• Vous avez encore envie d’acheter un iphone 5 ?

    Après l’affaire des conditions de travail révélée dans ses usines en début d’année 2012, voici une autre affaire dont se serait bien passé Apple. Selon deux journaux chinois, Shanghai Daily et First Financial Daily, des centaines d’étudiants seraient forcés à travailler dans les usines Foxconn pour garnir les chaînes de production de l’iPhone 5.

    Le nouvel iPhone, qui sera présenté le 12 septembre et commercialisé le 21 du même mois. Or Foxconn ne trouve pas suffisamment de bras pour le produire. Il est obligé de trouver des ouvriers ailleurs, en l’occurrence des étudiants. Une jeune étudiante de l’Institut de technologie de Huaiyin spécialisée en informatique révèle ainsi que 200 étudiants de son école ont été poussés à travailler chez Foxconn. Elle a précisé que la production a commencé jeudi dernier, 30 août 2012, et qu’elle était payée 1 550 yuans (soit 192 euros) par mois pour travailler six jours par semaine et 12 heures par jour.
    Un autre étudiant de l’Institut de finance de Jiangsu explique que les étudiants en droit, anglais et management travaillaient à l’usine. Il précise que l’usine de Fowconn avait eu besoin de 10 000 travailleurs supplémentaires.
    Les écoles auraient été contraintes par les autorités à envoyer leurs étudiants pour aider Foxconn. Leurs parents n’ont pas été informés et il n’y aurait eu aucune convention signée par les étudiants. La radio chinoise nationale a également appris que certaines écoles avaient suspendu leurs cours pour le mois d’octobre pour les besoins de Foxconn.

    Foxconn dément les stages forcés

    La société Foxconn se défend en déclarant qu’elle a « depuis longtemps une politique de stages de courte durée en collaboration avec des écoles de formation professionnelle en Chine. Les participants à ce programme de stage ont tous l’âge légal pour travailler en Chine et représentent 2,7 % de sa main-d’œuvre. Son programme s’étend d’un à six mois, et les étudiants sont libres de le quitter à tout moment ».
    L’entreprise explique également que, lors d’un audit sur trois de ses usines chinoises par la Fair Labor Association, « aucune preuve n’indique que l’un des stagiaires ait été contraint de participer à son programme de stage ».

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