• Nouvelle fusillade aux Etats-Unis: 4 morts

    Quatre personnes ont été tuées et plusieurs policiers blessés dans une fusillade en Pennsylvanie vendredi, une semaine jour pour jour après la tuerie de l’école de Sandy Hook.

    Les tirs «provenaient d’une large zone» près de Geeseytown, dans une partie reculée de cet Etat de l’est des Etats-Unis, a précisé Diane Meling, porte-parole de l’agence de gestion des crises du comté de Blair.

    «Quatre personnes ont été tuées. Parmi les quatre victimes, figure le tueur présumé. Plusieurs policiers de Pennsylvanie ont également été blessés, pas grièvement à ce que je sache», a-t-elle ajouté.

    «La police de Pennsylvanie a neutralisé le tueur à Frankstown Township, dans le comté de Blair. Les habitants et les visiteurs ne sont donc plus menacés», a-t-elle affirmé.Cette fusillade intervient une semaine après la fusillade meurtrière de l’école de Sandy Hook à Newtown, dans le Connecticut (nord-est), qui a fait 26 victimes dont 20 enfants.

    Le tueur Adam Lanza, 20 ans, était armé d’un fusil d’assaut et a ensuite retourné l’arme contre lui.Cette tragédie a relancé le débat aux Etats-Unis sur la réglementation des armes à feu, dont la détention est autorisée par le deuxième amendement de la Constitution.

    Le président américain Barack Obama a appelé le Congrès à voter une loi interdisant notamment les fusils d’assaut. Mais le puissant lobby des armes, la National Rifle Association (NRA), a estimé vendredi que la seule réponse aux fusillades était de placer un policier armé devant chaque école. (afp/Newsnet)

  • Madrid : Les policiers espagnols ont manifesté contre le gouvernement

    Espagne : Les policiers en colère ont manifesté contre le gouvernement

    Les policiers espagnols se sont rassemblés en masse samedi à Madrid, dans le hurlement des pétards et des sifflets, pour crier leur colère contre les coupes budgétaires et la suppression d’avantages sociaux.

    Casquette bleue sur le crâne, des centaines de policiers se sont rassemblés samedi devant le ministère de l’Intérieur à Madrid, dans le hurlement des pétards et des sifflets, pour crier leur colère contre les coupes budgétaires et la suppression d’avantages sociaux.

    «Les policiers n’en peuvent plus», peut-on lire sur une grande banderole déployée sur le Paseo de la Castellana, la grande avenue du centre de la capitale espagnole, bloquée par cette manifestation qui répond à l’appel des syndicats de policiers. Comme tous les fonctionnaires espagnols, les policiers subissent de plein fouet la politique de rigueur mise en place par le gouvernement de droite de Mariano Rajoy, pour redresser les comptes du pays.

    En 2012, ils sont ainsi privés de la prime de Noël, ce qui équivaut en réalité à une perte de salaire de 7% sur l’année, les salariés espagnols étant payés sur 14 mois.

    «Nous sommes venus exprimer notre indignation sur la façon dont nous traite le gouvernement, pas seulement parce qu’ils nous enlèvent la prime de Nöel, mais aussi parce qu’ils nous suppriment des droits», lance Fran Estacio, un policier de 33 ans venu de Valence, dans l’est de l’Espagne. Parmi ces avantages sociaux, explique-t-il, les six jours de congés supplémentaires auxquels les policiers ont droit chaque année, en plus de leurs vacances, qui seront réduits à trois à partir du 1er janvier.

    Ou bien la réduction du salaire durant les premiers jours d’un congé maladie – de 50% durant les trois premiers jours puis de 25% jusqu’à 20 jours. «Jusqu’à présent», ajoute le policier, «nous ne perdions pas d’argent durant les 90 premiers jours». «Ils doivent reconnaître que nous sommes des fonctionnaires spéciaux. Imaginez un policier avec 39 degrés de fièvre, dans la rue avec son arme».

    «Si tu veux une police, paie-la», réclame une pancarte émergeant de la foule, tandis qu’une autre porte les mots: «Utiliser les policiers pour faire taire les gens, non». Un slogan rappelant les dispositifs policiers parfois imposants déployés lors des manifestations anti-austérité, comme celle attendue samedi autour du Congrès des députés à Madrid.

    «Utiliser les policiers pour faire taire les gens, non»

    Sources : La Tribune de Genève / Le Journal du Siècle

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