• Un truc que je ne savais pas à propos de la dette de sarkozy

    Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi 4 juillet sa démission du Conseil constitutionnel.

    • le candidat emprunte, en son nom propre, une somme équivalente, et plusieurs mois après l’élection, il peut rembourser ses banquiers grâce au chèque reçu de l’Etat : Nicolas Sarkozy avait ainsi emprunté 10,6 millions d’euros ;
    • si le candidat ne reçoit pas ce chèque de l’Etat, c’est en théorie à lui de rembourser personnellement les banques ;
    • dans la pratique, c’est le parti qui se charge de ce remboursement – et voilà pourquoi l’UMP va perdre près de onze millions d’euros…

    Cela intéressera peut-être ceux qui pense faire un dont à l’UMP …. ( Surtout qu’il aurais pu donner un peu lui aussi )

     

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  • Le parlement grec annule le droit à l’enseignement gratuit

    Jeudi 28 mars, le parlement grec a adopté une loi, nommée Plan Athéna, qui vise à démolir l’enseignement supérieur gratuit et fourni par l’Etat. La loi a été passée de force en violation flagrante de la constitution grecque qui ne permet pas l’abolition des universités.

    La loi a été adoptée avec 148 voix pour et 125 contre. Les députés de la Gauche démocratique, le plus petit des trois partis formant la coalition dirigeante qui comprend aussi le parti conservateur Nouvelle Démocratie et le PASOK social-démocrate, ont voté contre ces mesures. Leur démarche était entièrement fondée sur le fait qu’un soutien à cette loi aurait risqué de mettre en cause leur possibilité à servir de caution de « gauche » à la stratégie d’austérité du gouvernement.

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    Athéna a pour conséquence la fermeture immédiate de quatre universités (soit dix pour cent des 40 restant). Il s’agit de l’université de Grèce-centrale, l’université de Grèce-occidentale, l’université internationale hellénique et l’université de Macédoine-Occidentale.

    Environ 20 pour cent des instituts supérieurs d’enseignement technologique de Grèce seront également abolis et un certain nombre d’autres fusionneront pour devenir des facultés privatisés. Actuellement, il existe un nombre total de 534 départements comprenant 289 départements universitaires et 245 départements d’instituts supérieurs d’enseignement technologique. Un total de 129 universités (AEI) et d’instituts supérieurs d’enseignement technologique (TEI) seront fermés immédiatement et 26 autres départements disparaîtront progressivement.

    Depuis que le Plan Athéna – qui porte cyniquement le nom de la déesse grecque de la sagesse – a été pour la première fois annoncé en janvier, des dizaines de milliers d’étudiants et de jeunes ont protesté pour empêcher son adoption.

    Au moment de son passage, plus de 5.000 étudiants, dont certains venant des facultés de Patras et d’autres villes, protestaient devant le parlement d’Athènes. Après s’être rassemblée devant l’université d’Athènes, la manifestation s’est rendue sur la place principale Syntagma via la Place Oamonia et la rue Stadiou. En dépit d’une forte présence policière et du recours aux gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants, de nombreux étudiants sont restés dans les parages. Les étudiants ont incendié un drapeau de l’Union européenne pour protester contre le programme d’austérité appliqué en son nom.

    Un manifestants a dit à PressTV, en insistant sur le caractère dictatorial de la nouvelle loi, « Aujourd’hui, ils ont adopté une loi sans précédent qui permettra au ministre de l’Education d’imposer une loi sur les restrictions et les réductions des dépenses sans que le parlement ait à voter. Sa seule signature suffira pour cela. Mais, nous le l’accepterons pas. Ils gèrent notre avenir et ils verront que nous sommes contre eux. »

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    D’autres manifestations ont eu lieu le même jour dans la deuxième ville de Grèce, Thessalonique, et auxquelles des étudiants venant de la ville de Serres ont également participé. Une manifestation s’est aussi déroulée à Larissa, la plus grande ville et capitale de la région de Thessaly.

    Les protestations des étudiants ont été provoquées par un chômage systémique des jeunes qui atteint maintenant presque 60 pour cent. De nombreux étudiants ont fait référence à la mort de deux étudiants de l’université de Larissa, suite à une intoxication au monoxyde de carbone début mars, comme symbole des terribles conditions auxquelles ils sont confrontés. Tous deux essayaient de chauffer leur logement à l’aide d’un poêle de fortune lorsqu’ils ont lentement perdu connaissance. Trois autres étudiants présents dans la maison ont été hospitalisés et deux d’entre eux sont dans le coma entre la vie et la mort.

    Sur 63 villes à l’échelle nationale, Athéna en laissera 12 sans établissement d’enseignement supérieur, sans faculté ni école. L’on estime que plus de 20.000 étudiants seront contraints d’abandonner leurs études ou de déménager dans une autre ville. Le personnel enseignant et les employés des facultés seront licenciés.

    Alors que les cours sont réduits à un minimum et que seuls ceux jugés rentables pourront survivre, les réductions auront un sérieux impact sur les diplômés du secondaire qui souhaitent faire des études supérieures. L’on évalue que pour cette seule année universitaire, le nombre des candidats admissibles à l’université a chuté de 77.000 l’année dernière à 55.000 cette année.

    L’université de Macédoine occidentale en est un exemple et elle sera supprimée en tant qu’établissement autonome. Cinq de ses six départements (dont quatre se trouvent dans la ville de Florina et deux à Kozani) relèveront de l’université Aristote de Thessalonique et de l’université de Macédoine, et un département sera supprimée.

    Les coupes faites à l’institut d’enseignement technologique de Macédoine occidentale sont bien plus profondes sous le plan Athéna qu’initialement prévues : seuls neuf des 20 vingt départements de l’établissement resteront, contre 13 prévus à l’origine.

    En faisant passer de force Athéna, l’élite dirigeante grecque est en train de démanteler le système éducatif en créant les conditions pour une reprise par le privé de l’enseignement, en violation flagrante de la constitution grecque.

    Le droit à l’enseignement gratuit a pour la première fois été ancré dans la constitution après la chute de la junte militaire en 1974. En 1975, l’article 16 devenait partie intégrante de la constitution en stipulant « Tous les Grecs ont droit à l’enseignement gratuit à tous les niveaux des établissements d’enseignement de l’Etat. » Il poursuit, « L’enseignement au niveau des universités sera exclusivement fourni par des établissements qui sont des personnes morales autonomes de droit public. »

    Le point 16:8 de la constitution dit, « La mise en place d’établissements de niveau universitaire par des personnes privées est interdite. » Alors que la constitution permet la « fusion ou le fractionnement d’établissements de niveau universitaire, » elle ne permet par leur abolition comme le dicte le plan Athéna.

    Dans le cadre d’Athéna, il sera plus facile à des entreprises privées d’investir dans les facultés et de nommer le personnel de leur choix, en introduisant ainsi le parrainage privé dans les services éducatifs. Les établissements seront obligés de rechercher un parrainage privé et de lier de plus en plus leurs programmes d’enseignement aux exigences du marché. Athena a pour objectif de promouvoir les facultés qui se spécialisent en économie et en affaires tandis que les autres départements seront laissés à l’abandon.

    Le plan Athéna est le point culminant d’une attaque massive contre l’enseignement public, exigée par l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire International conformément aux termes des prêts de 240 milliards d’euros accordés à la Grèce. En août dernier, le ministre de l’Education, Constantinos Arvanitopoulos, avait dit, « Il est impossible pour un pays de 11 millions d’habitants de s’offrir le luxe d’une quarantaine d’universités alors que d’autres pays, comme Israël, n’en ont que sept ou huit. »

    Ces dernières années, les universitaires ont connu des réductions de salaire de plus de 50 pour et les budgets de nombreux établissement ont aussi été réduit plus que de moitié. Les professeurs ont aussi manifesté dernièrement par milliers aux côtés des universitaires et des élèves contre les réductions dans le primaire et le secondaire.

    Le niveau des coupes est tel dans le budget de l’éducation qu’une grande partie de l’infrastructure scolaire a été détruite. Partout dans le pays durant les mois d’hiver, des centaines d’établissements scolaires ont été obligés de fonctionner sans fuel de chauffage, sans ordinateurs et avec des manuels scolaires en nombre insuffisant.

    (Article original paru le 2 avril 2013)

  • L’initiative en faveur d’un revenu de base pour tous se concrétise

    Le peuple pourrait voter sur l’instauration d’un revenu de base de 2500 francs mensuels assuré à tout le monde.

    Près de 70'000 signatures ont été récoltées pour un revenu de base pour tous.

     

    Neuf mois après le lancement de l’initiative populaire, le comité a récolté plus de 70’000 signatures. Il espère déposer les 100’000 paraphes nécessaires en avril, six mois avant le délai.

    Les dernières signatures sont en général plus difficiles à récolter que les premières, a déclaré Daniel Straub, du comité d’initiative, lundi devant les médias à Berne. Mais dans ce cas précis, l’enthousiasme ne cesse de croître, a-t-il assuré. Les initiants, dont fait partie l’ancien vice-chancelier de la Confédération Oswald Sigg, s’en réjouissent d’autant plus qu’aucun parti ou grande organisation ne soutient leur idée.

    L’initiative «pour un revenu de base inconditionnel» demande que chaque personne, active ou non, vivant légalement en Suisse touche une certaine somme. Le montant et son financement devront être fixés dans la loi, par le Parlement. Les initiants mentionnent toutefois 2500 francs par mois pour les adultes et 625 francs pour les moins de 18 ans.

    L’idée d’un revenu de base a déjà été lancée à plusieurs reprises, mais sans succès. A gauche, des voix ont critiqué un système trop compliqué et des menaces sur les salaires. Les syndicats et la Jeunesse socialiste préfèrent des textes plus précis. L’USS a fait aboutir une initiative qui demande au moins 4000 francs par mois pour 42 heures de travail hebdomadaires. Le peuple se prononcera aussi sur l’initiative 1:12 de la Jeunesse socialiste, qui exige pour sa part que le salaire d’un patron soit limité à douze fois celui de l’employé le moins bien payé. (ats/Newsnet)

     

    http://www.lematin.ch/suisse/L-initiative-en-faveur-dun-revenu-de-base-pour-tous-se-concretise/story/22262777

  • L’Allemagne autorise le cannabis médical : où en sont les autres ?

    LA RÉCENTE DÉCISION du ministre de la santé allemand, Philipp Rösler—sur proposition du Parti Libéral-Démocrate ( http://minu.me/77sl ) , le FDP—d’autoriser l’usage du cannabis à des fins médicales ( http://minu.me/77sm ), montre que les politiques de santé publique continuent à évoluer dans de nombreux pays européens.

    Au chapitre des avancées : les essais cliniques des médicaments issus du cannabis, qu’ils soient de synthèse—Dronabinol et Nabilone, commercialisés respectivement sous le nom de Marinol et Cesamet—ou extrait naturellement par la compagnie britannique GW Pharmaceuticals et commercialisé sous le nom de Sativex, mènent à leur adoption progressive en Europe aussi bien qu’en Amérique du Nord.

    Encore plus remarquable, le cannabis médical sous sa forme naturelle, florale, est également de plus en plus accepté. Le cout relativement faible du cannabis floral comparé aux alternatives de l’industrie pharmaceutique semble éveiller l’intérêt de certains pays développés, ou les dépenses de santé causent fréquemment des problèmes budgétaires, à quoi s’ajoute la crise économique.

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