• La Finlande préfère sortir de l’euro …

    Helsinki (awp/afp) – La Finlande préfère se préparer à sortir de l’euro plutôt qu’à payer les dettes des autres pays de la zone euro, affirme la ministre des Finances Jutta Urpilainen, vendredi dans le quotidien financier Kauppalehti.

    « La Finlande est engagée à être un membre de la zone euro et nous estimons que l’euro est bénéfique pour la Finlande. Toutefois, la Finlande ne s’accrochera pas à l’euro à n’importe quel prix et nous sommes prêts à tous les scénarios, y compris à abandonner la monnaie unique européenne », déclare-t-elle.

    « La responsabilité collective pour les dettes (…) et les risques d’autres pays n’est pas ce à quoi nous devons nous préparer », ajoute-t-elle.

    Mme Urpilainen a reconnu dans un entretien accordé au quotidien finlandais Helsingin Sanomat publié jeudi que la Finlande, un des derniers pays de la zone euro a bénéficier d’une note de crédit triple A, « représentait une ligne dure » vis-à-vis des plans d’aides financières.

    « Nous sommes constructifs et nous voulons résoudre la crise, mais pas à n’importe quelles conditions », affirmait-elle.

    Helsinki a fait part de sa réticence à permettre au Mécanisme européen de stabilité (MES) d’acheter des obligations sur le marché secondaire dans le cadre de l’accord intervenu la semaine dernière lors d’un sommet à Bruxelles où ont été annoncées de fortes mesures destinées à soutenir les pays actuellement chahutés par les investisseurs (Espagne et Italie).

    L’an dernier, Helsinki avait exigé et obtenu, lors du deuxième plan d’aide à la Grèce, de conclure un accord bilatéral avec Athènes lui garantissant de récupérer les sommes avancées.

    Jeudi, la Finlande a annoncé l’ouverture prochaine de négociations bilatérales avec l’Espagne pour l’obtention du même type de garanties en échange de sa participation au plan de sauvetage des banques ibériques.

    rp

    (AWP / 06.07.2012 12h00)

    Source : http://www.romandie.com/news/n/Zone_euro_la_Finlande_prefere_sortir_de_l_euro_que_payer_les_dettes_des_autres30060720121200.asp

  • Près de 46 millions d’Américains vivent grâce à des bons alimentaires

    Près de 46 millions d’Américains, soit 15 % de la population, vivait en avril 2011 grâce à des bons alimentaires, a indiqué vendredi 5 août le ministère de l’agriculture des Etats-Unis. Ce chiffre record a augmenté de 2,5 % entre mai 2010 et avril 2011.

    Les Etats où les allocataires sont les plus nombreux sont le Texas (3,9 millions), la Californie (3,7 millions), la Floride (3 millions) et New York (3 millions). L’Alabama, Etat du Sud, a pour sa part doublé le nombre de ses allocataires, passant de 800 000 à plus de 1,7 million. Ce bond spectaculaire est dû en grande partie, selon un responsable du ministère, à la série de tornades qui a touché fin avril cet Etat, faisant 210 morts, plus de 1 700 blessés et des destructions massives.

    Les bons alimentaires, qui font partie du programme SNAP d’assistance supplémentaire à l’alimentation, peuvent être demandés sous conditions, en fonction notamment d’un plafond mensuel de ressources selon la taille de la famille. Pour une famille de quatre personnes, ce plafond est fixé à 2 389 dollars. Le montant moyen de cette allocation est de 300 dollars. Les bons peuvent être échangés en supermarché contre des produits alimentaires, mais pas contre des sandwichs, des produits traiteurs ou de l’alcool.

    En 2010, le programme d’aide alimentaire a coûté 68 milliards de dollars (47,6 milliards d’euros) aux contribuables américains, contre 250 millions de dollars en 1969, lorsque le programme a commencé (soit l’équivalent de 1,4 milliards de dollars actuels).

    RECORD DU CRÉDIT À LA CONSOMMATION

    Les Américains ont tâché pendant deux ans, entre l’été 2008 et l’été 2010, de guérir de leur dépendance au crédit à la consommation et de se désendetter, face à un chômage élevé. Mais depuis octobre, l’encours des crédits a connu neuf mois de hausse d’affilée.

    Le recours des Américains au crédit à la consommation a augmenté en juin à un rythme jamais vu depuis le début de la récession, selon des chiffres publiés vendredi par la banque centrale des Etats-Unis (Fed).

    L’encours de ces crédits a bondi sur ce mois de 7,7 % en rythme annuel par rapport au mois précédent, la plus forte hausse depuis août 2007, pour atteindre 2 446,1 milliards de dollars. La hausse en dollars (15,5 milliards) est trois fois supérieure à celle attendue par les analystes.

    Selon les données mensuelles de FirstData, une société de services de paiement électronique, les consommateurs américains ont financé depuis le début de l’année une part croissante de leurs achats de biens de première nécessité et d’essence par l’emprunt, à cause de la montée des prix.

     

    Source : http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2011/08/05/pres-de-46-millions-d-americains-vivent-grace-a-des-bons-alimentaires_1556711_3222.html

  • Elle est trop grosse pour faire faillite sans risque de faire sauter le système mondial

    L’optimisme des dirigeants de Bankia n’a pas convaincu les marchés. L’action de la quatrième banque espagnole, qui a demandé vendredi une aide publique record, chutait de près de 27% à la reprise de sa cotation, lundi matin à la Bourse de Madrid. Carrément bloqué pendant 20 minutes après l’ouverture du marché en raison d’un trop grand volume d’ordres de vente, le titre a terminé la journée en recul de -13,38%. Europe1.fr établit le diagnostic d’un géant de la finance ibérique en état critique.

    De combien d’argent exactement a besoin la banque ? Bankia a demandé vendredi à l’Etat espagnol une aide de 19 milliards d’euros. Mais la banque, nationalisée le 9 mai dernier, avait déjà reçu des pouvoirs publics la garantie d’un versement de 4,5 milliards. L’État espagnol va donc devoir trouver au total 23,5 milliards d’euros pour venir à son secours.

    Il s’agit du plus gros sauvetage bancaire de l’histoire de l’Espagne. « C’est un chiffre astronomique qui s’approche de ce que dépense annuellement l’Etat en éducation, en intérêts de la dette ou en allocations chômage », s’inquiétait un édito daté de samedi du quotidien espagnol El Mundo.

    Pourquoi Bankia a-t-elle besoin de cet argent ? La banque souffre notamment de sa trop forte exposition au marché immobilier espagnol, qui s’est effondré depuis la crise de 2008. « Les 19 milliards serviront justement à assainir le portefeuille immobilier et l’ensemble des crédits, ainsi qu’à la révision de la valeur des actifs immobiliers et des participations industrielles du groupe, décrypte La Tribune. La banque a revu ses comptes de 2011 dont la première version n’avait pas été ratifiée par son auditeur. La différence est abyssale : de 309 millions d’euros de bénéfice (annoncé), Bankia a reconnu avoir en fait enregistré des pertes de 2,9 milliards d’euros. »

    Comment l’Etat espagnol va-t-il trouver l’argent ? La tâche paraît impossible pour l’Espagne seule. Le pays possède déjà un instrument de recapitalisation des banques, à savoir le Frob créé en 2009. Mais celui-ci n’a plus que 4 à 5 milliards d’euros de liquidités, selon le ministère espagnol de l’Economie. « Il peut certes s’endetter jusqu’à 90 milliards d’euros avec la garantie de l’Etat mais les conditions de marché rendent cette option très délicate. Pour s’endetter sur 10 ans, l’Espagne doit actuellement s’acquitter d’un taux d’intérêt dépassant les 6% », précise à ce sujet le journal Les Echos.

    Le pays songerait également à injecter les 19 milliards sous forme de dette publique.  » Cette solution aurait l’avantage de ne pas nécessiter d’émission sur les marchés, mais l’inconvénient de diminuer la confiance des investisseurs envers le Trésor espagnol, analyse le quotidien économique. Tout dépendra de l’évolution de la prime de risque (le surcoût que doit payer l’Espagne pour s’endetter par rapport à l’Allemagne) d’ici à l’injection de capital, qui doit se faire en juillet. »

    Mais le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a reconnu lundi que, pour le pays, « il était très difficile de se financer avec la tension actuelle des marchés ».La question est d’autant plus compliquée que l’Espagne a déjà prévu de renflouer les caisses de trois autres banques, à auteur de 30 milliards d’euros : CatalunyaCaixa, NovacaixaGalicia et Banco de Valencia.

    Selon El Mundo, le gouvernement étudierait la question de faire appel à une aide extérieure, comme celle du Fonds européen de stabilité financière (FESF) ou du FMI. Une information pour le moment démentie par l’exécutif ibérique.

    Y a-t-il un risque pour la France ? Bankia est une banque systémique : elle est donc financièrement liée aux autres banques de la planète. « Elle est trop grosse pour faire faillite sans risque de faire sauter le système mondial », assure au JDD Philippe Dessertine, directeur de l’Institut de haute finance. Ce dernier craint, avec la crise Grecque et le cas Bankia, que les bourses ne cessent de tomber, et que les actionnaires des banques continuent de perdre de l’argent. Il redoute également un gel de la circulation de liquidités en Europe.

    « En revanche, les clients des banques, ceux qui disposent de comptes courants ou de comptes d’épargne, n’ont pas à craindre pour leurs dépôts, se veut-il rassurant. Ils sont garantis à hauteur de 100.000 euros et en cas de tsunami financier, l’État apportera sa garantie aux particuliers. »

    Source : http://www.europe1.fr/Economie/Bankia-un-geant-espagnol-dans-le-rouge-1103539/

  • L’Allemagne montre l’exemple

    Le pays de Goethe vient de réaliser un record mondial: 22 GWh au milieu de la journée (vendredi et samedi), soit l’équivalent de ce que produiraient près de 20 centrales nucléaires à leur capacité maximale. Le gouvernement allemand a décidé d’abandonner la filière nucléaire, suite à la catastrophe de Fukushima. 8 centrales ont été immédiatement fermées et les neuf qui restent vont être progressivement arrêtées d’ici 2022. Il a été courageusement décidé de remplacer les centrales nucléaires du pays par des énergies renouvelables : solaire, éolien, biomasse, etc.

    La puissance de l’énergie solaire à midi permet de couvrir 50 % des besoins du pays le samedi (et 30 % dans la semaine, car les entreprises ont beaucoup de besoins) ! L’Allemagne seule a mis en place autant de capacité d’énergie solaire que le reste du monde ! Le mouvement est incroyablement rapide : 22 GWh au lieu de 14 l’année dernière. Cela ne fait pas que des heureux, car il y a les coûts : les Allemands ont payé 4 milliards de plus sur leur facture d’électricité en raison de l’énergie solaire, plus chère. Certains affirment également que l’accroissement de la part d’une énergie non stable provoque des fluctuations dans le réseau.

    Il n’empêche : on montre une fois de plus que lorsqu’on décide de ne pas céder à la facilité, on peut réaliser des prouesses.

    Source : http://www.sur-la-toile.com/article-15445-L-Allemagne-montre-l-exemple-en-battant-les-records-d-energie-solaire.html

  • Passage d’une loi interdisant les grèves au Québec pour empêcher les protestations légales

    Le Québec tranquille c’est fini. La Belle Province se rebelle avec force, dans la rue et sur les réseaux, contre des articles de loi dignes d’un État policier. Avec Twitter comme point de convergence. Défiant la police, les québécois crient leur colère depuis la loi liberticide de vendredi dernier. Le texte était supposé mettre fin aux manifestations étudiantes contre l’augmentation des frais de scolarité.

     

     

    Cent. C’est le nombre de jours qui se sont écoulés depuis qu’a débuté le “printemps érable”, ce mouvement des étudiants québécois contre l’augmentation programmée de leurs frais de scolarité. D’ici 2017, ils pourraient ainsi passer de 2 168 dollars à 3 793 dollars par an, soit une augmentation de 75%.

    Mais depuis vendredi, la contestation s’est étendue à toute la population, suite à la promulgation d’une loi spéciale.  Votée après vingt-et-une heures de débat, la loi 78 vise à limiter les manifestations et à éradiquer les piquets de grève devant les établissements universitaires, jusqu’en juillet 2013. Les organisateurs de manifestations sont désormais tenus de prévenir huit heures à l’avance les autorités pour tout événement rassemblant plus de cinquante personnes. Ils doivent en communiquer le parcours ainsi que la durée. Rien que nous ne connaissions déjà en France.

    Mais pour les Québécois, très syndiqués, cette mesure, qui vise en premier lieu à museler les étudiants, prive surtout la population dans sa globalité de sa liberté d’expression et de sa liberté d’association. En cas de non-respect de la loi, les sanctions sont drastiques : de 1 000 à 7 000 dollars d’amende pour un individu et jusqu’à 125 000 dollars pour une association. Pour Moïse Marcoux-Chabot, documentariste québécois, cette loi censée ramenée l’ordre a eu l’effet inverse :

    Supposée ramener l’ordre, cette loi est aujourd’hui en passe de devenir l’objet et la motivation principale de la manifestation.

    Au lendemain de la promulgation de la loi, la 27ème manifestation nocturne (et consécutive) des étudiants était déclarée illégale par le service de police de la ville de Montréal, dix minutes après avoir commencé. La situation a rapidement tourné au grabuge : trois cents arrestations, une dizaine de blessés dont un blessé grave dénombrés le lendemain.

    Brutalités

    De nombreux journalistes ont été arrêtés avant d’être finalement relâchés une fois leur identité vérifiée. Un soulèvement et une répression sans précédent au Québec, réputée pour être du coté tranquille de la force. Et c’est par le biais d’un tweet que les manifestants ont vite été prévenus de l’illégalité de leur mouvement :

     » Avis donné à la foule : illégale, les gens doivent quitter immédiatement.  »

    Aujourd’hui, manifestants et forces de police s’affrontent dans les rues comme sur les réseaux. La police de Montréal, déjà très présente sur Twitter, live-tweete les actions de ses brigades et le parcours des manifestants. À chaque manifestation nocturne, les messages de 140 signes s’enchainent, rassurent, dédramatisent, informent ou désinforment les 29 000 twittos qui suivent le compte @spvm. Les questions abondent et les accusations de brutalité policières pleuvent. Des accusations qui ne nous étonneraient pas en France où la défiance à l’égard des forces policières est fort, mais au Québec, où la confiance est maitresse, ces messages courts et incisifs semblent montrer un basculement progressif de l’opinion vis-à-vis des forces de police.

    En cause, les dispositifs de sousveillance ou copwatching (consistant à surveiller les surveillants) gérés par de nombreux manifestants qui publient des vidéos, parfois sans contexte, montrant le comportement agressif de certains policiers. Sur Facebook, une vidéothèque a même été montée, alimentée par les 410 membres pour inciter les grands médias à parler de ces dérapages. Si les sources et le contexte sont insuffisants, les vidéos sont explicites : coups de matraques, voiture de police vs manifestants, et usage abusif de bombes lacrymogènes sur des manifestants certes un peu provocateurs mais pas agressifs. Cette page Facebook illustre bien la désobéissance qui peut naitre sur internet, selon le concept d’”electronic civil disobedience” (ECD), qui a émergé dans les années 90.

    Sur Twitter, les mêmes hashtags #manifencours #GGI (Grève Générale Illimitée) sont utilisés à la fois par les manifestants et par les forces de police. Pourtant, le risque d’une utilisation des tweets par la police pour tracer et sanctionner les manifestants n’est pas à écarter. Une méthode laissée cependant à l’appréciation du procureur comme l’indique la nouvelle ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, qui a remplacé au pied levé Line Beauchamp après sa démission :

    Loi matraque

    Face à la probable instrumentalisation judiciaire de Twitter, @leclown, un twittos français a décidé de contourner la législation et d’offrir aux Québécois un espace de parole bien chaud, protégé et anonyme. Le compte @manifencoursQbc propose ainsi depuis lundi de retwitter anonymement les messages privés qui lui sont envoyés. Pour le moment, seuls 372 utilisateurs se servent de ce robot. Si les utilisateurs de Twitter ne semblent pas inquiets, l’épluchage du réseau par la police est tout à fait envisageable pour @leClown :

    « Un grand nombre de personnes dévoilent leur véritable identité sur Twitter et je suppose que cela peut faciliter le travail d’une police déterminée à identifier les personnes diffusant des messages allant a l’encontre de l’ordre établi. Les réseaux sociaux peuvent être légalement passés au peigne fin. C’est cela qui m’a incité a créer le robot manifencoursqbc« 

    Ses craintes sont étayées par des précédents récents puisque des réseaux sociaux ont déjà été utilisés pour condamner des manifestants. Lors des émeutes de l’été dernier au Royaume-uni, la Metropolitan Police a épluché les conversations Blackberry des émeutiers. Une dérive très Big brother qui, au Québec, n’écorne pas la détermination des manifestations à utiliser Internet.

    Amir Khadir, député de Québec solidaire, le seul parti considéré comme de gauche, a dénoncé la loi spéciale, surnommée “Loi matraque” et a appelé la population à “réfléchir à la possibilité de désobéir à cette loi de manière pacifique”. Le site arretezmoiquelqu’un.com agrège ainsi les photos des “désobéissants”. Lancée hier soir, 2 728 personnes ont déjà participé à cette opération, et le site ne cesse d’enregistrer de nouvelles contributions.

    Des Anonymous ont apporté leur soutien en publiant deux vidéos–communiqués intitulées “OpQuébec” et diffusées sur YouTube depuis ce week-end. Au vu de l’usage de termes français et non québécois, elles ne semblent pas avoir été créées par une frange québécoise du collectif informel, comme l’analyse Florent Daudens sur Radiocanada.

    Devise

    Devant l’entrave à la liberté d’association et d’expression que constitue la loi 78, des Anonymous ont appliqué leurs sanctions habituelles. Ce lundi, le site Internet du ministère de la Sécurité publique du Québec, ainsi que celui de la Déontologie policière ont été “défaçés”. Ainsi, en lieu et place du site d’origine, on pouvait lire la devise Anonymous sur fond blanc :

    Cette grève étudiante est la plus importante que le pays ait connu avec un pic de  200 000 à 300 000 manifestants (pour sept millions d’habitants) qui ont défilé dans les rues de Montréal le 22 mars 2012, attirant les médias internationaux. Laquelle a récemment trouvé un second souffle dans la fronde grandissante des rues québécoises depuis samedi. En soutien, de nombreux rassemblements sont organisés aujourd’hui à New York ou à Paris, comme l’indique Occupy Paris sur son compte Twitter.

    Source : http://owni.fr/2012/05/22/le-quebec-vibre/

Page 1 sur 11