• Les enfants Palestiniens

    Les enfants Palestiniens
    • peuvent être emprisonnés dès l’âge de 12 ans
    • peuvent être détenus 90 jours sans avocat
    • durant leurs auditions par la police ou l’armée l’accompagnement de leurs parents est aléatoire
    • aucun enregistrement audio-vidéo n’est possible

    • doivent être présentés à un juge dans un délai de 8 jours
    • peuvent être incarcérés sans inculpation pendant 6 mois
    • la période maximale entre l’arrestation et le jugement final est de 24 mois
    • les faits reprochés sont très arbitraires

     


    Le ministère des Affaires étrangères britannique vient de publier un rapport explosif de 46 pages intitulé « Enfants en détention militaire »sur la manière dont Israël maltraite les enfants palestiniens. Il y est rapporté que :
    « tous les enfants palestiniens sont traités comme des terroristes potentiels »
    et qu’Israël viole la Convention des Nations Unies sur les Droits de l’Enfant qui interdit les traitement cruels, inhumains et dégradants.

    Dès 12 ans, on trouve des enfants avec chaînes en fer aux pieds, yeux bandés, mains ligotées dans le dos… Ils sont tirés de leurs lits en pleine nuit et jetés dans des véhicules militaires où ils sont maintenus à plat ventre. Le rapport parle de véritables « tortures » et raconte comment ces enfants subissent également l’isolement en cellules. Ils ont droit à 45mn de visite de leurs proches parents tous les 15 jours. Un permis de visite peut être obtenu dans un délai allant de 2 semaines à 2 mois. En détention, ils sont privés de sommeil, maltraités verbalement et physiquement, contraints de signer des aveux qu’ils ne peuvent même pas lire.

    Il est estimé qu’entre 500 et 700 enfants palestiniens sont emprisonnés chaque année en Cisjordanie . Rien qu’en mai 2012, il était recensé pas moins de 234 enfants prisonniers en Israël. [ Sources Israëli Prison Service (IPS) et Israëli Army Temporary Detention Facilities ]
    Stéphanie Marthely-Allard (source Mediapart)
    Collectif Solidarité Palestine Ardèche méridionale.

  • Incident à la centrale de Fessenheim, deux blessés

    Deux personnes ont été légèrement brûlées suite à un incident de nature chimique qui s’est produit mercredi à la centrale nucléaire de Fessenheim, dans le Haut-Rhin, a-t-on appris auprès d’EDF. « Deux personnes ont été légèrement brûlées à travers leurs gants », suite à un incident lié à la manipulation de produits chimiques, et non à un incendie, a indiqué à l’AFP un porte-parole du groupe. « Ce n’est pas un incendie », a estimé de son côté la préfecture, selon les premières informations dont elle disposait. « Il y a eu un dégagement de vapeur d’eau oxygénée produit suite à l’injection dans un réservoir de péroxyde d’hydrogène qui a réagi avec de l’eau », a ajouté un porte-parole. Les pompiers du Haut-Rhin « sont en cours d’intervention, avec une cinquantaine d’hommes sur place », a précisé un officier du Codis. « D’après les premières informations, il y a des victimes, mais nous n’en savons pas plus pour l’instant », a-t-il ajouté.

     

     

  • Les conditions de travail s’amélioreraient chez Foxconn (oui mais)

    Les conditions de travail se sont améliorées chez le taïwanais Foxconn, l’un des principaux sous-traitants d’Apple, a estimé (.pdf), mardi 21 août, une association qui avait dénoncé d’importants abus en début d’année.

    La Fair Labor Association (FLA) avait découvert des « problèmes importants », et notamment des horaires de travail excessifs, lors d’une enquête menée en février et mars dans plusieurs usines chinoises de Foxconn. En février, l’annonce de la FLA avait suscité la controverse outre-Atlantique. L’association compte dans ses membres des universités, des organisations à but non lucratif et des entreprises.

    Lire notre éclairage : « Apple choisit une ONG controversée pour défendre ses sous-traitants iPhone »

    La FLA a renvoyé des enquêteurs dans les mêmes usines entre le 25 juin et le 6 juillet, et « la vérification a confirmé qu’Apple et Foxconn sont en avance sur leurs plans pour améliorer les conditions dans lesquelles sont fabriqués des produits parmi les plus populaires au monde », a indiqué Auret Van Heerden, président de l’association, dans un communiqué.

    Foxconn a notamment ramené les horaires de travail en dessous de soixante heures hebdomadaires (heures supplémentaires incluses), et compte se mettre d’ici à la fin de juillet 2013 en conformité avec la législation chinoise qui autorise quarante heures hebdomadaires, plus neuf heures supplémentaires.

    ENQUÊTE ACCABLANTE DU « NEW YORK TIMES »

    Des changements ont également été faits pour « améliorer la santé et la sécurité des travailleurs », souligne la FLA. Au total, les 195 actions qui devaient être prises en avril et mai l’ont été, et Foxconn est même en avance sur son plan pour 89 autres, détaille-t-elle. Apple, longtemps accusé de laisser perdurer des conditions de travail déplorables chez ses sous-traitants, avait chargé à la mi-janvier la FLA d’inspecter les usines de ses fournisseurs chinois et notamment celles de Foxconn.

    Le groupe taïwanais a fait l’objet de critiques sévères ces dernières années en raison de ce qui a été qualifié de conditions de travail excessivement dures dans ses usines chinoises. Depuis 2010, plus d’une douzaine de ses salariés dans ce pays se seraient suicidés. La FLA avait selon ses dires passé 3 000 heures au total à inspecter trois usines de Foxconn, interrogeant au total 35 000 ouvriers.
    Dans une longue enquête parue en janvier, le New York Times avait de nouveau affirmé que les ouvriers assemblant des iPhone, iPad et autres produits Apple en Chine travaillaient« souvent dans des conditions difficiles » et à des rythmes « excessivement élevés ».

    Lire aussi : « L’enquête du New York Times »

     

    Source : http://www.lemonde.fr/technologies/article/2012/08/22/les-conditions-de-travail-s-amelioreraient-chez-foxconn-selon-une-ong_1748397_651865.html

  • A quand le Kärcher pour la finance ?

    La banque britannique Barclays est au coeur d’un scandale financier pour avoir manipulé le taux d’intérêt Libor. Comme l’explique notre blogueur associé Laurent Pinsolle, les révélations ne font que commencer et d’autres banques mondiales pourraient se retrouver impliquées dans cette manipulation. Quelles leçons tirer de ce scandale ?

    «Banksters » (contraction de banquier et gangster), «Le cœur pourri de la finance » : The Economist n’y est pas allé de main morte pour dénoncer le scandale de la manipulation du LIBOR par la banque Barclays, qui a abouti à la démission de son patron et une amende de 450 millions de dollars.
    Le Libor (London Inter-Bank Offered Rate) est un taux d’intérêt de référence des marchés financiers, sur lequel repose la bagatelle de huit cent mille milliards de dollars de contrat, plus de 10 fois le PIB de la planète… Le Libor est un taux fixé tous les jours par la compilation du coût de financement à trois mois en dollars estimé par 16 banques. Les 4 taux les plus élevés et les 4 taux les moins élevés ne sont pas pris en compte. Le Libor est la moyenne des 8 taux médians.
    De manière intéressante, on constate que ce taux fondamental sur les marchés financiers ne reflète même pas la réalité de l’équilibre entre l’offre et la demande sur le marché, mais est seulement la moyenne d’estimations informelles fournies par quelques banques. Cette méthode pose beaucoup de problèmes car les banques sont juges et parties dans l’affaire. Communiquer un taux trop élevé (les chiffres sont publics) indique ainsi qu’une banque a des difficultés de financement.
    Ensuite, ce taux détermine également une partie des coûts et des revenus d’une banque. Du coup, en fonction de son portefeuille, une banque peut avoir intérêt à faire baisser ou faire monter le Libor. Et c’est justement là que le scandale intervient. The Economist rapporte ainsi que Barclays a été reconnue coupable de manipulation du niveau du Libor, en soumettant presque toujours le taux plus élevé. Pire, il semble qu’elle ait agi en coordination avec d’autres banques.

    A quand le Kärcher pour la finance ?

    En réailté, nous n’en sommes qu’au début des révélations sur ce scandale absolument retentissant. En effet, l’amende de Barclays (450 millions de dollars) a été réduite parce que la banque a coopéré avec les autorités ! Et The Economist évoque que les enquêtes se poursuivent  à Citigroup, Deutsche Bank, HSBC, JPMorgan Chase, RBS et UBS. Bref, le gratin mondial de la finance pourrait bien être impliqué dans cette manipulation des taux d’intérêt.
    Ce nouveau scandale nous rappelle deux choses. La première, c’est le privilège incroyable des banques dans le monde occidental, et plus particulièrement européen. En effet, les banques ont le pouvoir de créer de la monnaie presque à volonté  (permettant à la BNP de tripler son bilan de 2002 à 2008) du fait de normes prudentielles extrêmement laxistes. Mieux, leur importance systémique (trop grandes pour faire faillite) impose aux Etats de venir à leur aide, quelqu’en soit le coût.
    La seconde leçon, encore plus effrayante, c’est que nos dirigeants ne font rien ou presque pour réformer ce système financier devenu monstrueux, où les conflits d’intérêt sont légions, où les rémunérations restent encore complètement déraisonnables. Pire, les quatre années qui viennent de passer ont consacré l’irresponsabilité chronique de ce monde, qu’on ne peut pas laisser faire faillite, et qui a droit à une forme d’assurance gratuite de la part des Etats et des contribuables.
    Les raisons qui expliquent le manque d’attention des politiques sur ces sujets restent mystérieuses. Aux intérêts croisés, je crois aussi qu’il y a également trop de conformisme et un manque de compréhension. A croire, que, comme le souhaite Lordon, il faudra une explosion du système pour le réformer.
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