• L’écran de fumée de Mario Draghi

    C’est touffu, long et généralement bien écrit et assez pertinent, « Things That Make You Go Hmm » est une lettre publiée par Grant Williams, un analyste.

    Sa dernière livraison revient sur l’annonce de Mario Draghi. Point intéressant, il souligne que depuis des mois, les décideurs européens s’efforcent de concentrer notre attention sur des points de détail qui nous évitent de voir ou de réfléchir à l’ensemble de la problématique. La dernière annonce ne déroge pas à cette règle, selon Grant Williams. Et sa conclusion est assez pessimiste :

    The simple reality is this: The Eurozone is absolutely unworkable in its present form and, if those in charge of it don’t decide on their own that it needs to be reworked, then markets will make that decision for them. If and when they do, it will be anything but ‘manageable’.

    Ce qui est gênant dans ces quelques lignes, ce n’est pas que l’Europe ne s’en sortira pas sans modification profonde de sa façon de fonctionner, c’est ce qui est dit ensuite : « … alors les marchés prendront la décision pour eux. S’ils le font, alors elle sera tout, sauf gérable« .

    C’est désormais à peu près clair dans la tête de tout le monde, les politiques et Mario Draghi gagnent du temps. Ils tentent de sauver un système (pas la zone euro, mais bien un système) qui ne peut l’être. Le surendettement, l’ingénierie financière ont creusé la tombe du système. Lorsque l’on « gagne du temps », on ne s’attaque pas aux racines du problème. Dire que si les politiques ne font rien, les marchés le leur feront payer, c’est valider l’idée que l’on ne considère même pas l’éventualité de s’attaquer aux racines du problème.

    Car si l’on désarmait les marchés, ils n’auraient pas la possibilité d’imposer quoi que ce soit.

    Spain will need a bailout that will dwarf those given to Ireland and Greece, the Greeks will have to be cut loose and forced to return to the Drachma and governments will fall right across the continent before this is settled, bringing the kind of political instability and strength amongst extreme parties that hasn’t been seen since the dark days of the 1930s—a return to which the Eurozone was ironically designed to specifically prevent.

    Tiens, on dirait que des analystes tout ce qu’il y a de plus sérieux sont aussi pessimistes que le Professeur Philippulus. C’est inquiétant. Non ? Il en pense quoi Super Mario ?

     

    Excelent article de http://reflets.info/lecran-de-fumee-de-mario-draghi/

  • Un coup d’État de la BCE derrière le sauvetage de la zone euro ?

    Mario Draghi l’a bien souligné : les achats de dettes des pays en difficulté par la BCE seront “conditionnés”. Conditionnés à quoi ? Au final au bon vouloir de Mario Draghi.

     

     

    Cocorico : depuis le début de la crise de l’euro , je dis que la Banque Centrale Européenne pourrait arrêter immédiatement la crise en rachetant de manière illimitée les obligations souveraines des pays en difficultés. Hier, Mario Draghi s’est enfin rendu à l’évidence et a prononcé ce fatidique mot d’”illimité” qui fait tant peur. Les marchés ont répondu en conséquence : les marchés actions s’envolent, et les taux souverains s’effondrent.

    (Il reste d’ailleurs à voir si ces achats seront vraiment “illimités”, puisque M. Draghi a aussi précisé qu’ils seraient “stérilisés”, c’est-à-dire compensés par des retraits de liquidités du système monétaire ; or, si la BCE peut acheter à l’infini, elle ne peut pas stériliser à l’infini…)

    C’est une bonne nouvelle, mais hier il a fait autre chose d’encore plus important, et de beaucoup plus grave. En effet, il a aussi dit que ces achats seraient “conditionnés”. Conditionnés à quoi ? Au final, conditionnés au bon vouloir de Mario Draghi.

    M. Draghi a eu beau expliquer pendant sa conférence de presse que les conditions seront fixées par les instances européennes et le FMI, au bout du bout, c’est lui qui décide de ce que fait la BCE ou pas. Et ces “conditions” restent extrêmement vague.

    Si quiconque doute qu’il s’agit bel et bien d’un coup d’Etat de la Banque centrale, qu’il se rappelle de l’éjection brutale du gouvernement (désastreux, mais élu démocratiquement) de Silvio Berlusconi, sur fond d’envol des taux souverains italiens face à l’inaction de la BCE, et de son remplacement par un gouvernement technocratique.

    Le mécanisme de M. Draghi est bien pensé : il précise que la BCE n’achètera que des obligations à court terme. Autrement dit, s’il retire la perfusion, les Etats pourront se trouver sans financement du jour au lendemain.

    La BCE se retrouve donc, en pratique, aux commandes des gouvernements de la périphérie de la zone euro : faites ce que je vous dis, sinon…

    Sur le court terme, la décision de la BCE est très bonne pour la zone euro. Elle devrait calmer la situation de la dette. Mais il ne s’agit rien de moins qu’un déni de démocratie, puisque ces gouvernements seront au final dépendants de la BCE, qui elle même n’est responsable devant personne, pas même les instances (déjà peu démocratiques) de l’Union européenne.

    Et s’il s’agit aujourd’hui des gouvernements périphériques de la zone euro, rien ne garantit que d’autres gouvernements, y compris le gouvernement français, ne se retrouvent sous la férule de Francfort.

    Aujourd’hui, la BCE insiste (de manière très contestable) sur l’orthodoxie budgétaire. Mais demain, elle aura peut-être des idées sur le marché du travail, le temps de travail, la fiscalité et beaucoup d’autres mesures qu’elle pourrait vouloir imposer aux pays, pour leur propre bien, bien sûr.

    Peut-être qu’un jour Mario Draghi dira, comme Dark Vador dans L’Empire contre-attaque : “Je change notre accord. Priez que je ne le change pas encore.”

    Article de Pascal-Emmanuel Gobry pour Atlantico

     

    Je ne saurais que vous conseiller cet excellent documentaire passé sur ARTE qui montre bien qu’il faut se méfier de mr draghi …

    http://commentbienvoter.com/goldman-sachs-la-banque-qui-dirige-le-monde-arte/

     

  • L’INTERVIEW-GAG DU PATRON DE LA BCE PAR « LE MONDE »

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    La photo représente Mario Draghi, président de la BCE, avec son habituelle tête d’enterrement. Son visage triste est en totale discordance avec l’entretien à l’eau de rose qu’il vient d’accorder au journal Le Monde ; mais il est en parfaite cohérence avec l’ambiance crépusculaire qui règne à la BCE en cet été 2012.
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    Dans son numéro paru le 21 juillet 2012 au soir, le journal Le Monde accorde sa Une à un entretien avec M. Mario Draghi, président de la BCE :
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/07/21/mario-draghi-non-l-euro-n-est-pas-en-danger_1736746_3234.html

    Cet entretien mérite que l’on s’y arrête et qu’on le lise de près, tant il est révélateur de la propagande autistique dans laquelle s’enfonce cette caste européiste aux abois, dont Mario Draghi est l’un des premiers représentants.

    Je reprends donc ci-dessous l’intégralité de l’entretien de Mario Draghi, question par question, que je fais suivre à chaque fois de mon commentaire personnel.

    
    

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  • ALLEZ LES GRECS ! ALLEZ LES GRECS !

    Ne vous laissez pas faire, demandez des comptes à votre ancien gouvernement « Nouvelle Démocratie » qui a maquillé les comptes de votre pays avec l’aide Goldman Sachs dont Mario DRAGHI, actuel président de la Banque Centrale Européenne, était le vice-président pour l’Europe.

    Demandez pourquoi les banques privées en Europe ont eu le droit à plus de 5 500 milliards d’euros d’avantages (prêts à faibles taux, échanges, garanties, rachats, …) depuis la crise financière de 2008 et continuent à stocker les euros dont elles disposent dans les coffres de la BCE.

    Demandez pourquoi vous représentez un risque « systémique » alors que votre PIB ne représente que 2% du PIB de la zone Euro, et avec seulement 350 milliards de dettes (avant le fameux « haircut ») alors que la BCE peut en trouver plus de 3 fois plus en 2 mois pour prêter 1000 milliards d’euros aux banques à travers les 2 LTRO.

    Demandez pourquoi l’UE n’a pas pris vos entreprises publique avec leurs rendements comme garantie contre un vrai plan de relance (le plan secret « Eureka ») pour faire fermer leurs grandes gueules aux agences de notations US qui en savent apparemment plus sur les finances des états de l’Europe que l’Europe elle-même.

    Demandez pourquoi à la place on veut brader vos services publics en les vendant à bas prix à des vampires étrangers, à commencer par les banques anglo-saxones.

    Demandez à la BCE, à l’UE, à l’Eurogroupe, au Conseil européen, au FESF, … comment ils ont pu laisser vos taux d’intérêts à 10 ans passer les 30%, et vos taux d’intérêts à 1 passer les 1 500%…

    Demandez pourquoi on vous a refusé à la derniè minute un référendum pour pousser votre 1er ministre à la porte lors du G20 de Cannes.

    Demandez pourquoi on vous a imposé un gouvernement, sans élections, dirigé par Papademos, ex-vice président de la BCE au moment du maquillage de vos comptes !

    Demandez pourquoi on vous impose tant de contraintes alors que les banques privées se voient octroyer des centaines de milliards dans l’espoir qu’elles financeront l’économie.

    Demandez que soit faite toute la lumière sur le plan de restructuration de votre dette avec un audit citoyen comme ce fut fait en Bolivie ou dans d’autres pays !

    Demandez si les dettes abandonnées par les banques n’ont pas été remplacées par des créances encore plus avantageuses, et garanties de surcroît (lire à ce sujet la façon dont le candidat républicain à l’élection américaine spécule contre vous)

    Demandez comment après des années de pseudo régulation, supervision, un problème BANKIA peut passer de « stress test OK  » à 23 milliards à trouver puis 40 et peut-être 100.

    Demandez aux médias comment ils ont pu laisser croire au reste du monde que les bas salaires grecs (qui supportent l’imposition à la source) pouvaient permettre une évasion fiscale massive vers la Suisse alors que c’est là le résultat des agissements d’une minorité très riche (dont les armateurs, les banquiers, etc, cf

    Nous sommes avec vous même si une minorité a sali votre honneur.

     

    Demandez des comptes, c’est votre droit.

     

    Source : http://www.boursorama.com/forum-cac-40-allez-les-grecs-allez-les-grecs-418304542-1

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