• l’intelligence, on n’en a rien à foutre

    Confronté à une crise d’image depuis plusieurs mois, « Le Grand Journal » ne sortira probablement pas grandi de cette incursion dans ses coulisses. « On/Off », c’est l’histoire d’un recrutement raté. Celle d’un romancier, un peu naïf, tombé dans le grand chaudron de la télé.
    Ollivier Pourriol, chronique dans "Le grand journal" lors de la saison 2011-2012.Ollivier Pourriol, chronique dans « Le grand journal » lors de la saison 2011-2012.

    Un petit tour et puis s’en va. Ollivier Pourriol, chroniqueur éphémère dans « Le Grand Journal » la saison dernière, n’avait pas brillé par ses interventions en plateau. Mais ce philosophe, recruté pour « donner de la hauteur à l’émission » par le rédacteur en chef, incarner l’intellectuel de la bande aux côtés d’Ariane Massenet (« la blonde« ) et Jean-Michel Aphatie (« le chauve« ), a profité de cette année cathodique pour prendre des notes. Il les livre dans « On/Off« , un ouvrage à paraître lundi aux éditions NiL.

     

    En avant-première, puremedias.com vous livre ses meilleurs passages. Un récit désopilant, parfois cynique, souvent très drôle sur les coulisses de l’émission la plus en vue du PAF, dirigée depuis neuf saisons par Michel Denisot. Le livre n’est que scripts d’émissions et recueil précis de dialogues avec la production, la rédaction, les techniciens, la direction, à tel point qu’on se demande s’il n’avait pas toujours un dictaphone planqué sous sa veste. Certains protagonistes sont cités par leurs initiales, d’autres apparaissent de manière anonyme. Mais les indices semés au fil des conversations révèlent souvent leur identité.

     

    « On/Off » ne surprendra probablement aucun des professionnels de la télévision. Ces codes, anecdotes, décrits par Pourriol, sont communs à la plupart des talk à la télévision. Mais l’ouvrage a le mérite de décrypter les méthodes de fabrication de l’infotainment, ces formats où l’information et le divertissement se mêlent et se confondent à la télévision. Confronté à une crise d’image depuis plusieurs mois, « Le Grand Journal » ne sortira probablement pas grandi de cette incursion dans ses coulisses. « On/Off« , c’est l’histoire d’un recrutement raté. Celle d’un romancier, parfois confondant de naïveté, tombé dans le grand chaudron de la télé.

     

    1. Le recrutement

    « Tu ne peux pas demander une chronique comme ça »

    Dès la première page, Olivier Pourriol raconte son recrutement, son entretien avec le rédacteur en chef, sa première rencontre avec Michel Denisot. Les fuites dans la presse autour de son nom. Ses hésitations à accepter l’offre qui lui était faite. Mais un beau jour, quand un « chauffeur » vient le chercher pour une ultime réunion, « c’est bon signe » lui indique un membre de l’équipe. Il est recruté, démarre le 20 août, ne sait pas encore très bien ce qu’il va y faire, dans cette émission, ni même combien il gagnera.

     

    Puis, à quelques jours de la rentrée télé, on lui apprend qu’il n’aura finalement pas de chronique. « On n’a pas de place pour une chronique, c’est à toi de prendre la parole« , lui explique-t-on. Un des membres de l’émission lui décrypte le message : « Tu ne peux pas demander une chronique comme ça (…) Tu vois la plage ? Quand tu arrives trop tard et que tout le monde a déjà étalé sa serviette. Là, c’est pareil. Passer de l’huile dans le dos de ta voisine. Aller chercher une glace au maître nageur. Devenir pote avec le mec des parasols. Te rendre agréable. Indispensable mais pas trop« .

     

    2. La première

    « Je touche le loto chaque mois »

    Dès la première, en septembre, Ollivier Pourriol découvre l’univers impitoyable d’une émission réglée au millimètre. On lui explique, gentiment dans un premier temps, que son micro sera coupé quand il n’aura pas à prendre la parole, qu’il doit, pour exister, « avoir le réflexe de commencer à parler avant d’avoir quelque chose à dire« . Il découvre les ordres dans l’oreillette sur le timing. « Trop long« , « Trop court« , « Tu n’as pas posé de question« . Parler en étant sans cesse dirigé, ne jamais dire plus que le conducteur de l’émission ne lui permet.

     

    Après la première, très rock’n roll, il file à la soirée de rentrée de Canal+, y rencontre l’un des chroniqueurs, cité anonymement. Il le met en garde sur l’ivresse du pouvoir de la télévision. « Pour une heure de boulot par jour, je touche le loto chaque mois, et je peux rincer tout le monde, la famille, les amis, moi. Au moment de l’addition, c’est toujours ma tournée. Grand prince« , lui explique-t-il, lui suggérant de « se souvenir de sa vie d’avant » pour ne pas perdre pied.

     

    3. Bizutage

    « Si tu l’écoutes, tout est formidable »

    Pourriol se pose trop de questions sur son rôle au sein de l’émission. Mais n’en pose pas assez aux invités. Voilà ce qu’on lui reproche. « Fais ce qu’on te dit, ce sera plus simple. Fais nous confiance. Il faut finir par une question. C’est comme ça, c’est le format« . Premières critiques dans la presse après ses prestations hésitantes, sur les réseaux sociaux. Pourriol est « miné« , déjà, après seulement quelques numéros. Se demande ce qu’il fout ici.

     

    Mais on lui demande de taper plus fort, pour contrebalancer avec Michel Denisot, « qui astique et pompe les invités« . « Ca fait des années qu’on subit ça. Si tu l’écoutes, tout est formidable. Aucun esprit critique, jamais« , lui explique un adjoint de la rédaction lors d’un briefing. Il s’améliore, obtient les félicitations du producteur, qui vante les mérites du format de son émission. « On est statutaires. Comme Vogue. Quand les gens lisent Vogue, c’est pour savoir ce qu’ils doivent penser« , lui explique-t-on. Pourriol doit, comme les autres, fournir aux téléspectateurs du prêt-à-penser. Il découvre rapidement les joies du montage, quand une émission est enregistrée, ses propos coupés. Les techniciens lui conseillent de parler plus fort que son voisin, ou sur les applaudissements, « pour empêcher les points de montage« . Toutes les astuces sont bonnes pour exister.

     

    4. Les livres

    « Quelqu’un qui arrive à la page 100, c’est qu’il a lu le livre »

    Homme de lettres, Olivier Pourriol aime lire, présenter ses coups de coeur, y accorder une large place dans l’émission. Mais ce n’est visiblement pas ce qu’on lui demande. Ses choix littéraires doivent être « dans l’actu« . Et pas ailleurs. Il rappelle à son équipe qu’avaler trois livres du jour pour le lendemain, c’est mission impossible. « Mais tu ne comprends pas, personne ne te demande de les lire (…) Tu peux le respirer, le livre« , le rassure un rédacteur en chef adjoint. Un autre chroniqueur a son astuce pour lire tous les livres des personnalités reçues chaque soir sur le plateau : « Je lis la première page, la dernière page et la page 100. Comme ça, je connais le début, la fin. Et si on parle du livre, je parle de la page 100. Quelqu’un qui arrive à la page 100, c’est qu’il a lu le livre« . Lire des citations à l’antenne d’un poète, d’un philosophe, d’un grand écrivain ? Interdiction, là aussi. « C’est excluant » pour le téléspectateur, lui assure son boss.

     

    5. Le clash

    « Sois moins cérébral »

    Depuis des semaines, on le tanne pour présenter des livres avant Noël. Pourriol s’exécute, travaille dur pour une sélection originale. Mais au dernier moment, sa chronique saute, au profit d’un doc maison sur le FN. A la répet, Pourriol ne donne pas la date de diffusion, se fait sermonner par le « boss« , Denisot. Le réd’ chef en remet une couche. « Tu me casses les couilles« , lui lâche Pourriol, à 7 minutes de l’antenne. Troublé, fatigué, il demande un remontant, une vodka, il a la « rage« . Dès janvier, ses amis lui conseillent de se « casser« . Jean-Michel Aphatie, face à sa détresse et au détour d’un café, lui suggère d’être « moins cérébral« , « plus dans l’humeur« . « J’ai l’impression d’arriver dans un dîner de famille comme une pièce rapportée, un étranger ou un huissier. Après l’émission, tout le monde disparaît sans un mot, c’est assez mystérieux, on dirait un tour de magie. Vous vous voyez souvent en dehors ?« , lui demande Pourriol. « Jamais« , tranche Aphatie.

     

    6. Fin de saison

    « Il faut être différent, mais pas trop »

    Rapidement, Ollivier Pourriol sait qu’il ne sera pas reconduit la saison prochaine. Mais personne ne lui dit rien, il sollicite un rendez-vous avec l’un des patrons de la chaîne, l’obtient. « On a besoin de gens différents, qui ne viennent pas de la télé. En même temps, on n’a pas le temps de les former. Donc ça prend ou ça prend pas. On a besoin de fraîcheur, mais d’une fraîcheur qui cadre avec l’émission, qui rentre dans des cases. Il faut être différent, mais pas trop, c’est quand même de la télé« , lui explique-t-on. Pour compenser cette mise à l’écart prochaine, on lui propose en fin de saison d’avoir une chronique quotidienne, pendant un mois. Puis les rédacteurs en chef se ravisent, en un week-end, « c’est vraiment compliqué de changer l’émission si tard dans l’année« .

     

    « Tu vas écrire un livre pour te venger »

    La suite, on la connaît. Pourriol ne rempile pas, est remplacé depuis septembre par un autre intello, Augustin Trapenard. Lui a trouvé son style, sa place. Sans doute mieux armé. Un ex-chroniqueur, à Cannes, lors d’une soirée, lui résume l’année qu’il vient de vivre. : « Si tu te fais virer, ce ne sera pas parce que tu as été mauvais, mais que l’intelligence, on n’en a rien à foutre« . « Deux semaines de chronique en un an d’antenne, je n’ai jamais autant gagné d’argent à rien foutre« , confiait-il quelques jours plus tôt au rédacteur en chef. Les aléas de l’antenne, les petits arrangements entre amis, les moments d’extrême tension notamment quand Nicolas Sarkozy débarque à quelques jours du premier tour, Olivier Pourriol les a vécus et les livre avec une force amusante du détail. « Alors, toi, un jour, tu vas écrire un livre pour te venger. Tu parleras du nain qui t’empêchait de faire des citations et de l’abruti qui corrigeait toutes tes phrases. Tu vas pas nous rater« , s’amusait, un soir, l’un des patrons de l’émission. Il ne croyait pas si bien dire…

     

    « On/Off » d’Ollivier Pourriol.

    Editions NiL. Disponible lundi, 19 euros.

    Source

  • onnousprendspourdescons.com ??

    baroso

    Qui finance le MES  ?

    L’Espagne est censée contribuer à hauteur de 11.9037 %
    L’Italie, à hauteur de 17.9137 %
    Le Portugal à hauteur de 2.5092 %
    La Grèce à hauteur de 2.8167 %
    L’Irlande à hauteur de 1.5922 %
    Chypre, à hauteur de 0.1962 %

    Le total de la contribution des pays les plus malades de l’Europe atteint donc à peu près 37,2%…

    En d’autres termes, le fonds censé sauver l’euro est abondé à auteur de 37,2% par ceux qui doivent être sauvés pour préserver l’ensemble.

    Si ce n’est pas prendre les gens pour des imbéciles, cela y ressemble furieusement.

    Voir l’article en entiers : http://reflets.info/zone-euro-la-semaine-de-tous-les-dangers/

  • Fukushima s’enfonce t-il ?

    L’expert nucléaire Arnie Gundersen vient, avec d’autres, de sonner l’alerte : le bâtiment n°4 de Fukushima s’enfoncerait dans le sol de façon inégale. lien

    Information inquiétante si l’on veut bien se souvenir que c’est dans la piscine de refroidissement de ce bâtiment que se trouvent un très grand nombre d’assemblages nucléaires. En effet, ce bâtiment se détériore rapidement, et si la piscine, laquelle se trouve perchée à 30 mètres de hauteur, (photo) venait à basculer, les 264 tonnes, représentant 1535 assemblages nucléaires, monteraient en température provoquant une situation quasi ingérable. lien

    Ce qu’a confirmé Robert Alvarez, ancien haut responsable du département de l’énergie sous Bill Clinton : « si un tremblement de terre ou tout autre évènement venait à affecter cette piscine, il pourrait en résulter un incendie radiologique catastrophique, avec près de 10 fois la quantité de césium 137 qui s’est propagée à la suite de l’accident de Tchernobyl ».

    En effet la piscine de ce bâtiment n°4 est surchargée de combustibles, certains sont neufs, et chacun sait que s’ils venaient à être en contact direct avec l’air, ils se mettraient à atteindre des températures telles qu’il deviendra très compliqué d’arrêter cette progression. lien

    Actuellement ces assemblages sont sous une épaisseur protectrice de 8 mètres d’eau, et des experts avaient émis l’hypothèse qu’au début de la catastrophe, cette piscine se serait vidée en partie de son eau, provoquant un début de fonte des gaines contenant le combustible nucléaire. lien

    Déjà en août dernier, le professeur Koichi Kitazawa, à la tête de JST (agence japonaise pour les Sciences et la Technologie) craignait que le « pire puisse advenir », qui menacerait la survie du Japon. lien

    Mitsuhei Murata, ancien ambassadeur du Japon en Suisse, a fait une analyse lucide de la situation, expliquant qu’en réalité, c’est parce que les USA ont 31 centrales nucléaires du même type que celle de Fukushima, que le gouvernement US fait tout son possible, en accord avec le gouvernement japonais, pour masquer la réalité.

    L’ex ambassadeur affirme que suite à l’explosion d’hydrogène qui a frappé le bâtiment n°4, le sol s’est affaissé de 80 cm, provoquant un danger d’effondrement de l’unité 4.

    Si cela arrivait, les assemblages entreraient en fusion, et personne ne pouvant approcher, cela pourrait finir par concerner tous les autres bâtiments, provoquant la fusion des 14 225 assemblages encore présents sur le site de Fukushima Daïchi.

    L’accident qui en résulterait signerait, d’après lui, la disparition du Japon, mais affecterait aussi le monde entier. vidéo

    Le bâtiment s’enfonce-t-il donc ?

    On se souvient en effet qu’au mois de mai 2012, de nombreux observateurs avaient affirmé que le bâtiment n°4 de Fukushima penchait, et que son angle Sud-Ouest était « bombé », preuves à l’appui. lien

    Les mesures effectuées montraient à l’évidence, à un niveau constant de 13 mètres, la réalité d’un angle variant entre 6 et 33 mm. lien

    Pourtant, à l’époque, Tepco avait affirmé que le bâtiment ne penchait pas.

    Beaucoup de questions sont encore sans réponse au sujet de l’explosion d’hydrogène qui a frappé ce bâtiment, puisqu’à l’époque, le réacteur ne contenait pas de combustible.

    Alors Tepco a avancé une explication : ce serait l’hydrogène produit par la fusion du réacteur n°3 qui serait arrivé dans le n°4, par une soupape restée ouverte. lien

    Ce qui ne tient pas la route, l’explosion du réacteur n°3 ayant détruit la gaine de ventilation.

    Pour ne rien arranger, un incendie s’est déclaré le 19 octobre, affectant le bâtiment « extra-high swichching yard  » dans lequel se trouve un poste de transformation : il s’est étendu sur une surface de 700 m2 et aurait été maitrisé vers midi.

    Tepco affirme qu’il n’y aurait eu ni blessés, ni augmentation « significative » de la radioactivité, affirmation qu’il faut prendre avec prudence quand on sait comment l’entreprise s’y prend pour masquer la réalité. lien

    2 questions se posent : puisque ce transfo n’était pas « alimenté », comment est-il possible qu’il ait pu prendre feu ?

    L’autre question mettant un doute sur la zone réelle d’incendie, puisque la fumée filmée par une caméra semble provenir d’une autre zone (ouest et nord des bâtiments 1 et 2). vidéo

    Mais revenons à notre bâtiment n° 4 qui se met à jouer les « Tours de Pise ».

    Certains observateurs se posent la question de la « liquéfaction des sols ».

    Ce phénomène est bien connu des géologues : lors d’un tremblement de terre, il peut y avoir une « perte de cohésion  » du sol, celui-ci se mettant à couler comme un liquide.

    Or, lors du séisme du 11 mars 2011, des liquéfactions se sont déjà produites à plusieurs endroits. vidéo

    A Fukushima, des cassures, des fissures ont été constatées, et ça pourrait être la preuve d’une liquéfaction du sol, expliquant l’angle qu’est en train de prendre le bâtiment n°4.

    De plus le 22 octobre 2012, Arnie Gundersen dénonçait Tepco, lequel aurait utilisé les trucages permis par Photoshop, afin de cacher une fissure qui se trouvait à la base de ce bâtiment. lien

    D’autres experts avancent une autre explication : à l’automne 2010, l’unité n°4 était à l’arrêt, car l’exploitant devait remplacer le blindage du support du réacteur.

    Or les éléments très lourds déplacés (combustible, grues, dalles-couvercle, chapeaux en acier) représentaient pas moins de 900 tonnes et cette opération se positionnait à 40 mètres au dessus du piédestal de confinement, compromettant éventuellement la stabilité de l’ensemble. lien

    Pour terminer provisoirement, pour ceux qui auraient gobé la farce de la catastrophe « en phase d’être définitivement réglée », on apprend sans surprise, grâce à la revue américaine « sciences » du 26 octobre que la centrale continue à rejeter des éléments radioactifs dans l’Océan. lien

    De nombreux poissons qui, il y a un an, n’étaient pas contaminés par le césium 134 et 137, le sont maintenant. lien

    Ça concerne 40% des poissons péchés dans les environs de la centrale.

    Il faut savoir que le césium 137 à une « demie vie » (période) de 30 ans, c’est-à-dire qu’il perd la moitié de sa radioactivité au bout de 30 ans, puis la moitié du restant dans les 30 ans qui suivent…

    Ken Buesseler et Mitsuo Uematsu, de l’université de Tokyo ont déclaré qu’il s’agissait « du plus important rejet radioactif dans l’océan de toute l’histoire ». lien

    Ken Buesseler, qui est chimiste à l’institut océanographique de Wood Hole (Massachussets) ajoute : « il faudra faire plus qu’étudier les poissons pour prédire comment évolueront ces différents niveaux de contamination  ».

    La centrale continue donc de relâcher de la radioactivité, mais comment pourrait-il en être autrement, puisque les coriums ont joué les filles de l’air, et qu’ils relâchent en continu leur radioactivité.

    Au sujet de ces coriums, on commence à avoir une idée de leur parcours.

    Grâce à une campagne de mesures effectuées le 26 juin 2012, montrant une importante augmentation de la radioactivité en ce qui concerne le corium du réacteur n°1.

    Depuis le mois de mars 2011, « avalant » le béton a une vitesse estimée a quelques centimètres par heure, il n’a du avoir aucune difficulté à traverser les 8 mètres de béton servant de base au réacteur. lien

    Certains ont donc imaginé une possible fragmentation de celui-ci, surtout s’il a obliqué d’un coté ou de l’autre du réacteur, rencontrant une épaisseur d’eau d’environ 10 mètres, sous 2 petits mètres de béton, ce qui ne devrait pas le ralentir beaucoup si l’on se souvient que sa température se trouve aux alentours de 2500 °.

    A partir de là, il n’est pas difficile d’imaginer que le béton des fondations ayant « fondu » d’un coté, la structure du bâtiment ait été fragilisée, et que le bâtiment puisse pencher d’un coté.

    En attendant, Mitsuhei Murata n’a pu que constater que l’appel international qu’il a lancé afin de permettre à des experts du monde entier de prendre la situation en main avant l’irrémédiable, n’a pas rencontré beaucoup d’échos, d’autant que ni Tepco, ni le gouvernement Japonais ne semble décidé à « passer la main », et laisser des experts indépendants mettre leur nez dans la centrale dévastée.

    Les dernières nouvelles ne sont pas rassurantes : le niveau de la radioactivité des réacteurs 2 et 3 est en forte augmentation, et le niveau d’eau dans le réacteur n°1 est très bas. La plupart des barres de combustible de celui-ci ont fondu, et sont tombées au fond de la cuve.

    Tepco vient de découvrir 3000 tonnes d’eau très radioactive sous ce réacteur, rendant la situation intenable. lien

    Source : http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/fukushima-s-enfonce-t-il-124957

    Auteur : Olivier Cabanel

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