• Le FMI félicite l’Islande pour son bras d’honneur aux banquiers

    Toute honte bue, l’économiste en charge de l’Islande au FMI admet que les insulaires ont fait le bon choix en refusant d’appliquer les cures d’austérité habituellement prescrites par les équipes de Christine Lagarde…

     

    Décodé, le style télégraphique du titre de l’article du 13 août de businessweek.com est éloquent : « Le FMI déclare que le plan de sauvetage à la manière Islandaise fournit des leçons pour les temps de crise ».

     

    L’article fait référence à l’interview récemment accordée à Bloomberg par la charmante Daria Zakharova, chef de la mission économique en charge de l’Islande au sein du FMI, qui tire les enseignements du « surprenant et puissant rétablissement » de sa « protégée ».

     

    Maniant une langue de bois bien compréhensible compte tenu du contexte déjà évoqué par Bakchich à 2 reprises, Zakharova a bien sûr omis de rappeler à son interlocuteur, le sort un brin expéditif réservé par les autorités locales, aux banksters locaux à l’origine du naufrage du pays.

     

    Au lieu d’évoquer explicitement le refus islandais de protéger les créanciers de ses banques, sujet forcément touchy pour un fonctionnaire international,  elle s’est bornée à souligner « que l’Islande a fait des progrès considérables depuis la crise. Nous avons des perspectives très positives en matière de croissance, particulièrement pour cette année et l’année prochaine puisqu’elle nous paraît reposer sur une base large et solide ».

     

    C’est vrai qu’avec un taux de croissance de 2,4% attendu cette année, le pays va faire des jaloux au sein de la zone Euro où l’on espère, en serrant les fesses, que la décroissance n’excédera pas 0,3% pour la même période. De notre côté on compte beaucoup sur la prime de rentrée scolaire et ses effets forcément multiplicateurs sur la croissance tricolore…

    La suite ici : http://www.bakchich.info/international/2012/08/27/le-fmi-felicite-lislande-pour-son-bras-dhonneur-aux-banquiers-61619

     

  • Christine Lagarde reproche aux Grecs de ne pas payer d’impôts, mais elle-même n’en paye pas !

    Du fait de son statut de fonctionnaire international, la patronne du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, est dispensée de payer des impôts sur ses 380 000 euros de traitement annuel.

    – 27 mai 2012

     


    Christine Lagarde appelle tous les Grecs à payer leurs impôts

    PARIS (Reuters) – Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), a appelé ce week-end les Grecs à prendre leur destin en main en s’acquittant notamment de leurs impôts, ajoutant que les enfants démunis d’Afrique ont davantage besoin d’aide que la population grecque.

    « Je pense qu’ils devraient s’aider mutuellement (…) en payant tous leurs impôts », a-t-elle dit dans une interview publiée ce week-end par le Guardian, en évoquant « tous ces gens qui tentent en permanence d’échapper à l’impôt ».

    « Je pense davantage à ces petits enfants d’une école d’un petit village du Niger qui n’ont que deux heures de cours par jour, qui partagent une chaise pour trois et qui cherchent passionnément à avoir accès à l’éducation », poursuit-elle. « Je pense à eux en permanence, parce que je pense qu’ils ont davantage besoin d’aide que la population d’Athènes. »

    (…)


    La patronne du FMI ne paie pas d’impôts

    Révélé par le Fonds monétaire international (FMI), le salaire annuel de Christine Lagarde s’élèvera à 380 939 euros. Son statut de fonctionnaire international permet à la nouvelle directrice de ne pas être soumise à l’impôt sur le revenu.

    Sur le traitement annuel de 323 257 euros, auquel s’ajoutent des frais de représentation de 57 829 euros, Christine Lagarde, la nouvelle directrice du FMI ne paiera aucun impôt, grâce à son statut fiscal spécifique de fonctionnaire international. Le statut du fonctionnaire international bénéficiaire de revenus issus d’une organisation internationale repose en effet sur le principe de non-imposition des revenus et traitements.

    Les principes fondamentaux sont énoncés dans les articles 34 et 38 de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques de 1961, qui affirme que « l’agent diplomatique est exempt de tous impôts et taxes, personnels ou réels, nationaux, régionaux et communaux.  » En revanche, il doit payer les « impôts et taxes sur les biens immeubles privés situés sur le territoire de l’Etat accréditaire, à moins que l’agent diplomatique ne les possède pour les compte de l’Etat accréditant », les droits de succession et les impôts sur le capital prélevés sur les investissements effectués dans des entreprises commerciales de l’Etat accréditaire. Le FMI applique ainsi la Convention sur les Privilèges et Immunités des Institutions spécialisées, datant de 1947, qui prévoit que ses fonctionnaires « jouiront en ce qui concerne les traitements et émoluments qui leur sont versés par les institutions spécialisées, des mêmes exonérations d’impôt que celles dont jouissent les fonctionnaires des Nations Unies, et dans les mêmes conditions ». Ces dernières sont définies par la Convention sur les privilèges et immunités des Nations Unies de 1946.


     

    Sources :

    Les déclarations de Mme Lagarde

    La patronne du FMI ne paye pas d’impôt

    Photo : Mediapart

    Lire aussi : Grèce : un audit de la dette est indispensable

    Ainsi que, sur la politique du FMI en Grèce : O Zeus, retiens-les !

    http://www.reporterre.net/spip.php?article2995

  • Crise de la dette: Lagarde s’attire les foudres des Grecs et les critiques de Paris

    La directrice du Fonds monétaire international Christine Lagarde s’est attiré les foudres des Grecs, qui se disent « humiliés » par ses propos sur le paiement des impôts, mais aussi les critiques de Paris qui a qualifié sa vision d' »un peu caricaturale et schématique ».

    Mme Lagarde a mis le feu aux poudres en estimant dans une interview au quotidien britannique Guardian que « les Grecs devraient commencer par s’entraider collectivement », et ce, en « payant tous leurs impôts », et se dit moins préoccupée par leur sort que par celui des enfants d’Afrique.

    « Il y a une crise humanitaire en Grèce, très coûteuse, au cas où vous ne le sauriez pas. C’est vraiment une honte! », commentait dimanche une internaute, Despina Panagiotopoulou, sur la page Facebook de la patronne du FMI.

     

    Samedi soir, devant le tollé généré par ses propos, Mme Lagarde s’est montrée plus conciliante, se disant « très compatissante à l’égard des Grecs et les défis qu’ils relèvent ». Les propos de Mme Lagarde avaient suscité dimanche plus de 9.800 commentaires sur sa page Facebook.

     

    « Une part importante de cet effort est que tout le monde devrait porter équitablement sa part du fardeau, en particulier les plus privilégiés et en particulier en payant leurs taxes », a-t-elle écrit.

     

    « Peu importe ce que vous dites maintenant, après toutes ces critiques. Savez-vous les dégâts que vous avez causés au peuple grec? » demande Thanasis Athanasopoulos. « Nous ne sont pas fainéants et nous ne sommes pas des mendiants ».

     

    « Merci pour votre amour et votre soutien et sachez que les Grecs ne sont pas stupides. Nous connaissons votre jeu et nous n’allons plus l’autoriser! » assure Elena Papoutsi. « Le 17 juin les Grecs vont répondre aux usuriers du monde entier qui exploitent notre pays », prévient de son côté Eleftheria.

     

    Le chef du parti socialiste Pasok, Evangélos Vénizélos, après avoir estimé que les propos de Mme Lagarde avaient « humilié » et « insulté » les Grecs, s’est réjoui qu’elle ait rectifié le tir, car « cela signifie qu’elle a pris en compte une nation fière ».

     

    Alexis Tsipras, chef du parti de la gauche radicale Syriza propulsé en 2e position lors des législatives du 6 mai, a lancé à Mme Lagarde que les Grecs ne cherchaient pas sa « sympathie » et que « les travailleurs grecs paient leurs impôts » qui sont très lourds et même « insupportables ».

     

    Le parti, donné selon les derniers sondages en seconde position derrière les conservateurs de Nouvelle-Démocratie (ND) le 17 juin, prône l’annulation des mesures de rigueur prévues par le plan de redressement imposé par l’UE et le FMI en échange des prêts accordés à Athènes jusqu’en 2014.

     

    Pour sa part, le gouvernement français, dont beaucoup de Grecs attendent qu’il fasse fléchir la politique de rigueur allemande, a critiqué la vision « un peu caricaturale et schématique » de Mme Lagarde, estimant qu' »il n’y a pas de leçon à donner » à la Grèce.

     

    La présidente du patronat français Laurence Parisot a estimé de son côté que s’adresser comme Christine Lagarde l’a fait, non seulement ne servait à rien, mais pouvait avoir « des effets très dangereux ».

     

    Auparavant, le tribun de la gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon, avait dénoncé des propos « indignes » de Mme Lagarde, appelant les armateurs et l’église orthodoxe à payer leurs impôts.

     

    Les législatives du 17 juin en Grèce sont attendues avec fébrilité à l’international.

     

    Face au risque d’un rejet du plan d’austérité qui conduirait in fine à une probable sortie de l’euro, les bailleurs de fonds internationaux restent fermes, à l’image du ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble qui martèle à l’envi qu’Athènes doit « tenir ses engagements » pour rester dans l’euro.

     

    En Grèce, les mêmes arguments sont utilisés pour discréditer Syriza, alors que le pays risque d’être à court de liquidités d’ici fin juin si les aides financières sont coupées en cas de rejet du plan d’aide international par les électeurs le 17 juin, a prévenu l’ex-Premier ministre grec, selon un memo paru dans la presse dimanche.

     

    M. Vénizélos plaidait dimanche pour garder la monnaie commune, et la veille, Antonis Samaras, le chef de la ND, estimait que s’opposer au plan de redressement conduirait la Grèce hors de l’euro et constituerait une « véritable catastrophe » pour le pays.

     

    Mi-mars, la Task force européenne pour la Grèce notait que le pays avait fait des progrès « prometteurs » sur la perception de 8 milliards d’arriérés d’impôts recensés, avec 946 millions collectés en 2011. Mais elle soulignait qu’en matière de fiscalité, des progrès devaient encore être faits, notamment dans la lutte contre l’évasion fiscale des riches contribuables et des grandes entreprises.

    Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20120527.AFP7450/crise-de-la-dette-lagarde-s-attire-les-foudres-des-grecs-et-les-critiques-de-paris.html

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