• Ayrault reconnaît que le traité européen n’a “pas été renégocié”

    Ayrault reconnaît que le traité européen n’a “pas été renégocié”

    Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a reconnu, jeudi soir sur France 2, que d’”un point de vue juridique” le traité européen n’avait pas été renégocié depuis la victoire de François Hollande à l’élection présidentielle en mai.C’est la principale critique des opposants au pacte budgétaire européen (TSCG). Selon eux, François Hollande ne l’a pas renégocié, contrairement à sa promesse de campagne. “S’il a renégocié, il doit nous dire quel mot, quelle virgule a été changée. Ils ne peuvent pas démontrer ce qu’ils disent”, a une nouvelle fois raillé Jean-Luc Mélenchon jeudi dans une interview à 20 minutes.

    Mais jusqu’à présent, François Hollande avait affirmé le contraire. En donnant son feu vert à ce traité fin juin, suite au sommet de Bruxelles, le chef de l’Etat avait jugé avoir rempli son contrat. “Dans la campagne présidentielle, j’avais annoncé que je voulais renégocier ce qui avait été décidé (…) Ce sommet a permis d’aboutir à cette renégociation”, avait alors déclaré le président français.

    Jeudi soir, sur le plateau de Des Paroles et des Actes sur France 2, Jean-Marc Ayrault a en quelque sorte fait marche arrière. “D’un point de vue juridique, si vous prenez la ligne exacte de la phrase qui sera soumise à la ratification”, le traité n’a “pas été renégocié”, a reconnu le Premier ministre. Mais ce n’est pas là le plus important, a-t-il fait valoir, défendant le “paquet européen”. Ce qui compte, “c’est tout ce qui va avec : le paquet croissance, le paquet perspective pour enfin faire que l’Europe ne soit pas seulement une zone de libre-échange, mais qu’elle porte aussi un projet, qu’elle redonne de l’espoir”, a conclu Jean-Marc Ayrault.

    Par ailleurs, ce dernier a indiqué qu’il n’y aurait pas de vote mardi prochain à l’Assemblée nationale sur sa déclaration de politique européenne. “Le vote, c’est le vote sur le traité et c’est le vote sur la loi organique. Il n’y a pas d’autre vote à avoir”, a-t-il affirmé.

    Sources : France2 / JDD / Le Journal du Siècle

  • Comment l’Islande, naguère au bord du gouffre, a pu se rétablir ?

    Poul M. Thomsen

    Poul M. Thomsen

    • Premièrement, une équipe de juristes a été chargé de veiller à ce que les pertes des banques ne soient pas absorbées par le secteur public. En définitive, il a fallu bien sûr que le secteur public intervienne pour faire en sorte que les nouvelles banques disposent de capitaux suffisants, mais il a été mis à l’abri des énormes pertes du secteur privé. C’était un exploit de taille.

    • Deuxièmement, l’objectif unique était à l’origine de stabiliser le taux de change. Nous y sommes parvenus à l’aide de mesures non conventionnelles, le contrôle des mouvements de capitaux notamment.

    Le gouvernement a rapidement marqué le programme de son empreinte. Les autorités étaient déterminées à mettre en œuvre les mesures convenues, mais à leur manière. L’un des objectifs majeurs du gouvernement était de préserver le système de protection sociale islandais, et il y est parvenu. «La coopération dynamique avec le FMI a permis de préserver le modèle social nordique de mon pays», a déclaré récemment le Ministre de l’économie, M. Árni Páll Árnason.

    Voir le communiqué de presse du FMI : http://www.imf.org/external/french/np/blog/2011/102611f.htm

  • A Herstal, les supermarchés doivent donner les invendus aux démunis

    C’est une première à Herstal, en région liégeoise. La Ville a imposé à un grand magasin carrefour d’offrir ses invendus encore consommables aux plus démunis. Cette obligation est inscrite dans le nouveau permis d’environnement qui vient d’être accordé à la grande surface. Herstal l’imposera systématiquement à l’avenir. Son bourgmestre, l’eurodéputé Frédéric Daerden, vient d’interpeller la commission européenne sur la possibilité d’une application au niveau européen et son parti, le PS, a déposé une proposition en ce sens au niveau wallon. Ce qui ravit les associations d’aide aux démunis.

    Des aliments encore consommables qui finissent à la poubelle. Un gaspillage évident. Herstal, commune dirigée par l’eurodéputé Frédéric Daerden, a voulu agir. Le nouveau permis d’environnement accordé au magasin carrefour local lui impose d’offrir ses invendus aux plus démunis.

    « Il y a eu tout un débat par rapport aux aides alimentaires et au budget européen consacré à cela » explique Frédéric Daerden. « Et j’ai été en contact avec les banques alimentaires qui ont insisté sur les besoins importants toujours croissants et sur le manque de moyens dont ils disposaient ».

    L’idée est de généraliser cette mesure

    « Lorsque nous aurons d’autres demandes de renouvellement du permis d’environnement d’autres moyennes ou grandes surfaces, l’idée évidemment est d’imposer la même mesure » poursuit le bourgmestre. « Et je suis agréablement surpris du nombre d’échos positifs et de demandes de renseignements de collègues d’autres villes et communes pour pouvoir transposer cela dans leur commune ».

    Une obligation qui ravit les associations d’aide aux démunis

    Étendre l’obligation d’offrir les invendus aux plus démunis? La banque alimentaire de Liège applaudit évidemment. « Il faudrait que ça fasse tâche d’huile, c’est ce qu’on espère parce qu’on a de moins en moins de marchandises » constate Claude Demelenne, responsable du dépôt de Rocourt. « A Herstal, nous avons deux grosses associations, « La Cordée » et « Espoir et Fraternité » et on déciderait qu’une semaine, une association irait chercher les invendus, et l’autre la semaine suivante ».

    Au total, le dépôt de la banque alimentaire de Liège dessert 86 associations, soit quelque 18.600 démunis.

    Source : http://www.rtbf.be/info/regions/detail_a-herstal-les-supermarches-doivent-donner-les-invendus-aux-demunis?id=7803622

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