• Le Congrès américain laisse le champ libre à la NSA

    Un sénateur républicain voulait encadrer le programme de surveillance des Américains mis en place par l’Agence de sécurité nationale. Sa proposition s’est heurtée au refus de la Chambre des représentants.

    L’onde de choc née de la révélation des programmes de surveillance de l’Agence de sécurité nationale (NSA) n’a pas fait trembler le Congrès américain. La Chambre des représentants a rejeté ce mercredi un amendement visant à encadrer le programme permettant la collecte de données téléphoniques de millions d’Américains. Explications.

    En juin dernier, le Washington Post et le Guardian révèlent l’ampleur du système de surveillance mis en place par les autorités américaines, au nom de la lutte contre le terrorisme. Une véritable hydre à deux têtes. D’un côté, le programme Prism: il permet à la NSA d’accéder accès aux serveurs de neuf géants américains de l’Internet pour y surveiller les activités d’étrangers. Microsoft, Facebook et Google participent au dispositif, qui repose sur le volontariat.

    De l’autre, l’affaire Verizon. Premier opérateur téléphonique américain, l’entreprise est contrainte de livrer à la NSA les métadonnées des communications téléphoniques de ses abonnés, au nombre de 100 millions. Le lieu, la date et la durée des appels nationaux et internationaux, ainsi que les numéros de téléphone concernés sont transmis à l’agence. Seul le contenu des conversations lui échappe. Une ordonnance de la Cour de surveillance du renseignement étranger (FISC), a ainsi récemment renouvelé pour trois mois l’obligation faite à l’opérateur de délivrer les précieuses informations.

    Limiter la surveillance aux Américains visés par une enquête

    Problème, tous les utilisateurs américains sont ici visés, qu’ils soient ou non soupçonnés d’un quelconque méfait. Un système auquel voulait mettre fin le sénateur républicain du Michigan Justin Amash, qui a soumis un amendement à la loi sur les crédits de la défense. Objectif: interdire à la NSA de collecter aux Etats-Unis des données téléphoniques sur des individus non visés par une enquête.

    Barack Obama était opposé à l'amendement encadrant le programme de surveillance des conversations téléphoniques des Américains.

    Une proposition qui a relancé le débat sur l’articulation nécessaire entre le maintien de la sécurité et le respect des libertés individuelles. Le président Obama s’est opposé au texte, mettant en garde contre un démantèlement «d’un de nos instruments de lutte contre le terrorisme». Le programme de la NSA a «permis de bloquer des dizaines d’attaques terroristes», a renchéri le représentant républicain Tom Cotton, un ancien capitaine de l’US Army. De leur côté, les partisans du texte ont jugé que le gouvernement était allé «trop loin au nom de la sécurité», et qu’il fallait mettre le holà à cette fuite en avant.

    Signe que la proposition dépassait les clivages politiques, le texte était soutenu par une majorité hétéroclite, allant de l’aile dure du parti républicain aux démocrates les plus à gauche. Peine perdue, puisque il a été rejeté de justesse, par 217 voix contre et 205 pour. 94 républicains ont ainsi voté pour l’amendement et 134 contre. A l’inverse, 111 démocrates l’ont approuvé et 83 l’ont rejeté. De quoi alimenter un peu plus un débat qui dépasse l’affrontement droite-gauche aux Etats-Unis.

    http://www.lefigaro.fr/international/2013/07/25/01003-20130725ARTFIG00369-surveillance-le-congres-americain-laisse-le-champ-libre-a-la-nsa.php

  • Channel Stuffing, ou l’art de gaspiller et de poluer …


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    Une image visible sur Google Maps, est très révélatrice des dérives économiques de notre époque : on y voit un cimetière de voitures presque neuves de marque Audi, situé à un centaine de kilomètres au nord de Munich, en Allemagne. L’existence de ce cimetière témoigne du « Channel Stuffing », une pratique qui consiste pour une société à remplir ses canaux de distribution sans s’assurer de leurs débouchés réels pour gonfler artificiellement les ventes. C’est la conséquence de la surproduction du marché automobile, compte tenu de l’effondrement de la demande.

    Selon le site Zero Hedge, cette pratique est devenue très commune dans ce secteur. Ces voitures sont destinées à la destruction ; de cette manière, les constructeurs évitent de faire baisser les prix des voitures, comme celui des pièces détachées.

    Creuser un trou, pour le remplir ensuite, ou construire des voitures pour les détruire ensuite, semble être devenu le nouveau moteur de nos économies, ironise le blog.

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