• L’Allemagne autorise le cannabis médical : où en sont les autres ?

    LA RÉCENTE DÉCISION du ministre de la santé allemand, Philipp Rösler—sur proposition du Parti Libéral-Démocrate ( http://minu.me/77sl ) , le FDP—d’autoriser l’usage du cannabis à des fins médicales ( http://minu.me/77sm ), montre que les politiques de santé publique continuent à évoluer dans de nombreux pays européens.

    Au chapitre des avancées : les essais cliniques des médicaments issus du cannabis, qu’ils soient de synthèse—Dronabinol et Nabilone, commercialisés respectivement sous le nom de Marinol et Cesamet—ou extrait naturellement par la compagnie britannique GW Pharmaceuticals et commercialisé sous le nom de Sativex, mènent à leur adoption progressive en Europe aussi bien qu’en Amérique du Nord.

    Encore plus remarquable, le cannabis médical sous sa forme naturelle, florale, est également de plus en plus accepté. Le cout relativement faible du cannabis floral comparé aux alternatives de l’industrie pharmaceutique semble éveiller l’intérêt de certains pays développés, ou les dépenses de santé causent fréquemment des problèmes budgétaires, à quoi s’ajoute la crise économique.

  • USA: la Fed irait à sa perte en injectant de nouvelles liquidités

     

    WASHINGTON – La banque centrale des Etats-Unis (Fed) courrait à sa perte si elle décidait d’injecter de nouvelles liquidités par le biais de rachats supplémentaires de titres financiers sur les marchés, a déclaré mardi un de ses dirigeants, Richard Fisher.

    A mon sens, ce serait un chemin de perdition pour la Réserve fédérale, a déclaré M. Fisher, selon le texte, d’un discours qu’il a prononcé à l’Université de Saint Andrews, en Ecosse.

    Pour M. Fisher, président de l’antenne de la Fed à Dallas, au Texas (Sud des Etats-Unis), le marché exprime une crainte persistante: celle que la Fed ait déjà porté son bilan à son point d’extension maximal.

    La stratégie de sortie de crise, aussi bien construite soit-elle, reste théorique et n’a pas été soumise à l’épreuve de la réalité, ajoute le texte de son discours.

    Si nous devions suivre la voie d’un nouvel assouplissement monétaire à ce stade, non seulement nous ne stimulerions en rien l’investissement et la consommation, mais en plus nous serions perçus comme complices du laxisme budgétaire du Congrès, a-t-il dit faisant référence à l’endettement sans cesse croissant de l’Etat fédéral, et qui atteint désormais 100% du PIB américain.

    La Fed a injecté 2.300 milliards de dollars dans le circuit financier depuis fin 2008 en rachetant des obligations du Trésor américains et des titres émis par les organismes de refinancement hypothécaire parapublics.

    Pour M. Fisher, l’essentiel de ces fonds dorment actuellement et sont incapables de stimuler l’économie car nous n’avons aucune idée de la direction que prendra la politique de fiscalité et de dépenses publiques de l’Etat fédéral.

    Cette incertitude, ajoute-t-il, est renforcée par l’attente de la décision de la Cour suprême concernant la réforme de l’assurance-santé adoptée en 2010.

    Aucune entreprise ne peut prévoir ses coûts de personnel tant que ce cas n’a pas été tranché, fait-il valoir, alors que la Cour doit dire d’ici à la fin du mois si elle invalide ou non cette loi.

    Depuis la publication, vendredi, de mauvais chiffres de l’emploi pour mai aux Etats-Unis, alors que le monde s’inquiète des difficultés de l’Europe, les spéculations vont bon train sur le fait que la Fed pourrait décider d’injecter de nouvelles liquidités dans l’économie, lors de la prochaine réunion ordinaire de son Comité de politique monétaire (FOMC), prévue pour les 19 et 20 juin.

    A l’occasion d’une audition devant la Commission économique mixte du Congrès, le président de la Fed, Ben Bernanke, pourrait donner jeudi une idée de l’évolution possible de la politique de la banque centrale.

    (©AFP / 05 juin 2012 20h27)

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