• Les Chypriotes ont pris leurs banques d’assaut

    Aussitôt l’annonce de l’accord samedi entre la zone euro et le FMI sur un plan de sauvetage d’un maximum de 10 milliards d’euros (12 milliards de francs suisse ) pour Chypre, les habitants se sont rués dans leurs banques.

    photo_1363521593102-5-0-533434

    Craignant la ponction de leurs épargnes, les Chypriotes se sont précipités dans leurs banques. [Petros Karadjias – Keystone]

    Chypre est devenu samedi le cinquième pays de la zone euro à bénéficier d’un plan d’aide international, après la Grèce, l’Irlande, le Portugal, et l’Espagne qui a reçu une aide ciblée de la zone euro pour son secteur bancaire.

    Le montant de l’aide devrait être « de 10 milliards d’euros maximum », a indiqué une source diplomatique, soit bien moins que les 17,5 milliards d’euros évoqués au départ par Nicosie. Ce montant est aussi très inférieur aux centaines de milliards déboursés pour la Grèce et aux dizaines de milliards versés au Portugal, à l’Irlande et au secteur bancaire espagnol.

    Ponction de l’épargne

    Aussitôt connue samedi matin, cette possible ponction de l’épargne des Chypriotes a provoqué des files d’attente devant les distributeurs de billets. Des sociétés mutualistes de crédit ont dû fermer leurs portes pour éviter une ruée aux guichets.

    Avant d’entrer en vigueur, cette taxe doit encore être ratifiée par le parlement. Cela avant la réouverture des banques mardi, lundi étant jour férié à Chypre.

    Des appels à manifester ont été lancés, notamment par le candidat déçu aux élections présidentielles de février, George Lillikas, qui avait fait campagne contre le plan de sauvetage. Ce dernier a appelé à une mobilisation mardi.

    Vers plus de privatisation

    Chypre devrait aussi participer à ce plan via un programme de privatisation qui pourrait concerner son opérateur télécoms. Ces prélèvements devraient rapporter au total 5,8 milliards d’euros, a indiqué le chef de file de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem.

    A ces taxes, s’ajoutent des privatisations et une hausse de l’impôt sur les sociétés qui passera de 10 à 12,5%.

    Taxe exceptionnelle

    Le programme d’assistance financière comprend une taxe exceptionnelle pouvant aller jusqu’à 9,9% sur les dépôts bancaires dans les banques chypriotes, ainsi qu’une retenue à la source sur les intérêts de ces dépôts.

    A noter que le ministre des Finances, Michalis Sarris, doit se rendre lundi à Moscou pour demander une prolongation du délai de remboursement d’un prêt russe de 2,5 milliards d’euros venant à échéance 2016, et discuter de la façon dont la Russie pourrait contribuer au plan de sauvetage.

    Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20130316.OBS2158/chypre-inquietudes-apres-l-annonce-du-plan-de-sauvetage.html?xtor=commentbienvoter.com

  • Suisse: les gros salaires limités ?

     

    Suisse: l'interdiction des parachutes dorés acceptée à 60%, selon des projections_1

    Le sénateur suisse Thomas Minder, à l’origine de l’interdiction des parachutes dorés, le 3 mars 2013 à Schaffhausen

     

    Les Suisses auraient accepté à 60% dimanche d’interdire les parachutes dorés de leurs patron, lors d’une initiative populaire contre les « rémunérations abusives », selon les premières projections du principal institut de sondage du pays, gfs.bern.

    En outre, selon les premiers résultats dans le canton de Genève, où les habitants ont fini de voter à 12H00 (11H00GMT), 67,7% des votants ont dit « oui » à cette initiative, dite initiative Minder du nom de l’homme d’affaires qui l’a lancée.

    Dans le canton de Zurich, où les citoyens peuvent voter jusqu’à 18H30 (17H30 GMT), les premières projections montrent que près de 70% des votants ont dit « oui ». Dans les cantons de Vaud et de Fribourg, les premiers résultats donnent un « oui » massif (67,1% et 70% respectivement).

    Interrogé par la télévision suisse RTS, Thomas Minder, chef d’entreprise et sénateur UDC (Union démocratique du centre, droite populiste), a indiqué qu’il n’est « pas surpris ».

    « Le peuple a décidé de donner un signal fort envers les conseils d’administration, le Conseil fédéral (gouvernement, ndlr) et le Parlement », a-t-il ajouté.

    Son initiative s’attaque aux « rémunérations excessives » à travers trois principales dispositions.

    La durée du mandat des membres du conseil d’administration sera limitée à une année, et certaines formes de rémunérations, telles que les indemnités de départ -communément appelées parachutes dorés- ou les primes pour des achats d’entreprises, seront interdites.

    En outre, les rémunérations du conseil d’administration et de la direction devront être approuvées obligatoirement par l’assemblée générale des actionnaires. Concrètement, les actionnaires devront voter chaque année, à l’assemblée générale, la somme des rémunérations qui sera mise à disposition des membres du conseil d’administration et de la direction

    © 2013 AFP

    Source

  • L’UE et le FMI ont demandé à l’Etat grec de faire évacuer ses îles de moins de 150 habitants

    La nouvelle a fait l’effet d’une bombe. Selon la presse grecque de ce week-end, les émissaires de l’Union européenne et du Fonds monétaire international auraient proposé au gouvernement grec de « déplacer les habitants des îles comptant moins de 150 habitants vers des lieux plus accessibles ».

     

    Une proposition reprise publiquement par Kostas Mousouroulis, le ministre grec des Affaires maritimes. Le pays possède en effet une myriade d’îles, dont beaucoup sont proches des côtes turques. Vingt-deux d’entre elles sont habitées par moins de 150 habitants. Leur fonctionnement, selon le ministre, aurait un « coût trop élevé pour l’État ».

    Cette annonce a provoqué un tel tollé dans le pays que Kostas Mousouroulis a été contraint de revenir sur ses propos, affirmant qu’il s’agissait d’une plaisanterie. Dans la foulée, le gouvernement dans son ensemble s’est empressé de démentir l’information. Mais nombre d’experts doutent d’une simple gaffe du gouvernement et croient plutôt à un ballon d’essai pour que l’idée fasse son chemin. À l’image de Manolis Glézos, le député du Syriza, le parti de la gauche radicale : « Oslo ne peut pas donner le prix Nobel de la paix à une Union européenne qui demande l’évacuation d’un certain nombre d’îles. »

    Il y a quelques semaines, la presse grecque dévoilait le catalogue de quelque 47 îles et îlots choisis par le gouvernement de coalition dans le but d’être cédés à des investisseurs privés. Des baux de 30, 40 ou 50 ans pour des montants allant de 3 à 45 millions sont suggérés. Cette idée, énoncée en 2010 par un député allemand, avait alors soulevé une indignation générale. Cette fois, les Grecs, abattus par la rigueur, semblent trop tétanisés pour réagir alors que le taux de chômage touche plus de 25 % de la population active et que la récession continue de sévir pour la sixième année consécutive.

    La semaine prochaine, Antonis Samaras, le Premier ministre, doit annoncer une nouvelle cure d’austérité pour économiser 13,5 milliards d’euros et recevoir en contrepartie le versement de 31,5 milliards d’euros par ses créanciers publics.

    Sources : Le Point / Le Journal du Siècle

Page 1 sur 11