• Un grand reporter britannique accuse l’ASL de manipulation criminelle

    ex Thompson a pu constater "en live" les méthodes médiatiques de l'ASL. Et il en profite pour critiquer celles de pas mal de ses confrères...

    Le journaliste britannique, Alex Thompson, qui couvre les événements de Syrie pour la chaîne d’information britannique Channel IV, vient de donner un éclairage crû sur certaines méthode de manipulations de l’ASL. Dans un article publié le 8 juin par le grand quotidien The Guardian, Thompson raconte que lui et son équipe avaient accompagné une équipe d’observateurs onusiens en route vers la ville d’al-Qusayr (à mi-chemin de Homs et de la frontière libanaise). Là, les journalistes britanniques ont été « pris en charge » par un groupe de quatre hommes armés se réclamant de l’ASL, et circulant à bord d’une voiture noire. Ceux-ci ont alors ont conduit froidement l’équipe de Thompson sur une route traversant une zone insécurisée – « a free fire zone » – pour que les forces syriennes tirent par erreur sur eux et qu’ainsi soit jeté un nouvel opprobre médiatique contre le régime et l’armée.

    Le grand reporter anglais raconte qu’effectivement, une fois leur véhicule engagée dans le no-man’s land, un poste militaire a commencé à tirer sur leur véhicule. Le véhicule des Anglais a d’abord tenté de se réfugier dans un chemin de traverse, qui s’est avéré être une impasse. « Il n’y avait pas d’autre option, raconte Thompson au Guardian, que de sortir de ce champ de tir et de reprendre en sens inverse la route où l’on nous avait conduits. Comme il était prévisible, la voiture noire qui nous avait menés dans ce piège était toujours là. Elle a démarré qu’elle nous aperçus«

    Pour les lecteurs du Guardian, Alex Thompson tire la morale de cet incident : « Il est parfaitement clair pour moi que les rebelles nous ont délibérément tendu un piège pour que nous soyons tués par l’armée syrienne. Des journalistes (occidentaux) tués, c’est mauvais pour Damas ! »

    De ce cynisme des ASL, Thompson et ses amis ont une une confirmation une heure et demie plus tard : la même voiture noire de rebelles a soudain jailli d’une voie latérale les coupant du convoi des casques bleus. Lesquels ont d’abord rétrogradé pour se rapprocher d’eux, puis voyant l’équipe britannique entourée de « miliciens en train de crier » ont finalement préféré s’en aller, abandonnant Thompson et ses collègues. Qui finalement ont pu regagner Damas.

    Critique méthodologique implicite des confrères occidentaux

    Les quatre ASL d’al-Qusayr ont commis un sacré faux-pas : Alex Thompson est une grande figure du reportage de guerre britannique, qui a couvert depuis 20 ans pour Channel 4 nombre de conflits, en Irak, en Yougoslavie, en Afrique, en Afghanistan. C’est une autorité en la matière. Il a accordé une interview intéressante au site Russia Today sur sa récente expérience syrienne que nous traduirons bientôt. Entré légalement en Syrie, il a pu accéder à une zone rebelle sans avoir été « pris en mains » de A à Z comme nombre de ses collègues par les rebelles, suite à une entrée clandestine via une filière d’opposants. Cela change, dans le sens de plus d’objectivité, le regard porté sur la situation. Thompson le dit lui-même : « C’est un fait. La plupart des journalistes occidentaux qui couvrent le conflit du côté rebelle sont emmenés clandestinement depuis le Liban et entrent donc illégalement en Syrie. Il est très inhabituel, on n’en a pratiquement jamais eu d’autre exemples, de faire ce que nous (l’équipe de Channel 4) avons fait, c’est-à-dire partir de Damas, franchir les lignes de front avec la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge, et parler aux deux camps ».

    En effet. Et là, implicitement, le grand professionnel qu’est Alex Thompson met en cause la méthodologie – et donc la déontologie – de nombre de ses collègues d’Occident qui, pris en charge par les rebelles du début à la fin de leur reportage, tendent à épouser leur point de vue et leur cause. On a d’ailleurs eu un précédent fameux de cet état de choses et des conséquences médiatiques : les journalistes intégrés – « embedded » – aux forces américaines en Irak. Aujourd’hui les journalistes formatés et formateurs, qui prétendent ne plus tomber dans ce panneau propagandiste-là, reproduisent exactement la même chose avec l’ASL en Syrie : ils sont « embedded » avec elle !

    Source : http://fr.sott.net/articles/show/8329-Un-grand-reporter-britannique-accuse-l-ASL-de-manipulation-criminelle-et-pas-mal-de-collegue-de-connivence-avec-les-rebelles

  • Alerte à Fukushima !

    Il s’appelle Albert N.Stubblebine, et ce général retraité de l’armée américaine a publié récemment un communiqué en tant que président de la NSF (Natural Solution Foundation), affirmant que la situation à Fukushima est en train d’empirer.

    Que ce soit par l’évaporation de l’eau dans les piscines, ou en raison de l’effondrement possible de la structure, ce serait d’après lui tout l’hémisphère nord qui pourrait devenir en grande partie inhabitable, si le pire arrivait. lien

    Sa déclaration est sur cette vidéo

    On se souvient de l’interview récente du diplomate Akio Matsumura qui déclarait comment la catastrophe en cours de la centrale de Fukushima pouvait finalement se transformer en un évènement capable de mettre en péril toute vie sur Terre. vidéo

    D’ailleurs, pour Roland Desbordes, président de la CRIIRAD (commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité), « l’explosion de la centrale est encore possible parce que les combustibles sont présents en grande quantité ». lien

    Le rédacteur en chef de « Natural News Com » dans un article en date du 6 mai 2012 nous informe que le 30 avril 2012, 72 ONG japonaises ont fait une demande urgente auprès du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon et du gouvernement japonais afin que des mesures immédiates soient prises pour stabiliser la piscine du réacteur n°4 de Fukushima.

    Toutes les piscines de Fukushima Daiichi contiennent 11 125 assemblages de combustible nucléaire, soit près de 4 fois autant de matière radioactive que dans le cœur des réacteurs de Fukushima Daiichi, dont le césium 137 correspond à 10 fois la quantité libérée au moment de la catastrophe de Tchernobyl, et la piscine du N°4 en contient 1535 assemblages, pour un poids total de 264 tonnes. lien

    Kaori Izumi, de Shut Tomari s’est associé à cette demande, précisant « Fukushima Daïchi n’est plus seulement un problème japonais, mais un problème international. Il est impératif que le gouvernement japonais et la communauté internationale travaillent ensemble sur cette crise avant qu’il ne soit trop tard  ». lien.

    Les ONG se sont donné jusqu’au 20 mai pour récolter des appuis étrangers, et on peut lire l’intégralité de leur appel sur ce lien.

    Auparavant, le sénateur américain Ron Wyden, après avoir visité le 6 avril dernier, la centrale nucléaire de Fukushima, avait publié un communiqué de presse 10 jours après, soulignant le risque catastrophique, et appelant à l’intervention du gouvernement des USA.

    Il a également écrit à Ichiro Fujisaki, l’ambassadeur du Japon aux Etats Unis, demandant au Japon d’accepter l’aide internationale. lien

    On se souvient que le 16 avril, Tepco s’était dit désolé d’avoir dû rejeter dans l’océan 11 500 tonnes d’eau hautement radioactive. lien

    Malgré tout, les pêcheurs de Fukushima envisagent de reprendre partiellement le travail à partir de juin en tentant de limiter leur pêche aux espèces les moins contaminées.

    Mais c’est le sort de la piscine du réacteur n°4 qui pose le plus de problème, puisque TEPCO affirme que le déplacement des barres de combustible sera fait dès que possible, mais pas avant 2014 (lien) ; Pour le sénateur américain Ron Wyden, il faudrait 10 ans pour enlever toutes les barres de combustible, et le risque est trop grand d’attendre si longtemps (lien), ce que confirme le docteur Koide, de l’université de Tokyo. lien

    En effet, outre les assemblages qu’il faudra sortir de cette piscine, il faut noter que lors de l’explosion du réacteur n°3, de nombreux morceaux d’infrastructure sont tombés dans les piscines, dont une grue de 35 tonnes qui se trouve dans la piscine du n°3. lien

    Sur ce lien, on peut découvrir 2 vidéos sous titrées particulièrement intéressante, l’une étant réalisée par ZDF, une chaine de télévision allemande lors d’une visite du site, et l’autre étant le témoignage de Nala Yukiteru, ingénieur spécialisé dans le nucléaire, et qui travaillait à Fukushima.

    Revenons à la piscine du N°4.

    D’une profondeur de 12 mètres, les assemblages sont placés sur le fond, dans des casiers sur une hauteur de 4 mètres, surmontés donc par 8 mètres d’eau, et plus le niveau d’eau baisse, censé absorber le rayonnement gamma, plus le rayonnement devient dangereux.

    La paroi de la cuve était de 100-120 degrés, et pour accélérer le refroidissement TEPCO doit injecter 7 tonnes d’eau à l’heure.

    Lors de la catastrophe le niveau d’eau de la piscine avait considérablement baissé, au point de laisser affleurer la partie supérieure des combustibles, provoquant une montée en température, un début de fonte des gaines, et d’importants rejets radioactifs et ce n’est que dix jours plus tard que la piscine a été refroidie. lien

    Bertrand Barré, conseiller scientifique des services communication d’AREVA (lien) se veut rassurant, assurant que des piliers d’acier reposant sur le plancher du deuxième étage ont été installés pour consolider la piscine, et il est convaincu qu’elle pourrait résister à un puissant séisme. lien

    Ce qui n’est pas l’avis de tous, puisque d’après un article paru chez « ENENEWS  » la piscine pourrait s’effondrer, ce média annonçant que la première inspection a commencé le 17 mai.

    Tepco affirme avoir renforcé la structure en augmentant sa marge de sécurité de 20%. lien

    Les experts veulent vérifier si elle penche, en comparant de part et d’autre le niveau d’eau dans la piscine. lien

    La piscine du réacteur n°4 n’est pas la seule à poser des problèmes, puisqu’une fuite s’est produit le 12 mai, provocant un déversement d’eau contaminée dans l’océan et faisant chuter le niveau d’eau au-dessous de la base des barres de combustible. lien

    Des échantillons d’eau de mer prélevés aux abords de la centrale ont révélé des taux de césium à un niveau 18 000 fois supérieurs à la norme, et la fuite aurait été colmatée par une injection de béton.

    En tout cas, à 230 km de la centrale sinistrée, dans la baie de Tokyo, on a découvert une augmentation du taux de césium de 70%.

    Pour lutter contre la mévente, les maraichers en sont venus à tricher sur l’origine des légumes vendus, et ceux qui sont pris la main dans le sac, ne sont pas condamnés, l’administration leur enjoint seulement de respecter les règles d’étiquetages, sans autre forme de procès. lien

    Ce qui n’a pas empêché le gouvernement japonais de lever l’interdiction d’habiter la zone sinistrée dans 3 des 11 communes touchées par la catastrophe, à condition de s’en tenir à y revenir, sans pour autant y passer la nuit.

    Alors les habitants qui le souhaitent s’en tiennent à nettoyer et réparer leurs maisons dévastées par le tsunami, mais le port d’une combinaison radiologique, ou d’un simple masque n’est pas obligatoire.

    Une partie de cette zone autorisée se trouve pourtant entre 20 et 50 mSv/an, notamment dans le secteur de Minami-Soma.

    Cette décision est consécutive à la volonté d’un maire obnubilé par la levée de l’interdiction, Katsunobu Sakurai, puisque Kiyomi Sakuma, membre de la cellule chargée des réfugiés du nucléaires a affirmé que «  seules les villes dont les maires étaient les plus motivés et les plus combatifs pour faire revivre leurs communes ont rouvert  » ajoutant « le gouvernement attend d’être sollicité par les collectivités locales pour rouvrir une ville  », façon habile de dégager ses responsabilités. lien

    Le gouvernement japonais a demandé que les milliers de têtes de bétail vivant encore dans la zone d’exclusion soient abattues, avec le consentement de leurs propriétaires. lien

    A la mairie de Minami-Soma, on est conscient que l’un des problèmes cruciaux est de trouver une zone pour stocker les déchets contaminés par la catastrophe, car s’il est vrai que le césium 134 a une demie vie de 2 ans, le césium 137 ne perd la moitié de sa dangerosité qu’au bout de 30 ans, et il faut donc compter un bon siècle pour que cette pollution soit moins préoccupante.

    Pour endiguer l’exode, les autorités de Fukushima ont décidé de fournir une couverture médicale gratuite à toutes les personnes âgées de moins de 18 ans vivant dans la province, ce qui va coûter l’équivalent de 46 millions d’euros.

    Selon le journal « Daily Yomiuri », à Minami-Soma, les bénévoles ne se battent pas pour aider à enlever les débris et nettoyer la zone ; Ils étaient beaucoup plus nombreux il y a un an et la population a diminué de 54% dans l’ex-zone d’évacuation.

    En effet, que ce soit à Minami-Soma, Naraha, Hirono, Kawauchi, ou Tamura, sur les 59 000 personnes qui vivaient dans cette zone, 30 000 l’ont quitté. lien

    Espérons que la communauté internationale se décidera enfin à s’investir à Fukushima afin d’éviter que le pire ne se produise.

    En tout cas, avec peut-être un lien de cause à effet, les actions d’AREVA ont atteint historiquement leur niveau le plus bas chutant à 9,278 €. lien

    Comme dit mon vieil ami africain : «  le monde est noir quand on a les yeux fermés  ».

    L’image illustrant l’article provient de « lamauvaiseherbe.net »

    Merci aux internautes de leur aide efficace.

    Olivier Cabanel

    Sites à visiter pour plus d’information

    Le blog de Fukushima

    Next-up organisation

    Blog de Jean Pierre Petit

    Site de la CRIIRAD

    Site de l’ACRO

    ENENEWS

    A découvrir le documentaire d’Annabelle Lourenço et Cyprien Nozières « la Fissure, Japon 9 mois après.

     

    Source : http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/alerte-a-fukushima-117001

  • Et si Québec appelait l’armée ?

     

    La rumeur a couru dans les internets ce lundi que le gouvernement québécois pourrait appeler l’armée en renfort pour mettre fin à la crise. Le bureau de Jean Charest l’a formellement démenti.

    Pourtant, à l’heure où on se parle et depuis déjà plusieurs jours, sinon semaines, les Forces armées canadiennes planchent sur ce que pourrait être une aide ponctuelle aux forces policières québécoises et font en sorte que ses officiers et soldats soient à même d’être déployés en quelques heures.

    Comment le sait-on ? Parce que c’est ce que fait constamment l’État-Major des Forces armées, au moment de toute crise où son aide serait potentiellement sollicitée. C’est ce que m’a expliqué le lieutenant-colonel à la retraite Rémi Landry, qui a passé 34 ans dans les Forces avant d’enseigner aujourd’hui à l’Université de Sherbrooke. Il se rappelle qu’au moment de la crise d’OKA, des scénarios d’interventions avaient été dressés trois semaines avant que Québec ne place l’appel.

    Selon Landry:

    Des liens permanents existent entre les autorités militaires et civiles. L’échange d’information et l’étude de scénarios exigeant une quelconque aide fait partie des pratiques courantes. Au fur et à mesure que la situation se dégrade, ces scénarios sont révisés, la nature de l’aide est précisée et les période d’attente sont mis à jour afin de pouvoir répondre promptement à la demandes des autorités civiles si et lorsqu’elle se fera.

    Chaque jour, des troupes sont en état d’alerte prêtes à être déployées afin d’appuyer le pouvoir civil. Selon la situation et le contexte l’état d’alerte de ses troupes est augmenté ou réduit au fur et à mesure que la situation s’aggrave ou s’apaise et qu’il est anticipé que certains éléments, certains équipements seront requis pour aider les autorités.

    Dans ce contexte il est évident que compte-tenu des antécédents, de la situation actuelle des manifestations étudiantes et de la loi spéciale qui les encadre dorénavant, des représentants militaires sont au fait de la situation et des discussions ont lieu sur la nature de l’aide qui pourrait être accordée en cas de besoin afin de faciliter le travail des autorités civiles.

    En 2012, de quoi s’agirait-il exactement ?

    1. Ce ne seraient pas les mesures de guerre.

    Le premier ministre d’une province peut, sur simple demande, faire en sorte que l’armée canadienne intervienne sur son territoire. Politiquement, les deux Premiers ministres se parlent. Légalement, le procureur général de la province en fait la demande se fait au Chef d’état -major des Forces canadiennes. En termes d’appui à la sécurité publique, cela fut fait en 1969, puis en octobre 1970 et encore en août 1990 pendant la crise d’OKA.

    La présence des militaires sur le territoire est distincte de la suspension des libertés civiles. En octobre 1970, les deux actions furent concomitantes, pour traumatiser l’opinion. La “Loi des mesures de guerres” fut remplacée depuis par la “Loi des mesures d’urgence”, plus circonspecte.

    2. À quoi pourrait servir l’armée ?

    Les forces armées canadiennes n’ont plus la capacité de faire de la gestion de foule comme c’était le cas pendant les années 60 et 70. Selon Landry, une intervention en 2012 ne signifierait pas de disposer des soldats armés à chaque coin de rue du centre-ville, mais certains lieux jugés stratégiques pourraient jouir d’une protection spéciale.

    Il s’agirait plutôt de:

    -déploiement d’officiers en civil dans les quartiers généraux policiers pour agir comme conseillers et liaison avec l’armée;

    -prêt de matériel roulant, de matériel de communication, d’hélicoptères;

    -déploiement de soldats dans les manèges militaires québécois pour que leur simple arrivée, visible, et présence, invisible, ait un effet dissuasif sur les manifestants.

    3. Quel impact sur les manifs ?

    On ne voit pas très bien pourquoi des casseurs prêts à risquer arrestations et blessures en s’attaquant au Service de police de la ville de Montréal deviendraient craintif face à une présence militaire non visible dans les rues de Montréal.

    Si des soldats devaient garder spécifiquement des édifices publics, on ne voit pas non plus pourquoi les casseurs ne les prendraient pas pour cibles.

    Il est possible que le SPVM, dont les forces sont déployées quotidiennement depuis 15 semaines, aient besoin de nouveau matériel et de renforts, mais si c’est le cas on suppose que les troupes de la SQ seraient davantage qualifiées pour combler ces besoins que des soldats ou officiers de retour d’Afghanistan.

    4. Comment ça marche, au plan organisationnel ?

    Selon Rémi Landry, “depuis la création du Ministère canadien de la sécurité publique, des centre régionaux de coordination on été établis afin d’échanger avec les autorités provinciales divers types d’information reliés aux questions concernant la thématique de la sécurité publique. C’est à l’intérieur des ces nouveaux mécanismes que des plans de contingences sont en préparation au sein des quartiers généraux responsable de maintenir ces liens avec les autorité civile des provinces, dans le but de conseiller et d’anticiper la nature de l’aide qui pourrait être accordée en cas de demande.”

    C’est spécifiquement le rôle du Centre des opérations du gouvernement (fédéral) dont voici la définition:

    Le Centre des opérations du gouvernement (COG) offre une intervention d’urgence intégrée tous risques en cas d’incidents (possibles ou réels, d’origine naturelle ou anthropique, accidentelle ou intentionnelle) visant l’intérêt national. En tout temps, il assure la surveillance, produit des rapports, offre une connaissance de la situation à l’échelle nationale, élabore des évaluations intégrées du risque et de produits d’avertissement, effectue la planification à l’échelle nationale et coordonne une gestion pangouvernementale des interventions.

    Surveillance et production de rapports en tout temps

    Le COG surveille les événements d’intérêt national (jour et nuit) et transmet des informations à la haute direction, aux gouvernements provinciaux et territoriaux (P/T) et au secteur privé. Il consulte de nombreuses sources d’information et du renseignement, notamment les médias, les organismes d’application de la loi et du renseignement, les organisations de gestion des urgences et le secteur privé à l’échelle internationale, fédérale, provinciales et territoriales, ainsi qu’auprès des ONG.

    Connaissance de la situation à l’échelle nationale

    Grâce à l’information et au renseignement et qu’il obtient et à l’échange coordonné de ceux-ci avec les partenaires compétents, le COG a la capacité d’acquérir une connaissance de la situation commune liée à l’échelle nationale qui se rapporte à tous les risques, possibles ou réels, visant l’intérêt national et de la transmettre à l’échelle nationale.[…]

    Appui à la haute direction

    Le COG, de concert avec tous ses partenaires, informe les hauts fonctionnaires de l’évolution des incidents et détermine les questions qu’ils doivent régler. Le COG présente aux cadres supérieurs responsables de la prise de décisions les questions évaluées et les plans d’action élaborés ou donne des conseils à ce sujet. C’est lui qui est responsable de la mise en œuvre des décisions.

    Bref, tout est prévu. Ne manque que l’appel.

     

    Source : http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/et-si-quebec-appellait-1-800-larmee/13085/

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