• Le FMI reconnaît s’être trompé sur le sauvetage de la Grèce

    Dans un rapport, le Fonds monétaire international admet que son plan de sauvetage en 2010 s’est soldé par des « échecs notables ».

    Vue de l'acropole d'Athènes (Grèce), le 8 mars 2013. (LOUISA GOULIAMAKI / AFP)

    Vue de l’acropole d’Athènes (Grèce), le 8 mars 2013. (LOUISA GOULIAMAKI / AFP)

    Mea culpa. Le Fonds monétaire international (FMI) a reconnu, mercredi 5 juin, ses erreurs au sujet du premier plan de sauvetage de la Grèce en 2010. Il a admis que celui-ci s’était soldé par des « échecs notables », dans un rapport évaluant les résultats du plan d’aide de 110 milliards d’euros accordé à Athènes en mai 2010, en contrepartie d’un plan d’économies drastiques.

    1 Des prévisions trop optimistes

    Le FMI souligne d’abord que ses prévisions économiques se sont révélées « trop optimistes ». Il avait en effet tablé sur un retour de la croissance en Grèce dès 2012 et une amélioration sur le front de l’emploi. Les faits lui ont donné tort : le pays s’enfonce actuellement dans la récession pour la sixième année consécutive avec un taux de chômage de 27%, malgré un deuxième plan d’aide international au printemps 2012.

    Selon le rapport, les exigences posées par le FMI et ses partenaires en contrepartie de l’aide accordée à Athènes ont été inadaptées. Lorsque le plan d’aide à la Grèce a été approuvé par la Troïka (formée par le FMI, Commission européenne et la Banque centrale européenne), il a été demandé à Athènes de réduire immédiatement son endettement et de mettre en place des réformes structurelles. Ces exigences ont provoqué des « échecs flagrants », ajoute le document. Certes, la Grèce a pu demeurer dans la zone euro et réduire en partie son endettement, mais elle n’est pas parvenue à regagner la confiance des marchés.

    2 Les lacunes de la Troïka

    Ce n’est pas la première fois que le FMI fait son aggiornamento sur la Grèce. En janvier, son chef économiste Olivier Blanchard avait fait sensation en admettant avoir sous-estimé les « mutiplicateurs budgétaires » qui évaluent l’impact des mesures d’austérité sur la croissance.

    Mais le Fonds va plus loin aujourd’hui en remettant en cause l’efficacité même de la Troïka, qui est aujourd’hui en charge de quatre plans de sauvetage dans la zone euro. Selon le rapport, cette cohabitation a obligé le Fonds à « négocier d’abord avec les pays de la zone euro (…) et ensuite avec les autorités grecques ». Une situation qui a créé une source d’« incertitude considérable » alimentée par les hésitations et les revirements européens.

    3 Une restructuration de la dette trop tardive

    Décryptant les relations au sein de la Troïka, le FMI s’attache enfin à un point crucial du plan de sauvetage grec : la restructuration massive de la dette privée au printemps 2012. Le Fonds estime aujourd’hui que cette opération, la plus importante de l’histoire, aurait dû être menée dès 2010. Mais cette solution n’était pas « politiquement réalisable » en raison de l’opposition des Européens. « La restructuration de la dette avait été envisagée par les parties à la négociation [du programme grec] mais elle a été exclue par les dirigeants de la zone euro », qui craignaient qu’une telle mesure ne soit pas approuvée par les Parlements nationaux, indique le rapport.

    Cette décision a été lourde de conséquences, selon le Fonds. Elle a permis à de nombreux créanciers privés (banques, fonds d’investissement) de « s’échapper » du pays sans subir la moindre perte et de « passer le fardeau » aux Etats, et donc aux contribuables, qui ont dû de nouveau renflouer la Grèce en 2012.*

    Source : Francetv info avec AFP et Reuters

     

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  • Les banques pourraient ne jamais rouvrir à chypre

    http://lejournaldusiecle.files.wordpress.com/2013/03/272271_0202648831957_web.jpg

    Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a averti Chypre que tant que les termes du plan de « sauvetage » étaient rejetés, les banques ne pourraient être en mesure de rouvrir.

    Wolfgang Schäuble a déclaré que les principales banques chypriotes étaient « insolvables sans fonds d’urgence ». Il s’exprimait à l’issue du rejet du plan par le parlement chypriote sur un « renflouement » qui aurait imposé une taxe exceptionnelle sur les dépôts bancaires.

    « La BCE (Banque centrale européenne) a clairement fait savoir que sans un programme de réforme pour Chypre, l’aide ne peut pas continuer. Quelqu’un doit expliquer aux chypriotes qu’il y a un risque qu’ils ne soient pas du tout en mesure d’ouvrir les banques à nouveau », a-t-il dit.

    « Deux grandes banques chypriotes sont insolvables s’il n’y a pas de fonds d’urgence de la Banque centrale européenne », a ajouté M. Schäuble.

    Sources : Mercopress / Le Journal du Siècle

  • Accord sur la réforme du marché du travail :

    En signant avec le Medef un accord « au service de la compétitivité des entreprises et de la sécurisation de l’emploi », trois syndicats minoritaires ont donné en France un aval anticipé aux  réformes structurelles du marché du travail imposées par la Banque centrale européenne, la Commission européenne et le FMI dans le Sud de l’Europe. Tout y est : baisse des salaires en cas de menace sur l’emploi, prédominance de l’accord d’entreprise sur l’accord de branche et sur la loi, facilitation des mobilités forcées et des licenciements. Le Wall Street Journal félicite les patrons français d’avoir « gagné une nouvelle flexibilité ». 

    (On nous avais prévenu quand même !! http://commentbienvoter.com/fancois-hollande-a-menti-la-fin-du-cdi/)

    L’accord signé le 11 janvier par le Medef, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC confirme la possibilité, déjà adoptée par la majorité précédente, d’accords d’entreprise dits de « maintien dans l’emploi », avec une baisse des salaires, en cas de « graves difficultés conjoncturelles ». Les salariés qui refuseraient la baisse de salaire seraient licenciés pour « motif personnel », exonérant l’entreprise de toute obligation de reclassement. De même, tout salarié qui refuserait un changement de poste ou une mutation géographique pourra être licencié pour « motif personnel », dès lors que l’entreprise a signé un accord sur la mobilité.

    La « sécurisation des licenciements » tant souhaitée par le Medef se traduit aussi dans l’accord du 11 janvier par une réduction des délais de contestation des plans sociaux et des licenciements, ainsi que par une priorité donnée à la conciliation prudhommale, avec des indemnités minimes dont l’acceptation par le salarié interdit ensuite toute poursuite judiciaire.

    Plus profondément encore, l’accord du 11 janvier dynamite toute la législation sur les plans sociaux : un accord d’entreprise peut prévoir une procédure totalement différente de celle prévue par la loi ; et s’il ne parvient pas à obtenir la signature des syndicats, l’employeur peut déposer son plan social à l’Inspection du travail, qui doit motiver un éventuel refus dans un délai de 2 à 4 mois.

    En guise de contreparties, l’accord prévoit essentiellement un renchérissement limité des CDD de très courte durée (moins d’un mois), la généralisation de la complémentaire santé pour les salariés des PME et une majoration de 10% pour les  heures complémentaires des salariés à temps partiel. Des avancées qui seraient appréciables si elles n’étaient pas payées aussi cher.

    Car la France et l’Europe s’enfoncent dans une grave récession, provoquée par les politiques d’austérité et par la frilosité des banques qui réduisent leurs crédits pour préserver leur bilan. Les brèches ouvertes par l’accord du 11 janvier ne vont certainement pas « accélérer la création d’emploi » comme l’annonce le gouvernement ; elles vont plutôt faciliter le passage du tsunami de licenciements qui s’annonce et accélérer la montée du chômage.

    Attac appelle les parlementaires français à corriger les graves dangers que présente ce texte et invite tous les acteurs sociaux à organiser ensemble la résistance et la construction d’alternatives à ces politiques suicidaires pour les salariés et pour les peuples européens. Dans cette perspective, les nombreuses forces syndicales et associatives européennes engagées dans le processus d’Altersommet se réuniront début juin à Athènes en vue d’affirmer haut et fort qu’une autre Europe est possible.

    Attac France,

    Le 14 janvier 2013

  • Bankrun dans les banques Espagnoles et Grecques

    http://financialpostbusiness.files.wordpress.com/2011/12/greeks.jpg

    L’Espagne est en passe de devenir la nouvelle Grèce. Selon le New York Times (NYT), l’équivalent de 94 milliards de dollars a été retiré des banques espagnoles en Juillet, un montant égal à 7% de l’ensemble de la production économique du pays. La solvabilité du pays faisant peur aux citoyens, ces retraits massifs montrent une implosion imminente.

    « La situation macroéconomique en Espagne est de pire en pire », a déclaré Julio Vildosola pour le New York Times. Vildosola est un ancien cadre dirigeant d’une grande société multinationale, qui a récemment déménagé tout son argent. Il a par ailleurs déménagé avec sa famille dans un petit village près de Cambridge, en Angleterre. «Il y a juste trop de risques. L’Espagne va être la prochaine Grèce, et je ne veux pas finir avec des pesetas dévalués. »

    « Les gens riches ont déjà retiré leur argent», explique l’économiste espagnol José Garcia Montalvo au sujet de la fuite des capitaux en cours. «Maintenant, ce sont les professionnels et la classe moyenne qui déplacent leur argent en Allemagne et à Londres. L’ambiance est très, très mauvaise »

    1,5 million de personnes étaient descendues dans les rues de Barcelone pour exiger que la Catalogne, une région riche de l’Espagne, fasse sécession.

    La Banque centrale européenne a récemment annoncé son intention d’acheter à court terme des obligations des États membres qui acceptent de se conformer à certaines règles. Mais le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy n’accepte pas ces conditions, mais il n’a pas encore indiqué si oui ou non son pays continuera à demander un renflouement.

  • L’INTERVIEW-GAG DU PATRON DE LA BCE PAR « LE MONDE »

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    La photo représente Mario Draghi, président de la BCE, avec son habituelle tête d’enterrement. Son visage triste est en totale discordance avec l’entretien à l’eau de rose qu’il vient d’accorder au journal Le Monde ; mais il est en parfaite cohérence avec l’ambiance crépusculaire qui règne à la BCE en cet été 2012.
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    Dans son numéro paru le 21 juillet 2012 au soir, le journal Le Monde accorde sa Une à un entretien avec M. Mario Draghi, président de la BCE :
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/07/21/mario-draghi-non-l-euro-n-est-pas-en-danger_1736746_3234.html

    Cet entretien mérite que l’on s’y arrête et qu’on le lise de près, tant il est révélateur de la propagande autistique dans laquelle s’enfonce cette caste européiste aux abois, dont Mario Draghi est l’un des premiers représentants.

    Je reprends donc ci-dessous l’intégralité de l’entretien de Mario Draghi, question par question, que je fais suivre à chaque fois de mon commentaire personnel.

    
    

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  • L’EURO POURRAIT DÉSORMAIS ÉCLATER A TOUT INSTANT

    ====FLASH ! === EURO-TITANIC (nouvel épisode) ====
    => RECORD HISTORIQUE BATTU POUR LE TAUX DES OBLIGATIONS À 10 ANS DE L’ESPAGNE : 7,27100 %
    => LA BCE N’ACCEPTE PLUS LES TITRES GRECS EN GARANTIE
    => L’EURO POURRAIT DÉSORMAIS ÉCLATER A TOUT INSTANT
    => AFFOLÉES, LES BOURSES EUROPÉENNES S’EFFONDRENT
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    Les obligations à 10 ans viennent de battre un nouveau record historique, à 7,27100 %. Comme le montre le graphique actualisé ci-joint, qui retrace l’évolution des taux d’intérêt sur les obligations espagnoles à 10 ans, ce taux pulvérise tous les records antérieurs, notamment :

    a)- celui du 25 novembre 2011, où il avait atteint 6,700000 %

    b)- celui du 18 juin dernier, où il avait atteint 7,16000 %, niveau catastrophique qui avait conduit au fameux « Sommet de la Dernière chance » où François Hollande, l’Espagne et l’Italie avaient, ‘d’après le journal Le Monde, « fait plier Mme Merkel »… !

    [source : http://www.bloomberg.com/quote/GSPG10YR:IND ]

    Ce record historique du taux des obligations espagnoles à 10 ans témoigne d’une méfiance sans précédent des marchés financiers mondiaux quant à la capacité de l’Espagne à ne pas sombrer dans la faillite. Cette méfiance a été alimentée :

    – par les manifestations monstres qui ont été enregistrées dans 80 villes d’Espagne contre le plan de carnage social imposé par l’UE via le gouvernement fantoche de Madrid (cf. mon article d’hier à leur sujet)

    – par l’appel au secours lancé aujourd’hui par la région espagnole de Valence, qui a demandé à bénéficier du mécanisme d’aide de quelque 18 milliards d’euros proposé par le gouvernement pour assainir les finances publiques des régions.


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    LA BCE N’ACCEPTE PLUS LES TITRES GRECS EN GARANTIE
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    Un malheur n’arrivant jamais seul, on a appris au même moment que la Banque centrale européenne (BCE) a décidé de ne plus accepter « pour le moment » que les banques déposent en garantie auprès d’elle des titres de dette émis par la Grèce.

    [source : http://www.romandie.com/news/n/Zone_euro_la_BCE_n_accepte_plus_temporairement_la_dette_grecque_en_garantie89200720121612.asp]

    Cette décision est annoncée comme étant provisoire et faite
    « dans l’attente du rapport de la troïka sur l’état d’avancement des réformes dans le pays. »

    Mais elle n’en constitue pas moins un nouveau signal de désintégration rapide de la zone euro.

    Elle signifie en effet qu’il est désormais officiellement reconnu que les titres d’un État membre de la zone euro sont potentiellement insolvables, et que les États membres de la zone euro ne sont donc plus sur un strict pied d’égalité juridique.

    Pour être précis, une mesure identique avait été prise l’an dernier, au plus fort de la crise grecque, lorsqu’il était apparu que la Grèce ne pourrait pas honorer ses échéances d’emprunt. Mais le plan de sauvetage, et l’abandon d’une partie très importante des créances sur la Grèce par les banques qui avaient fictivement présenté cet abandon comme « volontaire », avaient permis de ne pas déclarer la Grèce techniquement « en défaut » de paiement.

    C’est cet artifice qui avait permis à la BCE de reprendre ensuite les titres grecs en garantie.

    Mais à l’évidence, l’artifice est désormais abandonné et l’insolvabilité de la Grèce revient en force sur le devant de la scène.


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    LA MISSION CONFIDENTIELLE DE LA « TROÏKA » VIENT DE CONCLURE AU FAIT QUE LA SORTIE DE LA GRÈCE DE L’EURO
    EST DÉSORMAIS INÉLUCTABLE
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    Cette décision soudaine de la BCE ne tombe pas du ciel.

    D’après les informations confidentielles dont je dispose, certains responsables de la troïka (UE, BCE, FMI) se sont rendus en Grèce très discrètement au cours des derniers jours et sont revenus avec la conviction que, quel que soit le cas de figure, la Grèce ne peut plus faire autrement que de sortir rapidement de l’euro.

    Un pessimisme extrême a envahi les couloirs de la Commission européenne et de l’institution de Francfort car aucune simulation macro-économique, même outrancièrement optimiste, ne permet plus désormais d’envisager que la Grèce respecte les échéances de remboursement ni les engagements de réduction de déficits publics qu’elle a pris.

    Le refus de Berlin, mais aussi de La Haye et Helsinki, de transiger sur ces échéances en réaménageant pour la énième fois les conditions d’un plan de sauvetage, permet de clore la discussion : la Grèce va sortir de l’euro.

    Les deux questions qui restent sont : quand ? et comment ?

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    ATTENTION : L’EURO POURRAIT DÉSORMAIS ÉCLATER À TOUT INSTANT, SANS QUE LES EUROPÉISTES L’AVOUENT
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    Le distinguo juridique qui vient d’être décidé par la BCE doit être examiné avec la plus grande vigilance par les observateurs et les journalistes qui souhaiteraient faire leur métier plutôt que de nous raconter que le pauvre François Hollande a « fait plier Mme Merkel ».

    Cette décision de la BCE pourrait en effet préfigurer une annonce soudaine, d’apparence technique, qui signifierait le départ de la Grèce de la zone euro.

    Il suffirait que la BCE (prenant tout le monde de cours par exemple lors d’un week-end estival…) décide de « suspendre provisoirement la Grèce du système Target 2 », c’est-à-dire du système de paiement qui permet actuellement aux banques de l’Union européenne de transférer des fonds en temps réel par delà les frontières des États-membres, et cela de façon illimitée et au taux de change de 1 pour 1.

    En termes juridiques et technique, cette décision reviendrait à ne plus rendre fongible le passif du bilan de la Banque centrale de Grèce avec celui de la BCE.

    Formellement, cette décision pourrait être présentée hypocritement comme « temporaire » et comme « technique ».
    De fait, comme il n’y a pas 1 Français sur 10.000 qui sache ce qu’est Target 2, la décision pourrait être camouflée par nos médias asservis pendant quelques jours aux opinions publiques.

    Mais, très concrètement, elle signifierait que les euros en Grèce ne pourraient plus être transférés librement et au taux de 1 pour 1 vers les autres États de la zone euro.

    La conséquence immédiate en serait que les Grecs désireux de se procurer des euros pour faire des achats en France, en Allemagne, etc., devraient convertir leurs euros en Grèce en euros du reste de la zone euro.

    Ce qui donnerait instantanément naissance à un marché des changes entre les euros grecs non transférables d’un côté, et les euros transférables de la zone euro de l’autre côté.

    Compte tenu de la situation, les euros grecs non transférables subiraient une forte décote par rapport aux euros transférables de la zone euro. Un euro grec pourrait ne plus valoir, par exemple, que 0,65 ou 0,70 euro transférable.

    De facto, la Grèce serait sortie de l’euro. L’officialisation de cette sortie pourrait se faire ultérieurement, avec l’émission de nouvelles drachmes.

    Comme je l’ai expliqué dans ma conférence « La Tragédie de l’euro », cette sortie en catimini de la Grèce se solderait en outre par un coût colossal pour les États restants dans la zone euro : de l’ordre de 60 milliards d’euros pour la seule France.

    http://i0.wp.com/hartgeld.com/filesadmin/gallery3/FW-euro-titanic-deutsche.jpg?resize=499%2C401

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    CONCLUSION : LE NAUFRAGE SE POURSUIT INEXORABLEMENT
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    L’ensemble de ces informations a fait chuter les Bourses européennes : la Bourse de Madrid a clôturé en chute libre de – 5,82%, Paris a dégringolé de -2,14 %, Francfort de -1 ,90 %, et Wall street baisse actuellement (à 19h10, 20/07) de – 0,92 %, ce qui est beaucoup pour la première capitalisation mondiale.

    Au même moment, l’euro est reparti fortement à la baisse, en chutant de -0,87 % à 1,2166 dollar.

    L’agonie de l’euro se poursuit donc, conformément à ce que je n’ai cessé d’analyser et de prévoir depuis plusieurs années. Comme dans une tragédie grecque, certains acteurs tentent de tout faire pour empêcher l’issue fatale, mais ces tentatives désespérées n’ont pour effet que de rendre plus désastreuses encore les conséquences à venir de ce naufrage continental.

    Une nouvelle fois, j’adjure les responsables politiques français de prendre avec lucidité toute la mesure de la situation. Ils doivent prendre l’initiative de faire sortir la France de ce désastre avant qu’il ne soit trop tard et que nous ne soyons entraînés dans une spirale de coûts financiers de plus en plus délirants.

    Je ne me fais bien entendu pas d’illusion sur la probabilité que je sois entendu. C’est la raison pour laquelle j’appelle tous mes lecteurs à prendre la décision de sauter le pas et de rejoindre maintenant notre rassemblement.

    François ASSELINEAU
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  • ALLEZ LES GRECS ! ALLEZ LES GRECS !

    Ne vous laissez pas faire, demandez des comptes à votre ancien gouvernement « Nouvelle Démocratie » qui a maquillé les comptes de votre pays avec l’aide Goldman Sachs dont Mario DRAGHI, actuel président de la Banque Centrale Européenne, était le vice-président pour l’Europe.

    Demandez pourquoi les banques privées en Europe ont eu le droit à plus de 5 500 milliards d’euros d’avantages (prêts à faibles taux, échanges, garanties, rachats, …) depuis la crise financière de 2008 et continuent à stocker les euros dont elles disposent dans les coffres de la BCE.

    Demandez pourquoi vous représentez un risque « systémique » alors que votre PIB ne représente que 2% du PIB de la zone Euro, et avec seulement 350 milliards de dettes (avant le fameux « haircut ») alors que la BCE peut en trouver plus de 3 fois plus en 2 mois pour prêter 1000 milliards d’euros aux banques à travers les 2 LTRO.

    Demandez pourquoi l’UE n’a pas pris vos entreprises publique avec leurs rendements comme garantie contre un vrai plan de relance (le plan secret « Eureka ») pour faire fermer leurs grandes gueules aux agences de notations US qui en savent apparemment plus sur les finances des états de l’Europe que l’Europe elle-même.

    Demandez pourquoi à la place on veut brader vos services publics en les vendant à bas prix à des vampires étrangers, à commencer par les banques anglo-saxones.

    Demandez à la BCE, à l’UE, à l’Eurogroupe, au Conseil européen, au FESF, … comment ils ont pu laisser vos taux d’intérêts à 10 ans passer les 30%, et vos taux d’intérêts à 1 passer les 1 500%…

    Demandez pourquoi on vous a refusé à la derniè minute un référendum pour pousser votre 1er ministre à la porte lors du G20 de Cannes.

    Demandez pourquoi on vous a imposé un gouvernement, sans élections, dirigé par Papademos, ex-vice président de la BCE au moment du maquillage de vos comptes !

    Demandez pourquoi on vous impose tant de contraintes alors que les banques privées se voient octroyer des centaines de milliards dans l’espoir qu’elles financeront l’économie.

    Demandez que soit faite toute la lumière sur le plan de restructuration de votre dette avec un audit citoyen comme ce fut fait en Bolivie ou dans d’autres pays !

    Demandez si les dettes abandonnées par les banques n’ont pas été remplacées par des créances encore plus avantageuses, et garanties de surcroît (lire à ce sujet la façon dont le candidat républicain à l’élection américaine spécule contre vous)

    Demandez comment après des années de pseudo régulation, supervision, un problème BANKIA peut passer de « stress test OK  » à 23 milliards à trouver puis 40 et peut-être 100.

    Demandez aux médias comment ils ont pu laisser croire au reste du monde que les bas salaires grecs (qui supportent l’imposition à la source) pouvaient permettre une évasion fiscale massive vers la Suisse alors que c’est là le résultat des agissements d’une minorité très riche (dont les armateurs, les banquiers, etc, cf

    Nous sommes avec vous même si une minorité a sali votre honneur.

     

    Demandez des comptes, c’est votre droit.

     

    Source : http://www.boursorama.com/forum-cac-40-allez-les-grecs-allez-les-grecs-418304542-1

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