• La théorie du genre n’existe pas ?

    Najat Vallaud-Belkacem, secrétaire nationale du PS aux questions de société et porte-parole de Ségolène Royal.

     

    Théorie du genre: «Il est essentiel d’enseigner aux enfants le respect des différentes formes d’identité sexuelle, afin de bâtir une société du respect»

    INTERVIEW – Selon Najat Vallaud-Belkacem, secrétaire nationale du PS aux questions de société et porte-parole de Ségolène Royal, les parlementaires n’ont pas à faire d’incursion dans le contenu des manuels scolaires…

    Ce mercredi, le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, a soutenu sans réserve les 80 députés réclamant le retrait de manuels scolaires qui reprennent la théorie du genre, en estimant qu’ils «posent une vraie question».

    >> Lire ici l’interview d’Hervé Mariton, député UMP de la Drôme, signataire de la lettre demandant le retrait des manuels incriminés

    A l’inverse, le Parti socialiste a fait savoir mardi que «cette tentative de députés est inacceptable sur la forme comme sur le fond». Najat Vallaud-Belkacem, secrétaire nationale du PS aux questions de société et porte-parole de Ségolène Royal, explique à 20Minutes pourquoi les parlementaires ne doivent pas se mêler du contenu des manuels scolaires.

    Pourquoi la lettre des 80 parlementaires UMP vous semble-t-elle problématique?

    Parce que les députés n’ont pas à écrire les programmes, sauf s’il s’agit de théories qui touchent aux valeurs de la nation, telles que la condamnation du négationnisme ou a contrario les lois mémorielles. La dernière fois que la droite a voulu écrire un manuel scolaire c’était en 2005, quand le même Christian Vanneste voulait inscrire le rôle positif de la colonisation dans les livres d’histoire.

    Le politique n’a pas à écrire l’histoire ou à expliquer la science, il doit changer la société. Sans compter que ce qui fait réagir ces 80 députés, ce qui leur semble plus insupportable que tout, ce n’est pas la précarité dans laquelle on plonge délibérément l’école, mais quelques phrases qui froissent leurs convictions personnelles rétrogrades.

    En quoi la «théorie du genre» peut-elle aider à changer la société?

    La théorie du genre, qui explique «l’identité sexuelle» des individus autant par le contexte socio-culturel que par la biologie, a pour vertu d’aborder la question des inadmissibles inégalités persistantes entre les hommes et les femmes ou encore de l’homosexualité, et de faire œuvre de pédagogie sur ces sujets.

    Les manuels de sciences et vie de la terre (SVT) ne devraient-ils pas enseigner la sexualité humaine en se limitant strictement à sa dimension biologique, et pas à sa dimension sociale?

    Le vrai problème de société que nous devons régler aujourd’hui, c’est l’homophobie, et notamment les agressions homophobes qui se développent en milieu scolaire. L’école doit redevenir un sanctuaire, et la prévention de la délinquance homophobe doit commencer dès le plus jeune âge. Un jeune homosexuel sur cinq a déjà été victime d’une agression physique, et près d’un sur deux a déjà été insulté. Il est essentiel d’enseigner aux enfants le respect des différentes formes d’identité sexuelle, afin de bâtir une société du respect.

    http://www.20minutes.fr/politique/778750-theorie-genre-il-essentiel-enseigner-enfants-respect-differentes-formes-didentite-sexuelle-afin-batir-societe-respect

     

    Voici également un tweet du PS :

     https://twitter.com/partisocialiste/status/177784211686703104

  • L’attentat de la cérémonie d’ouverture des JO de Londres 2012

    Le seul attentat auquel on aura assisté, lors de la cérémonie d’ouverture des JO 2012 de Londres, aura été un attentat contre le bon sens.
    Quoi ? Voilà une Europe exsangue, une planète sous la menace d’une irradiation atomique mortelle, il suffirait d’un autre tremblement de terre pour que la piscine du 4 de Fukushima s’effondre, un monde à la veille d’un conflit généralisé et sous nos yeux un divertissement comme si de rien n’était, comme si tout le monde s’aimait et se respectait ? Comme si l’argent coulait à flot, comme si les esprits étaient sereins ? Munich 2 ?

    Ouverture des jeux olympiques au pays des Bisounours.

    Il m’a été impossible, regardant ce spectacle concocté par le cinéaste Danny Boyle, de faire abstraction de la situation actuelle. Impossible. Impossible de m’émerveiller, par exemple, comme lors des Jo d’Athènes.

    Vous vous souvenez de ces fameux Jo d’Athènes où rien n’était prêt et où, pourtant, ce pays de « glandos » nous avait sorti une cérémonie d’ouverture splendide. Tellement chère, oui. Une ruine pour le pays. Ils ne s’en sont pas encore remis. Pour dire à quel point c’était raisonnable. Quel malheur attendait ces pauvres Grecs ! Si on avait dit, cette année-là, que bientôt les Grecs seraient à la rue, pris à la gorge, rongés, troués par les mites modernes, qui l’aurait cru ? Les anciens dieux saignés par les banques parasites…

    Je n’ai pas eu l’émerveillement de l’ouverture des jeux de Pékin. On les boudait d’avance ces jeux de Pékin, dans ce pays à la population esclave qui tue notre population de chômeurs, avec leur tyrannie, leurs violences contre le Tibet, et le bouquet, si l’on peut dire, disons la dernière épine, leur façon de changer le climat pour éviter la pluie ! Avouant ainsi que, oui, le climat se manipule. Mais l’ouverture de Pékin, menée par Zhang Yimou, avait été d’une beauté à couper le souffle. Enracinée dans cette longue et immense civilisation dont nous ne connaissons rien. Les mille tambours et les tableaux prodigieux qui avaient suivi avaient arraché à la foule des cris incessants d’admiration. Rien de plus ordonné, de plus maîtrisé que cette cérémonie d’ouverture des Jo de Pékin. La voix de la Chine éternelle. La pauvre, la défunte…

    Mais à Londres face à un joli, gentil spectacle, un peu bordélique, pour enfants qui ignorent ce que font leurs parents mafieux, il m’était impossible d’oublier. Ou bien ai-je grandi. ?

    Ou bien le malheur a grandi ?

    Le moment le plus terrible a été ce défilé de toutes les nations participantes. Avec tant de nations martyrs qui déboulaient, radieuses, comme si leur pays, la Grèce, l’Espagne, l’Italie, toute la vieille Europe qui se fait vampiriser n’était composée que de gens joyeux et heureux. L’Espagne, la vive, la colorée, qui, chez elle, gonfle les rues de sa colère, la Grèce, la malheureuse, aussi blanche et bleue que ses îles de vacances. La Palestine, gaillarde, pour prouver qu’elle a encore des habitants avec des bras et des jambes qui peuvent faire du sport , même si leur pays , bientôt, ne sera pas plus grand qu’un terrain de foot. Et l’Irak, l’Afghanistan, le Qatar, l’Arabie saoudite, les acteurs, maîtres et esclaves de ce monde terrible, les Etats-Unis et leur délégation écrasante, témoins d’un monde qui nous absorbe, autrefois libérateur, à présent assassin.

    Il y a des gens en France qui craignent l’islamisation de notre société. Et l’américanisation qui nous a bouffés, vous ne la voyez pas ? Ce n’est pas demain l’américanisation. C’est fait. La musique, la culture des champs et des esprits, l’abandon aux puissances de l’argent, les centres commerciaux, les Mac do, cette vie explosée qui rend indispensable nos voitures, ce bi-partisme de la vie politique, notre pays servant leurs guerres. Qu’allez-vous nous parler d’une islamisation, invisible pour qui parcourt nos campagnes, alors que l’américanisation et son esprit de droite sont déjà notre cancer depuis longtemps. Et là, ils veulent mettre l’estocade. Ils ont déjà les medias, la parole vulgaire et mensongère de ce temps.

    Mais le spectacle me direz-vous ?

    Les commentaires positifs que vous pourrez lire seront justes car il y avait de beaux délires techniques, de belles idées, des débauches de lumière. Il s’agissait, partant des débuts bucoliques de l’Angleterre, de célébrer son entrée dans le monde moderne de l’ère industrielle. Boyle n’a pas triché. Il a bien montré que c’étaient des esclaves qui enrichissaient un petit groupe de vampires en haut de forme. Mais pourquoi avoir placé cet épisode uniquement au 19 ème siècle ? L’histoire, pour Boyle, s’arrête aux Beatles et autres chanteurs pops. Il transforme le stade en vaste boîte de nuit, met la musique a donf, imagine une histoire d’amour fadasse et le tour est joué ! Avant cela, tout un tableau, avec des lits d’hôpitaux, rappelait que c’est en Angleterre qu’il y a ce fameux service hospitalier, si social, qui soigne tous les enfants…à condition qu’ils attendent six mois ou trois ans avant d’être admis !!!

    Il a fallu supporter ça ! La gloire du service public anglais en un temps où il se vend au privé !

    Il y a eu pire aussi. L’interview d’un sportif de Libye, disant qu’il était tellement heureux de montrer que la Libye ce n’était pas que Kadhafi, mais tout un peuple désormais fraternel et uni. Combien de gens, pendant le temps où il parlait, étaient des Libyens égorgés par des Libyens avec les armes que l’Otan a laissé traîner en partant, pour que tous ces braves s’amusent et leur foutent la paix, pendant qu’ils pompent leur pétrole…

    C’était tout de même un spectacle longuet et mal construit. Mené par 70 000 bénévoles. Ces jeux olympiques vont coûter 11 milliards d’euros. La cérémonie a coûté 31 millions d’euros mais il n’y avait pas assez d’argent pour payer ceux qui se produisaient. Certes le bénévolat est un merveilleux engagement et ces acteurs d’un soir n’auraient donné leur place pour rien au monde. Mais quand on peut mettre une telle somme sur un spectacle, n’est-ce pas la moindre des choses de payer les acteurs ? On n’est pas au Puy-du-Fou, là !

    Le soir même il restait des places à 2000 euros. (Que grâce soit rendue à Sébastien Coë qui a permis à 60 000 personnes, pour 27 euros, de voir le spectacle lors de la répétition finale .)

    Mais c’est bien, dans le fond, que les choses soient ainsi. Car le monde idéal, pour certains, c’est ça : ceux qui peuvent payer 300 euros la place pour se distraire et ceux qui les distraient gratuitement.

    On le sait, les JO ruinent les Etats et enrichissent les grosses boîtes, les Bouygues et consort, les Mittal, qui dit-on, avait obtenu de porter la flamme sur une portion du parcours.

    Londres, le temple de la City, accueillant l’esprit des jeux olympiques ! Il y a de quoi mourir de rire.

    A propos de rire, le meilleur moment de ce spectacle a été celui où Mister Bean a joué au piano, membre d’un illustre orchestre, l’air célèbre des « chariots de feu ». J’admire celui, cela n’a rien coûté, qui a eu cette idée fabuleuse, entendant cette note longuement répétée, d’imaginer Bean la jouant et composant toute une saynète. Parfaitement drôle, parfaitement réussie. Parfaitement simple.

    Il y a eu aussi l’arrivée de la reine, la vraie, comme en hélicoptère, acceptant de jouer le jeu en s’envoyant en l’air avec Daniel Craig.

    Je suis sûre que la reine n’avait pas la moindre envie de se livrer à cette fantaisie décadente.

    Mais qu’elle a dû recevoir un envoyé de la City qui lui a dit :

    – Oh ! Mamie, il faut que le peuple vous aime pour qu’il en avale encore plus ! Alors vous allez être moderne, un peu. Et faire le clown !

    – No, never, no !

    – Tu sais combien tu nous coûtes ? On te dit de faire ça, tu le fais !

    Et elle l’a fait. Et c’était un très bon moment parce qu’inattendu. En France, ils auraient jeté Hollande dans les airs avec Treiweiller et ils se seraient envoyé des tweets en essayant de se couper les cordes du parachute. On sait être marrants nous aussi.

    Ces jeux seront-ils révolutionnaires ? Parmi les athlètes des peuples martyrs y en aura-t-il qui porteront la parole de leur peuple ? Y aura-t-il de nouveaux Tommie Smith et Juan Carlos qui, aux JO de Mexico, sympathisants black panthers, levèrent leur poing ganté de cuir pour protester contre la condition des noirs aux Etats-Unis ? http://www.youtube.com/watch?v=0biCuBy4yVg

    Bon. Je veux finir sur ce qui a été le plus beau et de loin :

    Les beaux visages des femmes. Oui, que les femmes sont belles ! Tellement plus belles, toutes ces athlètes, naturelles, que toutes les Miss tarabiscotées. Certaines étaient à couper le souffle.

    Il y avait aussi ces visages radieux, tellement heureux de participer à la seule fête universelle où chacun veut croire à la paix, à l’union, à la fraternité. C’est quand même une idée sublime ces jeux Olympiques. On a tellement envie, comme tous ces athlètes, emportés sous l’ovation d’un peuple universel, de croire à l’amour, au respect d’une humanité qui est si belle, qui a tant œuvré à travers les âges, mais qui doit à présent mener un immense combat contre l’ubris et son dérèglement mortel. Est-il possible que quelques fous détruisent cette longue histoire ? Sont-ils à l’œuvre dans l’ombre ? Quelles armes faudra-t-il leur opposer ?

    Non, à aucun moment Boyle n’a réussi à effleurer la cheville de la sublime ouverture de Pékin, la sienne étant plus confuse, moins bien construite, moins classique, se terminant sur une flamme olympique qui laissait sur sa faim car on attendait « un dernier homme » et il y eut tout une équipe, symbole, bien sûr, et non pas une flamme mais un brasier, très beau, mais moins beau que cet homme qui courait dans l’air à Pékin, porteur de cette flamme unique puisqu’en ce monde nous avons besoin d’un courage unique pour détruire ce qui nous détruit.

    Et je me disais en regardant les officiels du CIO : qui sont-ils ? Quels pots de vin peuvent les acheter ? Quels lobbys sont leurs maîtres ? Et Madame Obama, si belle, épouse d’une marionnette sanglante, et Monaco et sa princesse triste, paradis fiscal à nos portes, et les représentants de tous ces pays muselés qui, là, faisaient semblant de rien.

    On attend la grande scène de « Festen » quand les vérités se disent, impossibles à retenir.

    Vous allez me dire : c’est la trêve olympique.

    Et la trêve de la pauvreté, de la guerre fracassante ou sourde, des mensonges d’Etat, c’est pour quand ?

    Ariane Walter

  • Un CD Rom, 8000 photos. Des enfants torturés, violés.

    Malgré la reconnaissance de plus de 80 enfants, dont certains victimes dans de célèbres procès comme celui des Disparues de l’Yonne, les actions d’associations comme Innocence en Danger, ou les interrogations préoccupantes d’un rapporteur de l’ONU, la justice conclut à un non lieu et le fichier ne sera plus jamais évoqué.
    Pourquoi un tel silence autour des réseaux pédophiles ?


  • 30 bébés OGM sont nés !

    Pour la premières fois au monde des humains modifié génétiquement ont été créés, il a été révélé la nuit dernière.

    La divulgation que 30 bébés en bonne santé sont nés après une série d’expériences aux États-Unis a provoqué un autre débat furieux sur l’éthique.

     


    Jusqu’ici, deux des bébés ont été testés et ont été trouvés pour contenir des gènes à partir de trois des parents.

    Quinze des enfants sont nés dans les trois dernières années à la suite d’un programme expérimental de l’Institut de médecine de la reproduction et des Sciences de St Barnabas dans le New Jersey.

    Les bébés sont nés de femmes qui ont eu des difficultés à procréer. Gènes supplémentaires provenant d’un donneur femelle ont été insérés dans leurs œufs avant qu’ils ne soient fécondés dans une tentative pour leur permettre de concevoir un enfant.

    Des tests d’empreintes génétiques sur deux enfants d’un an de vieux confirmer qu’ils ont hérité de l’ADN à partir de trois adultes – deux femmes et un homme.

    Le fait que les enfants ont hérité des gènes supplémentaires et les a incorporés dans leur «lignée germinale» signifie qu’ils seront, à leur tour, être en mesure de les transmettre à leur propre progéniture.

    Modification de la lignée germinale humaine – en effet bricoler avec la structure même de la composition de nos espèces – est une technique rejetées par la grande majorité des scientifiques du monde entier.

    Les généticiens craignent qu’un jour, cette méthode pourrait être utilisée pour créer de nouvelles races d’êtres humains supplémentaires, avec les caractéristiques souhaitées telles que la résistance ou une grande intelligence.

    Écrivant dans la revue Human Reproduction, des chercheurs, menés par la fertilité des pionniers professeur Cohen-Jacques, dire que cette «C’est le premier cas de modification génétique humaine germinale résultant en des enfants normaux en bonne santé».

    Certains experts sévèrement critiqué les expériences. Lord Winston, de l’Hôpital Hammersmith dans l’ouest de Londres, a déclaré à la BBC hier: «En ce qui concerne le traite-ment de l’infertilité, il n’existe aucune preuve que cette technique vaut la peine. . . Je suis très surpris qu’il a même été réalisée à ce stade. Il ne serait certainement pas autorisé en Grande-Bretagne.  »

    John Smeaton, directeur national de la Société pour la protection des enfants à naître, disait: «On a de la sympathie énorme pour les couples qui souffrent des problèmes d’infertilité. Mais ce qui semble être une nouvelle illustration du fait que l’ensemble du processus de fécondation in vitro comme un moyen de concevoir des bébés conduit à des bébés étant considérés comme des objets sur une ligne de production.

    «Il s’agit d’une étape nouvelle et très préoccupante sur la mauvaise voie pour l’humanité. » Professeur Cohen et ses collègues a diagnostiqué que les femmes étaient stériles parce qu’ils avaient des défauts dans les structures minuscules dans leurs ovules, appelées mitochondries.

    Ils ont pris des oeufs et des bailleurs de fonds, à l’aide d’une aiguille fine, aspiré une partie du matériel interne – contenant «sain» mitochondries – et il injecté dans des œufs des femmes qui souhaitent concevoir un enfant.

    Parce que les gènes contiennent des mitochondries, les bébés issus du traitement ont hérité l’ADN des deux femmes. Ces gènes peuvent maintenant être transmis la lignée germinale long de la ligne maternelle.

    Un porte-parole de la Human Fertilisation and Embryology Authority (HFEA), qui réglemente la technologie «reproduction assistée» en Grande-Bretagne, a déclaré qu’il ne serait pas une licence de la technique ici, car il participe de modifier la lignée germinale.

    Jacques Cohen est considéré comme un scientifique brillant mais controversé qui a repoussé les limites des technologies de procréation assistée.

    Il a développé une technique qui permet aux hommes stériles d’avoir leurs propres enfants, en injectant l’ADN des spermatozoïdes directement dans l’ovule dans le laboratoire.

    Avant cela, seules les femmes infertiles ont pu concevoir par FIV. L’année dernière, le professeur Cohen a déclaré que son expertise lui permettra de cloner les enfants – une perspective traités avec horreur par la communauté scientifique dominante.

    «Il serait l’œuvre d’un après-midi pour un de mes élèves, dit-il, ajoutant qu’il avait été approché par« au moins trois «individus désireux de créer un enfant cloné, mais avait refusé leurs demandes.

     

    Article original en anglais : http://www.dailymail.co.uk/news/article-43767/Worlds-GM-babies-born.html

  • L’éducation en situation d’urgence peut-elle sauver des vies ?

    L’éducation, un secteur négligé depuis longtemps par les interventions humanitaires, selon certaines organisations humanitaires, est de plus en plus considérée comme essentielle en périodes de crises, pourtant les bailleurs restent réticents à financer ce secteur, en partie parce qu’ils estiment qu’il ne permet pas de sauver des vies, ont expliqué les experts de l’aide humanitaire.

    L’éducation en situation d’urgence peut-elle sauver des vies ?

    L’éducation en situation d’urgence peut-elle sauver des vies ?

    Les urgences limitent gravement l’accès des enfants à l’école. Ainsi, plus de la moitié des enfants du monde qui n’ont pas achevé le cursus primaire vivent dans des pays touchés par les conflits armés, ont indiqué Susan Nicolai et Carl Triplehorn, experts de l’éducation en situation d’urgence, dans un rapport publié par l’Overseas Development Institute.

    Un enfant réfugié en Afrique rurale a une chance sur 16 de fréquenter un établissement secondaire, et pour les enfants déplacés internes, les chances sont encore plus faibles, selon un rapport mondial sur l’éducation en situation d’urgence, publié en 2006 par la Commission des femmes pour les femmes et les enfants réfugiés.

    Pourtant, lorsque les bailleurs ont décidé quels secteurs financer en 2008, l’éducation est arrivée derrière l’alimentation, la santé, l’eau et l’assainissement, l’agriculture et les infrastructures, d’après les données des Nations Unies sur les subventions humanitaires.

    L’éducation en situation d’urgence s’est vu allouer à peine 3,1% du budget global accordé à l’aide humanitaire en 2008, et en 2007, les Etats-Unis, la France, le Portugal, l’Autriche, l’Allemagne, l’Espagne, la Belgique, le Japon et la Suisse avaient alloué chacun à l’éducation de base moins de trois pour cent du montant total qu’ils avaient consacré à l’aide humanitaire.

    L’éducation permet-elle de sauver des vies ?

    Dans certains cas, l’éducation peut directement sauver des vies, à en croire Deborah Haines, conseillère en éducation d’urgence pour Save the Children, surtout quand elle permet de préparer les enfants à éviter les crises ou à en atténuer les conséquences.

    Mme Haines a notamment expliqué qu’on pouvait enseigner aux enfants les dangers des mines terrestres, leur apprendre quoi faire en cas de tremblement de terre, ou apprendre à nager aux enfants qui vivent dans des régions sujettes aux crues.

    « Pendant une épidémie, de choléra ou de malaria, par exemple, diffuser des messages importants sur la santé et l’hygiène ou informer les familles qu’elles doivent immuniser les enfants permet de sauver des vies, comme c’est le cas lorsqu’on donne aux enfants associés avec des forces armées d’autres choix que celui du combat », a expliqué Mme Haines.

    « Nous sommes ici pour nous occuper de la prévention et du traitement du choléra », a déclaré à IRIN Brian Casey, directeur de l’organisme d’aide d’urgence GOAL, depuis la ligne de front de la lutte contre le choléra au Zimbabwe. « L’éducation est un élément crucial de cette intervention d’urgence et ne peut être ignorée. Il ne sert à rien de distribuer des biens aux populations si elles ne savent pas s’en servir… cela peut même les mettre d’autant plus en danger ».

    En outre, l’éducation permet de protéger les enfants des préjudices physiques, de l’exploitation et de la violence, a indiqué Ellen Van Kalmthout, spécialiste principale de l’éducation au Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) à New York.

    Un jeune garçon âgé de 12 ans, auparavant associé avec les forces armées de République démocratique du Congo (RDC), a ainsi confié à Save the Children que sans éducation, il continuerait à « arpenter les sentiers de la mort ».

    C’est seulement au fil du temps que les propriétés vitales de l’éducation deviennent indirectes et évidentes. Les enfants nés de mères sans instruction, par exemple, ont deux fois plus de risques de mourir que ceux nés de mères ayant trois années d’éducation primaire ou plus, selon un rapport publié par Save the Children en 2007.

    « Dans le cadre de certaines interventions à court terme, il serait douteux d’affirmer que l’éducation en situation d’urgence est une mesure qui permet de sauver des vies, du moins pas de manière aussi directe et évidente que l’alimentation, l’hébergement, la protection ou les interventions dans le domaine de l’eau et de l’assainissement », a néanmoins estimé un expert de l’éducation d’urgence en Serbie.

    Définitions

    Mais les bailleurs et les organisations humanitaires n’ont pas toujours le temps d’attendre des résultats à long terme ; ils veulent généralement financer les activités dont les répercussions sont immédiates et tangibles, a écrit Gerald Martone dans un rapport publié par l’International Rescue Committee en 2007 et intitulé Educating Children in Emergency Settings – an Unexpected Lifeline (Eduquer les enfants en contexte d’urgence, une bouée de sauvetage insoupçonnée).

    « L’obstacle principal à la promotion de l’éducation en situation d’urgence, c’est que pour certains, elle n’entre pas dans les limites étroites du mandat humanitaire qui consiste à sauver des vies », a déclaré à IRIN Isabelle Coombes, directrice des politiques, de la stratégie et des finances de l’Office d’aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO). « En adoptant le point de vue étriqué de la survie, on en arrive aisément à la conclusion que l’éducation ne permet pas de sauver des vies ».

    « Notre soutien en matière d’aide humanitaire est fonction des besoins. Nous soutenons le processus de priorisation des besoins vitaux d’urgence en premier lieu, suivis de ceux qui permettent de réduire les souffrances et les atteintes à la dignité… L’aide doit permettre, d’abord et avant tout, de sauver et de préserver des vies », a indiqué le porte-parole du Département britannique d’aide au développement international.

    Poser la mauvaise question

    Mais pour Mme Haines de Save the Children, en se demandant si l’éducation en situation d’urgence permet de sauver des vies, on se pose la mauvaise question. « Pourquoi doit-on convaincre les bailleurs que cela [l’éducation] permet de sauver des vies ? Est-ce bien utile d’être obligé de répondre à cette question pour justifier une intervention ? ».

    « Ces dernières années, les secours humanitaires sont devenus plus sophistiqués, à mesure que les praticiens prenaient conscience de la nécessité de traiter les causes profondes de la vulnérabilité, d’aider les populations à se rétablir et à reconstruire leurs vies sur le long terme, et de promouvoir la dignité humaine », a expliqué Mme Haines. « L’éducation est parfaitement adaptée à cette nouvelle approche puisqu’elle soutient le rétablissement des enfants à long terme, en aidant à les protéger et en leur donnant une dignité ».

    Dans le même temps, certains travailleurs humanitaires affirment que dans certains contextes, les interventions menées dans des secteurs que l’on juge vitaux ne permettent parfois pas de sauver des vies.

    « Dans bon nombre de situations, rien ne permet réellement de « sauver des vies ». Au Mozambique [après les crues] les populations ont construit leurs propres refuges, il y avait des chèvres et des poulets qui traînaient et plein de maïs à manger, et pourtant les populations ont reçu une aide alimentaire et des moyens d’hébergement », s’est étonné un expert de l’éducation au Zimbabwe.

    Sauver les vivants, pas les mourants

    M. Martone a fait remarquer dans le rapport de l’IRC que dans la plupart des crises humanitaires, les taux de mortalité ne sont pas anormalement élevés. « En dépit du folklore qui entoure notre travail, ces crises ne sont le plus souvent pas des questions de vie ou de mort. L’expérience prédominante des réfugiés est plutôt de vivre une existence désespérée et inutile ».

    Dans le monde, la durée moyenne du déplacement d’un réfugié est de 17 ans, selon M. Martone. « Il n’est pas rare de trouver une génération d’enfants élevés sans aucun accès à l’éducation dans les « entrepôts » à réfugiés du monde. Nous devons cesser d’être obnubilés par la façon dont les gens meurent, et commencer à nous intéresser à la façon dont les gens vivent ».

    Pour Mme Nicolai, experte de l’éducation aujourd’hui coordinatrice adjointe du Groupement éducatif à Genève, l’intervention éducative contribue à promouvoir le droit des populations à vivre dans la dignité, un principe de la Charte humanitaire.

    Les interventions d’urgence ne reflètent pas toujours les besoins, ni les priorités des victimes de catastrophes, a en outre estimé Mme Nicolai.

    « Lorsqu’on demande aux communautés ce dont elles ont besoin au cours d’une crise, l’éducation apparaît invariablement sur la liste de sélection des deux ou trois interventions prioritaires, mais parfois, une intervention d’urgence « taille unique » est conçue à partir d’idées préconçues et des expériences précédentes. C’est pourquoi il est si important de consulter les communautés dans le cadre du processus d’aide ».

    Le témoignage des communautés peut également être un argument de poids pour inciter les bailleurs à donner.

    « Nous vous remercions de nous aider, de nous donner des vivres, des moyens d’hébergement, des médicaments », a déclaré un père de famille réfugié en Ethiopie au Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) en 2004, « Mais ce que vous avez fait de mieux pour nous, c’est de donner une éducation à nos enfants. Les vivres et autres, nous allons les terminer, mais l’éducation sera toujours là, où que nous allions ».

    Le changement en marche ?

    Certains signes portent à croire que les bailleurs pourraient être en train de changer d’approche. ECHO intègrera bientôt l’éducation à ses évaluations d’urgence, selon Mme Coombes.

    « L’aide humanitaire [à l’éducation] est peut-être la seule façon d’assurer que les enfants puissent participer à des activités éducatives », a déclaré l’organisme dans un communiqué publié dernièrement sur les enfants en situation d’urgence.

    En outre, l’éducation fait désormais l’objet d’un groupement d’intervention d’urgence, mené par les Nations Unies, selon Mme Van Kalmthout de l’UNICEF. Les organisations humanitaires peuvent désormais accéder au mécanisme de financement rapide des Nations Unies, le Fonds central d’intervention d’urgence, pour obtenir des financements dans le secteur éducatif. L’Assemblée générale des Nations Unies doit également débattre de l’éducation en situation d’urgence au printemps 2009.

    Toutefois, selon certains éducateurs d’urgence, si les fonds consacrés à l’éducation d’urgence augmentent, ils ne le font pas assez rapidement et un changement plus général est nécessaire.

    « On ne peut pas toujours dire que l’éducation est aussi importante que la distribution immédiate de matériel médical d’urgence, de vivres et de moyens d’hébergement, mais l’humanité n’a pas les mêmes besoins essentiels pour « survivre » et pour « vivre » », a expliqué Shirley Long, spécialiste de l’éducation au Liberia.

    « C’est ici que l’importance de l’éducation se révèle, comme nous l’espérons… non seulement pour aider les populations à survivre, mais aussi pour leur offrir une occasion de développer leurs connaissances et leurs compétences, et de devenir des membres constructifs de la société, en d’autres termes, de vivre ».

    Lire l’article sur Jeuneafrique.com : L’éducation en situation d’urgence peut-elle sauver des vies ? | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique

  • Déchets électroniques illégaux “offerts” au Ghana

    Le Ghana est touché par une pollution critique suite au dépôt illégal de produits électroniques dangereux provenant de l’Ouest. Une analyse conduite par Greenpeace a démontré qu’une large quantité de substances toxiques telles que du plomb, des adjuvants d’assouplissement et des dioxines, sont présentes dans le sol.

    Cette première analyse de sol sur les déchets métalliques au Ghana a été conduite par Greenpeace ces derniers mois. Les appareils usagés provenant de l’Ouest sont démontés dans des décharges par des enfants qui retirent à mains nues les métaux des télévisions et des ordinateurs. 79% des appareils usagés qui arrivent au Ghana proviennent de l’Europe de l’Ouest.

     

    Comment ces déchets aboutissent-ils au Ghana?

     

    Des containers remplis de vieux ordinateurs, d’écrans de télévisions Philips, Canon, Dell, Microsoft, Nolia, Siemens et Sony proviennent directement d’Allemagne, de Corée, de Suisse et des Pays-Bas. Etant donné que l’exportation de déchets dangereux vers les pays en voie de développement est illégale, ces produits sont transportés par bateau, officiellement en tant qu’appareils de seconde main. Mais à l’arrivée, la majorité des appareils ne fonctionnent plus et sont emmenés rapidement à la casse. Là, ils sont brûlés et fondus par des travailleurs non protégés contre les substances toxiques.

     

    Les sols du Ghana remplis de substances toxiques

     

    En avril dernier, Greenpeace a prélevé des échantillons dans six sols différents dans des décharges à Accra, la capitale, et à Koforidua, une autre ville à quelques kilomètres de là.

     

    Dans tous les échantillons, une grande présence de substances toxiques ont été trouvées telles que du plomb, des adjuvants d’assouplissement et des dioxines. La plupart de ces substances se désintègrent difficilement et finissent par se propager dans l’environnement et au sein de la population. Elles sont d’autant plus dangereuses pour les enfants car elles ont un effet néfaste sur le développement des hormones de croissance.

     

    Greenpeace exige une électronique sans substances toxiques

     

    Selon Greenpeace, les fabricants des produits électroniques ne doivent plus utiliser de substances toxiques. Ils doivent également s’assurer que les produits usagés qui finissent au Ghana soient correctement désassemblés et recyclés. C’est la seule manière de remédier aux conséquences néfastes pour l’environnement et la santé des appareils usagés abandonnés dans les décharges.

    Source : http://www.greenpeace.org/africa/fr/Actualities/actualites/dechets-electroniques-au-ghana/

     

     

  • Christine Lagarde reproche aux Grecs de ne pas payer d’impôts, mais elle-même n’en paye pas !

    Du fait de son statut de fonctionnaire international, la patronne du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, est dispensée de payer des impôts sur ses 380 000 euros de traitement annuel.

    – 27 mai 2012

     


    Christine Lagarde appelle tous les Grecs à payer leurs impôts

    PARIS (Reuters) – Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), a appelé ce week-end les Grecs à prendre leur destin en main en s’acquittant notamment de leurs impôts, ajoutant que les enfants démunis d’Afrique ont davantage besoin d’aide que la population grecque.

    « Je pense qu’ils devraient s’aider mutuellement (…) en payant tous leurs impôts », a-t-elle dit dans une interview publiée ce week-end par le Guardian, en évoquant « tous ces gens qui tentent en permanence d’échapper à l’impôt ».

    « Je pense davantage à ces petits enfants d’une école d’un petit village du Niger qui n’ont que deux heures de cours par jour, qui partagent une chaise pour trois et qui cherchent passionnément à avoir accès à l’éducation », poursuit-elle. « Je pense à eux en permanence, parce que je pense qu’ils ont davantage besoin d’aide que la population d’Athènes. »

    (…)


    La patronne du FMI ne paie pas d’impôts

    Révélé par le Fonds monétaire international (FMI), le salaire annuel de Christine Lagarde s’élèvera à 380 939 euros. Son statut de fonctionnaire international permet à la nouvelle directrice de ne pas être soumise à l’impôt sur le revenu.

    Sur le traitement annuel de 323 257 euros, auquel s’ajoutent des frais de représentation de 57 829 euros, Christine Lagarde, la nouvelle directrice du FMI ne paiera aucun impôt, grâce à son statut fiscal spécifique de fonctionnaire international. Le statut du fonctionnaire international bénéficiaire de revenus issus d’une organisation internationale repose en effet sur le principe de non-imposition des revenus et traitements.

    Les principes fondamentaux sont énoncés dans les articles 34 et 38 de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques de 1961, qui affirme que « l’agent diplomatique est exempt de tous impôts et taxes, personnels ou réels, nationaux, régionaux et communaux.  » En revanche, il doit payer les « impôts et taxes sur les biens immeubles privés situés sur le territoire de l’Etat accréditaire, à moins que l’agent diplomatique ne les possède pour les compte de l’Etat accréditant », les droits de succession et les impôts sur le capital prélevés sur les investissements effectués dans des entreprises commerciales de l’Etat accréditaire. Le FMI applique ainsi la Convention sur les Privilèges et Immunités des Institutions spécialisées, datant de 1947, qui prévoit que ses fonctionnaires « jouiront en ce qui concerne les traitements et émoluments qui leur sont versés par les institutions spécialisées, des mêmes exonérations d’impôt que celles dont jouissent les fonctionnaires des Nations Unies, et dans les mêmes conditions ». Ces dernières sont définies par la Convention sur les privilèges et immunités des Nations Unies de 1946.


     

    Sources :

    Les déclarations de Mme Lagarde

    La patronne du FMI ne paye pas d’impôt

    Photo : Mediapart

    Lire aussi : Grèce : un audit de la dette est indispensable

    Ainsi que, sur la politique du FMI en Grèce : O Zeus, retiens-les !

    http://www.reporterre.net/spip.php?article2995

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