• Gérard Longuet assume son bras d’honneur à Alger

    Au moment du générique de l’émission de Public Sénat , est tombée une dépêche AFP relayant la demande du ministre algérien des anciens combattants de reconnaissance par la France des crimes commis pendant la colonisation ( Ce jeudi nous sommes le 1 er novembre , date anniversaire de l’insurrection algérienne contre la France ) .Quand la journaliste lui en parle ,Gérard Longuet , ex ministre de la Défense répond par un bras d’honneur. Regardez ….

     

  • La commission d’enquête de l’ONU confirme la présence d’étrangers au sein des groupes armés en Syrie

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    Les experts de la Commission internationale d’enquête sur la situation en Syrie ont confirmé ce lundi 17 septembre 2012, à Genève, la présence d’étrangers au sein des groupes armés qui tentent de renverser le gouvernement syrien.

    Devant le Conseil des droits de l’Homme, le chef des enquêteurs de l’ONU, Paulo Pinheiro, a déclaré que des extrémistes islamistes se trouvent en Syrie, où ils agissent aux côtés des rebelles ou de manière indépendante. Il a d’ailleurs qualifié la présence de ces éléments en Syrie de « croissante et inquiétante  » et a confirmé l’existence de crimes commis par les forces antigouvernementales.

    «  Il existe des indices raisonnables qui permettent de croire que les forces antigouvernementales dans ce pays perpètrent des assassinats, des exécutions extrajudiciaires et des tortures », a précisé le chef des enquêteurs de l’ONU sur la situation en Syrie. Il a dénoncé aussi le fait que les groupes armés anti-régime utilisent des enfants et des adolescents de moins de 18 ans.

    Paulo Pinheiro a ajouté que les membres des groupes armés qui cherchent à renverser le gouvernement syrien ne portent ni uniformes ni insignes permettant de les distinguer de la population civile.

    Le chef de la commission internationale indépendante qui enquête sur la situation en Syrie pour le compte de l’ONU a critiqué aussi les frappes aériennes et le pilonnage de zones résidentielles par les forces du gouvernement.

    Dans son intervention devant le Conseil des droits de l’homme, Paulo Pinheiro a rejeté l’application à la Syrie de sanctions qui vont à l’encontre des droits les plus élémentaires du peuple syrien et il a souligné la nécessité d’aboutir à un règlement politique de la question syrienne au lieu de miser sur une solution militaire.

  • Israël : accablants récits de soldats

    Dans un livre noir, l’ONG Breaking the Silence a compilé des témoignages de militaires sur les violences et les violations des droits humains que subissent les enfants palestiniens.

    «Les enfants palestiniens sortaient de l’école à la fin de leur journée, rentraient directement dans leurs maisons et faisaient beaucoup de bruit avec leurs pétards. C’est absurde, je ne sais pas où notre stupide commandant de bataillon est allé chercher cette idée : nous avons commencé à chasser les enfants sur nos patrouilles. (…) L’un d’eux était vraiment petit. Peut-être quatre ou cinq ans. Un gamin vraiment tout petit, avec son frère. Peut-être même qu’il était à la maternelle… Et vous vous livrez sur lui à une fouille corporelle. Sur lui et sur son frère, à peine plus âgé. (…) Incroyable. Je me suis senti tellement immoral, je me suis senti tellement inhumain… » Cette invraisemblable scène se déroule à Hebron. Elle est racontée par un sous-officier de l’armée israélienne. Son témoignage a été recueilli par l’ONG Breaking the Silence (briser le silence), qui collecte, depuis plusieurs années, des récits de militaires ayant servi dans les territoires occupés. Ces milliers d’heures d’entretiens, filmés ou retranscrits, attestent de la barbarie de l’occupation, des crimes de guerre jusqu’à l’humiliation ordinaire que subissent les Palestiniens au passage des check-points. Dans un nouveau livre noir, l’ONG a compilé des témoignages accablants sur les violences et les graves violations des droits humains dont les enfants palestiniens sont la cible. Suspicion permanente, arrestations arbitraires, maltraitances physiques et même tirs à balles réelles n’épargnent pas les mineurs, selon ces témoignages de militaires israéliens.

    « Ces témoignages éclairent la réalité de la vie quotidienne des enfants palestiniens et d’une jeunesse qui vit sous l’occupation israélienne, écrivent les auteurs de ce rapport. Les témoins dépeignent une routine dans laquelle les mineurs palestiniens, souvent âgés de moins de dix ans, sont traités d’une façon qui fait fi de leur jeune âge. En pratique, ils sont perçus par les soldats et par l’institution militaire comme pouvant être soumis aux mêmes traitements que les adultes. La violence physique, accompagnée de harcèlement et d’humiliations, est souvent exercée contre ces enfants, de façon arbitraire. »

    de jeunes vies traumatisées

    Au fil des témoignages bruts rassemblés chaque année par Breaking the Silence, les enfants sont omniprésents. Ils subissent, en première ligne, le traumatisme que représente la fouille ou la destruction d’une maison par l’armée israélienne. Un ­capitaine décrit ainsi la terreur d’une jeune fratrie lors d’une perquisition : « J’entre dans une maison, il y a là une femme (…) Je rentre et je lui demande : “Où est l’homme de la maison ?” Personne ne comprend, personne. Puis je vois un matelas recouvert d’une couverture. Des tremblements l’agitent. Et je… je ne sais pas, peut-être qu’il se cache là-dedans. Je demande à mon soldat : “Allez vite voir ce qu’il y a sous le lit” et il essaie de tirer la couverture, et non, c’est… Je les compte, ils sont huit – huit enfants serrés ensemble, morts de frayeur. Ils se cachent les uns derrière les autres, me dévisagent, comme si l’instant d’après j’allais leur faire je ne sais quoi (…) Je suis sorti de là en état de choc. » Mais que pèse la terreur d’un enfant quand, au nom de la sécurité, on peut tout justifier ?

    Rosa Moussaoui

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