• Kadhafi tué par les services secrets français ?

    Selon des informations révélées par le journal italien Corriere della Sera c’est un agent des services secrets étrangers et non un membre des brigades révolutionnaires libyennes qui aurait tué le Colonel.

    AFP

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    C’est un agent des services secrets étrangers et non un membre des brigades révolutionnaires libyennes qui aurait tué Kadhafi. Selon le journal italien Corriere della Sera, le président du Conseil exécutif du Conseil national de transition libyen (CNT) a assuré à la télévision égyptienne qu’un ‘agent étranger était infiltré avec les brigades révolutionnaires pour tuer le colonel Kadhafi ». Ce n’est pas la première fois que la version officielle de la mort du Colonel est remise en cause, mais cette fois, c’est un officiel libyen qui relance la théorie du complot monté par des services secrets étrangers.

    Selon le journal italien, la rumeur circulait depuis longtemps que si des agents étrangers étaient impliqués, il ne pouvait s’agir que de Français. ‘Sarkozy avait toutes les raisons de faire taire le Colonel et le plus rapidement possible’, selon une source diplomatique citée par le quotidien, en référence au fait que Kadhafi avait ouvertement menacé de révéler des informations sur ses relations avec le président français, y compris concernant le financement de sa campagne en 2007. On sait que des commandos des forces spéciales américaines et françaises participaient ensemble à la traque de Kadhafi.

    Le quotidien italien a par ailleurs obtenu auprès de l’ancien responsable des relations avec les agences de renseignement étrangères au nom du Conseil national de transition, des informations selon lesquelles le colonel Kadhafi a été localisé grâce à son téléphone satellitaire, ce qui était ‘un jeu d’enfant pour les experts de l’OTAN’.

  • J’étais au « Grand Journal » de Canal Plus : mon t-shirt Palestine, trop gênant ?

    Lundi, le journaliste indépendant Nadir Dendoune était invité au « Grand Journal » de Canal Plus, pour parler de son ascension de l’Everest. Il portait sa tenue du jour : jean et t-shirt siglé « Palestine ». Quelle ne fut pas sa surprise de constater le malaise que cela a produit.

     

    Nadir Dendoune au Grand Journal de Canal Plus le 24 septembre 2012 (Capture Le Plus)

     

    C’est l’histoire d’une chaîne subversive. Tellement subversive qu’elle fut la première à avoir diffusé des films pornos. Une chaîne, briseuse de tabous, où tout est permis, où les animateurs débarquent sur les plateaux télé en jeans et en t-shirts, parfois même en tongs. Une chaîne qui invite à peu près tout le monde. A juste titre et toujours au nom de la liberté d’expression. Une liberté d’expression qui a tout de même ses limites dès qu’on prononce, qu’on chuchote même, le mot Palestine.

     

    « Tenez, mettez cette veste »

     

    Nous sommes lundi et je suis invité au « Grand Journal » de Canal Plus, une première et sans doute la dernière fois que j’y mets les pieds… Je suis invité pour parler de la mort de ses six Français disparus sur les pentes du Manaslu, huitième plus haut sommet du monde. J’ai été prévenu le jour même.

     

    Dès le début, je sens la tension. Il y a les habitués de l’émission : Jean-Michel Aphatie, assis à ma gauche avec lequel je discute avant que le show ne débute, Michel Denisot, un peu plus loin. Daphné Bürki est en face de moi et elle me salue avec gentillesse. A sa gauche, le directeur du club alpin. Jean-François Copé se tient droit en face, légèrement sur ma gauche. Pas de sourire : son regard est froid.

     

    L’émission commence. Je dois intervenir dans la deuxième partie de l’émission. Une fois la publicité lancée, deux assistants se ruent à mes côtés paniqués. La première : « Tenez, mettez cette veste ». Une fois la veste sur moi, son collègue se rend compte : « Ça ne sert à rien, on verra toujours le t-shirt. En plus, ça ne sera pas raccord avec le début de l’émission ». Ils repartent en stress.

     

    Jean-Michel Apathie ne comprend pas. Jean-François Copé ressemble à quelqu’un qui vient de sortir d’un enterrement. Le show reprend.

     

    C’est en regardant le replay de l’émission que je me rends compte que pendant toute mon intervention, les cadreurs, donc le réalisateur, n’ont proposé que des plans serrés sur moi, donc sans possibilité d’apercevoir le t-shirt en entier, ce qui ne fut pas le cas pour les autres invités, qui ont aussi été filmés en plan large.

     

     

    Et sur cette séquence, à 1’53, je relève un brusque plan de coupe :

     

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    Un t-shirt Palestine, comme on porte un t-shirt « I love New-York »

     

    Surtout ne pas montrer le fameux t-shirt, que je porte pourtant depuis ce matin. Issu de ma garde robe habituelle, sans jamais penser que ceci aurait pu être un problème, même s’il est de notoriété publique que j’ai une sympathie pour le peuple palestinien (ce qui explique que j’ai pléthore de t-shirts achetés lors de mes voyages en Palestine).

     

    Un t-shirt avec écrit dessus le mot Palestine, pas un T-shirt appelant au « terrorisme ». Un t-shirt Palestine, comme on porte un t-shirt « I love New-York », Rome ou Paris. Même pas un t-shirt Nike ou Adidas. Même pas un t-shirt « free Palestine », ou « Boycott Israël ». Juste un t-shirt noir avec écrit dessus le mot Palestine…

     

    Que se passe-t-il chez Canal Plus ? Pourquoi une telle crainte ? D’où vient cette gêne ? Comment en est-on arrivé là ? Voilà une semaine qu’on nous bassine avec la liberté d’expression et là un petit t-shirt siglé Palestine met le feu à la chaine la plus « subversive » du Paf français. C’est à mourir de rire. J’en ris encore ?
    Source : http://leplus.nouvelobs.com/contribution/632925-j-etais-au-grand-journal-de-canal-plus-mon-t-shirt-palestine-trop-genant.html

  • Le Jeu de la mort

    Le Jeu de la mort est un documentaire mettant en scène un faux jeu télévisé (La Zone Xtrême) durant lequel un candidat doit envoyer des décharges électriques de plus en plus fortes à un autre candidat, jusqu’à des tensions pouvant entraîner la mort. La mise en scène reproduit l’expérience de Milgram réalisée initialement aux États-Unis dans les années 1960 pour étudier l’influence de l’autorité sur l’obéissance : les décharges électriques sont fictives, un acteur feignant de les subir, et l’objectif est de tester la capacité à désobéir du candidat qui inflige ce traitement et qui n’est pas au courant de l’expérience.

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