• Un pas vers les copyrights sur le Vivant ?

    AFP – Les éleveurs pourront-ils encore accoupler leurs bêtes comme ils l’entendent ? Non, à en croire un article de loi qui ulcère certains paysans car il prévoit de les obliger dès 2015 à recourir à des mâles issus de centres agréés, mais le ministère réfléchit à son application.

    Les éleveurs pourront-ils encore accoupler leurs bêtes comme ils l'entendent ? Non, à en croire un article de loi qui ulcère certains paysans car il prévoit de les obliger dès 2015 à recourir à des mâles issus de centres agréés, mais le ministère réfléchit à son application.

    L’histoire remonte à 2005. Yves Simon, alors député UMP de l’Allier, propose d’obliger les éleveurs à n’acheter que des mâles « certifiés ». Un moyen, selon lui, d’assurer un financement au progrès génétique, de valoriser le métier de sélectionneur encore trop éclaté et d’améliorer la qualité du cheptel.

    L’entrée en vigueur est alors fixée à janvier 2015.

    A ce jour, l’article n’a toujours pas fait l’objet de modalités d’application et le ministère reconnaît qu’il a peu de chance d’être mis en oeuvre en l’état.

    Ce qui n’empêche pas certains professionnels de s’inquiéter. La Confédération paysanne, syndicat agricole minoritaire rendu célèbre par son ex-leader José Bové, s’insurge de la perspective d’une telle réglementation.

    Aujourd’hui, les éleveurs ont l’habitude de s’échanger des mâles, pour éviter la consanguinité mais aussi pour favoriser la résistance génétique, la diversité, la rusticité.

    « Ce projet va renchérir le coût du bétail et entraîner une sélection industrielle qui se fera au détriment des contraintes liées au milieu », s’inquiète Pascal Laurent, membre de la commission ovine du syndicat, interrogé par l’AFP.

    Prenons la race ovine Charmoise, illustre M. Laurent. Elle valorise bien l’herbe et résiste à la sécheresse. « Dans le cadre de la sélection, les mâles seront élevés en bergerie avec des concentrés » (graines, sous-produits industriels comme des tourteaux de soja, ndlr).

    Et « en 7 ou 8 générations, on va perdre en rusticité, en qualité de valorisation en période de sécheresse », s’inquiète ce propriétaire de 500 brebis en Charentes.

    La « production industrielle productiviste (…) ignore la rusticité, la longévité, la capacité à s’adapter aux aléas climatiques, au manque de fourrage ou fourrage pauvre, aux parcours accidentés, à la marche », relève de son côté la Fédération pour promouvoir l’élevage des races domestiques menacées (Ferme), qui a lancé une « cyber-action » contre cet article de loi.

    La pétition, mise en ligne le 2 janvier, a recueilli près de 6.000 signatures.

    La semaine dernière, plus de 200 éleveurs ont « transhumé » jusqu’à la préfecture de Valence pour dénoncer l’obligation de puçage électronique de leurs bêtes et contre ce projet de certification de la voie mâle.

    Marche arrière du ministère ?

    Interrogé par l’AFP, le ministère de l’Agriculture prend ses distances avec cet article de loi, décidé sous l’ancienne majorité.

    Le texte n’a pas encore fait l’objet « de dispositions réglementaires sur les modalités concrètes de mise en oeuvre » car il pose des problèmes « technique et juridique », souligne-t-on rue de Varenne.

    Déjà, il y a un problème de définition: « Que veut dire animal certifié ? », souligne-t-on.

    De plus, « il faudrait pouvoir prouver que les éleveurs ont juste eu recours à des animaux certifiés », selon le ministère aujourd’hui dirigé par Stéphane Le Foll.

    Enfin, « il pourrait introduire une entrave au libre-commerce de la viande ».

    L’article a donc peu de chance d’être appliqué en l’état et sera discuté dans les mois qui viennent.

    Le ministère fait face par ailleurs à une vive opposition sur une loi concernant les semences. Elle prévoit d’obliger les paysans à payer une sorte de droit d’auteur pour certaines d’entre elles, là encore pour rémunérer ceux qui ont mis au point ces semences.

    Dans les milieux paysans et écologistes, on dénonce un texte qui « livre l’agriculture aux rois de la semence » et porte atteinte « aux droits fondamentaux des agriculteurs ».

    Les modalités d’application sont actuellement discutées au niveau des branches professionnelles, explique le ministère.

  • Pouvoir aux lobbys bancaires ou au peuple francais?

    Le 19 décembre dernier, notre gouvernement a proposé à l’Assemblée Nationale une réforme bancaire à minima sans que cela ne fasse grand bruit sur TF1. Cette réforme est soutenue, soit dit en passant, par les banquiers francais. Le terme de minima ne m’appartient pas, il est repris par le milieu économique sur des sites boursiers qui ne sont pas particulièrement utopistes. Pour preuve ce débat proposé par Boursorama.com avec Catherine Lubochinsky du cercle des économistes.

    Dans le même temps, nous apprenons que le lobby bancaire a fait plier « les sages de Bâle » concernant les accords dits de Bâle 3. Si peu d’entre nous sont à même de bien comprendre de quoi il s’agit, une seule certitude me hante : la puissance mais surtout la désinvolture de nos banquiers devant une situation économico-financière particulièrement instable. La crise de 2008 et l’effondrement de Lehman Brothers semblent volontairement oubliés alors que les fondamentaux économiques restent plus que jamais dans le rouge.

    Mais le goût de la spéculation doit rendre aveugle les plus intelligents d’entre nous car aujourd’hui tout semble bon pour surtout ne rien changer au système spéculatif en place et pour laisser le grand casino de la finance internationale continuer à jouer avec notre modèle de société au risque de le voir s’effondrer du jour au lendemain sous le coup d’un nouveau trader fou.

    Pourtant, lorsque l’on discute avec les gens autour de nous, les banquiers ne semblent pas vraiment en odeur de sainteté. J’ai même l’impression que nous sommes de plus en plus nombreux et à nous dire que nos banquiers sont devenus des banksters et que le système de dépôt n’est là que pour leur permettre de cautionner la spéculation financière orchestrée par leurs robots traders. Nos chargés de clientèle ne sont pas les derniers à exprimer la difficulté de la relation client dans ces conditions de défiance ambiante. L’augmentation des frais bancaires début 2013 ne risque pas d’améliorer cette situation déjà bien tendue.

    Ne vous semble-t-il pas que ces sujets sont aujourd’hui la vraie préoccupation des francais ?

    Ne vous semble-t-il pas qu’il serait intéressant d’en débattre au plan national ?

    Pourquoi ne pas faire un référendum pour une réforme bancaire ambitieuse qui à défaut d’avoir l’accord du lobby des banquiers aurait le soutien du peuple francais ?

    Le dernier sondage de l’ifop réalisé pour la Fondation Jean Jaurès est assez clair sur ce point et montre le désenchantement des francais vis-à-vis de leurs banques.

    Il y a urgence à ce que nos médias s’intéressent enfin aux vrais sujets car si l’affaire Depardieu a pu en amuser certains, les décisions qui vont être prises dans les prochaines semaines dans le cadre de la réforme bancaire méritent un éclairage beaucoup plus important pour que nous n’ayons pas de regrets une fois que notre système bancaire nous aura entrainé dans l’abîme à force de spéculer.

    Si vous êtes comme moi déterminés à changer la donne maintenant, n’hésitez pas à visiter le site « Mon adversaire c’est la Finance » et agissez avec nous pour que la réforme bancaire de notre gouvernement ne s’appuie pas sur le soutien des banquiers mais sur celui des francais !

    Emmanuel Poilane

    http://www.huffingtonpost.fr/emmanuel-poilane/separations-des-banques_b_2445421.html

     

  • La face gay de Jean-Marie Le Pen

     

    jeune-le-pen-1960

    Jean-Marie Le Pen, vétéran d’Indochine et militant conservateur en 1960
    Un ouvrage paru jeudi rappelle l’ambiguïté du fondateur du FN sur la question homosexuelle. Parce qu’il gardait de bons souvenirs de ses propres expériences?

    «En souvenir de nos délicieux moments passés ensemble», c’est ainsi que Jean-Marie Le Pen aurait dédicacé un manuscrit envoyé à son contemporain André Labarrère, le maire socialiste de Pau, dans les années 1980. Dans «Le Pen, une histoire française», qui vient de sortir en librairie, les auteurs Philippe Cohen et Pierre Péan consacrent quelques pages aux rapports ambigus du fondateur du Front National à l’homosexualité. Ils n’excluent pas que ce dernier ait eu un bref flirt avec Labarrère, une des premières personnalités ouvertement gay de la scène politique française, disparu en 2006. Dans un style très vieille France, le socialiste aurait dit à l’époque que la fameuse dédicace faisait allusion «une tendre initiation au plaisir entre hommes.» Non sans malice, sans doute. De fait, les deux hommes auraient fait connaissance au début des années 1950, dans le milieu du syndicalisme étudiant. A l’époque, c’était un «très beau type, grand, fin, qui ne me laissait pas de marbre», avait mentionné Labarrère à «Têtu». Interrogé sur cette possible relation, Jean-Marie Le Pen l’a balayé d’un revers de la main: le maire de Pau «fantasmait».

    «Qu’il y ait des hommes qui s’aiment, pourquoi pas?»
    Au-delà du discours officiel du FN stigmatisant l’homosexualité comme une «anomalie biologique et sociale», Jean-Marie Le Pen a entretenu une certaine indulgence sur ce thème. Le livre rappelle qu’en 2004, il avait atterré ses propres militants en déclarant: «Qu’il y ait des hommes qui s’aiment, pourquoi pas? Si l’on veut donner à cet outing un caractère officiel, ce n’est pas une affaire d’Etat». Le Front avait dû faire paraître une mise au point à la suite de cette sortie.

    http://360.ch/blog/magazine/2012/11/la-face-gay-de-jean-marie-le-pen/

  • L’Allemagne montre l’exemple

    Le pays de Goethe vient de réaliser un record mondial: 22 GWh au milieu de la journée (vendredi et samedi), soit l’équivalent de ce que produiraient près de 20 centrales nucléaires à leur capacité maximale. Le gouvernement allemand a décidé d’abandonner la filière nucléaire, suite à la catastrophe de Fukushima. 8 centrales ont été immédiatement fermées et les neuf qui restent vont être progressivement arrêtées d’ici 2022. Il a été courageusement décidé de remplacer les centrales nucléaires du pays par des énergies renouvelables : solaire, éolien, biomasse, etc.

    La puissance de l’énergie solaire à midi permet de couvrir 50 % des besoins du pays le samedi (et 30 % dans la semaine, car les entreprises ont beaucoup de besoins) ! L’Allemagne seule a mis en place autant de capacité d’énergie solaire que le reste du monde ! Le mouvement est incroyablement rapide : 22 GWh au lieu de 14 l’année dernière. Cela ne fait pas que des heureux, car il y a les coûts : les Allemands ont payé 4 milliards de plus sur leur facture d’électricité en raison de l’énergie solaire, plus chère. Certains affirment également que l’accroissement de la part d’une énergie non stable provoque des fluctuations dans le réseau.

    Il n’empêche : on montre une fois de plus que lorsqu’on décide de ne pas céder à la facilité, on peut réaliser des prouesses.

    Source : http://www.sur-la-toile.com/article-15445-L-Allemagne-montre-l-exemple-en-battant-les-records-d-energie-solaire.html

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