• Au meilleur de sa forme, Wall Street risque de chuter

    Alors que la Bourse américaine profite d’une embellie, des nuages noirs pointent déjà à l’horizon. Les avertissements sur résultats et le débat sur le «fiscal cliff» n’augurent rien de bon.

    Les prévisions décevantes des résultats d’entreprises et les perspectives politiques américaines pourraient plomber Wall Street.


    Les prévisions décevantes des résultats d’entreprises et les perspectives politiques américaines pourraient plomber Wall Street.
    Image: AFP

    Temps maussade pour les entreprises

    Ces dernières semaines, les sociétés ont aligné les avertissements sur résultats. Caterpillar a revu ses perspectives à moyen terme, tandis que Hewlett-Packard a vu son action chuter à l’annonce de ses prévisions pessimistes. Considérés comme des «baromètres de l’économie», les groupes de messagerie FedEx et UPS ont aussi anticipé une baisse significative de leurs résultats.

    La société d’investissement et de recherche Aurel BCG note que 103 entreprises ont revu leurs prévisions, dont 80% à la baisse. «Il est probable que Wall Street soit freiné par la saison des résultats, mais je n’imagine pas une correction massive, les investisseurs étant bien conscients que la saison sera difficile», analyse un économiste chez Aurel BCG cité par Les Échos. Les sources d’incertitudes majeures demeurent l’Europe et la Chine, et notamment pour les secteurs industriels, bancaires et technologiques.

    La menace du «fiscal cliff»

    Autre problématique de taille, le «fiscal cliff», soit le «mur budgétaire» dans son interprétation française. Cette image illustre l’entrée en vigueur dès début 2013 aux États-Unis d’une fiscalité alourdie et de coupes draconiennes dans les dépenses publiques.

    Considérée comme une menace directe, cette situation budgétaire constitue la première préoccupation des investisseurs internationaux selon un sondage de Bank of America – Merrill Lynch. Certains experts affirment que le mur budgétaire «pourrait projeter l’économie américaine en récession».

    D’autres sont certains que le pire sera évité. «Les dirigeants d’entreprise américains que nous rencontrons n’ont pas changé leurs prévisions. Beaucoup de gens pensent qu’un accord sera trouvé entre démocrates et républicains d’ici à la fin de l’année pour limiter l’effet du « fiscal cliff »», indique aux Échos Christophe Foliot, directeur de la gestion actions internationales d’Edmond de Rothschild AM.

    (Newsnet)

    Source : http://www.lematin.ch/economie/meilleur-forme-wall-street-risque-chuter/story/21558896?track

  • Le FMI félicite l’Islande pour son bras d’honneur aux banquiers

    Toute honte bue, l’économiste en charge de l’Islande au FMI admet que les insulaires ont fait le bon choix en refusant d’appliquer les cures d’austérité habituellement prescrites par les équipes de Christine Lagarde…

     

    Décodé, le style télégraphique du titre de l’article du 13 août de businessweek.com est éloquent : « Le FMI déclare que le plan de sauvetage à la manière Islandaise fournit des leçons pour les temps de crise ».

     

    L’article fait référence à l’interview récemment accordée à Bloomberg par la charmante Daria Zakharova, chef de la mission économique en charge de l’Islande au sein du FMI, qui tire les enseignements du « surprenant et puissant rétablissement » de sa « protégée ».

     

    Maniant une langue de bois bien compréhensible compte tenu du contexte déjà évoqué par Bakchich à 2 reprises, Zakharova a bien sûr omis de rappeler à son interlocuteur, le sort un brin expéditif réservé par les autorités locales, aux banksters locaux à l’origine du naufrage du pays.

     

    Au lieu d’évoquer explicitement le refus islandais de protéger les créanciers de ses banques, sujet forcément touchy pour un fonctionnaire international,  elle s’est bornée à souligner « que l’Islande a fait des progrès considérables depuis la crise. Nous avons des perspectives très positives en matière de croissance, particulièrement pour cette année et l’année prochaine puisqu’elle nous paraît reposer sur une base large et solide ».

     

    C’est vrai qu’avec un taux de croissance de 2,4% attendu cette année, le pays va faire des jaloux au sein de la zone Euro où l’on espère, en serrant les fesses, que la décroissance n’excédera pas 0,3% pour la même période. De notre côté on compte beaucoup sur la prime de rentrée scolaire et ses effets forcément multiplicateurs sur la croissance tricolore…

    La suite ici : http://www.bakchich.info/international/2012/08/27/le-fmi-felicite-lislande-pour-son-bras-dhonneur-aux-banquiers-61619

     

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