• Suisse: les gros salaires limités ?

     

    Suisse: l'interdiction des parachutes dorés acceptée à 60%, selon des projections_1

    Le sénateur suisse Thomas Minder, à l’origine de l’interdiction des parachutes dorés, le 3 mars 2013 à Schaffhausen

     

    Les Suisses auraient accepté à 60% dimanche d’interdire les parachutes dorés de leurs patron, lors d’une initiative populaire contre les « rémunérations abusives », selon les premières projections du principal institut de sondage du pays, gfs.bern.

    En outre, selon les premiers résultats dans le canton de Genève, où les habitants ont fini de voter à 12H00 (11H00GMT), 67,7% des votants ont dit « oui » à cette initiative, dite initiative Minder du nom de l’homme d’affaires qui l’a lancée.

    Dans le canton de Zurich, où les citoyens peuvent voter jusqu’à 18H30 (17H30 GMT), les premières projections montrent que près de 70% des votants ont dit « oui ». Dans les cantons de Vaud et de Fribourg, les premiers résultats donnent un « oui » massif (67,1% et 70% respectivement).

    Interrogé par la télévision suisse RTS, Thomas Minder, chef d’entreprise et sénateur UDC (Union démocratique du centre, droite populiste), a indiqué qu’il n’est « pas surpris ».

    « Le peuple a décidé de donner un signal fort envers les conseils d’administration, le Conseil fédéral (gouvernement, ndlr) et le Parlement », a-t-il ajouté.

    Son initiative s’attaque aux « rémunérations excessives » à travers trois principales dispositions.

    La durée du mandat des membres du conseil d’administration sera limitée à une année, et certaines formes de rémunérations, telles que les indemnités de départ -communément appelées parachutes dorés- ou les primes pour des achats d’entreprises, seront interdites.

    En outre, les rémunérations du conseil d’administration et de la direction devront être approuvées obligatoirement par l’assemblée générale des actionnaires. Concrètement, les actionnaires devront voter chaque année, à l’assemblée générale, la somme des rémunérations qui sera mise à disposition des membres du conseil d’administration et de la direction

    © 2013 AFP

    Source

  • Bankrun dans les banques Espagnoles et Grecques

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    L’Espagne est en passe de devenir la nouvelle Grèce. Selon le New York Times (NYT), l’équivalent de 94 milliards de dollars a été retiré des banques espagnoles en Juillet, un montant égal à 7% de l’ensemble de la production économique du pays. La solvabilité du pays faisant peur aux citoyens, ces retraits massifs montrent une implosion imminente.

    « La situation macroéconomique en Espagne est de pire en pire », a déclaré Julio Vildosola pour le New York Times. Vildosola est un ancien cadre dirigeant d’une grande société multinationale, qui a récemment déménagé tout son argent. Il a par ailleurs déménagé avec sa famille dans un petit village près de Cambridge, en Angleterre. «Il y a juste trop de risques. L’Espagne va être la prochaine Grèce, et je ne veux pas finir avec des pesetas dévalués. »

    « Les gens riches ont déjà retiré leur argent», explique l’économiste espagnol José Garcia Montalvo au sujet de la fuite des capitaux en cours. «Maintenant, ce sont les professionnels et la classe moyenne qui déplacent leur argent en Allemagne et à Londres. L’ambiance est très, très mauvaise »

    1,5 million de personnes étaient descendues dans les rues de Barcelone pour exiger que la Catalogne, une région riche de l’Espagne, fasse sécession.

    La Banque centrale européenne a récemment annoncé son intention d’acheter à court terme des obligations des États membres qui acceptent de se conformer à certaines règles. Mais le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy n’accepte pas ces conditions, mais il n’a pas encore indiqué si oui ou non son pays continuera à demander un renflouement.

  • Et le Web islandais inventa la Constitution participative…

    Après trois mois et demi de travail, un comité de 25 citoyens islandais a transmis un projet de Constitution participative à leur Parlement. Rédigé en partie via les médias sociaux, le texte doit être examiné par les députés le 1er octobre.

     

     

     

    Un comité de citoyens islandais a remis ce vendredi à la présidente du Parlement un projet de Constitution qui vise à remplacer l’actuelle. Une première  dans un pays où les querelles politiques ont toujours empêché un réexamen général de la Loi fondamentale largement inspirée de celle du Danemark, l’ancien pays de tutelle. Depuis l’indépendance de l’île, en 1944, seuls quelques ajustements ont été apportés au texte.

    Composé de 25 Islandais élus, parmi lesquels des paysans, des professeurs, des étudiants, des membres du clergé, des avocats, etc., le comité a supervisé pendant trois mois et demi l’écriture de la nouvelle Constitution à laquelle ont contribué les citoyens via les médias sociaux.

    Tout est parti de l’indignation des Islandais

    C’est après la désastreuse crise financière de 2008 que l’Islande se lance dans cet ambitieux et innovant processus de révision constitutionnelle. L’effondrement du système bancaire et son impact sur de nombreux secteurs économiques conduisent le pays à remettre en cause les fondements même de son fonctionnement. Indignée, la population réclame une meilleure séparation des pouvoirs exécutif et législatif, davantage de démocratie participative, des garanties pour mieux contrôler les responsables du pouvoir…

    Le 6 novembre 2009, un millier de personnes participent à un « forum national » durant lequel ils expriment leurs opinions sur les valeurs centrales que doit refléter cette nouvelle Constitution. Le 6 avril 2011, un Conseil constitutionnel, créé quelques mois plus tôt, entame ses travaux de révision, à partir des résultats du forum. Des travaux auxquels les quelque 320 000 citoyens islandais sont invités à participer par le biais d’Internet.

    Chaque jour, le Conseil publie sur son site les comptes-rendus de ses discussions. Chacun est invité à commenter ces propositions, à poser des questions, faire des propositions… Même chose sur la page Facebook et le compte Twitter des Sages. Chaque jeudi, les réunions de travail sont ouvertes au public et diffusées en direct sur la chaîne YouTube du comité. « Je crois que c’est la première fois qu’une Constitution est pratiquement écrite sur Internet, a commenté Thorvaldur Gylfason, l’un des membres du Conseil cité par le journal britannique The Guardian. Le public voit la Constitution prendre forme sous ses yeux. »

    Bière gratuite ou enseignement obligatoire du langage des signes ?

    Alors que certains plaisantins proposent d’instaurer la gratuité des glaces ou de la bière, d’autres, plus sérieux, s’inquiètent de la durée des mandats électifs ou proposent de faire de la langue des signes un enseignement obligatoire à l’école. Si toutes les remarques n’ont bien sûr pas été retenues, et si des experts juridiques ont encadré les travaux, les membres du conseil assurent que ces contributions ont eu un impact très positif sur le projet.

    Fruit de cette collaboration, un projet de Constitution de 114 articles, bien sûr disponible sur Internet, qui ouvre la voie à des changements considérables comme le rôle du président de la République, l’équilibre des pouvoirs, la révision du système électoral ou encore la façon dont les ressources naturelles sont utilisées.

    L’avocat Gísli Tryggvason est  l’un des 25 membres du comité. Interrogé par France24.com, il se félicite du travail accompli durant ces trois mois et demi : « Je suis très fier car certains pensaient que l’on n’y arriverait pas. Des milliers de personnes ont participé à la rédaction du texte, ce n’était pas évident à compiler. Et même si, au final, seuls 1 à 2 % du corps électoral ont contribué au projet, j’estime que c’est une réussite. » Bien qu’il ne soit pas « le mieux placé pour répondre », Gísli Tryggvason estime que l’adoption de cette Constitution participative serait « bon » pour son pays.

    Reste que le texte doit être examiné par une commission de députés. Début des travaux : le 1er octobre. Une perspective qui est loin d’enchanter l’avocat. « Pendant 30 ans, les parlementaires n’ont pas été capables d’amorcer un quelconque processus. Ma grande peur est que ce projet ne soit jeté aux oubliettes », estime Gísli Tryggvason, bien décidé à « maintenir la pression » pour que le projet soit accepté. Et d’ajouter, plus radical : « Nous devrions soumettre le texte aux Islandais par référendum avant même que le Parlement ne s’en saisisse. »

     

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