• Aux Etats-Unis, deux enfants interdits de parler du gaz de schiste

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    En Pennsylvanie, deux enfants sont interdits de parler du gaz de schiste pour le reste de leur vie. Agés de 7 et 10 ans, ils feraient bien de tenir leur langue, sous peine de se voir infliger une amende de 750 000 dollars.

    En cause, un accord entre l’entreprise Range Resources, spécialisée dans le gaz de schiste aux Etats-Unis, et la famille Hallowich, dont la ferme de 40 hectares est adjacente à l’un des sites de forage.

    Lorsqu’en 2011 la famille se plaint que les activités de l’entreprise ruinent à la fois sa ferme et la santé des enfants, qui souffrent de nombreux problèmes respiratoires et maux de tête, l’avocat de l’entreprise propose un arrangement : le gag order, la « clause du bâillonnement ».

    Aux Etats-Unis, la procédure est tout ce qu’il y a de plus légale et banale. Il s’agit d’empêcher, moyennant finances, les parties civiles et leurs avocats d’évoquer l’affaire dans la presse et en public. Le premier amendement ne pouvant empêcher un média de publier et diffuser une information, le gag order est le seul moyen de bâillonner les participants du procès sous le contrôle de la cour.

    Mais cette fois la décision implique des mineurs. Un cas très rare, qui laisse la mère des deux enfants songeuse et sceptique : « Nous savons que nous faisons vœux de silence pour toujours, mais comment cette décision peut-elle retirer les droits de nos enfants, qui sont aujourd’hui mineurs ? »

    Plus pragmatique, Stephanie Hallowich doute de la capacité de ses enfants à rester bouches cousues : « Je veux dire, ma fille vient d’avoir 7 ans, et mon fils a 10 ans. »

    Interrogé par un journaliste de l’AFP, un porte-parole de Range Resources s’est contenté de préciser que l’interdiction ne s’était « jamais appliquée », et que l’entreprise avait envoyé un « courrier de clarification » à la famille.

    Source : http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2013/08/06/motus-aux-etats-unis-deux-enfants-interdits-de-parler-du-gaz-de-schiste/

  • Des produits chimiques interdits en Europe sont utilisés pour la culture des fraises …

    Illustration fraise.

    Les fraises dans le rouge. Ce mardi, l’association Générations Futures a révélé les résultats d’une enquête menée entre février et mai 2013 dans une dizaine de grandes surfaces de Picardie et de Haute-Normandie, où une cinquantaine de barquettes de fraises ont été achetées, d’origine française ou espagnole.

    Les résultats des analyses, réalisées dans un laboratoire belge agréé par le ministère de l’agriculture, sont inquiétantes. Sur 49 échantillons analysés, 71% contenaient des pesticides perturbateurs endocriniens (PE), qui dérégulent le système hormonal.

    Les fœtus et les jeunes enfants exposés

    Plus étrange encore, cinq échantillons présentaient des insecticides interdits dans la culture de la fraise et quatre autres (endosulfan et carbosulfan) étaient tout simplement interdits en Europe. «Pour les cinq premiers, on peut imaginer qu’il y a eu contamination. Mais pour les quatre autres, ils ne sont plus du tout vendus en Europe», explique auprès de 20 Minutes François Veillerette, porte-parole de Générations Futures, évoquant un «trafic de produits interdits».

    L’association va mettre son enquête et les analyses à disposition de la police et de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

    L’exposition aux pesticides PE est surtout dangereuse pour les fœtus et les jeunes enfants qui «sont des populations particulièrement vulnérables aux dangers, même à faible dose», indique le rapport.

     

  • ArcelorMittal: un manifestant belge perd l’usage d’un oeil

    ArcelorMittal: un manifestant belge perd l'usage d'un oeil

    Un jeune intérimaire belge d’ArcelorMittal de 25 ans, John David, blessé lors de la manifestation des métallos mercredi à Strasbourg, a perdu l’usage de son oeil après avoir été touché par un tir de flash-ball. À lire ci-dessous, la réaction de Nico Cué (secrétaire général de la fédération FGTB Métallos Wallonie-Bruxelles (MWB-FGTB).

    John David, 25 ans, travaille en intérim sur le site de Flémalle, dans l’agglomération de Bruxelles. Il était venu mercredi à Strasbourg pour la manifestation des « métallos » venus de Liège (Belgique), de Florange (Moselle) et du Luxembourg. « On a appris ce matin qu’il avait perdu définitivement l’usage de son oeil », a indiqué à l’AFP un syndicaliste wallon du syndicat belge FGTB, Jean-Michel Hutsebaut. « Les récits affluent pour dire que les forces de police tiraient avec des balles en caoutchouc à hauteur d’homme, à hauteur de la tête« , a-t-il ajouté, dénonçant « un pas inacceptable qui a été franchi ».

    L’incident a eu lieu lors d’un face-à-face tendu avec les forces de l’ordre, qui empêchaient les manifestants d’approcher du Parlement européen. Le jeune homme, dont le visage était en sang, avait été évacué par deux collègues avant l’arrivée des pompiers, selon un journaliste de l’AFP, témoin de la scène. « Il est toujours à l’hôpital civil de Strasbourg, où il devrait rester encore 5 à 6 jours en soins », a précisé à l’AFP Fabrice Jacquemart, porte-parole de la FGTB Métal.

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