• Corruption, pratiques mafieuses, copinage et détournement de fonds

     

    Roger Lenglet et Jean-Marc Touly, auteurs de « Syndicats : corruption, dérives, trahisons », dénoncent les agissements des syndicats français.

    Entre pratiques mafieuses, copinage et détournement de fonds, ces organisations semblent être corrompues.

  • L’avancée des technologies de l’information annonce la fin de la vie privée

    Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks.

    Le livre The New Digital Age, (« La Nouvelle Ere numérique », non encore traduit) est un projet clair et provocateur d’impérialisme technocratique rédigé par deux de ses principaux thaumaturges, Eric Schmidt et Jared Cohen. Dans cet essai, ils créent le nouveau langage de la puissance américaine au XXIe siècle. Ce langage traduit la relation plus proche que jamais qu’entretiennent la diplomatie américaine et la Silicon Valley, M. Schmidt étant le président exécutif de Google, tandis que M. Cohen, ancien conseiller de Condoleezza Rice et d’Hillary Clinton, dirige aujourd’hui le think tank Google Ideas.

    Les auteurs se sont rencontrés dans Bagdad occupée en 2009, et c’est là que le projet de livre a vu le jour. Déambulant parmi les ruines, les deux hommes s’enthousiasmèrent à l’idée que la technologie était en train de transformer une société laminée par l’occupation américaine. Ils parvinrent à la conclusion que l’industrie technologique pouvait être un puissant agent de la politique étrangère américaine.

    Le livre vante le rôle joué par la technologie dans la manière dont les peuples et pays du monde sont peu à peu remodelés, qu’ils le veuillent ou non, à l’image de la superpuissance mondiale. Le style est austère, l’argumentation assurée et la réflexion banale. Mais ce n’est pas un livre conçu pour être lu. Il s’agit plutôt d’un appel destiné à entretenir des alliances.

    VERTUS PROGRESSISTES

    The New Digital Age est, avant tout, une tentative de la part de Google de se positionner comme le visionnaire géopolitique de l’Amérique – la seule entreprise capable de répondre à la question : « Où doit aller l’Amérique ? » Il n’est donc guère surprenant qu’un certain nombre des plus grands fauteurs de guerre soient convoqués pour apporter leur caution à cette défense du soft power occidental. Les remerciements mettent en exergue le nom d’Henry Kissinger qui, aux côtés de Tony Blair et de l’ancien directeur de la CIA Michael Hayden, a formulé avant même sa parution des critiques élogieuses du livre.

    Les auteurs assument allègrement le fardeau du « geek » blanc. On voit surgir au fil des pages tout une série de faire-valoir à peau sombre aussi commodes qu’hypothétiques : femmes pêcheurs du Congo, graphistes du Botswana, militants anticorruption salvadoriens et bergers massaï analphabètes du Serengeti sont tour à tour docilement convoqués pour démontrer les vertus progressistes des téléphones Google connectés à l’empire occidental.

    Schmidt et Cohen proposent une vision savamment banalisée du monde de demain : ils prévoient que les gadgets en circulation d’ici quelques décennies ressembleront beaucoup à ceux d’aujourd’hui – en plus cool. Le « progrès » avance au rythme de la propagation inexorable de la technologie américaine. Aujourd’hui déjà, environ un million d’appareils portables pilotés par Google sont activés chaque jour. Google, et donc le gouvernement américain, s’immiscera dans les communications de tout être humain vivant ailleurs qu’en Chine (vilaine Chine !). Les produits deviennent de plus en plus merveilleux ; les jeunes urbains actifs dorment, travaillent et font leurs achats avec plus de facilité et de confort ; la démocratie se trouve subvertie par les technologies de surveillance, et le contrôle est rebaptisé avec enthousiasme « participation ».

    Les auteurs jettent un regard amer sur la grande victoire des Egyptiens en 2011. Ils rejettent avec mépris les revendications de la jeunesse égyptienne, affirmant que « le mélange de militantisme et d’arrogance est quelque chose d’universel chez les jeunes ». La mobilisation sur les réseaux sociaux signifie que les révolutions seront « plus faciles à déclencher » mais « plus difficiles à terminer ». En raison de l’absence de dirigeants forts, elles ne pourront déboucher, explique M. Kissinger, que sur des gouvernements de coalition dégénérant peu à peu en autocraties. Le livre affirme en outre qu’il n’y aura « plus de printemps » (mais la Chine est dans les cordes).

    Schmidt et Cohen fantasment sur l’avenir de groupes révolutionnaires disposant de « solides ressources financières ». Une nouvelle « équipe de consultants » « utilisera les données pour façonner avec précision une personnalité politique ».

    Le livre reflète les tabous et les obsessions du département d’Etat. Il évite toute critique significative d’Israël et de l’Arabie saoudite. Il affirme de manière parfaitement ahurissante que le mouvement latino-américain pour la souveraineté, qui depuis trente ans a libéré tant de gens des ploutocraties et des dictatures soutenues par les Etats-Unis, n’existe tout simplement pas. Se référant aux « dirigeants vieillissants » de la région, le livre confond l’Amérique latine avec Cuba. Et bien entendu, les auteurs s’inquiètent des croque-mitaines préférés de Washington : la Corée du Nord et l’Iran.

    CYBERTERRORISME

    En dépit du fait qu’il n’est responsable que d’une fraction infime des morts violentes dans le monde, le terrorisme reste une des premières préoccupations des milieux de la politique étrangère américaine. Comme c’est une obsession qu’il convient d’alimenter, un chapitre entier est consacré à « l’avenir du terrorisme ». Nous y apprenons que cet avenir sera le cyberterrorisme. S’ensuit un long passage où sont complaisamment nourries les peurs, notamment sous la forme d’un scénario catastrophe dans lequel les cyberterroristes prennent le contrôle des systèmes de régulation du trafic aérien américain, envoient des avions s’écraser contre des immeubles, coupent les réseaux de distribution d’électricité et déclenchent des tirs d’armes nucléaires. Puis les auteurs s’empressent de mettre les militants participant à des sit-in numériques dans le même sac que ces terroristes.

    Mon point de vue est très différent. L’avancée des technologies de l’information telle qu’incarnée par Google annonce la fin de la vie privée pour la plupart des êtres humains et entraîne le monde vers le totalitarisme. Mais si MM. Schmidt et Cohen nous disent que la disparition de la vie privée aidera les gouvernements des « autocraties répressives » à « cibler leurs citoyens », ils soulignent également que les gouvernements des démocraties « ouvertes » la considéreront comme « un cadeau » leur permettant de « mieux répondre aux préoccupations des citoyens et des consommateurs ». En réalité, l’érosion de la sphère privée individuelle en Occident et la centralisation concomitante du pouvoir rendent inévitables les abus, rapprochant de plus en plus les « bonnes » sociétés des « mauvaises ».

    La partie concernant les « autocraties répressives » décrit différentes mesures de surveillance : dispositions juridiques autorisant l’installation de portes dérobées sur les logiciels afin de pouvoir espionner les citoyens, contrôle des réseaux sociaux et collecte d’informations sur des populations entières. Toutes ces mesures sont déjà largement en usage aux Etats-Unis. En fait, certaines d’entre elles – comme l’obligation faite à tout profil de réseau social d’être lié à un nom réel – ont été lancées par Google lui-même.

    La menace est là mais les auteurs ne s’en rendent pas compte. Ils empruntent à William Dobson l’idée que les médias, dans une autocratie, « autorisent une presse d’opposition tant que les opposants au régime comprennent où se situent les limites tacites ». Or ces tendances commencent à se manifester aux Etats-Unis. Personne ne doute de l’effet dissuasif qu’ont eu les investigations dont ont fait l’objet l’agence de presse Associated Press et le journaliste James Rosen de la chaîne d’information Fox News. Mais on n’a guère lu d’analyses sur la façon dont Google s’est plié aux demandes relatives à l’assignation de Rosen. J’ai moi-même fait l’expérience de ces tendances.

    FUNESTE OEUVRE

    Le département de la justice a reconnu en mars dernier qu’il entamait sa troisième année d’enquête sur WikiLeaks. La déclaration du tribunal spécifie que ses objectifs visent « les fondateurs, propriétaires ou gérants de WikiLeaks ». Le 3 juin s’est ouvert le procès d’une source présumée de WikilLeaks, Bradley Manning, procès au cours duquel vingt-quatre témoins à charge devraient déposer à huis clos.

    Ce livre est une funeste oeuvre dans laquelle aucun des deux auteurs ne possède le langage lui permettant ne serait-ce que d’appréhender, et encore moins d’exprimer, le mal centralisateur titanesque qu’il contribue à édifier. « Ce que Lockheed Martin a été au XXe siècle, nous disent Schmidt et Cohen, les entreprises de technologie et de cybersécurité le seront pour le XXIe. » Sans s’en rendre compte, ils ont redécouvert et appliquent la célèbre prophétie de George Orwell.

    Si vous voulez avoir une vision du futur, imaginez des Google Glass bénéficiant de la sanction de Washington, fixée – pour l’éternité – sur des visages humains totalement inexpressifs. Les zélateurs du culte des technologies ne trouveront guère dans ce livre de quoi les inspirer, et d’ailleurs ils n’ont pas l’air d’en avoir besoin. Mais c’est une lecture essentielle pour quiconque est impliqué dans la bataille de l’avenir, en vertu d’un impératif tout simple : connais ton ennemi.

    © 2013 « The New York Times », traduit de l’anglais par Gilles Berton

  • Dynamiques des salaires et des dividendes par temps de crise

    Une note du Conseil d’analyse économique (CAE), signée par Philippe Askenazy, Antoine Bozio et Cecilia Garcia-Peñalosa, et intitulée « Dynamique des salaires par temps de crise », vient d’être publiée (n° 5, avril 2013). Elle explique que, depuis la crise, les salaires réels ont eu tendance à augmenter un peu plus vite que la productivité du travail, celle-ci ayant à peu près stagné. Ce serait donc « une cause majeure de la dégradation de l’emploi ». Bigre !

     

    On se souvient qu’en 1994, alors que le chômage recommençait à s’envoler avec la dégradation économique, avait été orchestrée l’idée qu’il existait une « préférence française pour le chômage »[1]. Se pourrait-il que nous connaissions une situation analogue ?

    À l’appui de cette idée, la note du CAE montre l’évolution de la productivité du travail comparée à celle des salaires réels super-bruts (cette dernière notion englobant toutes les cotisations sociales dites salariales et employeurs, les taxes sur les salaires et les avantages non salariaux).

     

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    On voit sur le graphique que, depuis le milieu de la décennie 2000, les salaires continuent de progresser, tandis que la productivité du travail diminue malgré une courte embellie. La cause paraît donc entendue. Et la conclusion, ou plutôt les conclusions s’imposent : accorder davantage de dérogations par rapport aux accords de branches, diminuer l’insatisfaction des travailleurs pour leur faire accepter une baisse des salaires, et fiscaliser le financement de la protection sociale. La touche finale à ce programme quasi libéral sera keynésienne : un peu d’inflation arrangerait bien les choses en contournant la rigidité des salaires à la baisse.On ne va pas persifler ici trop longtemps car l’affaire ne souffre pas la plaisanterie : l’explosion du chômage menace de faire exploser la société et l’incurie gouvernementale risque de délégitimer le politique en lui-même.

    On va simplement parler de la grande absente de cette étude, de la plupart des études, mais pas de toutes, heureusement encore. On a appris le mois dernier que « les résultats du CAC 40 se sont effondrés en 2012 »[2]. Le chiffre d’affaires de ces entreprises a stagné en valeur réelle (hors inflation). Les profits ont baissé de 27,9 % pour se fixer à 52,4 milliards d’euros. Cette baisse fait suite à celle de 2011 qui était déjà de 8 %. Les profits de 2012 frisent le plancher de 44 milliards, qui avait été atteint en 2009 au plus fort de la crise.

    On remarquera d’abord que cette baisse des profits enregistrés est le résultat de l’opération consistant à déprécier comptablement les actifs des sociétés, après les avoir grossis démesurément lors de la bulle précédant la crise.[3]

    Mais le plus fort reste à venir : malgré la baisse des bénéfices, les entreprises du CAC 40 (sauf quatre d’entre elles : Accor, Arcelor, France Telecom et Vallourec) vont augmenter les dividendes versés aux actionnaires de 5 % en moyenne. Parce que qu’il faut donner un signal aux actionnaires, de peur que la baisse des cours en Bourse ne fragilise les positions face au risque d’absorption.

    Et, tout dernièrement, on a appris les vicissitudes d’Apple qui « noie les doutes du marché dans le cash »[4]. Apple a engrangé 9,5 milliards de dollars au cours du 1er trimestre 2013 en réalisant 43,6 milliards de chiffre d’affaires. C’est beaucoup mais c’est 18 % de moins que le bénéfice du 1er trimestre 2012. Que faire pour empêcher les actionnaires de partir ? Leur promettre 100 milliards en deux ans et demi, soit 45 milliards de plus que prévu. Comment ? En rachetant une grande quantité d’actions et en augmentant le dividende par action de 15 %.

     

    Alors, peut-on raisonnablement soutenir que la collectivité « préfère le chômage » en sacrifiant l’emploi au profit des salaires, c’est-à-dire en sacrifiant les chômeurs au profit des salariés en emploi ? À ce compte-là, il ne sera jamais dit que la véritable préférence est celle qui incline vers les actionnaires.

    Et des économistes comme Christian Saint-Étienne et Robin Rivaton pourront raconter aux enfants une fable : « Seule l’amélioration des marges des entreprises permet aux industriels français de consacrer des ressources nouvelles à l’investissement et, à une époque où l’Union monétaire rend les évaluations impossibles, de mener un travail de montée en gamme et de réaliser des progrès en termes de productivité hors coût. Ainsi les gouvernements auraient tout intérêt à mener une politique générale favorable à l’entreprise leur permettant de restaurer leurs marges et donc d’investir. »[5]

    Pendant que l’éditorialiste Jean-Marc Vittori soutiendra que « la France démontre le théorème de Schmidt à l’envers : la faiblesse des profits d’aujourd’hui fait la pénurie des investissements de demain qui fera le chômage d’après-demain »[6]. Désolé, le théorème de Schmidt est faux et son inverse l’est tout autant. Ce qui caractérise le capitalisme néolibéral, c’est que, en période de croissance comme en période de récession, les actionnaires sont servis en priorité, et même relativement davantage quand les bénéfices se ralentissent un peu, afin de les rassurer. Ah ! la confiance ! celle des possédants…

    Lors d’un séminaire organisé cette semaine à Bruxelles par des syndicats belges, portant sur les réformes bancaires, auquel étaient conviés politiques et syndicalistes européens et des économistes, on a entendu le représentant de l’un des syndicats ayant signé en France l’accord nationale interprofessionnel sur l’emploi (ANI) dérégulant le marché du travail s’opposer à la séparation des banques. Cela ne peut signifier qu’une adhésion implicite au maintien d’une finance dérégulée. Et cela est cohérent avec la flexibilité exigée par le Medef et que lui ont accordée certains syndicats et le gouvernement français.

    La préférence pour la dérégulation est la mère de toutes les dynamiques des dividendes et de la dégradation de l’emploi. Au lieu de voir dans la flexibilité des salaires le remède miracle pour diminuer le chômage, il vaudrait mieux se pencher sur l’évolution de la répartition primaire des revenus entre salaires et profits.

    [1] Denis Olivennes, « La préférence française pour le chômage », Le Débat, n° 82, 1994, p. 138-153.

    [2] Annie Kahn, Le Monde, 15 mars 2013, selon une étude du Cabinet d’audit et de conseil PricewaterhouseCoopers (PwC).

    [3] D’ailleurs, les analystes – qui savent compter la réalité – font le distinguo avec les résultats qu’ils appellent « opérationnels ». Par exemple, en 2012, Lagardère a vu son résultat baisser de 13,5 % et Carrefour de 2,6 %.

    [4] Sarah Belouezzane, Le Monde, 25 avril 2013.

    [5] Christian Saint-Étienne et Robin Rivaton, « La meilleure politique industrielle est de ne pas en avoir »,  Les Échos, 26 et 27 avril 2013.

    [6] Jean-Marc Vittori, « Ce qui n’a pas été essayé contre le chômage », Les Échos, 26 et 27 avril 2013.

     

     

     

    Source  : http://alternatives-economiques.fr/blogs/harribey/2013/04/27/347/

  • L’arnaque de @le_Figaro …

    Le figaro à publié : Avec 3,2 millions de chômeurs, le record de 1997 est battu

    Aller, un peu de démographie.

    Population 1997 : 59 691 000
    Population 2013 : 65 586 000

    Population 15-60 ans 1997 (en âge de travailler) :
    36 053 364  (60.4%)
    Population 15-60 ans 2013 :
    37 908 708 (57,8 %)

    Nombre de chômeurs 1997 : 3 195 500
    Nombre de chômeurs 2013 : 3 224 600

    Pourcentage de chômeurs par rapport à la population en âge de travailler
    1997 : 8,86 %
    2013 : 8,50 %

    Source : Insee

    Bien sûr, je ne tiens pas compte des éventuelles modifications de la classification du chômage, qui ont leur importance. Ni même des travailleurs précaires, mais là ce n’est pas vraiment dans une problématique d’emploi, mais de déréglementation de l’emploi, ce qui n’est pas la même chose : augmentation de l’intérim, de stage, de CDD, ne sont pas une marque de la baisse de l’activité, mais de la libéralisation du marché de l’emploi (ce qui est une décision politique).

    Alors, c’est bien joli de vouloir faire du sensationnel en montrant des chiffres absolus qui en soit ne veulent rien dire, mais faudrait plutôt faire preuve d’un peu d’honnêteté et éviter de faire plonger les français dans un état de déprime déjà plus fort que ce qu’il devrait être…

    Source

  • Henri Guaino: « On va finir dans la grande dépression des années 1930 »

    « On va finir dans la grande dépression des années 30. Le risque est devant nous », a-t-il déclaré, « si le climat est pourri, c’est parce que la situation économique se dégrade ». « Tout s’effondre », a-t-il ajouté.

    http://blurblawg.typepad.com/.a/6a00e54f871a9c88330120a5cd8c11970c-500pi

    « Rappelons-nous des leçons des années 30 », a lancé Henri Guaino.

    Oui rappelons nous ….

    « Les États-Unis tentèrent d’assainir les pratiques bancaires en leurs donnant un cadre légal plus strict, afin de protéger et rassurer les clients. En 1933, le banking act ou Glass-Steagall Act est voté dans ce but. Il instaure une séparation entre les banques de dépôts (épargne et prêt) et les banques d’investissements (vente de valeurs mobilières diverses).

    Après avoir été largement contourné par l’ensemble de la profession bancaire, il a finalement été abrogé en 1999 puis avec la Crise Economique de 2008 remis en place par Barack Obama cette année-là. »

    D’ailleurs si M. Arnaud MONTEBOURG et M. Jean-Marc AYRAULT qui semblaient s’être engagé auprès de http://www.roosevelt2012.fr/collectif , s’il pouvais faire quelque chose dans ce sens …

     

  • La crise c’est fini !!!!

    L’Europe pourrait commencer à sortir de la crise des dettes souveraines en 2013, a affirmé l’agence de notation Standard & Poor’s dans une analyse publiée mercredi 10 janvier. « Cette année pourrait être décisive pour déterminer si la zone euro peut émerger de ses problèmes liés aux dettes souveraines », écrit l’agence de notation dans ce document intitulé « La crise de la dette en zone euro : 2013 pourrait être une année charnière ».

    « Néanmoins, nous croyons que la confiance des investisseurs ne reviendra que si les États membres poursuivent le rééquilibrage de leurs économies, à la fois en stabilisant structurellement les dettes publiques et en réduisant davantage les déficits extérieurs », selon Moritz Kraemer, analyste crédit chez Standard & Poor’s.

    " La confiance des investisseurs ne reviendra que si les États membres poursuivent le rééquilibrage de leurs économies" écrit l'agence de notation.

    Source

    Ps : je relais cette information ironiquement bien sur 🙂

  • Comment Goldman Sachs joue avec la loi sur le « prop trading »

    Les banquiers peuvent bien battre leur coulpe, comme le patron de la branche d’investissement d’UBS, qui a reconnu avoir été trop « arrogant », ou comme la Banque d’Espagne, qui a admis des « carences » et des « imprécisions » dans son travail de supervision du secteur, business as usual, la régulation attendra.

    L’enquête de l’agence Bloomberg montre à quel point les grands noms savent contourner la loi quand il s’agit de reprendre les vieilles habitudes. Visé dans cette enquête, le plus grand, le plus prestigieux de ces noms, celui de la banque d’affaires Goldman Sachs.

    Il y a à peine six mois, son président, Lloyd Blankfein, jurait ses grands dieux que la banque avait cessé le trading pour compte propre. Devant plus de quatre cents personnes, à Washington, le responsable affirmait avoir « supprimé cette activité ».

    Une affirmation que contredit l’existence, relativement secrète, d’un fonds appelé MSI, pour Multi-Strategy Investing, un nom digne d’une banale gestion d’actifs. Sauf que le milliard de dollars qui y est géré vient de la banque d’affaires. D’après Bloomberg, MSI n’a pas de clients.

    Lire :  » Goldman Sachs, enquête sur une société secrète »

    LA BANQUE QUI PARIE CONTRE SES CLIENTS

    La loi générale de régulation bancaire Dodd-Frank (2010) comporte une partie destinée à interdire le trading pour compte propre (prop trading en anglais), c’est-à-dire la spéculation de la banque pour son propre profit, en raison du risque que ferait peser une éventuelle faillite sur l’ensemble du système.

    Cette règle a été baptisée du nom de Paul Volcker, l’ancien président de la Réserve fédérale, qui avait refusé à Goldman Sachs le droit d’être aidé par le contribuable dans la mesure où la banque se concentrait sur ses propres intérêts.

    C’est à peu près à cette époque qu’on avait découvert que la banque ne servait pas toujours au mieux l’intérêt de ses clients. Elle sera condamnée à verser 550 millions de dollars à la Securities and Exchange Commission (le « gendarme de la Bourse » américain) pour régler des accusations liées à un produit nommé Abacus en 2010 : la banque proposait des produits structurés (en l’occurrence, des « subprimes », ces titres adossés à des créances hypothécaires douteuses) à ses clients, produits sur lesquels elle-même se positionnait à la baisse. Concrètement, Goldman Sachs vendait ces titres, qu’elle savait être « pourris ». Ce faisant, elle pariait contre ses clients qui, eux, les achetaient.

    GESTION DE STYLE « HEDGE FUND »

    Si la règle Volcker met à l’index les investissements à court terme, elle n’a pas dans son viseur les spéculations à horizon plus long, plusieurs mois par exemple. Ce dont les banques profitent en déplaçant leur « prop trading » dans des succursales estampillées « long terme », et pas seulement Goldman Sachs. Cette dernière a établi comme seuil de court terme les investissements inférieurs à soixante jours.

    L’équipe, d’une dizaine de personnes, est dirigée par deux anciens camarades de Princeton, Daniel Oneglia et Geoff Adamson, et située dans le quartier général de la « pieuvre », à Manhattan. Selon une dizaine de témoignages recueillis par Bloomberg, le tandem aurait autant parié contre des entreprises à découvert, via la vente de titres empruntés, que raccourci la durée d’investissement. Une gestion proche de celle d’un « hedge fund » (fonds spéculatif), de l’aveu même de l’un de ses anciens employés.

    Lire : « Goldman Sachs, le trait d’union entre Mario Monti, Lucas Papadémos et Mario Draghi »

    Lors d’une conférence dans une université américaine en 2006, sponsorisée par Goldman Sachs, l’un des intervenants de la banque aurait d’ailleurs fait part de son intérêt pour des candidatures de financiers dont le pouls battrait au rythme du marché, friands de prise de risque et dédaigneux des projets de long terme. Signe d’une appétence toujours forte pour les paris qu’offre le marché immobilier américain, MSI a dirigé ses investissements vers une société de prêts hypothécaires (Ocwen).

    INTENSE LOBBYING ET MANSUÉTUDE DU LÉGISLATEUR

    Autre écueil pour les régulateurs, Goldman Sachs n’est pas tenue de publier les résultats de MSI ou ceux de sa branche mère, le « Special situations group ». Celui-ci, qui se sert des fonds propres de la banque pour racheter de petites et moyennes entreprises en difficulté, s’est révélé un centre de profit faramineux pour le groupe, selon les dires d’anciens dirigeants.

    Une difficulté d’autant plus grande que, parmi les anciens du MSI, on trouve de puissants gérants et d’influents dirigeants, comme David Miller, aujourd’hui à la tête du Troubled Asset Relief Program, qui a sauvé les banques américaines au début de la crise. Un de ceux qui a développé cette activité chez Goldman Sachs dans les années 1980, Robert Rubin, est devenu secrétaire au Trésor par la suite.

    La faiblesse actuelle de la règle Volcker témoigne en tous cas d’un lobbying intense du secteur bancaire. Alors que la rédaction finale de l’amendement devait être achevée en fin d’année dernière, ce délai a été repoussé à début 2013, tandis que les banques ont jusque 2014 pour se conformer à l’interdiction du « prop trading ».

    Mathilde Damgé

  • Les enfants Palestiniens

    Les enfants Palestiniens
    • peuvent être emprisonnés dès l’âge de 12 ans
    • peuvent être détenus 90 jours sans avocat
    • durant leurs auditions par la police ou l’armée l’accompagnement de leurs parents est aléatoire
    • aucun enregistrement audio-vidéo n’est possible

    • doivent être présentés à un juge dans un délai de 8 jours
    • peuvent être incarcérés sans inculpation pendant 6 mois
    • la période maximale entre l’arrestation et le jugement final est de 24 mois
    • les faits reprochés sont très arbitraires

     


    Le ministère des Affaires étrangères britannique vient de publier un rapport explosif de 46 pages intitulé « Enfants en détention militaire »sur la manière dont Israël maltraite les enfants palestiniens. Il y est rapporté que :
    « tous les enfants palestiniens sont traités comme des terroristes potentiels »
    et qu’Israël viole la Convention des Nations Unies sur les Droits de l’Enfant qui interdit les traitement cruels, inhumains et dégradants.

    Dès 12 ans, on trouve des enfants avec chaînes en fer aux pieds, yeux bandés, mains ligotées dans le dos… Ils sont tirés de leurs lits en pleine nuit et jetés dans des véhicules militaires où ils sont maintenus à plat ventre. Le rapport parle de véritables « tortures » et raconte comment ces enfants subissent également l’isolement en cellules. Ils ont droit à 45mn de visite de leurs proches parents tous les 15 jours. Un permis de visite peut être obtenu dans un délai allant de 2 semaines à 2 mois. En détention, ils sont privés de sommeil, maltraités verbalement et physiquement, contraints de signer des aveux qu’ils ne peuvent même pas lire.

    Il est estimé qu’entre 500 et 700 enfants palestiniens sont emprisonnés chaque année en Cisjordanie . Rien qu’en mai 2012, il était recensé pas moins de 234 enfants prisonniers en Israël. [ Sources Israëli Prison Service (IPS) et Israëli Army Temporary Detention Facilities ]
    Stéphanie Marthely-Allard (source Mediapart)
    Collectif Solidarité Palestine Ardèche méridionale.

  • En entreprise, culpabiliser est une vertu

    On se sentait coupable de se sentir coupable. Cette éternelle impression que l’on aurait pu mieux faire — éviter une erreur comme d’avoir blessé quelqu’un inutilement, une gaffe, mieux se comporter vis-à-vis de nos collègues, collaborateurs, supérieurs hiérarchiques — empoisonnait doucement notre vie et celle de notre entourage.

     

    Et aussi bien à la maison, comme au bureau, où la moindre remarque était facilement mal ressentie et nous rongeait alors les entrailles. Ce qui ne facilitait guère les relations avec les tiers. Nous savions que ce sentiment n’avait pas lieu d’être. Que la faute dont nous nous accusions n’avait pas de fondement ou était mineure, mais étions impuissants à en alléger notre conscience.

    Puis la bonne nouvelle est arrivée. Les personnes qui culpabilisent facilement sont bourrées de qualités. Trois chercheurs, Taya Cohen et Nazli Turan, de l’universitéCarnegie Mellon, et Abigail Panter, de l’Université de Caroline du Nord (Etats-Unis), en apportent la preuve. Ils ont interrogé des milliers de personnes aux Etats-Unis pour établir ce constat.

    Leur article « Prédisposition à la culpabilité et moralité », publié dans le numéro d’octobre de la revue américaine Current Directions in Psychological Science, prouve que plus les personnes culpabilisent facilement, plus elles sont honnêtes et humbles, plus leur comportement est éthique et responsable.

    Alors qu’à l’inverse ceux que la culpabilité n’effleure pas, ou très peu, soit 30 % à 40 % de la population selon les auteurs de l’article, sont généralement malhonnêtes et arrogants. Leur comportement a plus de chance d’être contre-productif, de porter tort à leur entreprise.

    PLUS SOUCIEUX DES CONSÉQUENCES DE LEURS ACTES

    Plus précisément, les culpabilisés chroniques sont plus compréhensifs, plus empathiques, soucieux des conséquences de leurs actes, souvent mieux organisés, perfectionnistes, prudents. Sans être moralistes, ils valorisent les attitudes et actions en ligne avec leurs principes moraux. On peut compter sur eux.

    Alors que les autres ont tendance à être plus intolérants et moins fiables. Ils trichent lors de négociations, ne tiennent pas parole.

    « Au travail, les employés qui culpabilisent facilement ont beaucoup moins d’attitudes contre-productives« , notent les chercheurs. Ils n’arrivent pas en retard sans avoir demandé la permission, ne font pas de fausse déclaration d’arrêt-maladie, ne chipent pas les fournitures, ne rudoient pas les clients. Entre autres. Ils ont certes souvent moins confiance en eux. Mais auraient aussi tendance à être moins dépressifs.

    Les femmes culpabiliseraient davantage que les hommes ; et les adultes âgés davantage que les plus jeunes, affirment également les chercheurs.

    En cette époque de scandale à répétition, que ce soit dans le domaine de la finance, de la politique, au sein de services publics ou dans des groupes privés,« les employeurs devraient prendre en considération la tendance à la culpabilité des candidats, pour les sélectionner », conseillent les chercheurs, spécialistes de la théorie des organisations.

    Et dans la vie privée« les personnes en quête d’amis et d’amants au comportement éthique devraient rechercher ce trait de caractère chez leurs compagnes et compagnons », ajoutent-ils. Ils ont bien raison !

    Annie Kahn

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/11/19/vertueuse-culpabilite_1792744_3234.html

  • Oui, les OGM sont des poisons !

    Des chercheurs français ont étudié secrètement, pendant deux ans, 200 rats nourris au maïs transgénique. Tumeurs, pathologies lourdes… une hécatombe. Et une bombe pour l’industrie OGM.

     

    (Cet article paraît dans le « Nouvel Observateur » daté du 20 septembre 2012) 

     

    C’est une véritable bombe que lance, ce 19 septembre à 15 heures, la très sérieuse revue américaine « Food and Chemical Toxicology » – une référence en matière de toxicologie alimentaire – en publiant les résultats de l’expérimentation menée par l’équipe du français Gilles-Eric Séralini, professeur de biologie moléculaire à l’université de Caen. Une bombe à fragmentation : scientifique, sanitaire, politique et industrielle. Elle pulvérise en effet une vérité officielle : l’innocuité du maïs génétiquement modifié.

    Lourdement toxique et souvent mortel

    Même à faible dose, l’OGM étudié se révèle lourdement toxique et souvent mortel pour des rats. A tel point que, s’il s’agissait d’un médicament, il devrait être suspendu séance tenante dans l’attente de nouvelles investigations. Car c’est ce même OGM que l’on retrouve dans nos assiettes, à travers la viande, les œufs ou le lait.

    En 2006, c’est comme un véritable thriller que commence cette recherche, dont le maître d’œuvre, Gilles-Eric Séralini, divulgue lui-même les conclusions dans un ouvrage à paraître la semaine prochaine (« Tous cobayes ! », Flammarion, en librairie le 26 septembre).

    Nom de code In Vivo

    Jusqu’en 2011, les chercheurs ont travaillé dans des conditions de quasi-clandestinité. Ils ont crypté leurs courriels comme au Pentagone, se sont interdit toute discussion téléphonique et ont même lancé une étude leurre tant ils craignaient un coup de Jarnac des multinationales de la semence.

    Le récit de l’opération – nom de code In Vivo – évoque la très difficile récupération de semences de maïs OGM NK 603, propriété brevetée de Monsanto, par le truchement d’un lycée agricole canadien. Puis la récolte et le rapatriement des « gros sacs de jute » sur le port du Havre fin 2007, avant la fabrication de croquettes dans le secret le plus total et la sélection de deux cents rats de laboratoires dits « Sprague Dawley ». Bilan ? Glaçant : « Après moins d’un an de menus différenciés au maïs OGM, confie le professeur Séralini, c’était une hécatombe parmi nos rats, dont je n’avais pas imaginé l’ampleur ».

     


    Dans l’Obs : oui, les OGM sont des poisons par LeNouvelObservateur

     

     

    Pathologies lourdes, tumeurs mammaires

    Tous les groupes de rats, qu’ils soient nourris avec le maïs OGM traité ou non au Roundup, l’herbicide de Monsanto, ou encore alimentés avec une eau contenant de faibles doses d’herbicide présent dans les champs OGM, sont frappés par une multitude de pathologies lourdes au 13e mois de l’expérience. Chez les femelles, cela se manifeste par des explosions en chaine de tumeurs mammaires qui atteignent parfois jusqu’à 25% de leur poids. Chez les mâles, ce sont les organes dépurateurs, le foie et les reins, qui sont atteints d’anomalies marquées ou sévères. Avec une fréquence deux à cinq fois plus importante que pour les rongeurs nourris au maïs sans OGM.

    Comparaison implacable : les rats OGM déclenchent donc de deux à trois fois plus de tumeurs que les rats non OGM quel que soit leur sexe. Au début du 24° mois, c’est-à-dire à la fin de leur vie, de 50% à 80% des femelles OGM sont touchées contre seulement 30% chez les non-OGM.

    Surtout, les tumeurs surviennent nettement plus vite chez les rats OGM : vingt mois plus tôt chez les mâles, trois mois plus tôt chez les femelles. Pour un animal qui bénéficie de deux ans d’espérance de vie, l’écart est considérable. A titre de comparaison, un an pour un rongeur, c’est à peu près l’équivalent d’une quarantaine d’années pour un homme…

    Exiger des comptes

    C’est forte de ces conclusions que Corinne Lepage, dans un livre qui paraît vendredi 21 septembre (« La vérité sur les OGM, c’est notre affaire », Editions Charles Léopold Mayer), entend bien exiger des comptes auprès des politiques et des experts, français et européens, des agences sanitaires et de la Commission de Bruxelles, qui se sont si longtemps opposés et par tous les moyens au principe d’une étude de longue durée sur l’impact physiologique des OGM.

    Cette bataille, l’ex-ministre de l’Ecologie et première vice-présidente de la commission Environnement, Santé publique et Sécurité alimentaire à Strasbourg, la mène depuis quinze ans au sein du Criigen (Comité de Recherche et d’Information indépendantes sur le Génie génétique) avec Joël Spiroux et Gilles-Eric Séralini. Une simple association 1901 qui a pourtant été capable de réunir de bout en bout les fonds de cette recherche (3,2 millions d’euros) que ni l’Inra, ni le CNRS, ni aucun organisme public n’avaient jugé judicieux d’entreprendre.

    Une étude financée par Auchan et Carrefour

    Comment ? Autre surprise : en sollicitant la Fondation suisse Charles Léopold Mayer. Mais aussi les patrons de la grande distribution (Carrefour, Auchan..), qui se sont réunis pour l’occasion en association. Depuis la vache folle, ces derniers veulent en effet se prémunir de tout nouveau scandale alimentaire. A tel point que c’est Gérard Mulliez, fondateur du groupe Auchan, qui a débloqué les premiers financements.

    L’étude du professeur Séralini laisse donc présager une nouvelle guerre meurtrière entre pro et anti-OGM. Les agences sanitaires exigeront-elles de toute urgence des études analogues pour vérifier les conclusions des scientifiques français ? Ce serait bien le moins. Monsanto, la plus grande firme mondiale de semences transgéniques, laissera-t-elle faire ? Peu probable : sa survie serait en jeu. Pour une seule plante OGM, il y a une centaine de variétés. Ce qui impliquerait au moins une dizaine d’études de 100 à 150 millions d’euros chacune !

    Le temps de la vérité

    Sauf que, dans cette nouvelle confrontation, le débat ne pourra plus s’enliser comme par le passé. Dés le 26 septembre, chacun pourra voir au cinéma le film choc de Jean-Paul Jaud, « Tous Cobayes ? », adapté du livre de Gilles-Eric Séralini, et les terribles images des rats étouffant dans leurs tumeurs. Des images qui vont faire le tour de la planète et d’internet, puisqu’elles seront diffusées sur Canal+ (au « Grand Journal » du 19 septembre) et sur France 5 (le 16 octobre dans un documentaire). Pour les OGM, l’ère du doute s’achève. Le temps de la vérité commence.

    Souce : http://tempsreel.nouvelobs.com/ogm-le-scandale/20120918.OBS2686/exclusif-oui-les-ogm-sont-des-poisons.html

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