• Liborgate : le scandale du siècle sur 350000 milliards de $ de produits financiers [BFM]

     

    Plus d’infos – http://lejournaldusiecle.com/2012/07/12/liborgate-le-scandale-du-siecle-sur-350000-milliards-de-de-produits-financiers/

    Qu’est-ce que le Libor ?

    Le Libor est le taux interbancaire de référence sur le marché londonien, c’est-à-dire la moyenne des prix que les banques déclarent être prêtes à payer pour emprunter à différentes maturités. Seize banques participent chaque jour à la fixation du Libor à Londres. Elles remettent ensuite un rapport sur leur estimation du taux adéquat à la British Banking Association (BBA), l’association des banquiers britanniques. Sur la base de cet échantillon, la BBA fixe alors un taux moyen publié quotidiennement en fin de matinée.

    A quoi sert le LIBOR et comment un simple citoyen est concerné par ce taux ?

    En plus d’être une référence statistique qui peut être utilisée par des chercheurs dans une fac d’éco ou repris par un gouvernement ou un banque centrale et influencer des politiques économiques ou surtout monétaires, l’intérêt principal de ce produit est de servir de base de calcul pour de très nombreuses opérations financières – le chiffre de 350.000 ou 360.000 milliards de dollars, soit 5 fois le PIB du monde, est souvent repris – y compris hors de la place de Londres. La mâtiné d’un comptable finit souvent par la consultation du Libor qui sert au calcul des échéance de nombreux emprunts bancaires. Cela touche les grosses entreprises mais aussi les petites.

    Quel est le scandale ?

    Plusieurs fleurons de la finance mondiale sont soupçonnés d’avoir manipulé les cours du Libor, ainsi que ceux de l’Euribor, le taux de référence pour la zone euro. Selon les justices britanniques et américaines, ces établissements auraient déclaré des taux inférieurs à ceux auxquels ils empruntaient réellement afin de masquer leurs difficultés. Pire, à la Barclays et sans doute ailleurs, les traders auraient influé sur le taux déclaré pour faciliter leurs opérations, contrairement au principe de séparation des activités au sein des établissements.

    Pourquoi manipuler le Libor ?

    Puisque le marché des produits financiers adossés au Libor se monte à 350.000 milliards, toute erreur (rires !) ou manipulation de 0,01% représentent 36 milliards sur une année. Cela ne signifie pas que 36 milliards passent d’une poche à une autre car toute les banques de marché sont à la fois courtes et longues sur des produits basés sur le Libor, il y a une sorte de compensation mais pas totale sinon il n’y aurait pas de fraudes. Sauf que depuis que la crise financière est passée par là et que l’impératif d’accumuler des bénéfices à court terme s’est fait plus pressant pour les banques quitte à violer la loi. Puisque les banques prêtent moins, ce n’est pas avez les marges faites sur les nouveaux prêts qu’elles vont pouvoir continuer à faire des bénéfices, par contre faire plus de profits sur des prêts passés est l’idéal car le client est l’otage de la banque (sa seule solution pour y échapper est de faire faillite).

    Quelles banques sont concernées ?

    Au premier chef, Barclays, dont le président, le directeur général et le directeur des opérations ont dû démissionner face au scandale. La banque s’était préalablement acquittée de 360 millions d’euros d’amendes au Royaume-Uni et aux Etats-Unis pour éviter les poursuites. La Royal Bank of Scotland (RBS) est également dans l’oeil du viseur. L’enquête prend une dimension mondiale, avec des investigations dans l’Union européenne, au Japon et en Suisse. La Société générale, UBS, la Deutsche Bank, HSBC, notamment, sont cités dans l’un ou l’autre des dossiers.

  • Cash.Investigation : L’obsolescence programmée

     

    La mort programmée de nos appareils, est un reportage (1h34) de l’émission Cash Investigation sur l’obsolescence programmée des produits par les marques, suivi par le portrait du chercheur Pierre Meneton face au lobby du sel.

  • Déchets électroniques illégaux “offerts” au Ghana

    Le Ghana est touché par une pollution critique suite au dépôt illégal de produits électroniques dangereux provenant de l’Ouest. Une analyse conduite par Greenpeace a démontré qu’une large quantité de substances toxiques telles que du plomb, des adjuvants d’assouplissement et des dioxines, sont présentes dans le sol.

    Cette première analyse de sol sur les déchets métalliques au Ghana a été conduite par Greenpeace ces derniers mois. Les appareils usagés provenant de l’Ouest sont démontés dans des décharges par des enfants qui retirent à mains nues les métaux des télévisions et des ordinateurs. 79% des appareils usagés qui arrivent au Ghana proviennent de l’Europe de l’Ouest.

     

    Comment ces déchets aboutissent-ils au Ghana?

     

    Des containers remplis de vieux ordinateurs, d’écrans de télévisions Philips, Canon, Dell, Microsoft, Nolia, Siemens et Sony proviennent directement d’Allemagne, de Corée, de Suisse et des Pays-Bas. Etant donné que l’exportation de déchets dangereux vers les pays en voie de développement est illégale, ces produits sont transportés par bateau, officiellement en tant qu’appareils de seconde main. Mais à l’arrivée, la majorité des appareils ne fonctionnent plus et sont emmenés rapidement à la casse. Là, ils sont brûlés et fondus par des travailleurs non protégés contre les substances toxiques.

     

    Les sols du Ghana remplis de substances toxiques

     

    En avril dernier, Greenpeace a prélevé des échantillons dans six sols différents dans des décharges à Accra, la capitale, et à Koforidua, une autre ville à quelques kilomètres de là.

     

    Dans tous les échantillons, une grande présence de substances toxiques ont été trouvées telles que du plomb, des adjuvants d’assouplissement et des dioxines. La plupart de ces substances se désintègrent difficilement et finissent par se propager dans l’environnement et au sein de la population. Elles sont d’autant plus dangereuses pour les enfants car elles ont un effet néfaste sur le développement des hormones de croissance.

     

    Greenpeace exige une électronique sans substances toxiques

     

    Selon Greenpeace, les fabricants des produits électroniques ne doivent plus utiliser de substances toxiques. Ils doivent également s’assurer que les produits usagés qui finissent au Ghana soient correctement désassemblés et recyclés. C’est la seule manière de remédier aux conséquences néfastes pour l’environnement et la santé des appareils usagés abandonnés dans les décharges.

    Source : http://www.greenpeace.org/africa/fr/Actualities/actualites/dechets-electroniques-au-ghana/

     

     

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