• Une carte de visite d’un garde du corps du President Sarkozy chez Merah ?

    Aurait-on pu empêcher les terribles meurtres de Toulouse et de Montauban? C’est l’une des questions que pose sur cette affaire le livre d’Eric Pelletier et de Jean-Marie Pontaut, de L’Express. De l’itinéraire de Mohamed Merah à l’assaut final, leur enquête interpelle. Extraits exclusifs.

    Des vérités qui vacillent et des informations qui dérangent. Telles sont, près de cent jours après l’affaire Merah, les ruines que l’on peine à déblayer. Elles livreront leurs derniers secrets, un jour à l’archéologie journalistique. Déjà, alors que les cendres du deuil et de l’effroi sont encore chaudes, Eric Pelletier et Jean-Marie Pontaut, respectivement grand reporter et rédacteur en chef à L’Express, ont mené une investigation impressionnante, de rapidité et de précision, sur les faits qui ont tétanisé la France du 11 au 22 mars. Affaire Merah. L’enquête (Michel Lafon, sortie le 14 juin), qui retrace aussi la vie du tueur et décrit les filières de formation terroriste au Pakistan, est un modèle du genre, car cet ouvrage révèle des faits et soulève des doutes. Le lecteur en sort renseigné et troublé. Profondément troublé.

    Une telle lecture laisse une intime conviction: Mohamed Merah aurait pu, Mohamed Merah aurait dû être arrêté avant ses meurtres. Son profil d’islamiste, plus encore que son CV de petit délinquant, établit son terrible potentiel. Il est ainsi fiché au terrorisme, et ses déplacements et agissements sont notés et rapportés, d’octobre 2006 à mars 2010. En bref, il cesse d’être surveillé quand il commence à être vraiment dangereux. Ou plutôt, il est guetté différemment, avec des écoutes téléphoniques, vite suspendues parce que les premiers comptes rendus n’apportent rien de compromettant, comme sera stérile l’audition de Merah à son retour du Pakistan, le 14 novembre 2011.

    Les hommes du Raid après l’assaut final. La veille, Merah leur lançait « Venez, j’en ai pas tué assez! »

    Quand le poisson passe ainsi entre les mailles du filet, il y a trois hypothèses. Un: le pêcheur le fait exprès, mais rien dans l’ouvrage des deux limiers ne laisse accroire que l’assassin des enfants juifs de Toulouse était stipendié ni protégé par la police. Deux: le poisson est très fort, et la vie de Merah révèle, il est vrai, une effrayante aptitude à la duplicité, proche de la schizophrénie, ajoutée à un mélange de rage absolue et d’individualisme déterminé. Trois: le filet n’est pas bon, chalut trop lâche passé trop lentement. Et en effet, au fil des pages, on a l’impression que tous les agents de tous les services font leur travail, mais que cela mène le renseignement français à être toujours en retard sur le tueur, à le sous-estimer, à trop écouter la voix de la paperasse et pas assez les murmures de l’intuition.

    C’est donc l’organisation policière qui est en cause dans le suivi raté du cas Merah, tout comme elle l’est pour l’interminable assaut de la rue du Sergent-Vigné. Il est ahurissant que Merah ait pu quitter son appartement pour appeler les médias, quelques minutes avant l’assaut – s’il avait fui, cela aurait d’ailleurs été une affaire d’Etat. Il est surprenant, au vu des moyens déployés, que le Raid se soit fait cueillir à sa première tentative d’ouverture de porte (voir l’extrait pages ci-dessous). Il est stupéfiant que l’ultime attaque ait été aussi laborieuse et n’ait pas permis d’attraper Merah vivant.

    « Mon frère n’est pas le seul à vouloir faire le djihad sur la région toulousaine »

    Sur tout cela, le rapport commandé par Manuel Valls, nouveau ministre de l’Intérieur, apportera d’autres lumières. Il dira peut-être au pouvoir s’il faut supprimer la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur) et rétablir l’organisation ancienne. Il expliquera, aussi, espérons-le, comment Merah a pu se retrouver en possession de la carte de visite d’un policier chargé de la protection du chef de l’Etat… (voir l’extrait ci-dessous). Cependant, la France, épargnée par le terrorisme islamiste sur son sol entre décembre 1996 et mars 2012, sait que son bouclier est percé et trop mou. « Mon frère n’est pas le seul à vouloir faire le djihad sur la région toulousaine », a lâché Abdelkader Merah pendant son interrogatoire, estimant cette cinquième colonne à « trente ou quarante » terroristes. Soit plusieurs centaines sur tout le territoire national, s’il a raison. Glaçant.

    Il est néanmoins une question à laquelle aucun livre ni rapport administratif ne pourra répondre: comment la société française a-t-elle pu laisser l’un de ses enfants devenir un tueur de militaires et un monstre antisémite, exécutant à bout portant des soldats et des enfants, tout en filmant ses crimes? Affaire Merah. L’enquête, qui s’attache beaucoup aux témoignages des proches des victimes, insiste sur un point: des politiques aux policiers, tous ceux qui ont vu ces vidéos de l’horreur en ont été bouleversés, traumatisés. L’opinion publique, elle, préfère ne pas voir, ne pas savoir, et s’abandonner au confort de l’amnésie, comme s’il suffisait de crier « Plus jamais ça ! » pour que ne se lève aucun autre Merah. Cette lecture peut la réveiller.

    EXTRAITS

    Premier assaut, premier échec Toulouse. Mercredi 21 mars, 3 h 10

    Clang. A 3 h 10, mercredi 21 mars, la porte de l’immeuble du 17, rue du Sergent-Vigné vient de se déverrouiller. Ce claquement sourd est un premier soulagement pour les hommes du Raid. Dans l’après-midi, l’un de leurs collègues, appartenant au renseignement toulousain, a dégoté le « passe » de l’immeuble. Il leur a remis la carte magnétique sans être en mesure de certifier qu’elle allait fonctionner correctement. […]

    En tenue d’intervention, vêtus de noir et casqués, les policiers progressent maintenant en colonne, longent les boîtes aux lettres et tournent à l’angle du couloir plongé dans l’obscurité. A 2,50 mètres au-dessus de leur regard, ils distinguent la ligne franche du palier. Une volée de marches, une dizaine tout au plus. Porte de gauche: ils y sont.

    Clang. Dans ce petit immeuble mal insonorisé, le verrou de la porte d’entrée en se désaimantant résonne comme dans un hall de gare. Au premier, on entend les voix étouffées d’une fin de soirée entre jeunes.

    Dans son appartement équipé comme pour un siège, Mohamed Merah tend l’oreille. Il s’est préparé, installant des matelas et un sommier à lattes contre les fenêtres, elles-mêmes occultées par des volets en fer constamment fermés. […] Chaque soir, au moindre bruit suspect, le jeune homme prend position sur une chaise posée derrière la porte, légèrement de biais pour ne pas se trouver dans un axe de tir. Il se lève maintenant et pointe son regard au-delà de l’oeilleton, un colt 45 dans chaque main. Ces deux armes de poing, toutes deux munies d’un chargeur rallongé capable d’accueillir une quinzaine de balles, ne pèsent pas lourd face à l’armement sophistiqué de la police. A courte distance, leur puissance fait cependant des ravages. Difficile de distinguer quoi que ce soit dans l’obscurité. Et justement, c’est un signe. A cette heure tardive, un voisin aurait forcément allumé le plafonnier du palier pour ne pas risquer de trébucher. On n’y voit goutte. Quelque chose cloche.

    Venez, je sais ce que j’ai à faire! J’en ai pas tué assez!

    Les flics? Déjà? Merah en a bientôt la confirmation, lorsqu’il entend un grattement, là, tout contre sa porte, comme un chat qui se ferait les griffes. Deux policiers viennent de poser un système d’ouverture de porte hydraulique, baptisé Door-Raider, qui se déclenche à l’aide d’une bouteille de gaz. Pour assurer une prise solide, il faut au préalable le positionner soigneusement contre le chambranle. Un policier a déjà en main le dispositif permettant de libérer la pression et de souffler la porte vers l’intérieur. Mais soudain le panneau de bois éclate de part en part. Derrière la paroi, Merah a ouvert le feu. Il ne s’est pas embarrassé de sommations. Il est 3h12. [Deux hommes du Raid sont blessés. L’un d’eux a reçu une balle au niveau du genou, l’autre dans son casque en Kevlar.] Depuis sa planque, Mohamed Merah, surexcité, nargue les policiers. « Approchez! Venez, je sais ce que j’ai à faire! J’en ai pas tué assez! Je suis le messager d’Allah et je soutiens Al-Qaeda! Je veux taper la France! » Un enquêteur de la PJ a le réflexe de saisir son iPhone pour enregistrer ces paroles, ses premières revendications.

    […] A 7 heures, Merah demande à parler à un policier toulousain qu’il a rencontré quatre mois auparavant. Karim (1), un brigadier appartenant à la Direction régionale du renseignement, passe pour un enquêteur d’expérience: voilà près de vingt ans qu’il s’est engagé dans la boîte, d’abord aux Renseignements généraux puis à la DCRI. Il a débriefé Mohamed Merah à son retour du Pakistan, quatre mois auparavant. Sans jamais détecter sa dangerosité réelle. A l’époque, le courant semblait être passé entre les deux hommes. Karim est maintenant dans l’appartement voisin, réquisitionné pour servir de PC opérationnel au Raid. Il lance: « Momo, c’est moi. Tu m’entends? »

    Si tu es musulman, moi, je suis cosmonaute…

    Un échange s’engage entre Mohamed et Karim, tantôt en français, tantôt en arabe, devant des voisins médusés qui se souviennent, presque mot pour mot, de leur dialogue. Parfois, la discussion tourne au discours théologique sur le recours à la violence selon le Coran. Le jeune djihadiste cherche à en imposer. [Plus tard, il lancera au policier: « Si tu es musulman, moi, je suis cosmonaute… »] – Salut Karim. Tu n’as rien vu venir, hein ? T’as vraiment pensé que j’allais faire du tourisme au Pakistan ?

    La carte du garde du corps de… Sarkozy Toulouse. Mercredi 21 mars, 15 h 20

    [Alors que les négociations se poursuivent, la police judiciaire saisit un document troublant dans la planque de Merah.]

    Que faisait cette petite carte de visite, pliée en deux, sur le sol du box de l’avenue de Grande-Bretagne? Le parking souterrain où l’assassin cachait son scooter est un endroit où l’on ne s’attend pas à trouver les coordonnées d’un collègue chargé de la protection… du chef de l’Etat. Sur le morceau de bristol figurent pourtant une identité, un numéro direct au palais de l’Elysée, ainsi que la mention d’un service: le GSPR (Groupe de sécurité de la présidence de la République). Le fonctionnaire, un quinquagénaire considéré comme un excellent pro, travaille depuis près de vingt ans au sein de l’unité: il a notamment protégé Jacques Chirac, et ensuite Nicolas Sarkozy pendant son quinquennat. Ce membre du GSPR pouvait-il être un agent traitant? Son unité n’a aucune compétence en matière antiterroriste, et ses membres ne sont pas habilités à traiter des sources, ce qui rend l’hypothèse peu crédible.

    Alors pouvait-il être une cible du tueur ou l’une de ses connaissances? L’homme répond sans détour: « Je tombe des nues. Lors de nos missions, nous distribuons nos cartes de visite à de nombreux responsables, des collègues, des gendarmes et des personnalités locales. Peut-être l’une de mes cartes a-t-elle été perdue ? A part cela, je ne vois aucune explication, car je n’ai accompagné le chef de l’Etat ni dans son déplacement à Toulouse, ni dans celui de Montauban. Et je n’ai jamais suivi l’affaire Merah. » Le mystère demeure donc entier.

     

    Source : http://www.lexpress.fr/actualite/societe/affaire-mohamed-merah-les-ombres-d-une-traque_1122655.html

  • Passage d’une loi interdisant les grèves au Québec pour empêcher les protestations légales

    Le Québec tranquille c’est fini. La Belle Province se rebelle avec force, dans la rue et sur les réseaux, contre des articles de loi dignes d’un État policier. Avec Twitter comme point de convergence. Défiant la police, les québécois crient leur colère depuis la loi liberticide de vendredi dernier. Le texte était supposé mettre fin aux manifestations étudiantes contre l’augmentation des frais de scolarité.

     

     

    Cent. C’est le nombre de jours qui se sont écoulés depuis qu’a débuté le “printemps érable”, ce mouvement des étudiants québécois contre l’augmentation programmée de leurs frais de scolarité. D’ici 2017, ils pourraient ainsi passer de 2 168 dollars à 3 793 dollars par an, soit une augmentation de 75%.

    Mais depuis vendredi, la contestation s’est étendue à toute la population, suite à la promulgation d’une loi spéciale.  Votée après vingt-et-une heures de débat, la loi 78 vise à limiter les manifestations et à éradiquer les piquets de grève devant les établissements universitaires, jusqu’en juillet 2013. Les organisateurs de manifestations sont désormais tenus de prévenir huit heures à l’avance les autorités pour tout événement rassemblant plus de cinquante personnes. Ils doivent en communiquer le parcours ainsi que la durée. Rien que nous ne connaissions déjà en France.

    Mais pour les Québécois, très syndiqués, cette mesure, qui vise en premier lieu à museler les étudiants, prive surtout la population dans sa globalité de sa liberté d’expression et de sa liberté d’association. En cas de non-respect de la loi, les sanctions sont drastiques : de 1 000 à 7 000 dollars d’amende pour un individu et jusqu’à 125 000 dollars pour une association. Pour Moïse Marcoux-Chabot, documentariste québécois, cette loi censée ramenée l’ordre a eu l’effet inverse :

    Supposée ramener l’ordre, cette loi est aujourd’hui en passe de devenir l’objet et la motivation principale de la manifestation.

    Au lendemain de la promulgation de la loi, la 27ème manifestation nocturne (et consécutive) des étudiants était déclarée illégale par le service de police de la ville de Montréal, dix minutes après avoir commencé. La situation a rapidement tourné au grabuge : trois cents arrestations, une dizaine de blessés dont un blessé grave dénombrés le lendemain.

    Brutalités

    De nombreux journalistes ont été arrêtés avant d’être finalement relâchés une fois leur identité vérifiée. Un soulèvement et une répression sans précédent au Québec, réputée pour être du coté tranquille de la force. Et c’est par le biais d’un tweet que les manifestants ont vite été prévenus de l’illégalité de leur mouvement :

     » Avis donné à la foule : illégale, les gens doivent quitter immédiatement.  »

    Aujourd’hui, manifestants et forces de police s’affrontent dans les rues comme sur les réseaux. La police de Montréal, déjà très présente sur Twitter, live-tweete les actions de ses brigades et le parcours des manifestants. À chaque manifestation nocturne, les messages de 140 signes s’enchainent, rassurent, dédramatisent, informent ou désinforment les 29 000 twittos qui suivent le compte @spvm. Les questions abondent et les accusations de brutalité policières pleuvent. Des accusations qui ne nous étonneraient pas en France où la défiance à l’égard des forces policières est fort, mais au Québec, où la confiance est maitresse, ces messages courts et incisifs semblent montrer un basculement progressif de l’opinion vis-à-vis des forces de police.

    En cause, les dispositifs de sousveillance ou copwatching (consistant à surveiller les surveillants) gérés par de nombreux manifestants qui publient des vidéos, parfois sans contexte, montrant le comportement agressif de certains policiers. Sur Facebook, une vidéothèque a même été montée, alimentée par les 410 membres pour inciter les grands médias à parler de ces dérapages. Si les sources et le contexte sont insuffisants, les vidéos sont explicites : coups de matraques, voiture de police vs manifestants, et usage abusif de bombes lacrymogènes sur des manifestants certes un peu provocateurs mais pas agressifs. Cette page Facebook illustre bien la désobéissance qui peut naitre sur internet, selon le concept d’”electronic civil disobedience” (ECD), qui a émergé dans les années 90.

    Sur Twitter, les mêmes hashtags #manifencours #GGI (Grève Générale Illimitée) sont utilisés à la fois par les manifestants et par les forces de police. Pourtant, le risque d’une utilisation des tweets par la police pour tracer et sanctionner les manifestants n’est pas à écarter. Une méthode laissée cependant à l’appréciation du procureur comme l’indique la nouvelle ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, qui a remplacé au pied levé Line Beauchamp après sa démission :

    Loi matraque

    Face à la probable instrumentalisation judiciaire de Twitter, @leclown, un twittos français a décidé de contourner la législation et d’offrir aux Québécois un espace de parole bien chaud, protégé et anonyme. Le compte @manifencoursQbc propose ainsi depuis lundi de retwitter anonymement les messages privés qui lui sont envoyés. Pour le moment, seuls 372 utilisateurs se servent de ce robot. Si les utilisateurs de Twitter ne semblent pas inquiets, l’épluchage du réseau par la police est tout à fait envisageable pour @leClown :

    « Un grand nombre de personnes dévoilent leur véritable identité sur Twitter et je suppose que cela peut faciliter le travail d’une police déterminée à identifier les personnes diffusant des messages allant a l’encontre de l’ordre établi. Les réseaux sociaux peuvent être légalement passés au peigne fin. C’est cela qui m’a incité a créer le robot manifencoursqbc« 

    Ses craintes sont étayées par des précédents récents puisque des réseaux sociaux ont déjà été utilisés pour condamner des manifestants. Lors des émeutes de l’été dernier au Royaume-uni, la Metropolitan Police a épluché les conversations Blackberry des émeutiers. Une dérive très Big brother qui, au Québec, n’écorne pas la détermination des manifestations à utiliser Internet.

    Amir Khadir, député de Québec solidaire, le seul parti considéré comme de gauche, a dénoncé la loi spéciale, surnommée “Loi matraque” et a appelé la population à “réfléchir à la possibilité de désobéir à cette loi de manière pacifique”. Le site arretezmoiquelqu’un.com agrège ainsi les photos des “désobéissants”. Lancée hier soir, 2 728 personnes ont déjà participé à cette opération, et le site ne cesse d’enregistrer de nouvelles contributions.

    Des Anonymous ont apporté leur soutien en publiant deux vidéos–communiqués intitulées “OpQuébec” et diffusées sur YouTube depuis ce week-end. Au vu de l’usage de termes français et non québécois, elles ne semblent pas avoir été créées par une frange québécoise du collectif informel, comme l’analyse Florent Daudens sur Radiocanada.

    Devise

    Devant l’entrave à la liberté d’association et d’expression que constitue la loi 78, des Anonymous ont appliqué leurs sanctions habituelles. Ce lundi, le site Internet du ministère de la Sécurité publique du Québec, ainsi que celui de la Déontologie policière ont été “défaçés”. Ainsi, en lieu et place du site d’origine, on pouvait lire la devise Anonymous sur fond blanc :

    Cette grève étudiante est la plus importante que le pays ait connu avec un pic de  200 000 à 300 000 manifestants (pour sept millions d’habitants) qui ont défilé dans les rues de Montréal le 22 mars 2012, attirant les médias internationaux. Laquelle a récemment trouvé un second souffle dans la fronde grandissante des rues québécoises depuis samedi. En soutien, de nombreux rassemblements sont organisés aujourd’hui à New York ou à Paris, comme l’indique Occupy Paris sur son compte Twitter.

    Source : http://owni.fr/2012/05/22/le-quebec-vibre/

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