• Le douloureux bilan de la guerre d’Irak

    Le 6 avril 2002 à Crawford au Texas, Tony Blair et George Bush annonçaient leur position commune sur la guerre en Irak.

    C’est un anniversaire célébré sans faste ni enthousiasme. Il y a dix ans tout juste, le 20 mars 2003, les Etats-Unis déclenchaient l’opération militaire « Liberté de l’Irak« , censée mettre à bas le régime honni de Saddam Hussein, épargné en 1991 par George Bush « père ». Une guerre, qui, in fine, a emporté de très nombreuses vies – plus de 100 000 côté irakien, 4 485 côté américain – et grevé singulièrement l’économie de la première puissance mondiale avec un coût estimé à… 4 000 milliards de dollars, note le Time.

    Ce conflit, motivé par la présence supposée d’armes de destruction massive sur le sol irakien, méritait-il d’être mené ? Aujourd’hui encore, cette épineuse question suscite des avis profondément divergents, relève The Spectator : à ceux qui voient dans l’éviction du « tyran de Bagdad » un mal nécessaire pour arracher la population à sa servitude s’opposent ceux pour qui « l’aventurisme » de George Bush « fils » et de sa camarilla n’aura été rien d’autre qu’un « acte d’agression » sans justification, dénué de toute légalité internationale et générateur d’instabilité.

    De l’avis du New York Times – partagé par Middle East Online –, cette « marche folle » n’a pas contribué à renforcer l’influence et la crédibilité de l’Amérique, loin s’en faut. L’hubris qui avait mené l’Oncle Sam sur le sentier de la guerre s’est, semble-t-il, évaporé, observe le Daily Beast.

    Quid de l’Irak lui-même ? Si, comme le laisse penser le Daily Telegraph, la culture et les arts connaissent un renouveau salvateur, le pays n’est pas pour autant libéré de ses vieux démons. La violence et le sectarisme perdurent. Quant à la démocratie, elle n’existe que sur le papier, minée par les assauts conjugués de l’autoritarisme, de la corruption et du népotisme, expliquent le Washington Post et le Guardian. Ce qui tire au New Yorker cette conclusion empreinte d’amertume : « Vietnam, Irak, Afghanistan : nous avons beaucoup d’anniversaires à oublier. »

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  • Aux Etats-Unis, Julian Assange devient « ennemi d’Etat »

    Les Etats-Unis ont placé le fondateur de Wikileaks dans leur liste d’ennemis d’Etat, aux côtés, notamment, d’Al-Qaïda.

    Le fondateur de Wikileaks, Julian Assange.  (Capture d'écran)

    Le fondateur de Wikileaks, Julian Assange. (Capture d’écran)

    Une nouvelle étape est franchie dans l’affaire Wikileaks. Selon le site Internet du journal australien The Sydney Morning Herald, l’armée américaine a placé, mercredi, le site Wikileaks et son fondateur Julian Assange sur la liste des « ennemis d’Etat » des Etats-Unis. Une mesure qui l’inscrit au même rang qu’Al-Qaïda et que les terroristes talibans.

    Le journal dit s’appuyer sur des documents déclassifiés du contre-espionnage américain.

    Quelle conséquence a ce « classement » au rang d’ennemi d’Etat ? Concrètement, si un militaire contacte désormais Wikileaks ou ses sympathisants, il sera accusé de « communication avec l’ennemi ». Un fait considéré comme « crime militaire » et passible de la peine de mort Outre-Atlantique.

    Réfugié dans l’ambassade d’Equateur

    Depuis le 19 juin dernier, Julian Assange est réfugié dans l’ambassade équatorienne à Londres, pour éviter son tranfert vers la Suède, où il doit être interrogé sur une affaire de viol, qu’il nie. Julian Assange redoute d’être ensuite extradé vers les Etats-Unis et d’y risquer la peine de mort, pour la diffusion de 250.000 télégrammes diplomatiques sur Wikileaks.

    Le gouvernement équatorien, qui soutient Assange, lui a offert l’asile politique le 16 août mais la Grande-Bretagne refuse de le laisser quitter librement la mission diplomatique.

    Mercredi soir, le ministre équatorien des Affaires étrangères Ricardo Patiño a affirmé depuis l’ONU, à New York, que la seule solution pour sortir de l’impasse dans l’affaire Assange était de lui accorder un « sauf-conduit » afin qu’il puisse quitter l’ambassade d’Equateur à Londres.

    Source : http://www.bfmtv.com/international/aux-etats-unis-julian-assange-devient-ennemi-d-etat-345262.html

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