• onnousprendspourdescons.com ??

    baroso

    Qui finance le MES  ?

    L’Espagne est censée contribuer à hauteur de 11.9037 %
    L’Italie, à hauteur de 17.9137 %
    Le Portugal à hauteur de 2.5092 %
    La Grèce à hauteur de 2.8167 %
    L’Irlande à hauteur de 1.5922 %
    Chypre, à hauteur de 0.1962 %

    Le total de la contribution des pays les plus malades de l’Europe atteint donc à peu près 37,2%…

    En d’autres termes, le fonds censé sauver l’euro est abondé à auteur de 37,2% par ceux qui doivent être sauvés pour préserver l’ensemble.

    Si ce n’est pas prendre les gens pour des imbéciles, cela y ressemble furieusement.

    Voir l’article en entiers : http://reflets.info/zone-euro-la-semaine-de-tous-les-dangers/

  • Les Chypriotes ont pris leurs banques d’assaut

    Aussitôt l’annonce de l’accord samedi entre la zone euro et le FMI sur un plan de sauvetage d’un maximum de 10 milliards d’euros (12 milliards de francs suisse ) pour Chypre, les habitants se sont rués dans leurs banques.

    photo_1363521593102-5-0-533434

    Craignant la ponction de leurs épargnes, les Chypriotes se sont précipités dans leurs banques. [Petros Karadjias – Keystone]

    Chypre est devenu samedi le cinquième pays de la zone euro à bénéficier d’un plan d’aide international, après la Grèce, l’Irlande, le Portugal, et l’Espagne qui a reçu une aide ciblée de la zone euro pour son secteur bancaire.

    Le montant de l’aide devrait être « de 10 milliards d’euros maximum », a indiqué une source diplomatique, soit bien moins que les 17,5 milliards d’euros évoqués au départ par Nicosie. Ce montant est aussi très inférieur aux centaines de milliards déboursés pour la Grèce et aux dizaines de milliards versés au Portugal, à l’Irlande et au secteur bancaire espagnol.

    Ponction de l’épargne

    Aussitôt connue samedi matin, cette possible ponction de l’épargne des Chypriotes a provoqué des files d’attente devant les distributeurs de billets. Des sociétés mutualistes de crédit ont dû fermer leurs portes pour éviter une ruée aux guichets.

    Avant d’entrer en vigueur, cette taxe doit encore être ratifiée par le parlement. Cela avant la réouverture des banques mardi, lundi étant jour férié à Chypre.

    Des appels à manifester ont été lancés, notamment par le candidat déçu aux élections présidentielles de février, George Lillikas, qui avait fait campagne contre le plan de sauvetage. Ce dernier a appelé à une mobilisation mardi.

    Vers plus de privatisation

    Chypre devrait aussi participer à ce plan via un programme de privatisation qui pourrait concerner son opérateur télécoms. Ces prélèvements devraient rapporter au total 5,8 milliards d’euros, a indiqué le chef de file de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem.

    A ces taxes, s’ajoutent des privatisations et une hausse de l’impôt sur les sociétés qui passera de 10 à 12,5%.

    Taxe exceptionnelle

    Le programme d’assistance financière comprend une taxe exceptionnelle pouvant aller jusqu’à 9,9% sur les dépôts bancaires dans les banques chypriotes, ainsi qu’une retenue à la source sur les intérêts de ces dépôts.

    A noter que le ministre des Finances, Michalis Sarris, doit se rendre lundi à Moscou pour demander une prolongation du délai de remboursement d’un prêt russe de 2,5 milliards d’euros venant à échéance 2016, et discuter de la façon dont la Russie pourrait contribuer au plan de sauvetage.

    Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20130316.OBS2158/chypre-inquietudes-apres-l-annonce-du-plan-de-sauvetage.html?xtor=commentbienvoter.com

  • Comment l’Europe est en train de transformer l’eau du robinet en marchandise en toute discrétion

     Soutenue par des multinationales, la Commission européenne pousse secrètement à la privatisation de l’eau en Europe, affirme le site de la télévision allemande « Monitor ». L’accès à l’eau de qualité est reconnue comme un droit fondamental par l’ONU, mais si ces multinationales parviennent à obtenir ce qu’elles souhaitent, elles pourront se partager un pactole constitué de milliards d’euros.

    La Commission a commencé à promouvoir la privatisation de l’eau pour les pays touchés par la crise et qui ont bénéficié de plans d’urgence, comme la Grèce et le Portugal par exemple. La troïka a parfois imposé cette privatisation, qui est alors expressément prévue dans les contrats qu’elle leur fait signer. En Grèce, les grands aqueducs d’Athènes et de Thessalonique ont été vendus. Pour le consommateur, la privatisation a des conséquences importantes. Au Portugal dans la ville de Pacos de Ferreira où la compagnie des eaux « Aguas de Portugal » a été privatisée, la facture d’eau a augmenté de près de 400% en quelques années, et chaque année, elle continue d’augmenter au rythme de 6%. Mais ce n’est qu’un début, affirme Monitor : la Commission cherche désormais à étendre cette privatisation aux autres pays européens.

    Selon Heide Rühle, une parlementaire allemande européenne qui représente les Verts allemand, l’UE met tout en œuvre pour imposer discrètement la privatisation de l’eau en Allemagne. D’après le commissaire européen Michel Barnier, cependant, la décision de la fourniture de l’eau sera toujours entre les mains des municipalités, et il s’agit simplement de leur donner la possibilité de faire appel à un partenaire privé réglementé pour le bénéfice du consommateur.

    Or, une étude menée par l’Université de Barcelone en 2010 indique que la privatisation de l’eau n’a pas toujours favorisé la baisse des prix, et que dans certains cas, la qualité de l’eau s’est dégradée, parce que les entreprises privées qui ont pour objectif premier de réaliser des bénéfices ont une tendance à moins entretenir et rénover l’infrastructure. Les promesses faites au moment de la privatisation sont rarement tenues.

    Pour les investisseurs, l’eau est devenue une marchandise de premier plan. Le marché de l’eau représente chaque année des centaines de milliards d’euros en Europe, et les grandes multinationales tentent d’obtenir la signature de contrats. Les petites entreprises locales de l’eau ne peuvent pas rivaliser avec les prix de dumping que peuvent offrir les grandes firmes telles que Veolia, RWE, Gelsenwasser et Thames Water. Ces société font du lobbying et elles conseillent les Eurocrates. La Commission européenne est par exemple guidée par un groupe de pilotage qui comprend des représentant des grandes firmes de distribution d’eau.

    Des groupes de défense protestent contre cet état de choses. Ils se réfèrent à des expériences passées comme à Londres, Bordeaux et Berlin, où la qualité de l’eau s’est dégradée suite à la privatisation : tuyaux pourris, contamination de l’eau potable, et ajout de chlore pour maintenir l’hygiène.

    Le 15 mai 2011, un groupement d’associations, dont ATTAC, a ainsi adressé un courrier à la Commission pour manifester son mécontentement et réclamer la fin des mesures visant à privatiser l’eau. Le 26 septembre de cette année, ce courrier recevait une réponse de la part de Gabriele Giudice, le Responsable du bureau de la Grèce pour la Commission des Affaires Economiques et Financières, expliquant que la privatisation permettrait de réduire la dette publique, qu’elle permettrait d’augmenter « l’efficacité des entreprises, et, par extension, la compétitivité de l’économie dans son ensemble, tout en attirant les investissements directs internationaux». Cependant, la Commission n’a pas fourni plus de détails pour étayer ces affirmations.

    L’eau doit elle être un droit fondamental humain ou une mine d’or pour des multinationales ? « Bruxelles a déjà tranché : à l’avenir, l’eau appartiendra plutôt aux firmes multinationales, plutôt qu’à chacun d’entre nous », conclut Monitor.

    http://www.express.be/business/fr/economy/comment-leurope-est-en-train-de-transformer-leau-du-robinet-en-marchandise-en-toute-discretion/183658.htm

  • Qui peut soutenir un seul instant que la Grèce n’a pas formidablement profité de l’euro?

    La vrai question est: pourquoi cet économiste qui s’est tellement trompé depuis des années, comme tant d’autres avec lui (Baverez, Dessertine, Attali…) n’est-t-il jamais mis face à ces nombreuses contradictions et est-t-il toujours massivement invité dans les grands médias?????

    Rappelons que les vrais, les grands économistes, notamment tous les prix Nobel, ont tous expliqué dés les années 1990 qu’imposer un taux de change fixe et le même taux d’intérêt à la Grèce et à l’Allemagne, à la Finlande et au Portugal etc était contraire aux lois de l’économie et que l’euro finirait par exploser, comme toutes les monnaies plurinationales de l’Histoire….

  • Il est urgent de dissoudre la zone euro

    La crise de la zone euro a atteint un point critique. Quelles que soient les solutions envisagées, qu’il s’agisse de la mutualisation de la dette ou des mesures dites « non conventionnelles » que la Banque centrale européenne pourraient prendre, elles ne peuvent apporter de solution durable. A cela une bonne raison : cette crise n’est pas une crise de la dette souveraine mais une crise de compétitivité aggravée par l’effet pervers de l’euro sur la croissance.

    Les différentes mesures prises depuis le début de 2010 ont été globalement inopérantes. Elles n’ont pu éviter que, pays après pays, cette crise s’étende, de la Grèce à l’Irlande, de l’Irlande au Portugal, puis à l’Espagne et à l’Italie. La situation dans la plupart des pays va continuer à se dégrader sous l’effet de la conjonction de politiques mal avisées de déflation compétitives, qui sont l’équivalent des politiques de dévaluation compétitives que l’euro prétendait supprimer. Alors que le chômage recommence à fortement monter en France, il est temps de changer de politique, sinon nous nous imposerons l’équivalent d’une grande dépression par notre propre stupidité.

    DES POLITIQUES INEFFICACES LIÉES À UNE ERREUR DE DIAGNOSTIC

    Les dirigeants européens se sont persuadés que cette crise était liée à l’endettement, qui provoque des problèmes, bien réels, de liquidité. D’où la solution proposée : se désendetter par une virulente cure d’austérité. Mais, les politiques d’austérité provoquent un effondrement des recettes fiscales, visibles dans le cas de la Grèce, de l’Espagne et de l’Italie, qui reproduit le déficit et la dette. Cette crise de la dette n’est que la conséquence directe de la crise de compétitivité interne et externe structurellement issue de l’existence de l’euro.

    Les écarts de compétitivité n’ont cessé de s’accroître ces dernières années. Aujourd’hui, ils imposeraient des baisses instantanées des coûts salariaux de l’ordre de 20 % en France, et nettement plus en Espagne et en Italie, sans même parle de la Grèce et du Portugal. En l’absence d’une telle baisse, les pays concernés sont condamnés à voir se creuser leur déficit commercial et à perdre massivement des pans entiers de leurs activités industrielles. Ils tentent d’y répondre par des subventions aux entreprises qui grèvent lourdement leur budget, et qui dans le cas de la France dépassent les 3 % du PIB.
    Cette crise de compétitivité induit aussi des destructions d’emplois importantes.

    En France, ce sont au minimum 300 000 emplois industriels qui sont menacés d’ici à décembre, à la fois dans les grandes entreprises et les PME-PMI. Au premier semestre de 2013 ce sont encore 200 000 emplois supplémentaires qui devraient être détruits. La situation est bien pire en Espagne (avec 24 % de chômeurs) et l’on s’approche des niveaux espagnols en Grèce et au Portugal. A ces subventions aux entreprises viennent donc s’ajouter les coûts d’indemnisation des travailleurs licenciés. Il ne faut pas chercher plus loin la cause du déficit public et de l’accroissement de la dette.

    Ceci est aggravé par l’anémie les pays de la zone euro depuis l’introduction de la monnaie unique. Le décalage de croissance est net avec les autres pays développés non membres de la zone euro.
    Il faut donc s’attendre à une montée du chômage de 3 % à 4 % au minimum sur un horizon de douze mois. Dans ces conditions, parler de « redressement productif » pour la France est une sinistre fumisterie.

    L’IMPÉRIEUSE NÉCESSITÉ DE BAISSER LES COÛTS SALARIAUX

    Cette baisse des coûts salariaux peut, en théorie, se faire de trois façons. On peut imaginer qu’elle se fasse par l’accroissement des salaires, et de l’inflation, en Allemagne. Mais nous n’avons que peu de prise sur ces paramètres. De plus, pour obtenir rapidement le décalage nécessaire, il faudrait que l’Allemagne accepte sur deux ans des taux annuels d’inflation de 12 %. C’est, évidemment, parfaitement illusoire. De plus, si cette mesure ne règlerait en rien le problème de compétitivité vis-à-vis des pays extérieurs à la zone euro, qu’ils soient européens (Roumanie, République Tchèque, Pologne) ou non-européens.

    Une deuxième solution réside dans la déflation salariale nominale. C’est la logique de ce que proposent tant le gouvernement que l’UMP. Mais, ses conséquences sur l’économie française seront dramatiques. La consommation baissera de 12 % à 15 % (suivant les effets d’entraînement), ce qui, sur une période de deux ans se traduira par une chute du PIB de 4 % à 5 % par an. Le chômage atteindra 20 % de la population active . Une telle baisse du PIB entraînerait d’ailleurs une réduction des recettes fiscales. La dette publique atteindrait, si le gouvernement s’en tenait aux objectifs de déficit annoncés, 99 % du PIB ! La déflation salariale ne ferait qu’aggraver la situation.

    Reste une troisième solution, une dévaluation. Cette dernière pourrait se faire dans un cadre envisagé par un nombre de plus en plus important d’économistes dont le dernier en date est l’ancien ministre des finances du Brésil, Carlos Bresser-Pereira : une dissolution concertée de la zone euro. Les pays de la zone euro s’accorderaient pour suspendre le fonctionnement de l’euro et pour décider d’un retour aux monnaies nationales. Ceci rendrait possible une dévaluation, qui est en réalité la méthode la plus simple, la plus rapide et la moins douloureuse de faire baisser le coût du travail sur le territoire français.

    Une décision concertée de suspension de la monnaie unique est donc la meilleure solution. Elle répond aux interrogations quant à l’avenir de l’Union européenne que suscite le délitement de la zone euro, et qui font craindre le retour aux égoïsmes nationaux. Elle permettrait en effet de présenter cette décision comme une décision européenne et non comme un retour à des politiques nationalistes et éviterait une dissolution progressive et désordonnée de la zone qui devient désormais une réelle possibilité. Déjà, nous voyons les crispations identitaires, produites par la montée du chômage et l’appauvrissement généralisé, se développer dans de nombreux pays. L’euro est en train de tuer l’Europe.

    Une décision coordonnée permettrait de définir des niveaux de dévaluation et de se doter des mécanismes susceptibles de contrôler les mouvements de ces nouvelles parités.

    Les dirigeants français ont communié depuis des années dans la religion de l’euro. On comprend que changer de politique soit difficile. Mais ils doivent comprendre que ce qui nous attend, tant en France qu’en Europe, sera incommensurablement plus pénible, et aura de tragiques répercussions, s’ils ne prennent pas cette décision. Gouverner, c’est choisir.

    Jacques Sapir, directeur d’études à l’EHESS-Paris, directeur du CEMI-EHESS

Page 1 sur 11