• Jusqu’à 25.500 milliards d’euros cachés dans les paradis fiscaux

    LONDRES (Reuters) – Les actifs financiers détenus par des particuliers et leurs familles et dissimulés dans des paradis fiscaux atteignent entre 21.000 et 32.000 milliards de dollars (entre 17.000 et 25.500 milliards d’euros) selon une étude publiée dimanche par le groupe de pression Tax Justice Network.

    L’étude, qui ne prend pas en compte des actifs non financiers comme les biens immobiliers ou l’or, estime à 280 milliards de dollars (225 milliards d’euros) le manque à gagner pour les Etats, en terme de revenus fiscaux.

    La recherche menée par James Henry, ancien économiste en chef pour le cabinet McKinsey, s’est basée sur des chiffres de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international, des Nations unies et des banques centrales.

    James Henry a qualifié d' »énorme trou noir dans l’économie mondiale » les fortunes personnelles détenues dans des paradis fiscaux.

    Chris Vellacott, Julien Dury pour le service français

    Source : http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE86L03R20120722

  • CITIGROUP, LA PLUS GRANDE ORGANISATION DE SERVICES FINANCIERS AU MONDE, ANNONCE S’ÊTRE PRÉPARÉE À L’ÉVENTUALITÉ D’UN ÉCLATEMENT DE LA ZONE EURO

    Le directeur financier de Citigroup, John Gerspach, vient d’affirmer ce lundi 16 juillet que la banque géante américaine, 10ème entreprise la plus importante du monde par le montant de ses actifs, s’est préparée à l’éventualité d’un éclatement de la zone euro.

    Pour cela, elle a réduit son exposition au risque dans cette région du monde, en fermant notamment ses activités de banque de détail.

    Évoquant le risque d’un prochain éclatement de la zone euro,
    John Gerspach (en photo ici) a déclaré :

    « Nous pensons que nous sommes préparés à cette éventualité. Il faut de toutes façons être prêts. C’est un risque (…) pour lequel nous pensons être prêts, l’éclatement de la zone euro ou la sortie d’un ou plusieurs de ses membres. »

    L’exposition du groupe financier à la Grèce est estimée à 1,3 milliard de dollars, celle à la dette de l’Italie à 1,9 milliard de dollars et à l’Espagne à 3,1 milliards de dollars. L’exposition à l’Irlande est nettement plus faible (500 millions de dollars) tout comme celle au Portugal (300 millions).

    M. Gerspach a précisé : « Nous avons fermé toutes nos activités de banque de détail en Europe et le bénéfice net du groupe a plongé de 91% à 8 millions de dollars dans ces activités sur les six premiers mois de l’année comparé à la même période un an plus tôt. »

    [Source : http://www.romandie.com/news/n/_Citigroup_s_est_preparee_a_l_eventualite_d_un_eclatement_de_la_zone_euro_RP_160720121739-18-212720.asp?]

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    COMMENTAIRES
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    Cette annonce spectaculaire intervient deux jours après la publication d’une étude de Bank of America – Merryll Lynch qui a également fait sensation sur les marchés financiers.

    À savoir que la Grèce, l’Italie, et l’Irlande seraient les grandes gagnantes d’une sortie de la zone euro, tandis que l’Allemagne, la Finlande et l’Autriche auraient le plus à perdre.

    [Source : http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/07/13/20002-20120713ARTFIG00574-eclatement-de-l-euro-l-italie-grande-gagnante.php]

    Ce qui, soit dit en passant, confirme totalement les analyses que je développe depuis de nombreux mois.

     

    Trouvé sur facebook ici : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=422528834452159&set=a.401862163185493.86590.100000851386945&type=1&relevant_count=1

  • Liborgate : le scandale du siècle sur 350000 milliards de $ de produits financiers [BFM]

     

    Plus d’infos – http://lejournaldusiecle.com/2012/07/12/liborgate-le-scandale-du-siecle-sur-350000-milliards-de-de-produits-financiers/

    Qu’est-ce que le Libor ?

    Le Libor est le taux interbancaire de référence sur le marché londonien, c’est-à-dire la moyenne des prix que les banques déclarent être prêtes à payer pour emprunter à différentes maturités. Seize banques participent chaque jour à la fixation du Libor à Londres. Elles remettent ensuite un rapport sur leur estimation du taux adéquat à la British Banking Association (BBA), l’association des banquiers britanniques. Sur la base de cet échantillon, la BBA fixe alors un taux moyen publié quotidiennement en fin de matinée.

    A quoi sert le LIBOR et comment un simple citoyen est concerné par ce taux ?

    En plus d’être une référence statistique qui peut être utilisée par des chercheurs dans une fac d’éco ou repris par un gouvernement ou un banque centrale et influencer des politiques économiques ou surtout monétaires, l’intérêt principal de ce produit est de servir de base de calcul pour de très nombreuses opérations financières – le chiffre de 350.000 ou 360.000 milliards de dollars, soit 5 fois le PIB du monde, est souvent repris – y compris hors de la place de Londres. La mâtiné d’un comptable finit souvent par la consultation du Libor qui sert au calcul des échéance de nombreux emprunts bancaires. Cela touche les grosses entreprises mais aussi les petites.

    Quel est le scandale ?

    Plusieurs fleurons de la finance mondiale sont soupçonnés d’avoir manipulé les cours du Libor, ainsi que ceux de l’Euribor, le taux de référence pour la zone euro. Selon les justices britanniques et américaines, ces établissements auraient déclaré des taux inférieurs à ceux auxquels ils empruntaient réellement afin de masquer leurs difficultés. Pire, à la Barclays et sans doute ailleurs, les traders auraient influé sur le taux déclaré pour faciliter leurs opérations, contrairement au principe de séparation des activités au sein des établissements.

    Pourquoi manipuler le Libor ?

    Puisque le marché des produits financiers adossés au Libor se monte à 350.000 milliards, toute erreur (rires !) ou manipulation de 0,01% représentent 36 milliards sur une année. Cela ne signifie pas que 36 milliards passent d’une poche à une autre car toute les banques de marché sont à la fois courtes et longues sur des produits basés sur le Libor, il y a une sorte de compensation mais pas totale sinon il n’y aurait pas de fraudes. Sauf que depuis que la crise financière est passée par là et que l’impératif d’accumuler des bénéfices à court terme s’est fait plus pressant pour les banques quitte à violer la loi. Puisque les banques prêtent moins, ce n’est pas avez les marges faites sur les nouveaux prêts qu’elles vont pouvoir continuer à faire des bénéfices, par contre faire plus de profits sur des prêts passés est l’idéal car le client est l’otage de la banque (sa seule solution pour y échapper est de faire faillite).

    Quelles banques sont concernées ?

    Au premier chef, Barclays, dont le président, le directeur général et le directeur des opérations ont dû démissionner face au scandale. La banque s’était préalablement acquittée de 360 millions d’euros d’amendes au Royaume-Uni et aux Etats-Unis pour éviter les poursuites. La Royal Bank of Scotland (RBS) est également dans l’oeil du viseur. L’enquête prend une dimension mondiale, avec des investigations dans l’Union européenne, au Japon et en Suisse. La Société générale, UBS, la Deutsche Bank, HSBC, notamment, sont cités dans l’un ou l’autre des dossiers.

  • Quand les déchets radioactifs finissaient dans l’Atlantique…

    Plus de 14.000 tonnes de déchets radioactifs ont été immergés à la fin des années 1960 par la France dans des fosses de l’Atlantique, avant que cette pratique soit abandonnée en 1983, a rappelé l’Andra à l’occasion de son inventaire national publié mercredi. La France avait procédé à ces immersions, aux côtés de nombreux autres pays européens, dont la Belgique.

    C’est dans le cadre – deux opérations coordonnées à l’époque par l’Agence pour l’énergie nucléaire (AEN) de l’OCDE – que la France avait procédé à ces immersions, aux côtés de nombreux autres pays européens.

    A 400 km de la Galice…
    En 1967, l’Allemagne, la Belgique, la France, le Royaume-Uni et les Pays-Bas ont ainsi immergé environ 11.000 tonnes de déchets (36.000 fûts) dans un site à 400 km au large de la Galice (Espagne) par plus de 4.600 mètres de fond. Ces déchets, liquides et directement évacués dans la mer ou solides et emballés dans des fûts métalliques, représentaient une radioactivité de l’ordre de 300 térabecquerels (1 TBq = mille milliards de becquerels).

    Fukushima
    A titre de comparaison, l’accident survenu à la centrale japonaise de Fukushima en mars 2011 a relâché plusieurs dizaines de millions de milliards de becquerels dans l’atmosphère et l’océan Pacifique.

    9.000 tonnes à 4000 m de profondeur
    En 1969, une nouvelle opération, regroupant cette fois la Belgique, la France, le Royaume-Uni, l’Italie, les Pays-Bas, la Suède et la Suisse s’est traduite par l’immersion d’environ 9.000 tonnes (de l’ordre de 900 TBq) sur un site à 900 km à l’ouest de la Bretagne, à une profondeur comprise entre 4.000 et 4.600 m.

    Arrêt de la pratique
    La France a cessé ces immersions avec l’ouverture, la même année, de son Centre de stockage de la Manche, fermé depuis lors. Mais l’AEN a poursuivi les campagnes d’immersion jusqu’à un moratoire signé en 1983, sur un seul site au large du golfe de Gascogne, utilisé par la Belgique, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Suisse.

    A 15 km des côtes françaises
    La France n’a jamais déversé ses déchets nucléaires dans la Manche. En revanche, avant que l’AEN n’encadre les opérations (de 1949 à 1966), le Royaume-Uni, et la Belgique dans une moindre mesure, ont immergé leurs déchets dans la fosse des Casquets, à 15 km seulement au nord-ouest des côtes françaises du Cap de La Hague.

    Mururoa
    La France a également utilisé deux sites du Pacifique, à proximité de l’atoll de Mururoa où elle effectuait des essais nucléaires militaires, pour immerger des déchets par plus de 2.000 m de fond. Ces déchets, conditionnés ou non, ont été coulés entre 1972 et 1982 et représentaient au total quelque 2.500 tonnes, pour environ 70 milliards de becquerels.

  • Les banques et l’archipel de la cupidité

    LE CERCLE. Les banques sont, une fois de plus, prises dans une tourmente médiatique et des tourments judiciaires notamment par le biais de ce que l’on nomme l’affaire Barclays au sein de la City.

     

    Autant le dire tout de suite, les choses sont simples – pour nous – au plan du ressenti humain. Quand nous pensons au courage des pilotes de la R.A.F en 1940 opportunément vanté par Winston Churchill, nous sommes résolument anglophiles. Quand nous commençons à cerner ce qui semble s’être passé à la City depuis plusieurs mois, nous sommes pris d’une anglophobie strictement définie à une petite et puissante aire géographique, celle de l’archipel de la cupidité que ses actions parfaitement répréhensibles parcourent et délimitent.

    Archipel géographique, car toute la City ne saurait être touchée. Archipel de la cupidité, car seule l’envie d’être « greedy » peut expliquer des comportements aussi grossièrement fautifs. Rentrons donc dans l’horlogerie de la perversité de certains financiers qui portent beau, mais n’ont pas de concordance entre la qualité de leurs costumes et l’étroitesse de leurs âmes.

    Pour aller droit au but tel un footballeur espagnol : il y a eu fraude sur le Libor qui est le « London Interbank Offered Rate », c’est à dire le taux du marché monétaire à Londres. Ce qui est important – et devient la clef de la question – c’est que le Libor est une moyenne déterminée entre les taux du marché bancaire (toujours à Londres) à une certaine maturité et telle ou telle devise (Livre, Euro ou Dollar).

    Plus concrètement, les banques de la City sont consultées chaque jour par la BBA (British Banking Association) qui prend note des taux maximums que les banques acceptent de souscrire lorsqu’elles empruntent et des taux minimums que les mêmes banques sont prêtes à concéder à leurs clients. La BBA joue alors le rôle d’une sorte de chambre de compensation chère à l’économiste Léon Walras et fournit la valeur et la tendance des taux d’intérêt.

    Comme le lecteur averti l’aura pressenti voire deviné, il y a eu entente entre plusieurs grandes banques pour faire évoluer le Libor dans un sens qui leur était favorable. Trois épiciers et une supérette au coin de votre rue peuvent aussi se mettre d’accord pour un bricolage défavorable aux consommateurs. Jusque-là, rien de nouveau en économie. Sauf que dans le cas du Libor, l’archipel de la cupidité a généré une fraude de la taille d’un bloc de continent, car le Libor est le taux retenu pour des millions de transactions.

    Un chiffre : un chiffre doit être cité. Il se suffit à lui-même. Il y a un consensus de place pour considérer que le Libor sert de support à 350 000 milliards de dollars (trois cent cinquante mille milliards) de transaction. On imagine une fraude ne portant que sur 3 % des transactions viciées à hauteur de 5 % : à vos calculettes, amis de la finance dérégulée comme le Professeur Jean-Jacques Rosa et autres Alain Madelin.

    Concrètement, où en sommes-nous ?

    L’archipel de la cupidité ayant été démasqué, quelques personnes sont démises de leurs fonctions tel l’emblématique Président de la Barclays. Pendant ce temps-là, les Établissements bancaires toujours subtils négocient – derrière d’épaisses portes capitonnées – l’abandon des poursuites judiciaires moyennant le paiement d’amendes records. Le chiffre de 360 millions d’Euros est avancé pour la Barclays, de 190 millions d’Euros pour la Royal Bank of Scotland, et le chiffre est secret pour UBS, HSBC, etc.

    Il y a plusieurs années, le Conseil de la Concurrence avait, en France, infligé des amendes importantes aux cimentiers et aux lessiviers pour ententes : le seul défaut de raisonnement, c’est que le préjudice est reconstitué, recalculé et jamais déterminé de manière quasi certaine. Et si la Barclays avait réussi à engranger 3 milliards d’Euros depuis le temps que cette danse malsaine sur le Libor durait, cela veut dire qu’elle aurait à régler 12 % de son « erreur ». On voit bien qu’il y a question et la proportionnalité des amendes rapportée aux montants probables des fraudes interpelle la raison.

    De manière fort britannique et lucide, le Gouverneur de la Banque d’Angleterre s’insurge contre « la tromperie comme moyen de faire de l’argent ». L’assistante d’une banque payée 1 400 euros nets partage sûrement son point de vue et attend le futur séminaire des cadres où la question de la « fierté d’appartenance à la firme » sera traitée par un consultant assez bien rémunéré. « See what I mean ».

    Nous l’avons déjà énoncé : l’archipel de la cupidité est un foyer de grave démotivation des travailleurs, de repoussoir pour les clients et de risque pour la confiance interbancaire dont le Libor est le taux phare.
    Mais dans cette crise bancaire qui s’étire depuis 2008, il y a toujours un moment un rien pathétique : la City, connue pour son grand libéralisme, vient de demander plus de régulation et vient – par l’intermédiaire de l’Association des banques britanniques – de suggérer au Gouvernement de superviser la fixation du Libor. Au plan méso-économique, cela prouve que les firmes transnationales peuvent se jouer des régulations et fausser le thermomètre cardinal de la finance mondiale. Insoutenable.

    Au plan macro-économique, cela suppose une révision de plein de données quantifiées fondées sur des analyses Libor qui sont désormais entachées d’erreurs de conception : vaste programme pour les quantitativistes. Au plan micro-économique, si nous étions au board de Coca-Cola et que nous avions emprunté sur base Libor plus alpha, nous aurions des petites questions de confiance à poser à nos amis cupides.

    Suez, Panama, Stavisky, La garantie foncière, etc. : tous les temps ont été peuplés de scandales. En revanche, dans le contexte d’un système où c’est précisément la dynamique interbancaire qui a fait défaut en 2008 suite à la faillite de Lehman Brothers, n’était-il pas très hasardeux de tricoter avec l’authenticité du Libor même par cupidité ?

    « La valeur ou l’importance d’un homme, c’est comme pour tout autre objet, son prix, c’est-à-dire ce qu’on donnerait pour disposer de son pouvoir : aussi n’est-ce pas une grandeur absolue, mais quelque chose qui dépend du besoin et du jugement d’autrui », (Hobbes, in Léviathan).

    Les grands banquiers de Londres avaient beaucoup de pouvoir et étaient des gens enviés en valeur absolue. Les banques vont absorber ce choc et le monde a besoin d’elles ce qui rend un rien fataliste. En revanche, pour certains le jugement d’autrui cher à Hobbes va s’exercer : l’archipel de la cupidité vient de les transformer en fucacées desséchées, car loin de la marée. C’est ainsi, l’argent change de cheval quand celui-ci n’a plus le talent requis et gageons que les arrangements en cours entre les autorités et les banques vont faciliter de nouvelles brillantes carrières : puissent-elles avoir au revers de leurs vestes impeccables brodé le mot vertu.

    Pour conclure, ces récents évènements sont moins festifs que les 60 ans de règne de la Reine et interpelle les travaux de centaines de personnes : ceux chargés de l’anticipation des crises à travers l’analyse des statistiques.

    Pour ne citer que les plus grandes institutions, le FMI a lancé depuis quelques années un programme « Data link » et tend à développer un groupe qui réunit les grandes agences statistiques des principaux pays. Plus compromise par des affaires de type Barclays, la BRI (Banque des Règlements internationaux) collecte des données à partir des bilans consolidés des Établissements. On mesure ici les limites de l’approche bilancielle si les conditions d’obtention du produit net bancaire sont frauduleuses.

    Des efforts sont en cours pour ce qui a trait à l’exposition des banques aux risques-devises et aux produits dérivés simples, mais une large indétermination subsiste concernant les dettes complexes : autrement dit, les engagements hors bilan, les contrats d’échange sur le risque de défaut (CDS), les produits structurés du type obligations adossés à des emprunts (CDO), etc.

    La capacité des décideurs publics et des Régulateurs d’anticiper l’onde de choc exacte d’un point de crise (black spot) est encore très en deçà des besoins : pour schématiser, le seuil de déclenchement des alarmes incendie n’est pas véritablement à un niveau qualifiable de satisfaisant. Quant à la prévention, elle relève – en pratique – de l’illusion tant les crises successives ont montré que l’archipel de la cupidité était un animal dangereux par la toxicité des phénomènes qu’il induit.

    Dans un monde économique où il est avéré que les anticipations rationnelles et les asymétries d’information sont deux notions qui sont objectivement pertinentes, l’affaire de la Barclays et de la City nous plonge vers une zone de risques du fait de banquiers qui ne veulent jamais croire que le panneau sens interdit de nos villes peut avoir un sens en finance.

    Finalement, à ces banquiers, certainement admirateurs de la Suisse qui fête Rousseau en ce moment (pour son 300e anniversaire), on a juste envie de leur faire écrire à l’infini une des phrases de ce beau philosophe : « l’argent qu’on possède est l’instrument de la liberté ; celui qu’on pourchasse est celui de la servitude ». J.J Rousseau, in Confessions.

     

    Source : http://lecercle.lesechos.fr/entreprises-marches/finance-marches/banques-assurances/221149342/banques-et-larchipel-cupidite

     

    Lire aussi : http://lecercle.lesechos.fr/entreprises-marches/finance-marches/finances/221149593/libor-ilot-pertes-ocean-profits

  • ALLEZ LES GRECS ! ALLEZ LES GRECS !

    Ne vous laissez pas faire, demandez des comptes à votre ancien gouvernement « Nouvelle Démocratie » qui a maquillé les comptes de votre pays avec l’aide Goldman Sachs dont Mario DRAGHI, actuel président de la Banque Centrale Européenne, était le vice-président pour l’Europe.

    Demandez pourquoi les banques privées en Europe ont eu le droit à plus de 5 500 milliards d’euros d’avantages (prêts à faibles taux, échanges, garanties, rachats, …) depuis la crise financière de 2008 et continuent à stocker les euros dont elles disposent dans les coffres de la BCE.

    Demandez pourquoi vous représentez un risque « systémique » alors que votre PIB ne représente que 2% du PIB de la zone Euro, et avec seulement 350 milliards de dettes (avant le fameux « haircut ») alors que la BCE peut en trouver plus de 3 fois plus en 2 mois pour prêter 1000 milliards d’euros aux banques à travers les 2 LTRO.

    Demandez pourquoi l’UE n’a pas pris vos entreprises publique avec leurs rendements comme garantie contre un vrai plan de relance (le plan secret « Eureka ») pour faire fermer leurs grandes gueules aux agences de notations US qui en savent apparemment plus sur les finances des états de l’Europe que l’Europe elle-même.

    Demandez pourquoi à la place on veut brader vos services publics en les vendant à bas prix à des vampires étrangers, à commencer par les banques anglo-saxones.

    Demandez à la BCE, à l’UE, à l’Eurogroupe, au Conseil européen, au FESF, … comment ils ont pu laisser vos taux d’intérêts à 10 ans passer les 30%, et vos taux d’intérêts à 1 passer les 1 500%…

    Demandez pourquoi on vous a refusé à la derniè minute un référendum pour pousser votre 1er ministre à la porte lors du G20 de Cannes.

    Demandez pourquoi on vous a imposé un gouvernement, sans élections, dirigé par Papademos, ex-vice président de la BCE au moment du maquillage de vos comptes !

    Demandez pourquoi on vous impose tant de contraintes alors que les banques privées se voient octroyer des centaines de milliards dans l’espoir qu’elles financeront l’économie.

    Demandez que soit faite toute la lumière sur le plan de restructuration de votre dette avec un audit citoyen comme ce fut fait en Bolivie ou dans d’autres pays !

    Demandez si les dettes abandonnées par les banques n’ont pas été remplacées par des créances encore plus avantageuses, et garanties de surcroît (lire à ce sujet la façon dont le candidat républicain à l’élection américaine spécule contre vous)

    Demandez comment après des années de pseudo régulation, supervision, un problème BANKIA peut passer de « stress test OK  » à 23 milliards à trouver puis 40 et peut-être 100.

    Demandez aux médias comment ils ont pu laisser croire au reste du monde que les bas salaires grecs (qui supportent l’imposition à la source) pouvaient permettre une évasion fiscale massive vers la Suisse alors que c’est là le résultat des agissements d’une minorité très riche (dont les armateurs, les banquiers, etc, cf

    Nous sommes avec vous même si une minorité a sali votre honneur.

     

    Demandez des comptes, c’est votre droit.

     

    Source : http://www.boursorama.com/forum-cac-40-allez-les-grecs-allez-les-grecs-418304542-1

  • Comment les milliards européens profitent aux riches Grecs expatriés

    L’aide européenne aurait sauvé la deuxième banque de Grèce, l'EFG-Eurobank, qui appartient à Spiros Latsis, résident de Bellevue.

    Le résident de Bellevue Spiros Latsis aurait bénéficié des milliards européens versés en début de semaine dans le cadre du plan de sauvetage des instituts financiers grecs, affirme le Tages-Anzeiger. Selon le quotidien zurichois, l’EFG-Eurobank aurait reçu 4,2 milliards d’euros de l’Union européenne. Or cette institution, la deuxième banque la plus importante de Grèce, appartient à la plus grosse fortune de ce pays, celle de la famille Latsis, bien implantée sur sol genevois.

    Outre la banque, celle-ci possèderait une compagnie maritime, une société immobilière, des parts dans une société pétrolière, et des biens immobiliers dans le monde entier. Sa fortune est estimée à 4 milliards de francs suisses, selon le magazine alémanique Bilanz.

    Le journal zurichois, qui revient sur l’histoire de la famille Latsis à Genève, la manière dont ses membres ont érigé leur fortune et leurs relations avec les puissants de ce monde, estime que l’EFG-Eurobank n’aurait pas pu survivre à la crise sans l’aide de l’Europe. Selon le Tages-Anzeiger, l’institut financier serait engagé à hauteur de 12 milliards d’euros dans la dette de l’Etat grec, tandis qu’une somme de 48 milliards constituerait l’argent dû par ses débiteurs privés. Or la FINMA, l’autorité suisse de surveillance des marchés financiers, n’a désormais plus grande influence sur la banque, puisque celle-ci a transféré en 2010 son siège au Luxembourg.

     

    Source : http://www.tdg.ch/economie/argentfinances/milliards-europeens-profitent-riches-grecs-expatries/story/20187159

  • Elle est trop grosse pour faire faillite sans risque de faire sauter le système mondial

    L’optimisme des dirigeants de Bankia n’a pas convaincu les marchés. L’action de la quatrième banque espagnole, qui a demandé vendredi une aide publique record, chutait de près de 27% à la reprise de sa cotation, lundi matin à la Bourse de Madrid. Carrément bloqué pendant 20 minutes après l’ouverture du marché en raison d’un trop grand volume d’ordres de vente, le titre a terminé la journée en recul de -13,38%. Europe1.fr établit le diagnostic d’un géant de la finance ibérique en état critique.

    De combien d’argent exactement a besoin la banque ? Bankia a demandé vendredi à l’Etat espagnol une aide de 19 milliards d’euros. Mais la banque, nationalisée le 9 mai dernier, avait déjà reçu des pouvoirs publics la garantie d’un versement de 4,5 milliards. L’État espagnol va donc devoir trouver au total 23,5 milliards d’euros pour venir à son secours.

    Il s’agit du plus gros sauvetage bancaire de l’histoire de l’Espagne. « C’est un chiffre astronomique qui s’approche de ce que dépense annuellement l’Etat en éducation, en intérêts de la dette ou en allocations chômage », s’inquiétait un édito daté de samedi du quotidien espagnol El Mundo.

    Pourquoi Bankia a-t-elle besoin de cet argent ? La banque souffre notamment de sa trop forte exposition au marché immobilier espagnol, qui s’est effondré depuis la crise de 2008. « Les 19 milliards serviront justement à assainir le portefeuille immobilier et l’ensemble des crédits, ainsi qu’à la révision de la valeur des actifs immobiliers et des participations industrielles du groupe, décrypte La Tribune. La banque a revu ses comptes de 2011 dont la première version n’avait pas été ratifiée par son auditeur. La différence est abyssale : de 309 millions d’euros de bénéfice (annoncé), Bankia a reconnu avoir en fait enregistré des pertes de 2,9 milliards d’euros. »

    Comment l’Etat espagnol va-t-il trouver l’argent ? La tâche paraît impossible pour l’Espagne seule. Le pays possède déjà un instrument de recapitalisation des banques, à savoir le Frob créé en 2009. Mais celui-ci n’a plus que 4 à 5 milliards d’euros de liquidités, selon le ministère espagnol de l’Economie. « Il peut certes s’endetter jusqu’à 90 milliards d’euros avec la garantie de l’Etat mais les conditions de marché rendent cette option très délicate. Pour s’endetter sur 10 ans, l’Espagne doit actuellement s’acquitter d’un taux d’intérêt dépassant les 6% », précise à ce sujet le journal Les Echos.

    Le pays songerait également à injecter les 19 milliards sous forme de dette publique.  » Cette solution aurait l’avantage de ne pas nécessiter d’émission sur les marchés, mais l’inconvénient de diminuer la confiance des investisseurs envers le Trésor espagnol, analyse le quotidien économique. Tout dépendra de l’évolution de la prime de risque (le surcoût que doit payer l’Espagne pour s’endetter par rapport à l’Allemagne) d’ici à l’injection de capital, qui doit se faire en juillet. »

    Mais le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a reconnu lundi que, pour le pays, « il était très difficile de se financer avec la tension actuelle des marchés ».La question est d’autant plus compliquée que l’Espagne a déjà prévu de renflouer les caisses de trois autres banques, à auteur de 30 milliards d’euros : CatalunyaCaixa, NovacaixaGalicia et Banco de Valencia.

    Selon El Mundo, le gouvernement étudierait la question de faire appel à une aide extérieure, comme celle du Fonds européen de stabilité financière (FESF) ou du FMI. Une information pour le moment démentie par l’exécutif ibérique.

    Y a-t-il un risque pour la France ? Bankia est une banque systémique : elle est donc financièrement liée aux autres banques de la planète. « Elle est trop grosse pour faire faillite sans risque de faire sauter le système mondial », assure au JDD Philippe Dessertine, directeur de l’Institut de haute finance. Ce dernier craint, avec la crise Grecque et le cas Bankia, que les bourses ne cessent de tomber, et que les actionnaires des banques continuent de perdre de l’argent. Il redoute également un gel de la circulation de liquidités en Europe.

    « En revanche, les clients des banques, ceux qui disposent de comptes courants ou de comptes d’épargne, n’ont pas à craindre pour leurs dépôts, se veut-il rassurant. Ils sont garantis à hauteur de 100.000 euros et en cas de tsunami financier, l’État apportera sa garantie aux particuliers. »

    Source : http://www.europe1.fr/Economie/Bankia-un-geant-espagnol-dans-le-rouge-1103539/

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