• Olivier Delamarche 04 Septembre 2012

    « On attend du dieu Bernanke qu’il prêche la bonne parole, qu’il indique ce qu’il va faire pour sauver le monde et en fait on est toujours déçu — Il échoue lamentablement à réduire le chômage depuis 3 ans avec les quantitative easing — Monsieur Draghi est un disciple de Monsieur Bernanke — L’Espagne qui appelle à l’aide cela signifie pour nous tous des dettes insoutenables et une réduction de la croissance. »

  • La piscine de Fukushima fait trembler la planète

    «Si le bassin du réacteur numéro quatre devait s’effondrer, les émissions de matière radioactive seraient énormes: une estimation prudente donne une radioactivité équivalente à 5000 fois la bombe nucléaire de Hiroshima.»

    Ces propos d’un spécialiste japonais font froid dans le dos. Rapportés par Le Nouvel Observateur, ils font écho à plusieurs articles parus ces derniers jours après le cri d’alarme lancé par des scientifiques.

    Cette piscine couverte d’une simple bâche plastique contient 1500 barres de combustible nucléaire. Soit 264 tonnes. Le «pire legs de la catastrophe du 11 mars 2011», assure Le Figaro, citant des experts.

    Le bassin en question fait onze mètres de profond. Juché à trente mètre du sol sur le bâtiment très abîmé du réacteur 4, il sert à refroidir le combustible issu de la fission nucléaire avant son retraitement.

    Tepco, l’opérateur de la centrale, assure avoir renforcé le bâtiment qui le supporte. Et ne prévoit pas de commencer à retirer les barres avant l’an prochain.

    Tchernobyl fois dix

    A ce stade, la piscine reste pleine d’eau. Environ un million de litres. Mais un nouveau séisme, un second tsunami, une violente tornade changeraient la donne.

    A l’air libre, les barres chaufferaient sans pouvoir être freinées. Elles dégageraient dans l’atmosphère au moins dix fois plus de radioactivité qu’après Tchernobyl, selon les scientifiques.

    D’autant plus inquiétant que cet été, les choses ont failli mal tourner. Le système de refroidissement tombé en panne, l’eau a commencé à chauffer, indique La Libre Belgique. Elle aurait pu bouillir et disparaître. Heureusement, la situation a pu être rétablie.

    Gravement et durablement

    Mais en Extrême-Orient, la saison des typhons commence. «Je prie pour que, dans les semaines à venir, une violente tornade saisonnière ne s’abatte pas sur la centrale», confie au Nouvel Obs l’ancien patron de l’Agence japonaise pour les sciences et la technologie.

    Une nouvelle catastrophe pourrait signifier «la fin du Japon moderne et, en tout cas, une calamité pour l’ensemble de l’hémisphère Nord qui deviendrait gravement et durablement contaminé», assure l’envoyé spécial de l’hebdomadaire. (Newsnet)

  • L’implantation de puces sous-cutanée autorisée sur des individus

    – Les hôpitaux américains ont le feu vert pour injecter à leurs patients une puce qui les aidera à consulter rapidement leur dossier médical. L’agence de sécurité sanitaire du pays a donné son accord. D’autres États testent cette technologie.

    SAN FRANCISCO – L’agence de sécurité sanitaire américaine (Food and Drug Administration, FDA) autorise désormais l’usage de puces à identifiant radio RFID dans le corps humain – à des fins de suivi médical dans les hôpitaux. L’information a été communiquée cette semaine par Applied Digital, fabricant californien de ce type de produits. Il indique que l’administration fédérale a rendu son verdict au terme d’une année d’étude.

    De la taille d’un grain de riz, les puces à signal radio sont injectées à l’aide d’une seringue dans le bras des patients. Les données ne sont pas contenues dans la puce proprement dite, mais dans une base de données distante. Pour récupérer les informations – identité de la personne, son groupe sanguin ou sa pathologie –, le personnel médical utilise un scanner. Il lit les données dans la base grâce au numéro de série unique dont chaque puce dispose.

    Avec son produit phare baptisé Verichip, la société Applied Digital indique cibler, par exemple, les personnes atteintes de la malades d’Alzheimer, de diabète, de troubles cardiovasculaires ou autres nécessitant des traitements lourds.

    Implantées comme système de sécurité au Mexique

    Pour l’heure, les puces n’ont pas encore trouvé leur place dans les hôpitaux américains, poursuit un représentant de la société. Pour les inciter à les adopter, elle compte tout bonnement faire don de scanners, coûtant 650 dollars l’unité, à 200 centres de traumatologie.

    D’autres pays ont en revanche déjà adopté la technologie. Au Mexique, plus de 1.000 patients se sont fait implanter une puce Verichip. Et le ministère italien de la Santé les teste dans plusieurs hôpitaux.

    Mais les produits conçus par Applied Digital trouvent d’autres applications que l’on pensait jusqu’ici réservées aux animaux ou aux produits. Des sociétés les utilisent comme outils d’authentification pour renforcer la sécurité et le contrôle d’accès. Toujours au Mexique, le ministre de la Justice et 200 de ses collaborateurs se sont fait injecter une puce pour contrôler l’accès aux zones sensibles où des documents confidentiels sont conservés.

    En juillet dernier, Applied Digital indiquait avoir vendu environ 7.000 de ses Verichips; sur ce nombre, 1.000 ont été injectées dans des corps humains, selon l’entreprise. Elle s’est refusée à fournir des chiffres plus récents, ainsi que le prix de ses puces.

    Risques de fuites incontrôlées

    Dans son étude, la FDA s’est penchée sur les enjeux que pose cette technologie pour la vie privée, indique Applied Digital. Notamment les risques éventuels de divulgation des informations médicales personnelles sans autorisation. Mais ce feu vert n’est pas là pour rassurer les défenseurs des libertés individuelles.

    C’est le cas de Roger Clarke, un activiste australien qui s’oppose depuis plus de dix ans à ce type de technologie. «On va d’abord mettre une puce aux personnes qui sont régies par les institutions, car elles sont prisonnières et on a un pouvoir sur eux. Mais viendra ensuite le tour des grands-mères atteintes de sénilité.»

    Et d’alerter également sur les risques de fuites au quotidien, entre la puce et tout capteur de signal radio. En effet, étant donné le nombre croissant de scanners RFID qui vont se développer un peu partout dans notre vie quotidienne, les risques de dérapage sont très importants, renchérit David Vaile, directeur d’un institut de recherche juridique (Cyberspace Law and Policy Centre) de l’université de Nouvelle-Galles du Sud en Australie. Sans compter qu’une fois en place, difficile de retirer une puce.

    Quoi qu’il en soit, il estime qu’un palier a été franchi dans les esprits, et c’est peut-être le plus important: «Si vous sautez dans de l’eau bouillante, vous en ressortirez aussitôt. Mais votre réaction ne sera pas la même si l’on élève la température progressivement. On a l’impression d’être passé aujourd’hui au niveau supérieur, et l’eau n’est plus du tout à température ambiante – elle se réchauffe carrément».

    Enfin ce juriste note que la loi américaine Patriot Act, nouveau socle légal de la lutte antiterroriste aux États-Unis, demeure floue concernant les types d’informations qui sont protégés, ou d’ores et déjà en circulation…

     

    Source : http://www.zdnet.fr/actualites/etats-unis-l-implantation-de-puces-sous-cutanee-autorisee-sur-des-individus-39177951.htm

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