• Fukushima : un jet de vapeur s’échappe

    L’opérateur de la centrale accidentée de Fukushima a fait part jeudi 18 juillet d’un petit dégagement de vapeur vu du côté d’une piscine de stockage de matériel, au 5e niveau du bâtiment du réacteur numéro 3 du site atomique. Cette vapeur a été aperçue à 8 h 20 locales (1 h 20 à Paris), par du personnel d’une entreprise intervenant sur le site, a indiqué le groupe Tokyo Electric Power (Tepco) dans un bref communiqué, sans plus de précisions. Les instruments de mesure de radioactivité alentour n’ont pas montré de changement significatif, selon la même source.
    Tepco ignore encore quelle est l’origine de cette vapeur, mais « c’est un mince filet qui s’échappe et ce n’est pas un nuage », a expliqué un porte-parole. « Ni la température du réacteur, ni les mesures des systèmes de contrôle de radioactivité ne se sont élevées. Nous ne pensons pas qu’il s’agisse d’une situation d’urgence, mais nous continuons d’enquêter », a-t-il ajouté. « Nous avons l’intention d’effectuer des mesures de radioactivité au-dessus du bâtiment du réacteur ainsi que des prélèvements de poussière à proximité », a précisé Tepco dans un deuxième courriel. Le refroidissement du réacteur et de la piscine attenante de désactivation du combustible usé se poursuit normalement, a simultanément assuré la compagnie.


    RÉACTEUR LE PLUS ENDOMMAGÉ

    Le réacteur 3 est un des trois de la centrale (sur six) dans lesquels le combustible nucléaire a fondu après le séisme et le tsunami dévastateurs du 11 mars 2011. C’est sans doute le plus endommagé de l’ensemble, car il a aussi subi une explosion d’hydrogène qui a soufflé le toit du bâtiment à la mi-mars 2011, laissant une partie des installations à l’air et des monceaux de détritus au-dessus. Il règne en outre à proximité de ce réacteur qui fonctionnait au MOX (mélange d’oxydes d’uranium et plutonium) un très haut niveau de radioactivité qui ne facilite pas les interventions.

    L’incident encore inexpliqué de jeudi rappelle une fois de plus que la situation reste instable dans cette centrale en péril, même si elle est considérée comme étant sous contrôle depuis décembre 2011, lorsque les autorités ont décrété que les six réacteurs étaient en état dit « d’arrêt à froid ». Depuis, quelque 3 000 travailleurs continuent chaque jour de préparer le démantèlement, un chantier de quarante ans, tout en se démenant face aux multiples avaries qui se déclenchent presque quotidiennement, tant est vulnérable le site qui continue de dégager des éléments radioactifs sous plusieurs formes.

    Lire : Les incidents se multiplient à la centrale nucléaire de Fukushima : http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/07/05/les-incidents-se-multiplient-a-la-centrale-nucleaire-de-fukushima_3443043_3244.html

    Tepco et les entreprises impliquées dans cette crise font notamment face à de très gros problèmes d’eau contaminée, d’une part celle issue de l’arrosage continu qu’il faut stocker dans des citernes et décontaminer, et d’autre part celle qui s’est accumulée en sous-sol et est soupçonnée de s’écouler dans l’océan Pacifique voisin.

    Lire : « D’où vient la hausse rapide de la radioactivité à Fukushima ? » : http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/07/10/a-fukushima-le-casse-tete-des-eaux-contaminees_3445271_3244.html

    Depuis des mois, des experts demandent que soient prises des mesures pour fiabiliser les équipements vitaux qui ont été mis en place dans l’urgence dans les premiers mois de crise. Des transformateurs et distributeurs électriques sont encore dans des camions à proximité des bâtiments, à la merci de nouveaux caprices de la nature ou de l’appétit des rats qui ont envahi le site.

    Mi-mars, un de ces rongeurs avait causé un court-circuit et entraîné une panne qui avait paralysé durant près de trente heures une partie des systèmes de refroidissement des piscines de désactivation du combustible usé, provoquant le plus grave incident recensé depuis fin 2011.


    Fukushima : un jet de vapeur s’échappe de l’un… par lemondefr

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    (Source(s): dailymotion / AFP / Lemonde.fr / Relayé par MetaTV-RDPRS)

    http://www.lemonde.fr/japon/article/2013/07/18/fukushima-de-la-vapeur-s-echappe-du-reacteur-3_3449219_1492975.html

  • Pas d’incendie et pas de blessé a #Fessenheim selon EDF #toutvabien

  • #Fessenheim : Greenpeace demande une transparence immédiate et un calendrier précis de fermeture

    Paris, le 5 septembre 2012 – Suite à l’incident survenu dans la centrale nucléaire de Fesshenheim aujourd’hui, Greenpeace demande que la plus grande transparence soit faite sur la nature et les circonstances de cet incident.

    Des informations contradictoires nous parviennent de Fessenheim : que s’est-il passé exactement ? Dans quelle partie de la centrale l’incident a-t-il eu lieu ? Il s’agit là de questions cruciales pour la sécurité des employés de la centrale et celle des riverains. EDF et les pouvoirs publics doivent apporter une réponse claire et unique”, déclare Sophia Majnoni d’Intagno, chargée de campagne nucléaire chez Greenpeace.

    Un inquiétant précédent

    Le 25 avril dernier, la centrale de Fessenheim a déjà été le théâtre d’un incident qui, cette fois-ci c’est officiel, était un incendie. Il s’agissait d’un départ de feu sur l’alternateur du réacteur n°2 de la centrale. Il est important de déterminer aujourd’hui s’il s’agit de la même pièce qu’en avril.

    Cet incident pose de nombreuses questions sur la plus vieille centrale nucléaire de France.

    Deux incidents aussi graves en si peu de temps dans une même centrale, cela est plus qu’inquiétant”, poursuit Sophia Majnoni.

    Étant donné son âge, Fessenheim était déjà sous haute surveillance et l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) a d’ores et déjà établi qu’il fallait effectuer des millions d’euros de travaux pour rendre la centrale sûre. La question fondamentale qui se pose au regard de ces incidents est la suivante : allons-nous continuer à essayer de maintenir en vie une centrale manifestement dangereuse en dépensant des centaines de millions d’euros ou allons-nous enfin nous décider à fermer Fessenheim ?

    Greeenpeace demande un blocage des travaux prévus par EDF et un calendrier précis de fermeture.

    “C’est au gouvernement de réagir. A dix jours de l’ouverture de la conférence environnementale, sa réaction nous en dira plus sur les réelles intentions énergétiques de l’équipe gouvernementale et de François Hollande”, conclut Sophia Majnoni.

    http://presse.greenpeace.fr/energie-climat/fessenheim-greenpeace-demande-une-transparence-immediate-et-un-calendrier-precis-de-fermeture-3092-05092012

  • L’ASN informe sur l’incident survenu à #Fessenheim

    L’ASN a été informée par EDF le 5 septembre d’un incident lié à un dégagement gazeux survenu vers 15h dans le bâtiment des auxiliaires nucléaires [1] (BAN) de la centrale nucléaire de Fessenheim.

    Lors d’une manipulation d’eau oxygénée, produit chimique non radioactif, un déversement a provoqué un dégagement de vapeur, qui a déclenché les capteurs de détection incendie. Conformément à la convention entre les services publics et la centrale, les pompiers ont été dépêchés sur place. Il n’y a pas eu d’incendie.

    Les neufs personnes présentes dans les locaux lors de l’incident ont été examinées et ne présentent aucune blessure.

    Cet incident n’a pas eu de conséquence sur l’environnement.

    http://www.asn.fr/index.php/S-informer/Actualites/2012/L-ASN-informe-sur-l-incident-survenu-a-Fessenheim

  • Dernière info – 17h39: «Deux personnes ont été légèrement brûlées à travers leurs gants»

    Dernière info – 17h39: «Deux personnes ont été légèrement brûlées à travers leurs gants», suite à un incident lié à la manipulation d’un produit chimique (du péroxyde d’hydrogène), et non à un incendie, a indiqué à l’AFP un porte-parole au siège parisien d’EDF.

  • Quand les déchets radioactifs finissaient dans l’Atlantique…

    Plus de 14.000 tonnes de déchets radioactifs ont été immergés à la fin des années 1960 par la France dans des fosses de l’Atlantique, avant que cette pratique soit abandonnée en 1983, a rappelé l’Andra à l’occasion de son inventaire national publié mercredi. La France avait procédé à ces immersions, aux côtés de nombreux autres pays européens, dont la Belgique.

    C’est dans le cadre – deux opérations coordonnées à l’époque par l’Agence pour l’énergie nucléaire (AEN) de l’OCDE – que la France avait procédé à ces immersions, aux côtés de nombreux autres pays européens.

    A 400 km de la Galice…
    En 1967, l’Allemagne, la Belgique, la France, le Royaume-Uni et les Pays-Bas ont ainsi immergé environ 11.000 tonnes de déchets (36.000 fûts) dans un site à 400 km au large de la Galice (Espagne) par plus de 4.600 mètres de fond. Ces déchets, liquides et directement évacués dans la mer ou solides et emballés dans des fûts métalliques, représentaient une radioactivité de l’ordre de 300 térabecquerels (1 TBq = mille milliards de becquerels).

    Fukushima
    A titre de comparaison, l’accident survenu à la centrale japonaise de Fukushima en mars 2011 a relâché plusieurs dizaines de millions de milliards de becquerels dans l’atmosphère et l’océan Pacifique.

    9.000 tonnes à 4000 m de profondeur
    En 1969, une nouvelle opération, regroupant cette fois la Belgique, la France, le Royaume-Uni, l’Italie, les Pays-Bas, la Suède et la Suisse s’est traduite par l’immersion d’environ 9.000 tonnes (de l’ordre de 900 TBq) sur un site à 900 km à l’ouest de la Bretagne, à une profondeur comprise entre 4.000 et 4.600 m.

    Arrêt de la pratique
    La France a cessé ces immersions avec l’ouverture, la même année, de son Centre de stockage de la Manche, fermé depuis lors. Mais l’AEN a poursuivi les campagnes d’immersion jusqu’à un moratoire signé en 1983, sur un seul site au large du golfe de Gascogne, utilisé par la Belgique, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Suisse.

    A 15 km des côtes françaises
    La France n’a jamais déversé ses déchets nucléaires dans la Manche. En revanche, avant que l’AEN n’encadre les opérations (de 1949 à 1966), le Royaume-Uni, et la Belgique dans une moindre mesure, ont immergé leurs déchets dans la fosse des Casquets, à 15 km seulement au nord-ouest des côtes françaises du Cap de La Hague.

    Mururoa
    La France a également utilisé deux sites du Pacifique, à proximité de l’atoll de Mururoa où elle effectuait des essais nucléaires militaires, pour immerger des déchets par plus de 2.000 m de fond. Ces déchets, conditionnés ou non, ont été coulés entre 1972 et 1982 et représentaient au total quelque 2.500 tonnes, pour environ 70 milliards de becquerels.

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