• Les semences de variétés traditionnelles ne peuvent plus être commercialisées

    La Cour de Justice de l’Union Européenne a confirmé le 12 juillet dernier l’interdiction de commercialiser les semences de variétés traditionnelles et diversifiées qui ne sont pas inscrites au catalogue officiel européen. Ecolo propose une réforme de la réglementation, qualifiée d' »absurde ».

    Des associations comme Kokopelli ou Semailles se retrouvent dans l’illégalité: elles préservent et distribuent ces semences.

    Les semences de variétés traditionnelles Kokopelli ne peuvent plus être commercialisées

    Pourtant, il suffirait d’inclure ces variétés anciennes au catalogue officiel pour les commercialiser en toute légalité. Seulement voilà, elles se trouvent dans le domaine public et après 20 ans, si personne ne les a réinscrit au catalogue, elles en sortent. Il faut pour cela payer assez cher, explique Catherine Andrianne de Semailles. « A cause de cette réglementation, il y a plus de 80% de la biodiversité qui a disparu« , dit-elle.

    Il ne suffit pas de payer pour inscrire une semence au catalogue officiel, il faut aussi que l’espèce réponde aux critères de Distinction, Homogénéité, Stabilité (DHS). Ces critères sont discriminants, selon Kokopelli, « puisqu’ils impliquent que les semences soient… très peu variées. Seules des variétés hybrides F1 ou des variétés lignées, quasi cloniques, répondent à ces critères, qui ont été établis dans le seul but d’augmenter la productivité selon des pratiques industrielles« .

    Malgré un assouplissement de ces critères pour les variétés dites de conservation, ceux-ci restent inadaptés pour les variété traditionnelles. Pour Nature & Progrès et les défenseurs des semences paysannes, « cette décision est un contresens historique grave qui s’apparente à un déni de la sélection végétale réalisée par l’être humain depuis 10 000 ans ».

    Certains producteurs alternatifs comme Semailles ne comptent pas arrêter la commercialisation de leurs semences, qu’ils considèrent comme un produit vivant et non un produit d’usine.

    L’industrie, elle défend les variétés nouvelles: la réglementation permet de garantir le financement de la recherche. Pour le Prof. Bernard Bodson de Gembloux Agro Bio Tech ULg, les variétés issues de la recherche sont plus résistantes et plus productives.

    De là à parler de concurrence déloyale, il y a peut-être un pas à ne pas franchir… On pourrait pourquoi pas classer les anciennes variétés au patrimoine naturel sans que cela ne gêne la création de nouvelles variétés plus standardisées pour les agriculteurs.

    Ecolo réagit

    « Ecolo, comme de nombreuses organisations agricoles et environnementales, juge pour l’heure cette réglementation parfaitement contraire à la sauvegarde de notre biodiversité et aux intérêts des cultivateurs. L’absurde rigidité du catalogue officiel des semences commercialisables menace en effet de nombreuses semences anciennes et semble tout simplement taillée sur mesure pour les quelques grandes multinationales du secteur« , selon un communiqué.

    Le parti écologiste entend « marquer son soutien plein et entier aux nombreuses associations qui, à l’instar de Kokopelli, luttent pour la sauvegarde de variétés anciennes ou locales, et permettent de nous offrir ainsi une alimentation variée et de qualité au quotidien« . Ecolo compte peser au niveau européen et au niveau national pour faire modifier la législation.

    JFH avec Pascale Bollekens

  • Je vous souhaite une santé aussi bonne que celle du CAC 40

     Chères amies, cher amis, la crise est finie : on se tape des taux de croissance qui vont faire pâlir les Chinois, et les Etats-uniens vont passer de la dépression à la mélancolie. Ce n’est pas le succès de la marinière ou du Bleu de Bresse, mais… de nos grands groupes industriels et de services, qui ont appris à conquérir le monde.

    Le CAC 40 explose toutes les prévisions,  avec un gain annuel de 15 %. C’est le lupanar ! C’est la seule info qui aurait dû circuler ce 1° janvier, alors que nous avons assisté au défilé attristant de nos brochettes de cafards locaux. Il n’y a plus de gouvernement, il n’y a plus de parlement, il n’y a plus d’opposition, mais il reste des grands groupes français qui brassent fric à la pelle à partir de leur réussite économique.

    En 2010, le CAC 40 avait reculé de 2,15 %, et en 2011, de 17,9 %. Il a pratiquement tout rattrapé en un an. Surtout, nous sommes sur une courbe majestueuse : le CAC 40 était par terre en juin, et il a gagné 25 % en six mois.

    Bien sûr, tout ceci est dû à la vaillante politique du glorieux leader minimo, qui a repris l’agenda de Sarko en faisant Rungis et un service d’urgences pour les fêtes de fin d’année, plutôt que d’acheter normalement des cartes postales à Bormes-les-Mimosas avec la femme de sa vie.

    Euh… En fait, on m’explique que cette réussite ne doit rien à Monsieur Gochmole et doit tout au discours de la fin juillet de Mario Fraghi, président de la Banque Centrale Européenne, ancien de la Goldman Sachs, annonçant que la banque achèterait en tant que de besoin les emprunts des États européens en difficulté.

    Voilà où nous en sommes… Des gouvernements incompétents et diaphanes, et des grandes entreprises qui dominent le monde dès qu’elles ont un banquier.

    Vous n’aimez pas les patrons du CAC 40 ? Moi non plus ! Mais eux au moins n’ont pas fait comme les dirigeants politiques qui ont dépensé l’argent qu’ils n’avaient pas. Ca ne joue pas que pour l’Etat : les collectivités locales dépensent à tout va pour leur gloire.

    Le jeu politique est devenu un divertissement, et les choses sérieuses se passent dans les grands groupes. Ca plait ou ça plait pas, mais c’est comme ça. Voter Nicolas ou François, qui font la même politique, alors tout dépend des décisions du patron de la BCE ? Ouvrons les yeux et regardons les faits.

    Tiens, par exemple : le SMIC a bénéficié ce 1° janvier d’une hausse socialiste de 0,3%, ce qui correspond à un peu plus de 3 centimes socialistes de plus par heure normale.

    a4fdec34-510c-11e2-bee4-91fa6c50fa21-500x300.jpg

    Bonne année, bonne santé !

     

    Source : http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/archive/2013/01/02/je-vous-souhaite-une-sante-aussi-bonne-que-celle-du-cac-40.html

     

  • Sea Shepherd et Paul Watson – Comment ? Pourquoi ?

    Paul Watson, un militant écologique qui se bat depuis plusieurs années pour la défense des océans a été arrêté en Allemagne à la demande du Costa Rica. Si je vous parle de lui dans cet article, c’est parce que j’ai été touché par ce qui lui arrive (grâce à un lecteur du site qui m’a sensibilisé au sujet) et je souhaite partager avec vous son histoire. Je ne connaissais rien de Paul Watson jusqu’à la semaine dernière, et je vous retranscris ce qu’on m’a envoyé et ce que j’ai pu trouver sur le net. Toutefois, si vous voyez des corrections ou des éléments à apporter, n’hésitez pas à me contacter par mail sur : blog @ korben.info

    Qui est Paul Watson ?

    Paul Watson est un Canadien (et Américain), Président fondateur de l’ONG Sea Shepherd. Sea Shepherd (Berger des Mers) est l’ONG la plus combattive pour la défense des océans. Paul Watson mène ce combat depuis plus de 40 ans et est Citoyen d’honneur de la ville de Saint-Jean Cap Ferrat (France) et a été désigné par le Times Magazine comme l’un des vingt plus grands héros écologistes du XXème siècle.

     

    Les méthodes de Sea Shepherd sont des actions directes en mer… non pas pour faire de la « parade médiatique », mais pour une efficacité directe. 35 ans de méthodes musclées, des résultats efficaces et vérifiables, des navires de braconniers éperonnés, des navires de braconniers coulés à quai, 35 ans d’existence et ZERO chef d’inculpation retenu : Aussi surprenant que ça puisse l’être, leurs méthodes sont légales.

     

    L’histoire est passionnante , a lire chez @korben : http://korben.info/sea-shepherd-et-paul-watson-comment-pourquoi.html

Page 1 sur 11