    fah

    (AWP / 04.06.2012 18h10)

  • Olivier Delamarche sans langue de bois

  • Le sens de l’économie c’est se libérer du travail…

    Huit de nos voisins helvètes ont lancé une initiative en avril 2012 pour déclencher un référendum (avant fin 2013) qui s’il s’avère positif, donnera droit à un revenu de base inconditionnel.

    Le principe est simple : tout adulte touche l’équivalent de 1650 à 2000 euros (2000 à 2500 francs suisse). Définitivement. Quoi que vous fassiez, qui que vous soyez, vous touchez ce revenu. Mais plus personne ne touche aucune prestation sociale autre (allocation logement, chômage, aides d’Etat diverses etc…).

    Lire cet excellent article sur reflet

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