• Thinkerview – Interview de Olivier Delamarche

     

    Acteur sur les marchés financiers depuis de nombreuses années et associée-gérant chez Platinium Gestion, il est convaincu que les pouvoirs publics ainsi que les régulateurs ne possèdent plus les qualités requises pour désamorcer une crise historique.

  • Faut-il craindre un crack des marchés obligataires ?

    Faut-il craindre un crack des marchés obligataires ?

    Crédit photo © Reuters

    (Boursier.com) — La Banque fédérale américaine a laissé entendre, cette semaine, qu’elle pourrait infléchir sa politique monétaire accommodante en cessant ses achats d’obligations. Au sein de la Fed, cette stratégie est, de longue date, ardemment débattue et a ses détracteurs, mais l’annonce a tout de même surpris… Sur les marchés financiers, son évocation a attisé la crainte d’un changement de cap de la politique financière américaine. La Fed n’a pas encore tranché, mais certains se sont émus de ce changement de décor, évoquant un possible crack des marchés obligataires….

    Les taux d’intérêt longs sont au plus bas depuis un siècle
    Interrogé sur ce sujet lors de conférence de présentation des résultats 2012 à la presse, Henri de Castries a estimé qu’il convient de prendre un peu de hauteur sur ce sujet, dans une approche plus distante et sereine. Le PDG du groupe d’assurances Axa s’explique : Les taux d’intérêt long, du fait de politiques extrêmement accommodantes des banques centrales, ont atteint, en 2012, leur plus bas niveau historique depuis probablement un siècle. C’est vrai sur les taux nominaux ; il en va presque de même sur les taux réels car l’inflation est plus faible. Ce phénomène n’est donc pas durable !

    Logique remontée des taux
    Ces politiques extraordinairement accommodantes, que d’aucuns ont appelé répression financière sur les épargnants, avaient pour objectif de permettre aux marchés, notamment interbancaires, de se stabiliser et de permettre aux banques de retrouver, peu à peu, une santé financière un peu meilleure a rappelé Henri de Castries qui poursuit : Il me semble que ces politiques, avec le redémarrage de la croissance dans les grandes économies mondiales, notamment aux Etats-Unis, sont en train d’arriver à leur terme comme le montre le débat qui est en train de prendre corps au sein du Conseil de la Fed. Il ne me semble pas déraisonnable de penser que les taux d’intérêt long devraient progressivement, sauf accident, remonter pour retrouver un peu leur taux d’équilibre de long terme.

    Tout béno pour les sociétés financières et les épargnants !
    Partant des niveaux planchers actuels, tout serait ensuite fonction de la vitesse de remontée des taux et de la capacité des marchés à les intégrer. Si cette remontée se fait de façon graduelle et sans accident, ceci est loin d’être une mauvaise nouvelle pour les assureurs. Au contraire ! Les assureurs -qui sont de gros épargnants- et les épargnants -qui leur confient au travers de la gestion d’actifs, sur les unités de compte, de l’argent à gérer- sont victimes d’une situation où les taux d’intérêt long sont trop bas. Henri de Castries conclut : Toute remontée progressive des taux d’intérêt est quelque chose que nous saluons plutôt avec un assez grand intérêt. Ensuite, il va falloir regarder le rythme avec lequel cela se produit a conclu le PDG du groupe d’assurances.

    Source

  • A voir absolument : Les nouveaux chiens de garde

    Les médias se proclament « contre-pouvoir ». Pourtant, la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appartiennent à des groupes industriels ou financiers intimement liés au pouvoir. Au sein d’un périmètre idéologique minuscule se multiplient les informations pré mâchées, les intervenants permanents, les notoriétés indues, les affrontements factices et les renvois d’ascenseur.

    En 1932, Paul Nizan publiait Les Chiens de garde pour dénoncer les philosophes et les écrivains de son époque qui, sous couvert de neutralité intellectuelle, s’imposaient en gardiens de l’ordre établi.
 Aujourd’hui, les chiens de garde, ce sont ces journalistes, éditorialistes et experts médiatiques devenus évangélistes du marché et gardiens de l’ordre social. Sur le mode sardonique, Les Nouveaux chiens de garde dressent l’état des lieux d’une presse volontiers oublieuse des valeurs de pluralisme, d’indépendance et d’objectivité qu’elle prétend incarner. Avec force et précision, le film pointe la menace croissante d’une information pervertie en marchandise

  • Des milliers de militaires attendent leur salaire

    les femmes de militaires en ont plein le dos
    « Mon chéri ici tout va bien, l’Etat place ta solde sur les marchés financiers, le frigo est vide, la banque réclame des intérêts et on me dit de la fermer, je t’aime très fort », ironise amèrement l’une d’entre elles, quand une autre est encore plus directe : « trahi par ton pays, tu meurs pour une dette bancaire. Où est le drapeau ? Où est l’Etat ? On est avec toi, ta famille qui t’aime ». Une troisième : « fatigué par la guerre, usé par les combats, trahi par le gouvernement, volé par les banques, les enfants et moi sommes avec toi ».

    Et le mouvement prend : en quatre jours à peine, ce sont plus de 3.000 mentions qui ont été récoltées et 300 commentaires affichés. Tous ou presque dans le même sens : « courage mesdames, bravo les filles ».

    Les problèmes de régularisation des soldes empoisonnent la vie de nombreux militaires depuis des mois. Plusieurs mobilisations ont déjà été organisées. Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian s’est engagé la semaine dernière à « en finir » avec les retards.

    https://www.facebook.com/pages/Un-paquet-de-Gauloises/416293095105059

     

  • Crise européenne : la fin des haricots ?

    Rien n’a été fait sur Reflets pour vous épargner une compréhension la plus large et la plus réaliste possible de cette fameuse crise faussement intitulée, « des dettes souveraines ». Le système politique ultra libéral européen est au cœur du problème, dévoré de l’intérieur par ce qui est nommé pudiquement les « marchés financiers » soutenu par une contrainte politique qui est celle du néo-libéralisme. Les peuples des nations les plus fragiles (Grèce, Espagne, Portugal) vivent en ce moment même des drames que l’on imagine difficilement dans notre bon vieux pays du pinard et du foie gras, bien que la pauvreté y progresse chaque année un peu plus alors que l’argent y circule pourtant à flots et que la rente des 1% d’ultra-riches ne cesse de croître.

    Lire la suite de cet excellent article …

Page 1 sur 11