• Pour Marianne, le Parti Pirate fait partie des « farfelus »

     

    Il faut apprécier la condescendance. Dans un article consacré aux « partis fantaisistes ou insolites qui s’invitent aux législatives« , le magazine Marianne a classé lundi le Parti Pirate parmi les « quelques farfelus » qui se présentent au suffrage universel. Un terme malheureux s’agissant de la branche française d’un arbre politique qui connaît une forte croissante en Europe.

    Déjà titulaire de deux députés au Parlement Européen, grâce à ses excellents résultats en Suède, le Parti Pirate est aussi présent aux parlements de quatre Länder en Allemagne, et s’affiche avec des intentions de vote situées entre 10 et 12 % au niveau national. Outre-Rhin, le Parti Pirate est devenu ces derniers mois la quatrième force politique du pays.

    Certes, en France, le Parti Pirate est encore loin de connaître le même succès, mais l’organisation qui présente 101 candidats est en ordre de marche et peut espérer s’imposer plus durablement dans le paysage politique s’il obtient les financements publics qui paraissent largement atteignables. Ce serait une erreur de ne pas comprendre que le Parti Pirate est beaucoup plus qu’une lubie d’internautes, mais qu’il s’agit d’un véritable mouvement citoyen de fond qui réclame avant tout une nouvelle représentation démocratique. Dans les pays nordiques, le Parti Pirate s’impose beaucoup plus par ses discours sur la transparence de la vie politique et la participation des citoyens aux décisions qui les concernent, que par son programme de légalisation du partage des oeuvres.

    Même à cet égard, Marianne est méprisant lorsqu’il parle du « dernier dada » des pirates pour évoquer les initiatives prises par la formation contre le vote par internet aux élections législatives. Heureusement que le Parti Pirate est là pour en parler, lorsque l’on sait l’opacité du système. Heureusement qu’il est là pour s’en préoccuper, lorsque l’on sait que sur 178 candidats concernés par l’urne électronique, seuls 5 ont demandé à contrôler le scrutin, dont 4 du Parti Pirate (qui concrètement ne pourront pas le faire).

    Heureusement aussi que le Parti Pirate est là pour parler de la censure sur Internet et pour s’en émouvoir. N’est-ce pas Marianne qui, l’an dernier, avait publié une excellente enquête sur les actions de Nicolas Sarkozy contre la défense de la liberté d’expression sur Internet ?

     

    Source : http://www.numerama.com/magazine/22724-pour-marianne-le-parti-pirate-fait-partie-des-34farfelus34.html

  • Christine Lagarde reproche aux Grecs de ne pas payer d’impôts, mais elle-même n’en paye pas !

    Du fait de son statut de fonctionnaire international, la patronne du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, est dispensée de payer des impôts sur ses 380 000 euros de traitement annuel.

    – 27 mai 2012

     


    Christine Lagarde appelle tous les Grecs à payer leurs impôts

    PARIS (Reuters) – Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), a appelé ce week-end les Grecs à prendre leur destin en main en s’acquittant notamment de leurs impôts, ajoutant que les enfants démunis d’Afrique ont davantage besoin d’aide que la population grecque.

    « Je pense qu’ils devraient s’aider mutuellement (…) en payant tous leurs impôts », a-t-elle dit dans une interview publiée ce week-end par le Guardian, en évoquant « tous ces gens qui tentent en permanence d’échapper à l’impôt ».

    « Je pense davantage à ces petits enfants d’une école d’un petit village du Niger qui n’ont que deux heures de cours par jour, qui partagent une chaise pour trois et qui cherchent passionnément à avoir accès à l’éducation », poursuit-elle. « Je pense à eux en permanence, parce que je pense qu’ils ont davantage besoin d’aide que la population d’Athènes. »

    (…)


    La patronne du FMI ne paie pas d’impôts

    Révélé par le Fonds monétaire international (FMI), le salaire annuel de Christine Lagarde s’élèvera à 380 939 euros. Son statut de fonctionnaire international permet à la nouvelle directrice de ne pas être soumise à l’impôt sur le revenu.

    Sur le traitement annuel de 323 257 euros, auquel s’ajoutent des frais de représentation de 57 829 euros, Christine Lagarde, la nouvelle directrice du FMI ne paiera aucun impôt, grâce à son statut fiscal spécifique de fonctionnaire international. Le statut du fonctionnaire international bénéficiaire de revenus issus d’une organisation internationale repose en effet sur le principe de non-imposition des revenus et traitements.

    Les principes fondamentaux sont énoncés dans les articles 34 et 38 de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques de 1961, qui affirme que « l’agent diplomatique est exempt de tous impôts et taxes, personnels ou réels, nationaux, régionaux et communaux.  » En revanche, il doit payer les « impôts et taxes sur les biens immeubles privés situés sur le territoire de l’Etat accréditaire, à moins que l’agent diplomatique ne les possède pour les compte de l’Etat accréditant », les droits de succession et les impôts sur le capital prélevés sur les investissements effectués dans des entreprises commerciales de l’Etat accréditaire. Le FMI applique ainsi la Convention sur les Privilèges et Immunités des Institutions spécialisées, datant de 1947, qui prévoit que ses fonctionnaires « jouiront en ce qui concerne les traitements et émoluments qui leur sont versés par les institutions spécialisées, des mêmes exonérations d’impôt que celles dont jouissent les fonctionnaires des Nations Unies, et dans les mêmes conditions ». Ces dernières sont définies par la Convention sur les privilèges et immunités des Nations Unies de 1946.


     

    Sources :

    Les déclarations de Mme Lagarde

    La patronne du FMI ne paye pas d’impôt

    Photo : Mediapart

    Lire aussi : Grèce : un audit de la dette est indispensable

    Ainsi que, sur la politique du FMI en Grèce : O Zeus, retiens-les !

    http://www.reporterre.net/spip.php?article2995

  • Vous pensez que la plubicité n’as pas d’impact sur vous ?

  • Crise de la dette: Lagarde s’attire les foudres des Grecs et les critiques de Paris

    La directrice du Fonds monétaire international Christine Lagarde s’est attiré les foudres des Grecs, qui se disent « humiliés » par ses propos sur le paiement des impôts, mais aussi les critiques de Paris qui a qualifié sa vision d' »un peu caricaturale et schématique ».

    Mme Lagarde a mis le feu aux poudres en estimant dans une interview au quotidien britannique Guardian que « les Grecs devraient commencer par s’entraider collectivement », et ce, en « payant tous leurs impôts », et se dit moins préoccupée par leur sort que par celui des enfants d’Afrique.

    « Il y a une crise humanitaire en Grèce, très coûteuse, au cas où vous ne le sauriez pas. C’est vraiment une honte! », commentait dimanche une internaute, Despina Panagiotopoulou, sur la page Facebook de la patronne du FMI.

     

    Samedi soir, devant le tollé généré par ses propos, Mme Lagarde s’est montrée plus conciliante, se disant « très compatissante à l’égard des Grecs et les défis qu’ils relèvent ». Les propos de Mme Lagarde avaient suscité dimanche plus de 9.800 commentaires sur sa page Facebook.

     

    « Une part importante de cet effort est que tout le monde devrait porter équitablement sa part du fardeau, en particulier les plus privilégiés et en particulier en payant leurs taxes », a-t-elle écrit.

     

    « Peu importe ce que vous dites maintenant, après toutes ces critiques. Savez-vous les dégâts que vous avez causés au peuple grec? » demande Thanasis Athanasopoulos. « Nous ne sont pas fainéants et nous ne sommes pas des mendiants ».

     

    « Merci pour votre amour et votre soutien et sachez que les Grecs ne sont pas stupides. Nous connaissons votre jeu et nous n’allons plus l’autoriser! » assure Elena Papoutsi. « Le 17 juin les Grecs vont répondre aux usuriers du monde entier qui exploitent notre pays », prévient de son côté Eleftheria.

     

    Le chef du parti socialiste Pasok, Evangélos Vénizélos, après avoir estimé que les propos de Mme Lagarde avaient « humilié » et « insulté » les Grecs, s’est réjoui qu’elle ait rectifié le tir, car « cela signifie qu’elle a pris en compte une nation fière ».

     

    Alexis Tsipras, chef du parti de la gauche radicale Syriza propulsé en 2e position lors des législatives du 6 mai, a lancé à Mme Lagarde que les Grecs ne cherchaient pas sa « sympathie » et que « les travailleurs grecs paient leurs impôts » qui sont très lourds et même « insupportables ».

     

    Le parti, donné selon les derniers sondages en seconde position derrière les conservateurs de Nouvelle-Démocratie (ND) le 17 juin, prône l’annulation des mesures de rigueur prévues par le plan de redressement imposé par l’UE et le FMI en échange des prêts accordés à Athènes jusqu’en 2014.

     

    Pour sa part, le gouvernement français, dont beaucoup de Grecs attendent qu’il fasse fléchir la politique de rigueur allemande, a critiqué la vision « un peu caricaturale et schématique » de Mme Lagarde, estimant qu' »il n’y a pas de leçon à donner » à la Grèce.

     

    La présidente du patronat français Laurence Parisot a estimé de son côté que s’adresser comme Christine Lagarde l’a fait, non seulement ne servait à rien, mais pouvait avoir « des effets très dangereux ».

     

    Auparavant, le tribun de la gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon, avait dénoncé des propos « indignes » de Mme Lagarde, appelant les armateurs et l’église orthodoxe à payer leurs impôts.

     

    Les législatives du 17 juin en Grèce sont attendues avec fébrilité à l’international.

     

    Face au risque d’un rejet du plan d’austérité qui conduirait in fine à une probable sortie de l’euro, les bailleurs de fonds internationaux restent fermes, à l’image du ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble qui martèle à l’envi qu’Athènes doit « tenir ses engagements » pour rester dans l’euro.

     

    En Grèce, les mêmes arguments sont utilisés pour discréditer Syriza, alors que le pays risque d’être à court de liquidités d’ici fin juin si les aides financières sont coupées en cas de rejet du plan d’aide international par les électeurs le 17 juin, a prévenu l’ex-Premier ministre grec, selon un memo paru dans la presse dimanche.

     

    M. Vénizélos plaidait dimanche pour garder la monnaie commune, et la veille, Antonis Samaras, le chef de la ND, estimait que s’opposer au plan de redressement conduirait la Grèce hors de l’euro et constituerait une « véritable catastrophe » pour le pays.

     

    Mi-mars, la Task force européenne pour la Grèce notait que le pays avait fait des progrès « prometteurs » sur la perception de 8 milliards d’arriérés d’impôts recensés, avec 946 millions collectés en 2011. Mais elle soulignait qu’en matière de fiscalité, des progrès devaient encore être faits, notamment dans la lutte contre l’évasion fiscale des riches contribuables et des grandes entreprises.

    Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20120527.AFP7450/crise-de-la-dette-lagarde-s-attire-les-foudres-des-grecs-et-les-critiques-de-paris.html

  • Le nouveau business de la sécurité routière

    Voilà un scandale qui, s’il était connu d’un grand nombre de Français, ferait sans doute une onde de choc à travers tout le pays…

    Vous savez sans doute que le gouvernement a récemment publié un décret qui oblige chaque automobiliste à détenir dans sa voiture un éthylotest – enfin deux, l’un pour se tester en cas de doute, et l’autre à présenter aux gendarmes en cas de contrôle.

    Officiellement, le but est de lutter contre l’alcoolisme au volant. Tout le monde aimerait voir moins de drames sur la route liés à l’alcool, c’est incontestable. Mais je vais vous montrer qu’il s’agit de bien autre chose ici…

    L’affaire est tellement scandaleuse qu’il fallait absolument que je vous envoie un mail pour vous informer !

    Alors, voilà ce qui se passe :

    En juillet, une association, « I-Test » se crée pour militer en faveur d’éthylotests obligatoires dans toutes les voitures. Ils interpellent le Ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, et hop quelques mois plus tard le décret sort. La nouvelle infraction est créée, avec une amende de 17 euros à la clef.

    Quand on sait qu’il faut des années d’habitude pour obtenir quoi que ce soit quand on est une association, nous avons été saisis par cette rapidité !

    Vous le savez, ici à la Ligue de Défense des Conducteurs, nous enquêtons depuis plus de trois ans sur la répression routière – il ne nous a pas fallu longtemps pour découvrir le pot aux roses !

    Qui sont les membres de cette « association » ? S’agit-il, comme on aurait pu le croire, d’un collectif de familles qui ont perdu un proche sur la route à cause d’un chauffard qui avait trop bu ?

    Pas du tout : ce sont tout simplement… des fabricants d’ethylotests ! Le Président de « l’association » est chargé de mission chez Contralco, le plus grand fabricant d’éthylotests chimiques (les fameux « ballons »).

    Et là, il vient de réussir un coup de maître : assurer à sa boîte un marché 100 % garanti sur 38 millions de voitures !

    Le calcul est vite fait : 38 millions de voitures x 2 éthylotests à 1€ pièce = 76 millions d’euros garantis dès l’application du décret en juillet prochain.

    Mieux. Le décret comporte une obligation de norme NF pour les éthylotests… norme que seules deux entreprises détiennent : Contralco, et une société sud-africaine, Red Line Products.

    Son éthylotest certifié est distribué par Pelimex, entreprise dont le dirigeant est… Vice-Président de I-Tests.

    Ah, au fait ! Dans le comité de certification NF éthylotest, on retrouve les deux représentants de Contralco et Pelimex dont je viens de vous parler.

    Voilà : un marché juteux, 100 % garanti, qui va rapporter des millions…

    … Et nous, on vient nous dire que c’est pour notre sécurité ? Et que si l’éthylotest venait à manquer dans notre boîte à gants, ce serait tellement grave qu’on devrait payer une amende ?

    Franchement, de qui se moque-t-on ?

    C’était déjà la même chose avec les radars : au départ ils sont venus nous dire que c’était pour notre sécurité, et il n’y avait pas de raison de ne pas y croire. Enfin, au début…

    Car vu les bénéfices colossaux que raflent maintenant, chaque année, les grandes entreprises qui installent et entretiennent les radars (plus de 200 millions d’euros par an, directement issus de vos PV), qui peut encore venir nous parler de sécurité ??

    Année après année, les pouvoirs publics tirent un peu plus sur la corde, en se disant que ça va passer, que les Français ne vont rien dire… Alors depuis 2003 et la mise en place des premiers radars vitesse, on a eu les radars feu rouge, les radars tronçon, les radars discriminants, les radars « zones de chantier », les radars mobiles embarqués dans des véhicules en mouvement, etc… L’Etat fait rentrer de plus en plus d’argent, et la cagnotte des entreprises productrices de radars gonfle, gonfle…

    Ces entreprises sont devenues tellement puissantes que, désormais, elles ne se cachent même plus pour faire leurs magouilles : le fameux lobbyiste qui vient d’obtenir le marché du siècle,  avant de se lancer dans le business de l’éthylotest, dirigeait une société de radars ! C’est même lui qui a vendu les premiers radars feu-rouge au gouvernement !

    Quelques entreprises bien placées veulent grossir facilement leur chiffre d’affaire sans prendre de risque, ils sollicitent les pouvoirs publics, lesquels nous jouent la carte de la sécurité routière, et hop le tour est joué, le business est installé, et vous êtes ses clients forcés.

    Comment en est-on arrivés là ? Tout simplement parce qu’à chaque fois qu’ils tiraient un peu plus sur la corde, aucune voix ne s’élevait assez fort pour que ça fasse scandale et que ça s’arrête.

    Mais tout cela n’a que trop duré : quel autre business vont-ils réussir à implanter demain ? L’éthylotest anti-démarrage obligatoire dans toutes les voitures (coût : 1000 euros par véhicule) ? Des boîtes noires comme dans les avions, ou la géolocalisation obligatoire ?

    Ne vous en faites pas pour eux : ils trouveront toujours un prétexte de sécurité routière pour donner mauvaise conscience à ceux qui voudraient contester.

    En vérité, c’est eux qui devraient avoir honte de leurs pratiques. Agiter sous le nez des gens des images horribles d’accidents, profiter du deuil des familles des victimes, pour engraisser un business juteux, ce sont des pratiques inqualifiables !

    Mais tant que des millions de Français ne leur auront pas fait savoir à quel point ils sont indignés, rien ne les arrêtera.

    Nous devons agir dès maintenant, c’est pourquoi je vous demande de m’aider à faire connaître ce scandale au plus grand nombre de Français possible, en faisant passer ce message à tous vos amis, vos proches, ou vos collègues. Ne les laissez pas tomber dans le piège de la propagande des pouvoirs publics qui utilisent la sécurité routière comme un alibi pour engraisser un business juteux.


    Je vous remercie.

    Bien cordialement,

    Christiane Bayard
    Secrétaire Générale
    Ligue de Défense des Conducteurs

     

    Source : http://www.liguedesconducteurs.org/201204181609/je-minforme/le-nouveau-business-de-la-securite-routiere.html

     

  • Affaire Karachi. Le juge Van Ruymbeke touche au but

    C’est un travail titanesque qu’a accompli Renaud Van Ruymbeke, en charge du volet financier de l’affaire Karachi. Une œuvre de «moine-soldat», souffle, ­admiratif, un avocat. Grâce à des milliers de documents bancaires récupérés au Liechtenstein, en Espagne et en Suisse – un véritable voyage au cœur de la finance offshore –, le juge a réussi à «reconstituer le circuit opaque» de dizaines de millions d’euros de commissions illégales versées lors de plusieurs contrats d’armement signés par le gouvernement d’Edouard Balladur en 1994. «Ces ­commissions, note le juge dans un procès-verbal consulté par Paris Match, ont donné lieu de façon systématique à d’importants retraits en espèces qui ont commencé en 1994, puis se sont développées à grande échelle en 1995.»

    Effectués à Genève, ­plusieurs d’entre eux ont eu lieu en avril et mai 1995, en pleine élection présidentielle française. Ils renforcent les soupçons d’un financement illégal de la campagne d’Edouard ­Balladur, dont le compte avait été crédité, le 26 avril, d’un mystérieux dépôt en liquide de 10,2 millions de francs. En filigrane de ce dossier explosif se profile aussi la piste d’un enrichissement personnel de dirigeants politiques français. Au total, au moins 71,7 millions de francs en espèces ont été retirés entre mai 1994 et novembre 1996 sur plusieurs comptes suisses. Le juge Van Ruymbeke ne manque pas de relever que l’immense majorité des retraits a été réalisé en francs français sur des comptes libellés en dollars ou en francs suisses. La preuve, selon lui, que cet argent était bien destiné à revenir en France. Reste à savoir à qui.

    L’étau se resserre autour de Thierry Gaubert. L’ancien chef de cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère du Budget a-t-il participé au rapatriement en France d’une partie des commissions des marchés d’armement? Le juge Van ­Ruymbeke le soupçonne fortement et vient de le mettre en examen pour «blanchiment aggravé». Selon les nouveaux éléments dont dispose le magistrat, Thierry Gaubert a ­effectué trois dépôts en liquide sur un compte ouvert à la banque Safdié, à Genève, les 2 et 24 mai, ainsi que le 12 juillet 1995. Montant total: 7 millions de francs. Une somme colossale pour un homme sans fortune personnelle.

    Le ­magistrat a relevé qu’à chacun de ses dépôts, des retraits d’espèces ont eu lieu aux mêmes dates, eux aussi à Genève, sur des comptes alimentés par l’argent des commissions. Ainsi, le 1er mai, la veille du premier dépôt de Thierry Gaubert, 5 millions de francs sont retirés d’un compte ­appartenant à un prête-nom, le cheik koweïtien Ibrahim Al-Sabah. Ce jour-là, l’homme d’affaires libanais Ziad ­Takieddine se trouve également à Genève. Pour le juge, il ne s’agit pas d’une coïncidence. Takieddine apparaît comme le pivot du dispositif mis en place pour écouler l’argent des commissions. «Contestez-vous avoir remis des espèces à M. Gaubert?» demande le magistrat à Ziad ­Takieddine. «Oui», se défend ce dernier. Renaud Van Ruymbeke dispose par ailleurs du témoignage de la princesse Hélène de ­Yougoslavie, l’ex-épouse de Thierry Gaubert, qui soutient qu’à cette époque, son mari et Takieddine se rendaient à Genève et revenaient avec des sacoches de ­billets, remises ensuite à Nicolas Bazire, à l’époque directeur de campagne d’Edouard Balladur.

    Thierry Gaubert devrait bientôt être réinterrogé sur l’origine de ces 7 millions. «Cet argent vient en partie de l’héritage du père de Gaubert, et en partie d’une opération financière réalisée avec l’industriel Gustave Leven, aujourd’hui décédé», assure à Match son ­avocat François Esclatine.

    Les preuves qui embarrassent Takieddine. Alors qu’il ne connaissait rien aux marchés d’armement, l’homme ­d’affaires a été imposé en 1994 comme intermédiaire par deux soutiens d’Edouard Balladur: le ministre de la Défense de l’époque, François Léotard, qu’il côtoyait depuis plusieurs années, et son conseiller, Renaud Donnedieu de Vabres. Au cours de ses auditions, Takieddine a toujours démenti être l’auteur des retraits en espèces. Pourtant, les éléments à charge contre lui s’accumulent.

    L’examen de ses justificatifs de voyage, imprudemment confiés à son avocat fiscaliste, prouve qu’il se trouvait bien sur les rives du Léman lors de la plupart des retraits. Ainsi, les 6 et 7 avril 1995, alors que 13 millions de francs sont retirés à Genève, il effectue un incroyable chassé-croisé entre Paris, Londres et Genève. «Pour quelle raison avez-vous multiplié ces allers-retours entre Paris et Genève si ce n’est pour aller chercher l’argent et le rapporter à Paris?» demande le juge à Takieddine.

    Tout aussi troublant, l’emploi du temps de Takieddine du 2 juin 1994. Ce jour-là, l’homme d’affaires loue une voiture à l’aéroport de Genève à 13h35. Il la rend à 15h40. Or, un retrait de 1 million de francs a lieu à 14 h 59, toujours à Genève, sur le compte de son ami Abdul Rahman El-Assir, l’autre grand bénéficiaire des commissions (voir encadré). ­Takieddine jure qu’il s’agit là d’un ­hasard. Pourtant, une instruction écrite ne laisse aucun doute: dans celle-ci, El-Assir demande à son banquier de remettre ce même jour la somme de 1 million de francs à… Takieddine. Devant l’obstination de ­Takieddine à nier les faits, Van Ruymbeke insiste: «Il ne s’agit pas de fabulation, mais de preuves. Maintenez-vous vos dénégations et pourquoi? A qui étaient destinées ces espèces? Et qui protégez-vous?» assène-t-il plusieurs fois. ­Takieddine s’emporte alors, entraînant la suspension de l’interrogatoire.

    Le circuit de l’argent

    Au total, cinq contrats d’armement ont été signés par le gouvernement Balladur en 1994: les contrats Shola, SLBS et Mouette pour la rénovation de frégates saoudiennes, Agosta pour la vente de sous-marins au Pakistan et Sawari II pour celle de trois frégates à l’Arabie saoudite. Pour dissimuler les versements de commissions, la Sofresa et la DCN (Direction des chantiers navals), les entreprises françaises chargées de ces opérations, ont utilisé une pléiade de sociétés écrans. Les fonds étaient ensuite encaissés par des structures offshore dans des paradis fiscaux, toutes liées à Takieddine ou à son ami El-Assir. En bout de chaîne, l’argent était retiré sur plusieurs comptes en Suisse : l’un «prêté» par le Koweïtien Ibrahim Al-Sabah, et deux autres détenus par El-Assir. Un montage complexe mais qui n’a plus aucun ­secret pour Renaud Van Ruymbeke.

    Source : http://www.parismatch.com/Actu-Match/Politique/Actu/Affaire-Karachi.-Le-juge-Van-Ruymbeke-touche-au-but-398918/

  • La justice sociale, seul moyen de sortir de la crise

  • René Forget : Lettre aux policiers

    Chers policiers,

    Je suis un des très rares citoyens qui peut vraiment apprécier la difficulté de votre travail. La plupart des citoyens oublient que vous êtes des salariés de la classe moyenne, que vous ragez aussi contre ce gouvernement qui semble corrompu, que plusieurs d’entre vous sont parents d’étudiants et que, si vous avez réussi à convaincre votre progéniture de rester chez vous, vous avez peut-être la lourde tâche d’intervenir auprès de ses amis.

    Je suis un des rares citoyens à vous comprendre parce que j’ai été des vôtres et je suis particulièrement bien placé pour vous dire que l’intégrité d’un homme peut parfois lui coûter cher. Mais, malgré toutes les difficultés que j’ai rencontrées dans ma vie, je suis encore fier d’avoir refusé d’émettre des constats d’infraction pour vitesse alors que je n’étais pas opérateur radar. Je suis fier de ne pas avoir acheté ma permanence d’emploi sur le dos d’honnêtes citoyens que j’aurais fait condamner par nos tribunaux sur la foi d’une preuve frauduleuse. J’en suis fier, car aujourd’hui je peux vous regarder dans les yeux et continuer de regarder les citoyens dans les yeux.

    Je prends ce moment pour vous rappeler que vous jouissez de l’indépendance judiciaire. Ce qui veut dire que vous pouvez exercer votre devoir sans l’influence du gouvernement. La constitution canadienne, la Charte des droits et libertés et tout notre régime de droit vous confère le pouvoir d’être indépendant, de penser par vous-mêmes. Plus encore, l’article 26 du code criminel vous rend criminellement responsable de la force que vous utilisez. Je sais très bien que la situation est tendue et je sais pertinemment que ces policiers jouissent de la présomption d’innocence mais il ne sera pas surprenant de voir un comité de déontologie policière devoir examiner l’utilisation de la force qui a été employée par l’agent 728 qui poivre, à 3 reprises, un citoyen qu’elle tutoie alors que celui-ci la questionne sur ses motifs d’avoir eu recours à une arme intermédiaire et ce, en la vouvoyant.

    Pas surprenant, non plus, que le policier qui tire une balle de caoutchouc bleue en disant : « dans les fesses mon calisse » devra nous expliquer pourquoi il éprouve autant de plaisir et de satisfaction à l’emploi de cette force et pourquoi, si le belligérant reçoit un projectile dans les fesses, semble-t-il que le policier l’ait tiré dans le dos. Quant à moi, une des personnes qui a le plus à répondre c’est l’agent Alain Bazinet de la Sûreté du Québec qui invoque l’art. 31 du code criminel pour identifier des citoyens. À moins que le droit ait changé depuis mon époque, le pouvoir d’identifier quelqu’un, même dans le cas de l’art. 31 est accessoire au pouvoir de dénoncer ce citoyen devant les tribunaux (soit par son arrestation ou l’émission d’un constat). Le peuple du Québec attend toujours de savoir pour quel motif, ces citoyens ont été interceptés et je me demande sérieusement s’ils n’ont pas été identifiés de façon arbitraire.

    Ce ne sont là que quelques exemples difficiles. Vous faites votre travail, qui est déjà complexe et vous le faites dans un climat social difficile, néanmoins ce sera chacun de vous qui aura à répondre de ces gestes devant vos pairs plus tard, pas le gouvernement, pas le ministre, vous. Je vous en conjure gardez la tête froide.

    Nous traversons une ère tragique où nos politiciens semblent corrompus, leur décisions semblent toujours les avantager de façon pécuniaire, le copinage et les liens avec le crime organisé semblent clairs. Les médias semblent être contrôlés par les corporations amies de l’état et nos dirigeants semblent au-dessus des lois. Non seulement ne répondent-ils pas, pendant plus de deux ans, à nos demandes lorsqu’on exige une commission d’enquête sur la corruption mais ils édictent la Loi 78 pour régler un conflit. Une loi spéciale pour régler un conflit dans lequel toutes les options pacifiques n’ont pas été explorées. C’est scandaleux même pour ce gouvernement aujourd’hui abonné aux scandales.

    J’entends beaucoup de monde dire ces temps-ci « c’est une loi, votée par l’assemblée nationale, nous ne sommes pas d’accords mais nous devons y obéir » et vous, agents de la paix, cette loi doit vous lever le coeur aussi (n’oublions pas que si le droit de manifester est cher à un groupe de travailleurs, il est cher à nos policiers). Doit-on obéir à cette loi? Que feriez-vous si un gouvernement édictait une loi qui vous demande d’arrêter et de détenir tous les roux que vous croisez? Que feriez-vous si cette loi vous demandait de tirer à vue sur chaque personne pesant plus de 150kg? Vous refuseriez d’appliquer cette loi-là, tout simplement. Le droit d’association et le droit d’expression ne sont peut-être pas aussi précieux que le droit à la vie mais cette loi soulève des passions.

    Le Barreau du Québec a condamné cette loi-là, les plus grands docteurs en droits l’ont condamnée, plus de 500 avocats ont offert leur science et leur talent afin de prêter main forte aux étudiants pour contester cette loi-là, le juge Gomery, des recteurs d’université, bref, plusieurs cerveaux, plusieurs sommités en droit sont d’avis que certaines dispositions de la Loi 78 sont contraires à la Charte, soit parce qu’elles limitent ou annulent un droit garanti par cette charte, soit parce qu’elle attaque les principes d’indépendance entre le judiciaire, le législatif et l’exécutif. Vous avez donc des motifs raisonnables de croire qu’on vous demande d’appliquer une loi ultra-vires. Je vous rappelle que vous êtes responsable de la force que vous utilisez.

    Appliquer cette loi sans prudence, en s’aveuglant aux brèches que son application pourrait causer aux droits et libertés des individus, pourrait un jour être jugé comme un abus de pouvoir. Je vous rappelle, encore une fois, que vous avez une indépendance judiciaire et que vous pouvez unilatéralement prendre des mesures que vous jugez nécessaire pour assurer la protection des citoyens. Vous devriez faire preuve de réserve, et demander l’autorisation de la cour supérieure avant d’appliquer cette loi. Vous devriez annoncer que vous attendrez que la légalité de cette loi vous soit confirmée AVANT de l’appliquer. Ne laissez pas l’incompétence de ce gouvernement vous éloigner des principes que vous avez juré de défendre.

    Personne, personne, personne ne pourra jamais vous reprocher d’avoir été prudents.
    La polarisation de la population démontre bien que les objectifs coercitifs visés par cette loi ne sont pas atteints, au contraire. Si cette loi fait quoi que ce soit, c’est d’augmenter la grogne et la tension sociale et donc le danger de dérapage de part et d’autre.

    Vous êtes les gardiens de la paix, de l’ordre et de la primauté du droit. Annoncez dès maintenant que vous attendrez le feu vert de la Cour avant d’appliquer cette loi et je suis convaincu que les manifestant vous fourniront leur itinéraire de façon volontaire, juste pour démontrer leur bonne foi.

    Vous avez juré défendre le droit et la justice et ce, même au risque de votre vie. Faites le premier pas, retirez vos casques et vos matraques rengainez votre poivre et vos balles de caoutchouc et non seulement les manifestants collaboreront avec vous mais des gens comme moi, des artistes, des travailleurs, des baby-boomers, nous serons nombreux à rejoindre notre jeunesse et faire notre part pour éviter les dérapages.
    Vous êtes la police. Vous êtes là pour régler les conflits que le citoyen ne peut gérer seul. Depuis le temps que je vous entends parler de police communautaire, de police de proximité, il est temps de vous montrer à la hauteur de vos aspirations sociales.

    Tendez la main aux étudiants, négociez une trêve, réussissez là où le gouvernement a échoué.
    Vous êtes la police, vous devez être calme quand on s’énerve, fort quand on tombe, souple quand on se raidit, vous devez nous écouter, nous rassurer, nous guider. Vous devez nous protéger, parfois même contre nous-même.

    Vous avez juré de nous protéger et nous servir, le climat de tension sociale ne nous sert pas, la perte de nos droits et libertés ne nous sert pas et nous en sommes rendus au point où nous avons besoin que vous nous protégiez de notre gouvernement qui se comporte de façon cupide, perfide, mesquine, confrontationnelle et abusive envers nous.

    Soyez les héros dont nous avons besoin, prenez exemple sur vos confrères de Francfort. Vous êtes notre dernier espoir pour une sortie de crise pacifique.

    René Forget

     

    Source : http://quebec.huffingtonpost.ca/rene-forget/police-quebec_b_1546476.html?ref=cbv

  • Les fuites radioactives de Fukushima plus fortes qu’annoncé

    TOKYO (Reuters) – Les fuites radioactives de la centrale nucléaire de Fukushima juste après la catastrophe de mars 2011 ont été deux fois et demi supérieures aux estimations communiquées à l’époque par les autorités japonaises, dit l’opérateur de la centrale dans un rapport publié jeudi.

    Selon les analyses réalisées par Tokyo Electric Power (Tepco), les radiations émises pendant les trois premières semaines ont représenté un sixième des radiations de la catastrophe de Tchernobyl, en 1986.

    « Si on avait eu cette information à ce moment-là, on aurait pu en tenir compte pour organiser les évacuations », a déclaré à la presse le porte-parole de Tepco, Junichi Matsumoto.

    Les capteurs les plus proches de la centrale ayant été détruits par le tremblement de terre et le tsunami qui en a résulté, ces nouveaux calculs ont été effectués à partir des mesures de capteurs plus éloignés et de données collectées par les agences gouvernementales, précise le rapport.

    Selon Tepco, la fusion probable de trois réacteurs de la centrale de Fukushima Daiichi a rejeté dans l’air quelque 900.000 terabecquerels de substances radioactives.

    C’est deux fois et demi la somme annoncée en avril 2011 par l’Agence de sûreté nucléaire et industrielle japonaise, et 17% supérieur à l’estimation la plus élevée de l’agence de sûreté gouvernementale.

    Ces mesures reposaient sur la mesure du taux d’iode-131, un élément dont la radioactivité se dissipe rapidement mais qui est particulièrement redouté car il se concentre dans la thyroïde.

    Selon le rapport, 99% des fuites radioactives ont eu lieu dans les trois premières semaines après l’accident.

    Kevin Krolicki; Tangi Salaün pour le service français, édité par Gilles Trequesser

    (c) Copyright Thomson Reuters 2012

  • Réforme de l’assurance-emploi: il n’y a pas de mauvais emplois !

    OTTAWA – Il n’y a pas de mauvais emplois, a affirmé lundi le ministre des Finances Jim Flaherty alors que plusieurs craignent que le gouvernement ne modifie l’assurance-emploi pour forcer les chômeurs à accepter n’importe quel boulot.

    Le gouvernement semble ainsi envoyer un signal qu’il s’apprête à serrer la vis aux chômeurs en rendant l’accès à l’assurance-emploi plus difficile.

    Vendredi, le Nouveau Parti démocratique (NPD), le Bloc québécois et des centrales syndicales ont fait une sortie pour dénoncer le fait que le gouvernement fédéral s’apprêterait selon eux à contraindre les prestataires d’assurance-emploi à accepter des emplois moins bien rémunérés et hors de leur domaine de compétence.

    Ces modifications à l’assurance-emploi seraient noyées dans l’immense projet de loi C-38 qui vise à mettre en oeuvre le dernier budget.

    L’opposition à Ottawa se plaint que la pièce législative vise bien plus que le budget et n’est en fait qu’un fourre-tout pour toutes sortes de changements impopulaires qui éviteront ainsi d’être trop remarqués.

    Entre autres choses, le gouvernement s’apprêterait à modifier les définitions d’emploi convenable et non convenable pour les fins de l’assurance-emploi, ce qui aurait des conséquences importantes pour ceux qui reçoivent des prestations.

    Questionné lundi à savoir si l’on verra des ingénieurs cueillir des fruits dans les champs parce qu’ils n’auront plus droit à leurs prestations, le ministre Flaherty a répliqué qu’«il n’y pas de mauvais emplois».

    «Le seul mauvais travail est de ne pas avoir de travail, a-t-il dit. On doit faire ce qu’il faut pour gagner sa vie.»

    Lors d’un point de presse convoqué pour enjoindre l’opposition à adopter rapidement C-38, il a fait valoir qu’il avait déjà travaillé comme chauffeur de taxi et arbitre au hockey.

    Mais l’opposition se plaint justement du bâillon imposé sur C-38 qui l’empêche d’étudier le projet en profondeur. Elle s’oppose aussi à l’idée de devoir voter sans connaître cette nouvelle définition «d’emploi convenable».

    Tentant de calmer le jeu, M. Flaherty a confirmé qu’il y aura une définition plus large de la notion «d’emploi acceptable». Mais pour les détails, il renvoie la balle à la ministre responsable des Ressources humaines, Diane Finley, et préfère la laisser faire part des changements envisagés et des définitions retenues.

    Il a toutefois averti que le pays va faire face — et doit déjà composer — avec une pénurie d’emplois dans plusieurs domaines. Il souhaite voir plus de personnes avec des handicaps, des personnes âgées et des autochtones sur le marché du travail.

    Pour ce faire, il faut «se débarrasser des mesures tendant à décourager l’emploi», croit-il.

    La porte-parole néo-démocrate en matière de Finances, Peggy Nash, croit que les Canadiens devraient être préoccupés par la position que semble adopter le gouvernement dans ce dossier.

    «Si vous êtes un concepteur de logiciels, est-ce que vous devrez travailler chez Tim Horton? Si vous êtes un professeur ou une infirmière sans emploi, devrez-vous travailler dans le domaine agricole et cueillir des fruits?» a-t-elle demandé.

    «Ce serait un gaspillage monstre de compétences (…), de talent et de formation», a-t-elle ajouté.

    Elle a rappelé que l’assurance-emploi est une «assurance» payée par les travailleurs et leurs employeurs et n’est pas un programme financé par le fédéral.

    Le député libéral Marc Garneau estime que les propos du ministre sont une menace pour les Canadiens qui ne veulent pas accepter un emploi dans un autre domaine ou une autre ville.

    Quant au député bloquiste André Bellavance, il a souligné que le «débat reste à faire sur cette question», puisque les changements n’ont pas été expliqués par le gouvernement.

    Souce : http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/05/14/rforme-assurance-emploi_n_1516213.html?ref=politique

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